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L'affreux

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Tout ce qui a été posté par L'affreux

  1. Le salariat rend mou. Pour les grands patrons, c'est évident.
  2. Suite à quoi, vu le montant, l'histoire ferait la une des journaux du monde entier. Le juge jabial perdrait son job puisque plus personne ne voudrait demander à un juge aussi dangereux de trancher ses litiges. Le commerçant inspirerait le dégout, ne trouverait plus de contractant et ferait faillite. Et la décision du juge jabial ne serait pas appliquée faute de policier jabial. Donc à la fin les humains gagnent contre la mécanique. Malgré tout, des âmes charitables aideraient le juge et le commerçant à survivre dans la misère et l'exclusion : la mécanique s'est définitivement faite exploser par les humains.
  3. On ouvre la porte à la pression sociale. L'état est un autre sujet. La pression sociale (et non pas l'état) va effectivement contre l'individualisme. Nous ne sommes pas des machines et le droit n'est donc pas absolument mécanique. Jesrad a raison : "Un contrat ne vaut, dans la durée, que s'il est mutuellement consenti, et pas juste au moment de sa signature. Un contrat qui n'est plus consenti au point d'être unilatéralement rompu doit être liquidé." La conséquence de la liquidation fera que si la même situation se répète, l'assoiffé se verra refuser l'aide et mourra. Ensuite l'entourage de ce dernier prévenu par webcam pourra se retourner contre le marchand pour non-assistance à personne en danger puisque là encore nous ne sommes pas des machines et le droit n'est pas absolument mécanique. De plus il sera de notoriété publique que ce marchand est un c… et tout le monde le détestera.
  4. L'argent de la diaspora est le moins négatif (on l'obtient sans s'asseoir sur sa morale) mais il est aussi le flux le plus massif. Et par son volume il contrarie le développement. Il faut bien comprendre que dans ce pays tout le monde est surpayé. Nous le sommes tous. Concernant le problème que tu évoques, c'est une conséquence du différentiel de coût de la vie. C'est un ratio de un à dix, c'est beaucoup. Il est assez facile d'expliquer qu'avec l'argent de là-bas on achète dix fois plus de choses ici et donc on est riche, mais une fois de retour là-bas avec le même argent on ne l'est plus. Et l'on me répond alors avec bon sens que ça vaudrait le coup de galérer quelques années en France pour revenir ensuite se payer une maison.
  5. Le subjonctif est de trop. C'est le cas. L'argent de la diaspora, puis celui des ONG privées et l'aide publique au développement, celui des emprunts étatiques aussi, puis celui des matières premières récoltées (non cultivées), constitue un flux d'argent gratuit permanent et tout à fait massif en regard de l'économie du pays. Autant d'argent facile le rend normal. Mais cela bousille les hiérarchies traditionnelles, oriente les ambitieux vers la politique, pervertie la morale, encourage la délinquance. C'est nuisible. Cet enrichissement est le contraire du développement. En ville, nombreux sont les jeunes de 15 à 30 ans qui considèrent comme sincèrement stupide de ne pas arnaquer leurs prochains lorsqu'ils en ont l'occasion. Dans ce contexte, priver les paysans de leur revenu, c'est inciter les villageois à venir grossir les rangs des combinards citadins. Et détruire l'activité des honnêtes gens qui vivent de l'agriculture, lesquels sont - encore heureux - les plus nombreux.
  6. Le salariat et la régie, c'est le mal.
  7. J'ignorais que nous avions la même analyse. Pas tout à fait. L'argent gratuit venant de l'extérieur suffit à acheter les importations. Mais alors développement et enrichissement vont chacun sur leur chemin. L'argent facile devient la norme. C'est tout le pays qui fait de la perfusion son état normal.
  8. Je le pense aussi. La morale de gauche permet la mauvaise foi.
  9. @Métazét : Les arguments des libéraux sont difficiles à défendre sur la nourriture en Afrique. Je continue à penser pour ma part qu'il est plus sage pour un pays pauvre de développer sa propre agriculture et de ne dépendre des importations qu'à la marge, ou bien seulement vis-à-vis de pays amis. Et cette position n'est pas libérale. Pour le cas de la famine en 2008 je n'en sais rien et je n'ai pas visionné la vidéo.
  10. Les contours de la culture est au contraire un sujet difficile. Vraiment difficile. Je pense que tu la réduis au folklore. La France était effectivement plurinationale. Et cela n'a rien d'artificiel. La nation est un autre nom pour communauté. Peut-être que mon livre t'éclairerait, intro et partie 1.
  11. C'est ce qu'on a et dans un contexte de social-démocratie, ça mène à une surcouche d'état à chaque mandat. Il faut quelqu'un de dur, rigide, un peu méchant.
  12. À ce sujet, sait-on comment Margaret Thatcher avait fait ?
  13. Ainsi que les cohortes de salariés. Ne pas oublier les salariés. Les administrations sont pour eux et eux sont pour les administrations.
  14. Non. Voter "moins pire", c'est accepter celui qui nous emmène tous, certes moins vite, dans la mauvaise direction. En votant, quel que soit ton choix, tu contribues à l'avancée de l'étatisme.
  15. En effet, cette manière de voter est aussi déstabilisante pour le système électif que l'abstention. Excellente suggestion. Je la ressortirai.
  16. Le fermier. Le renard est juste un voleur.
  17. Hey, tous les deux, vous vous rendez compte que vous dites n'importe quoi ?
  18. Tu veux dire de l'argent qu'on est forcé de perdre alors autant en faire quelque chose de fun ?
  19. Voilà. C'est ça. J'ai aussi vécu quelques soirées homos et il n'y avait pas cette tension dû aux mecs hétéros dont un bon nombre sont agressifs dès qu'ils boivent.
  20. T'as raison, tes franchisés te rapporteront plein d'apports et un max de pognon pendant que tu te tournes les pouces.
  21. Voilà qui met à plat l'argument de Jesrad. T'as vu Jesrad ? Le salariat ne rend pas paresseux, c'est moi qui ai raison.
  22. La ceinture de sécurité et le casque rassurent les chauffards, l'assurance contre le vol soulage la conscience du voleur, la sécurité sociale fait prendre la santé à la légère, les aides aux monoparents fragilisent les couples, l'assurance chômage fait prendre son gagne-pain à la légère, et le salariat rend bête. Ça rend bête, c'est tout. La salariat détache le revenu du service rendu, il supprime l'envie de se dépasser, il rend paresseux si tu veux. Mais je maintiens, en un mot : le salariat, rend, bête ! Je ne dis pas que les salariés sont bêtes. Il en existe des super intelligents capables de travailler un peu intelligemment. S'ils n'étaient pas salariés, ils travailleraient beaucoup plus intelligemment.
  23. Tu peux choisir de fabriquer très vite ta propre barque et te lancer direct dessus et vogue la galère. Mais, puisque tu n'as jamais fabriqué de barque, tu boiras probablement la tasse. Tu peux aussi prendre le temps de rester sur le paquebot qui t'emploie, fabriquer sur ton temps libre ta propre barque, et la tester en gardant tes pieds sur le paquebot. C'est plus long, moins grisant, mais la réussite est plus probable. Assied-toi sur les clauses d'exclusivité, ne dis rien et monte ton activité sans quitter ton boulot. La première étape est la carte de visite, le dépliant ou la plaquette, le site Web. La deuxième étape est le premier client. La troisième étape est l'immatriculation de ton entreprise.
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