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JackieV

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Posts posted by JackieV


  1. Et celui qui agit en politique au niveau municipal, il agit patriotiquement pour le bien de la France ? ou relativement à un patriotisme local ? Même question pour les européennes.

     

    Les deux ne s'opposent pas, on agit pour sa commune parce qu'on est attaché au territoire et à citoyens, mais aussi par conscience que la France se construit au niveau local également. Tout le problème de l'Europe réside précisément ici, c'est-à-dire que tout le monde se sent Européen mais la communauté de destin reste très vaguement perçue.


  2. Je comprends JackieV sur son idée de nation (personnes ayant, pour eux, des attaches communes). Mais, stratégiquement, que faire de ceux dont la communauté ou la région passe avant la France (j'en connais pas mal, peut-être est-je un biais dû à ces connaissances et qu'il y en a moins que je pense).

     

    Je pense qu'ils sont effectivement assez rares, il faut aussi voir que la France n'est plus tellement aimable en l'état, tandis que le patriotisme est devenu légèrement tabou, ce qui n'arrange rien.  


  3. Non.

    Le but du libéralisme c'est la liberté et l'individu.

     

    Le libéralisme n'a pas de but, ce n'est pas une action. Le but de l'action politique est le bien commun, un notion à mon avis trop souvent négligée (méprisée ?) par les libéraux, que je désignais pas métonymie comme "la France". On agit en politique pour faire le bien dans un pays, pour améliorer le pays, par amour du Bien et du pays. Telle est la façon dont je conçois le patriotisme en tant que libéral, présentée de façon extrêmement schématique.

     

    Il existe aussi une approche plus pragmatique. Je lis ces jours-ci une biographie de Pannekoek, pour qui l'action politique en vue de la révolution poursuit deux fins intermédiaires : la radicalisation des esprits et le rassemblement des masses. Il me semble que l'on peut plaquer cette grille de lecture sur le militantisme libéral contemporain, et à mon avis, il est parfaitement inutile d'espérer que le libéralisme puisse rassembler, c'est-à-dire qu'il devienne une idéologie populaire sans l’articuler dans un discours patriote. En ce qui me concerne, je ne pourrai jamais adhérer pleinement au discours d'un homme dont je n'ai pas la conviction qu'il est animé d'abord par la volonté de servir la France, quel que soit par ailleurs le degré de libéralisme de ses idées sur la politique à adopter. Seul un fanatique est susceptible de ne servir que l'idéologie pour elle-même - à la limite, cette position me semble même absurde. On peut certes vouloir le libéralisme pour soi-même, même alors ce n'est plus de la politique ; du reste un parti honnête n'est pas censé servir des intérêts.

     

     

    « Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle même est fait pour servir ». Tocqueville

     

    Je ne crois pas que ce soit contradictoire avec mes vues sur le libéralisme comme moyen. Le libéralisme n'est pas la liberté.


  4. Je ne vois pas vraiment de patriotes ne tombant pas dans le nationalisme. Je pense que ce serait risqué de se réclamer du patriotisme.

    Après, JackieV ne parle que "d'éléments de discours patriote". Si ça ne consiste qu'à demander l'arrêt des aides aux pays étrangers par exemple et ainsi séduire un électorat plus à droite, je ne vois pas vraiment le soucis.

     

    Non je parle simplement d'aimer la France et d'en faire profession, de parler de son pays avec enthousiasme, ce qui est le minimum pour un parti politique.


  5. J'ai passé un excellent week-end à Aix, c'était vraiment encourageant et très motivant. Et il y avait du beau monde.

     

    Je regrette simplement l'absence d'éléments de discours patriote, qui fait à mon avis cruellement défaut pour la motivation des troupes. Dans une moindre mesure, je regrette également une certaine défiance face à l'avant-garde souverainiste en Europe qu'est UKIP (mais bon, je m'y attendais).


  6. De toute façon un prénom n'est pas neutre, en témoigne les réflexions qui précèdent son attribution à l'enfant.

     

    L'acte de prénommer un enfant n'est donc pas neutre. Quand je croise un type qui s'appelle Exaucé, j'imagine déjà les parents Noirs évangélistes qui distribuent des tracts pour les séances de lecture de la Bible devant le Carrouf de Carrières-sous-Poissy. Cela connote une appartenance communautaire, qui sauf à ce que les parents ne soient pas du tout acculturés, ne peut être ignoré au moment de l'attribution du prénom. Je ne vois pas en quoi cela fait polémique, c'est juste un état de fait. Ça ne veut pas dire qu'Exaucé n'est pas Français.

     

    Mohammed ça fait Arabe. Ça ne veut pas dire que Mohammed lui-même n'est pas Européen. 

     

    Et Gonzalo et Juan c'est pareil, c'est même d'autant plus kéké qu'il existe des équivalent français de ces prénoms. Il est facile ensuite de modifier son nom d'usage si l'on se rend en Espagne.


  7. Complètement dépassé. Les libertariens sont la nouvelle tendance montante au niveau mondial et ce sont eux qui vont distribuer les bons points dans les prochaines années (à défaut de faire des scores électoraux).

     

    Je ne vois pas ce qui te laisse penser cela. Enfin, disons qu'il faut s'entendre sur ce qu'est un libertarien ; quoiqu'il en soit ce n'est pas l'impression que j'ai. Le gros avantage marketing du libertarianisme par rapport aux libéralismes classiques est d'être une doctrine complète, et par conséquent de pouvoir être vendu en quasi-mode de vie, avec le côté subversif qui va bien. Mais en toute rigueur intellectuelle, j'ai quand même du mal à y croire. Enfin, disons aussi que je ne sais pas à quelle échelle tu te places pour ce qui concerne la distribution des bons et des mauvais points.

     

    C'est parce que tu ne veux pas voir. C'est en route aux Etats-Unis et ça commence en Europe

     

    Avec un gros ancrage à droite aux Etats-Unis. La tendance, c'est plutôt libertarianisme "pur" > droitisation, dans ce sens. Cela dit, je crois que les données sont complètement différentes en Europe, donc ce qui se passera sera incomparable.

     

    Le plus bel exemple, c'est le besoin compulsif d'une série de groupe de droite de se faire reconnaître comme "libéraux-quelquechose".

     

     

    C'est un exemple du renouveau de la pensée libérale en général, et surtout d'une réaction au socialisme qui veut que certains se prétendent libéraux car ils sont moins étatistes que la moyenne en termes économiques et veulent l'afficher. Mais ce sont généralement plutôt des groupuscules, en fait je ne vois pas tellement de qui vous parlez. Les courants qui ont le vent en poupe en France sont globalement anti-libéraux. Le manifestant pour tous moyen est très hostile au libéralisme (même si n'aime pas plus le socialisme), il croit même dans une certaine mesure que le mariage gay résulte d'une prétendue idéologie libérale d'Etat. Par exemple.


  8. Pour l'anglais et comme je viens de rejoindre le train en route, je n'ai aucune idée du pourquoi.

    Surtout qu'en ce moment, les étudiants internationaux arrivent : on doit leur expliquer que malgré le titre on n'est exactement pas les jeunes pour Hillary...

     

    Bon en gros c'est une décision conformiste irréfléchie.

     

    Attention, ne me comprenez pas mal : je soutiens votre démarche à 100%. Mais la com' c'est important, et l'anglais ça fait vraiment tâche en France, en particulier dans dans un environnement hostile comme peut l'être un IEP (et encore, Paris n'est pas le pire). Puisqu'on est sur un forum et que la liberté de ton est plutôt très étendue, je vais donner mon avis jusqu'au bout : l'usage de l'anglais en communication en dehors des circonstances dans lesquelles ils est strictement nécessaire est une marque soit de cuistrerie, soit d'inculture ; le plus souvent, des deux.

     

    En dehors de ça, je trouve votre démarche utile et nécessaire et jusqu'à présent bien menée si ce n'est ce bémol, et je vous souhaite bon courage et plein de réussite.


  9. Et il faut que cette histoire s'inscrive dans le Roman National Français comme dit Eric Zemmour. Montrer que ce nouvel élan libéral dont parle Patrick est une étape supplémentaire d'une même histoire française, pas un truc importé de l'étranger.

     

    Absolument, c'est complètement central.

     

    Quand à la peur, les gens ont peur de tout. Il faut juste faire en sorte que les gens aient peur des conséquences de l'absence de libéralisme. TINA, etc.


  10. Y'a pas déjà un Student For Liberty à Sciences Po Paris?

     

     

    C'est en remplacement, apparemment. Et SFL Pipo n'avait pas de véritable existence juridique.

     

    Sinon, je vous ai déjà fait la remarque sur Fb, mais pourquoi l'anglais ? On est en France, non ? Vos interlocuteurs seront Français, ou bien je me trompe ? Le libéralisme ne souffre-t-il pas déjà d'être considéré comme une doctrine étrangère, ou un truc d'intellectuels très éloigné du terroir et de la France éternelle ?

     

    Bref, ça me navre un peu. Enfin, ce n'est pas pire que Students for Liberty, on est d'accord.

     

    Malgré ce bémol, tous mes vœux de réussite ! J'essaierai de venir à l'un ou l'autre de vos événements.

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