Et si le fonctionnaire en question, fidèle à sa conviction, agit comme un parasite dans la machine étatique ? Par exemple, un prof qui critique ouvertement le système actuel et cite des auteurs libéraux devant ses élèves. Ou, un contrôleur des impôts qui tente de faire son travail de la manière la moins efficiente possible. Un anarcap peut être président de manière tout à fait cohérente, notamment en réduisant de manière drastique les dépenses publiques et les impôts. La limite c'est qu'il ne doit pas commettre d'injustice en faisant respecter des lois injustes par la violence i.e. il ne doit pas faire partie des forces de l'ordre (police, armée, etc.).
Reste un problème : le recel, le fait que le salaire des fonctionnaires c'est de l'argent volé. D'abord, il n'est pas forcément volé (les citoyens consentants ça existe, et puis il y a d'autres sortes de recettes publiques que l'impôt et les taxes) ; ensuite, s'il s'agit d'argent volé, comme (presque toujours) personne ne leur réclame cet argent et qu'ils ne savent pas à qui il appartient, le recel en question n'est pas un crime.