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Tout ce qui a été posté par L'affreux
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Impasses libérales
L'affreux a répondu à un sujet de Hout dans Politique, droit et questions de société
Ce qui est un problème. La solution n'est certainement pas de forcer les entreprises à calculer la production de chaque salarié, ce serait une régulation. Par nature le statut de salarié rend abstraite sa part de production, et c'est un problème car cette abstraction contribue grandement aux erreurs socialistes, je ne dis pas autre chose. Le socialisme aussi, peut-être même encore plus. Les causes et les conséquences étant mêlées. -
Il y a quelques années je ressentais la même chose mais à l'inverse. Maintenant ça me dérange moins : lorsque mon entourage (de gauche) m'accuse de promouvoir des idées de droite, cela signifie surtout que pour eux j'ai trahi les valeurs de gauche, ce que j'assume. Et après tout les idées sur lesquelles on m'accuse sont effectivement de droite. Et si à droite on m'accuse d'être gauchiste, c'est de même que le contexte de la discussion m'a fait prendre une posture gauchiste, ce que j'assume également. En revanche personne ne m'a jamais qualifié de centriste, ce que je n'apprécierais sûrement pas. La recherche du consensus en politique, très peu pour moi.
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La mauvaise foi, c'est de parler des dernières décennies de la colonisation sans prendre en compte les guerres d'invasion, la destructuration, l'exploitation dégoutante qui eut lieu entre 1880 et 1930. La colonisation, c'est le tout, et le tout devrait provoquer le même raidissement, le même rejet irraisonné, que l'holocauste. Ton propos est indécent et le fait que personne ne le voit montre bien que cette histoire est toujours écrite par les vainqueurs.
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Impasses libérales
L'affreux a répondu à un sujet de Hout dans Politique, droit et questions de société
Et donc le statut d'auto-entrepreneur aurait pu conduire plus de monde à corriger ses erreurs socialistes. -
Je veux bien, même si ta première intervention ne précisait pas la période. Tu disais : "Dans des pays comme le Congo ou l'Afrique du Sud, ces populations se portaient objectivement bien mieux sous la colonisation, bénéficiaient de la stabilité politique, du développement économique et d'une hausse régulière du niveau de vie. Comme quoi l'interventionnisme a parfois du bon." Mais si tu as conscience d'à quel point la colonisation a été avant toute chose une destruction, alors tu peux comprendre pourquoi lorsque les colons sont partis ça a été la foire d'empoigne. On peut comprendre qu'après avoir tout ravagé mieux vaut gouverner par la force (être "interventionniste"). Tes interventions suggèrent en tout cas que d'une manière générale sans les colons l'Afrique est naturellement une foire d'empoigne.
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La colonisation a d'abord été une invasion : des années de guerres, d'incendies, de tueries. Puis ont suivies cinquante années d'une exploitation si sauvage que la démographie a baissé d'un tiers. C'est seulement vers 1930 que les colons ont mis en place des infrastructures sanitaires et scolaires qui ont amélioré certaines choses. Les Africains qui se souviennent de la colonisation n'ont connu que cette deuxième période dans laquelle effectivement on peut comptabiliser des effets positifs sur ces civilisations disloquées, mais à quel prix ? Dans "Afrique noire, démographie, sol et histoire" de Louise Marie Diop-Maes.
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Inutile de remonter aux "premiers hommes". En revanche il faut sortir des pays développés. Tu dis que tu as "fréquenté" et "observé" des légions de pauvres, moi je vis dedans et pour cette seule raison que je m'y sens mieux qu'ailleurs. Et je parlais d'éducation tout court, la vraie, pas la nationale. Ou bien d'après toi une éducation non orientée vers la richesse serait-elle une bonne "excuse" ?
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Impasses libérales
L'affreux a répondu à un sujet de Hout dans Politique, droit et questions de société
Mais c'est un problème : le coût d'un salarié est difficile à évaluer, il est même approximatif si l'on intègre le risque légal. Et ce que le salarié fait gagner à une entreprise n'est le plus souvent pas évalué. Le même travail fait par un indépendant en régie n'a pas ce défaut. à mon avis les idées socialistes dépendent beaucoup de ce que la relation entre travail et rémunération soit perçue comme une abstraction. -
Je me répète : ce que tu dis n'est valable que dans un environnement protégé par des sécurités sociales administratives. Autrement les coups durs dépassent parfois les épargnes. Et ensuite tu éludes l'effet de l'éducation, alors même que tu annonces vouloir éduquer tes enfants d'une manière qui selon toi les orientera vers la richesse.
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Pitié.
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Ha mais alors c'est tout un chemin de vie ! C'est bien. Essaie cependant de comprendre que ce n'est pas le seul chemin (par exemple je serai probablement riche avant toi dans le sens de la définition que tu as citée), que d'autres n'en ont jamais vu le début pour le choisir, que d'autres encore l'ont choisi et s'en sont fait détourner par des coups trop durs.
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Faisable avec des sécurités sociales administratives seulement. Merci d'illustrer mon propos. On parlait plutôt côté pauvreté mais, en effet, voilà pourquoi la richesse aussi est relative.
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J'imagine bien le petit Sanksion, à l'âge de dix ans, qui court sur le chemin de l'école. D'autres y vont parce que les adultes ne leur laissent pas le choix. Mais pour le petit Sanksion point de basses motivations. Il est réveillé, lui ! Et il court pour être riche car seuls les paresseux de pauvres ne vont pas à l'école ou s'amusent à ne rien comprendre.
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Note que les désinfectants à base de chlore ne coûtent pas grand chose. Au Bénin la plaquette de dix comprimés Aquatabs coûte 125 francs CFA en pharmacie. Chaque comprimé nettoie un seau de vingt litres d'eau. Note que j'ignore s'il y a des subventions derrière.
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La rhétorique de droite de Sanksion… Pourtant la richesse et la pauvreté sont bien relatives. Être pauvre, c'est se sentir pauvre (c'est moi qui le dit). Et non, les pauvres ne veulent pas le rester. Au contraire. Tant de parents analphabètes sacrifient leurs ressources pour maintenir quelques-uns de leurs enfants à l'école. Pourquoi ? Pour que leurs enfants ne soient pas des pauvres comme eux. L'effort de l'épargne ne fait pas tout. Il y a le facteur malchance, mÊme si l'environnement procuré par les sécurités sociales administratives la font oublier en Occident. Il y a aussi la difficulté. Certains sortent grandis des difficultés quand d'autres se font briser et restent à la charge de leur famille. Parmi les brisés, nombreux sont ceux qui auraient pu Être des moteurs pour leur famille avec un peu plus de facilité.
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Impasses libérales
L'affreux a répondu à un sujet de Hout dans Politique, droit et questions de société
En effet les congés payés sont une bonne chose du point de vue des salariés. Et dans le cas concret d'une discussion avec des salariés il est inutile de soutenir autre chose. Le problème de fond, c'est que le salariat soit la principale manière de travailler. Le salarié perçoit mal le rapport entre son travail et son revenu. Et le salaire durant les congés contribue à détacher encore ces deux idées, ce qui est malsain. Mais bon, ce débat est sans rapport avec le libéralisme. Il est certain que l'argent gratuit donne l'envie d'immigrer pour de mauvaises raisons. Tant que cet argent gratuit existe, les frontières devront être gardées fermées. -
D'autant plus que la social-démocratie et la modernité s'auto-entretiennent : l'état est une arme efficace pour contrer les modes de pensée familiaux-féodaux. En revanche la productivité ne change rien à l'effet de la charité car la pauvreté est un sentiment, elle est donc relative. EDIT : La correction automatique du mot "état" pour mettre en minuscule le "é" majuscule est malvenue.
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Oui. Note que concernant la charité d'avant l'intégrisme étatique, c'était aussi avant l'époque moderne. Lorsqu'on pense féodal, on est plus généreux, c'est une caractéristique.
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Certes mais ce cas est un peu exceptionnel. La rentabilité en objectif principal est le cas général dans une gestion privée. Contrairement à une gestion publique où la rentabilité n'est qu'exceptionnellement l'objectif principal.
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"Quel acteur privé pourrait financer de telles dépenses ?" "C'est trop gros pour un seul" etc. Prenons un entrepreneur crédible qui décide de faire quelque chose. Par exemple, établir des navettes Lune-Terre. Il n'a pas assez de fonds, d'ailleurs, personne n'en a assez pour ça. Il communique donc à qui veut l'entendre : "je vais faire circuler des navettes Terre-Lune, que ceux qui le veulent participent". La suite dépend de la crédibilité de l'entrepreneur et de ses arguments sur la rentabilité du projet : est-il un patron reconnu ? A-t-il déjà conduit avec succès des affaires difficiles ? Si toi individu privé tu crois en son projet, alors tu lui confies ton argent dans l'espoir bien sûr d'être ensuite rémunéré par ta part des bénéfices. Plus le projet apparaît comme une opportunité et plus le nombre de contributeurs sera grand. Il n'y a aucune limite et cela peut dépasser le budget d'un état. Prendre par exemple la construction des premières lignes de chemins de fer aux USA. Comparons une gestion publique et une gestion privée. La sélection de l'entrepreneur qui dirige le projet : En mode privé, il est de notoriété public que l'entrepreneur est excellent, et cet entrepreneur est extrêmement motivé par son projet. En mode public, c'est un inconnu du public et copain de politiciens du moment, il est là parce qu'on l'a posé là en attendant d'être mis ailleurs. Le choix du projet : En mode privé, le projet n'est lancé que s'il est estimé possiblement rentable par un grand nombre contributeurs. En mode public, ceux qui évaluent la rentabilité ne sont pas ceux qui payent donc ce n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Les contributeurs : En mode privé, ceux qui estiment que le projet sera rentable participent, et la participation de chacun est la mesure de cette estimation. En mode public, le plus grand nombre est obligé de contribuer, le montant de la participation individuelle est inévaluable (il y a une idée globale que les plus riches contribuent plus que les plus pauvres, ce qui ne donne pas en tout cas une mesure de la qualité du projet). Les comptes une fois le projet en cours d'exécution : En mode privé, on voit clairement si le projet devient ou non rentable et les bénéfices sont reversés avec justice au prorata des contributions. En mode public, la gestion peut devenir opaque et des bilans dopés aux subventions affichent des résultats fantaisistes (un exemple en France : la SNCF). De ces comptes truqués il ressort de faux bénéfices (en fait des subventions c-à-d. de l'argent continument prélevé sur les contribuables) qui sont reversés aux caisses publiques et qui peuvent donc servir à financer d'autres projets fumeux. On voit donc qu'en mode privé la rentabilité est le plus grand critère de jugement des projets. C'est une conséquence du fait que la rentabilité est le plus grand critère des contributeurs dès qu'on leur demande de gérer leur argent. J'ai conscience que pour certains la recherche fondamentale et l'exploration spatiale et d'autres choses devraient échapper aux logiques pécuniaires. Par exemple, la totalité de mon entourage français pense probablement cela. Mais au moins, eux, ils ne s'affichent pas libéraux. Et le blabla sur les brevets et autres protections étatiques pour permettre l'innovation c'est du vent. Un projet est rentable car le service qu'il rend a de la valeur : il faut être bon et le rester et c'est tout.
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Domination économique et hégémonie culturelle
L'affreux a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Politique, droit et questions de société
Parfois oui. -
Hollande veut supprimer le mot "race" de la constitution
L'affreux a répondu à un sujet de Libdem dans La Taverne
Même si c'était le cas, qu'est-ce que ça change ? Un vieux papier de moi à l'époque où on me cassait les pieds sur mon livre. -
Domination économique et hégémonie culturelle
L'affreux a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Politique, droit et questions de société
Free jazz, tu résonnes comme un vieux marxiste déprimé avec ton Don Quichotte félon contre les moulins à vapeurs industriels. Toi et ta vieille culture de la modernité. -
Domination économique et hégémonie culturelle
L'affreux a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Politique, droit et questions de société
La rupture avec la façon de penser féodale. La période des Lumières a été le passage de l'Occident dans la modernité. La modernité, c'est la raison avant les croyances ou les traditions. C'est la pensée bourgeoise (individualisme et capitalisme) devant la pensée féodale (le prestige associé à la générosité entre autres). -
Domination économique et hégémonie culturelle
L'affreux a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Politique, droit et questions de société
En basculant dans la modernité, les cultures occidentales féodales aussi ont été ravalées comme sous-cultures et ont perdu l'essentiel de leur substance. La civilisation globale est celle de la modernité. Elle a été initiée par les Occidentaux, elle est donc principalement marquée par l'Occident, mais elle n'est plus uniquement occidentale.
