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Tout ce qui a été posté par L'affreux
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Comment vit la classe moyenne aujourd'hui en France
L'affreux a répondu à un sujet de Librekom dans Politique, droit et questions de société
La ceinture de sécurité et le casque rassurent les chauffards, l'assurance contre le vol soulage la conscience du voleur, la sécurité sociale fait prendre la santé à la légère, les aides aux monoparents fragilisent les couples, l'assurance chômage fait prendre son gagne-pain à la légère, et le salariat rend bête. Ça rend bête, c'est tout. La salariat détache le revenu du service rendu, il supprime l'envie de se dépasser, il rend paresseux si tu veux. Mais je maintiens, en un mot : le salariat, rend, bête ! Je ne dis pas que les salariés sont bêtes. Il en existe des super intelligents capables de travailler un peu intelligemment. S'ils n'étaient pas salariés, ils travailleraient beaucoup plus intelligemment. -
Tu peux choisir de fabriquer très vite ta propre barque et te lancer direct dessus et vogue la galère. Mais, puisque tu n'as jamais fabriqué de barque, tu boiras probablement la tasse. Tu peux aussi prendre le temps de rester sur le paquebot qui t'emploie, fabriquer sur ton temps libre ta propre barque, et la tester en gardant tes pieds sur le paquebot. C'est plus long, moins grisant, mais la réussite est plus probable. Assied-toi sur les clauses d'exclusivité, ne dis rien et monte ton activité sans quitter ton boulot. La première étape est la carte de visite, le dépliant ou la plaquette, le site Web. La deuxième étape est le premier client. La troisième étape est l'immatriculation de ton entreprise.
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Comment vit la classe moyenne aujourd'hui en France
L'affreux a répondu à un sujet de Librekom dans Politique, droit et questions de société
La configuration était similaire pour ma part, avec un décollage de l'aisance dix ans plus tardif. En revanche nous n'étions pas pauvres car nous nous sentions bien. C'est seulement à l'âge adulte que j'ai compris rétrospectivement quel était notre niveau de vie et quel était celui des autres autour. La richesse comme la pauvreté est un sentiment et les enfants ressentent ce que leurs parents ressentent. Dans les métiers qui s'y prêtent, il faut être indépendant. Et pour les autres je n'ai pas de solution mais ça ne retire rien au problème : le salariat, ça rend bête. Sinon moi je n'ai rien. Je facture au travers de boites qui "m'emploient" le temps de la réalisation des projets. C'est un avantage des pays pauvres, les administrations ne sont pas rigides à l'extrême comme en Occident. -
Comment vit la classe moyenne aujourd'hui en France
L'affreux a répondu à un sujet de Librekom dans Politique, droit et questions de société
C'est parce que, le salariat, ça rend bête. -
J'ai un DUT, et c'est bien un DUT, mais il est possible qu'à cause de l'Europe ça ne se fasse plus. Quel genre de pays vises-tu ? Et de plus, as-tu des affinités avec les machines ? Lesquelles ?
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Comment vit la classe moyenne aujourd'hui en France
L'affreux a répondu à un sujet de Librekom dans Politique, droit et questions de société
Je suis d'accord avec Sanksion moi. J'ajoute que ce comportement passif est induit par le salariat. Le salariat, ça rend bête. -
Mea culpa, j'aurais dû chercher. L'explication est bonne mais il y en a une autre.
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Quelqu'un sait-il comment a été choisie la valeur d'un degré, pour les mesures d'angles ? Pourquoi a-t-on décidé de découper un tour complet en 360 parts ?
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Voilà. Il faut vraiment qu'on soit habitué à être riche et protégé, tous, pour penser qu'une femme seule avec quatre enfants et sans travail (ou à petit revenu) puisse vivre décemment. Un entourage, partout dans le monde, c'est obligatoire. Il n'y a qu'en Occident qu'on arrive à trouver naturel l'inverse.
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C'était je crois me souvenir l'accusation de Sylvie Brunel (à moins que ce ne soit S. Smith ? Je n'ai pas leurs bouquins sous la main) : des famines sont orchestrées par les belligérants afin de capter l'aide humanitaire qui en découle. EDIT : C'est bien dans le livre "L'Afrique" de Sylvie Brunel, éd. Bréal, chap. 8.
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Tu as mal lu, c'est cinquante francs pour vingt-cinq litres. De plus, si tu es un entrepreneur étranger et que tu veux faire des affaires depuis l'étranger, au Bénin du moins, c'est suicidaire. Les autorités et les administrations vont te bouffer. Tondu à la française. Ensuite seulement il te restera le plus dur : trouver un employé qui reste intègre alors que tu n'es pas sur place. Et je ne parle pas des difficultés d'importation de ton matériel. Une solution serait peut-être de faire tes affaires sous couvert d'humanitaire.
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Si, du moins en ville, mais la majorité des concessions ne l'ont pas. Ceux qui n'ont pas l'eau de la ville la payent quotidiennement à ceux qui l'ont. De plus, même dans une concession qui a l'eau, le propriétaire doit choisir une manière de faire contribuer ses locataires à la facture et une manière simple est également de faire payer l'eau au seau. Lorsque j'étais à Porto-Novo c'était la même chose, sauf que l'eau que le propriétaire vendait était celle d'un puits avec une pompe électrique et un château d'eau. Il vendait au même prix. J'ai dû mal m'exprimer parce que je suis d'accord avec toi.
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On t'attend. 25 litres d'eau ici coûtent 50 francs CFA, donc ça fait deux francs le litre. Si tu veux devenir riche, je pense que tu trouveras un meilleur plan.
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J'aime bien. Mais le jerrycan est trop cher. Pour le coup, je suis d'accord avec Tremendo.
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OK je comprends. Et pour la vie au village je n'en sais rien de plus que toi : des lectures seulement. Mais à mon avis le boulet que se traînent les pays francophones d'Afrique est issu de la mainmise occidentale : une législation compliquée et inutile qu'il coûte cher de contourner, des taux d'imposition, taxes et cotisations officiels au niveau de ceux des pays développés à la fois en complexité et en tarif, des autorités voraces et sans vergogne qui préfèrent bloquer un projet si on ne leur offre pas la moitié de l'investissement, un système électif inadapté au mode de vie féodal, un enseignement scolaire en langue française qui (c'est mon avis) défavorise grandement les profils scientifiques et techniques. Et j'en oublie.
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Si mais entre deux et trois heures pour préparer à manger, c'est plus de temps perdu qu'une demi-heure à puiser l'eau. D'autant plus que s'il y a des enfants de douze à dix-huit ans l'eau peut se puiser toute seule. J'ignorais.
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Je ne vais pas m'échiner à défendre Cheikh Anta Diop, j'ai avec moi son livre phare mais je ne l'ai qu'entamé. Ce sont ses arguments sur l'égypte d'origine éthiopienne (donc noire) qui m'intéressent. Mais il était marxiste, comme la plupart des élites africaines issues des colonies françaises à l'époque, et c'est un peu décourageant. De toute manière ce n'est pas de lui qu'il est question.
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Pour te donner une idée, en ville, par jour, dans le cas d'un puits accessible dans la concession : une demi-heure pour puiser de l'eau, deux heures et demi pour cuisiner. Ça concerne surtout les femmes. Si tu fais la chasse au temps perdu, l'eau n'est pas ce qu'il y a de plus chronophage. Ceux qui n'ont pas de puits dans leur concession vont quotidiennement la payer au seau dans les concessions voisines. Note que dès dix ou onze ans les enfants sont mis à contribution pour chercher ou puiser l'eau, ce qui décharge les adultes. Je pense que l'expérience est plus ou moins valable dans beaucoup de villes, même dans le Sahel. à N'Djamena (Tchad) on m'avait raconté qu'avant l'installation de l'eau de la ville, des pousse-poussiers passaient en vendre par bidon de 25 litres. En ville pour ceux qui n'ont pas de puits l'eau est un bien payant, ce qui paraît naturel à tout le monde. Je t'avoue que je ne vois pas clairement pourquoi parler de l'eau en particulier. Ou bien c'est pour les villages ? C'est vrai que je n'ai jamais vécu dans ces villages du Tchad où les femmes passent deux heures aller-retour pour aller à la rivière en saison sèche. En tout cas le problème n'est pas valable partout. Le gaz et le frigo, en revanche, voilà qui change la vie.
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Non. Et je préfère les sources écrites, c'est plus pratique, j'ai rarement une bonne connexion. Ou bien les ordres d'idées que nous avons sur l'Afrique doivent être remis en question.
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Je n'ai pas les connaissances suffisantes pour défendre sa thèse. Je préfère que tu la lises, je sais qu'elle t'intéressera, c'est un avis qui détonne. Je te colle là un extrait mais je te recommande l'achat :
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C'est une erreur de méthodologie. Tu cherches à mettre une échelle de valeur sur le mal causé par [j'ai corrigé] les traites puis tu remontes à avant la traite occidentale en additionnant les millions perdus à la population actuelle. L'étude de M.-L. Diop-Maes part d'autres éléments comme la densité des villes, le nombre d'habitants dans ces villes, divers documents d'explorateurs, des fouilles archéologiques etc., ainsi bien sûr que les décomptes des esclaves exportés par les Occidentaux puisqu'ils ont été comptabilisés.
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J'aime assez les avis définitifs de librekom !
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Tu viens de découvrir que le travail des historiens africains est largement ignoré en Occident. Cheikh Anta Diop était un grand homme et ses arguments ont influencé les intellectuels africains. j'en suis ravi. Certes. Mais est-ce moi qui ne sait pas lire où Peter Bauer a écrit : "les transports y étaient presque totalement effectués par des porteurs" ? Ces deux affirmations sont vraies et indécentes. Elles sont sorties de leur contexte. Le contexte, c'est que durant la traite nous avons échangé des millions d'esclaves contre des armes qui permettaient de faire de nouveaux esclaves. Le contexte, c'est que durant la colonisation les colons on mis des infrastructures sanitaires après avoir affamé des régions entières.
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J'ai parcouru. Je suis d'accord sur le fond : l'Occident n'est pas responsable de la pauvreté contemporaine en dehors de l'Occident. L'auteur aurait néanmoins pu se passer de pondre un aussi dense morceau de mauvaise foi :
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Je vous recommande l'ouvrage de Louise-Marie Diop-Maes : "Afrique Noire, Démographie, Sol et Histoire", bien qu'elle soit, comme je l'ai dit, probablement partisane vu à qui elle était mariée. Son travail m'a marqué. Pour l'histoire ancienne elle se base sur la taille des grandes villes, sur d'autres études (on peut par exemple déduire certaines densités de population du flux des esclaves exportés), sur des témoignages. Depuis le début de la colonisation il existe aussi des documents coloniaux. Je vous remets ce document déjà posté plus haut :
