Johnathan R. Razorback Posté 11 juillet 2021 Auteur Signaler Posté 11 juillet 2021 Mon dernier billet mobilise la recherche scientifique actuelle pour appuyer les thèses de mon essai de méta-éthique. Je polémique notamment contre Kant et Nietzsche @Mégille@Vilfredo Pareto@Ultimex @Rincevent @poincaré @Extremo: L'Élan Prométhéen: De la pertinence de la vie heureuse comme norme éthico-politique universelle (l-elan-prometheen.blogspot.com)
Johnathan R. Razorback Posté 14 juillet 2021 Auteur Signaler Posté 14 juillet 2021 Le 11/07/2021 à 20:08, Vilfredo Pareto a dit : 1): Si tu dis que c'est dans tel bouquin de Kant, je veux bien te croire tu sais. 2): je sais pas si tu veux que je réponde sur ce que tu penses ou sur ce que Ruut Veenhoven pense. 3): Sinon j'ai lu le début et tu écris qu'il n'y a pas de différence dans Kant entre plaisir et bonheur, et il me semble que si. 4): je ne vois pas bien comment des recherches empiriques sur la "biologie du bonheur" touchent de quelque façon que ce soit à la critique nietzschéenne 5): je vois pas en quoi Nietzsche serait un "kantien radicalisé". 6): Tu restes dans une optique très partielle qui est celle d'une vie partagée entre plaisir et peine, "quête de joie sans joie" comme écrit Strauss 7): les gens avec un plus haut niveau d'études sont "moins heureux" parce qu'ils évaluent plus précisément leur vie si je me souviens bien. 1): Mais tu n'es pas l'ensemble de mon lectorat. Le lecteur a le droit de ne pas me faire confiance et de pouvoir vérifier. Et j'ai passé assez de temps dans ma vie à chercher si X rapportait bien la pensée de Y pour ne pas ne pas donner les sources exactes. 2): Mais l'un n'exclut pas l'autre ! 3): J'ai dis "semble" parce que ça ne me semble pas d'une clarté absolue, précisément. 4): La citation initiale de Nietzsche affirme bien que les prescriptions générales ne sont pas adaptés à la variabilité de ce qui rend chaque individu heureux. Or la science identifie des biens universellement bénéfiques, qui peuvent tout à fait être érigé en normes (ou on peut produire des normes visant ces biens, bref). Donc Nietzsche a tort, comme souvent. 5): C'est un tout petit peu une provocation (du moins pour le lecteur pressé qui ramène le rapport Nietzsche / Kant aux insultes explicites du premier pour le second), mais si on creuse, il s'avère que le relativisme épistémologique de Nietzsche et son anti-réalisme ontologique dérivent clairement du kantisme, comme la plupart des fléaux de la philosophie moderne: « Nietzsche reste résolument kantien lorsqu'il affirme que l'en-soi est inconnaissable, et que la phénoménalité dépend des conditions a priori de la sensibilité. Mais chez lui la sensibilité est déjà une puissance active que l'homme tient de l'essence même de la vie, qui est appropriation, assimilation, création: faute de pouvoir connaître cet "x énigmatique" qu'est l'en-soi (à propos duquel, du reste, il conviendrait d'observer un silence éléatique), l'homme traduit. La perception sensible est déjà traduction active d'une sphère à une autre, entre sphères absolument hétérogènes entre elles. L'excitation nerveuse est traduite en image mentale. Et le langage sera traduction sonore de l'image. Le langage est ainsi une traduction de traduction, saut au carré entre sphères hétérogènes, sans aucune certitude quand au texte de départ. » (Dorian Astor, Nietzsche. La détresse du présent, Gallimard, coll. Folio essais, 2014, 654 pages, p.204-205). 6): Hein ? Moi ?! 7): J'ai déjà lu ça ailleurs et ça semble un excellent argument contre les études supérieures, toutes choses égales par ailleurs.
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