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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Je ne nie pas que ce soit ces courants-là qui ont le vent en poupe.
  2. Ils citent aussi un Stéphane Legrand, "Ancien élève de l'ENS, agrégé de philosophie", qui a fait paraître un pamphlet contre Rand. Et aussi un article sur Slate tiens (d'une bassesse inqualifiable du reste): https://m.slate.fr/story/152465/ayn-rand-romanciere-france-ignore Entre ça, Matthieu Ricard et les soraliens qui ont hurlé au "libéralisme satanique", on sent que le camp libéral a été piqué au vif par les traductions de Rand.
  3. Moins que jamais au regard de toute son histoire avant 1945. Les frontières bougent fort peu au regard de la longue durée.
  4. @Tramp too. Je comprends le raisonnement mais si les humains faisaient toujours ce à quoi ils ont intérêt, ça se saurait (et il n'existerait du coup ni morale ni politique).
  5. Des séries statistiques ou des recherches scientifiques sur le sujet seraient appréciables.
  6. 1): Je suis l'avis de Rand donc je ne me sens pas concerné par l'objection. Je ne condamnes pas les gens qui pourraient avoir envie d'aller ne prison pour refus politique de payer l'impôt (exit Cahuzac & cie). Mais force est de constater que c'est vain. 2): Les cités grecques hellénistiques se finançaient en partie par des souscriptions volontaires en période de guerre, ce qui marchait pas mal. Bien sûr ça demande un certain esprit civique. 3): Oui enfin un "ordre juridique" ce n'est pas juste un code de lois, c'est aussi un appareil répressif pour les faire appliquer. Et il y a historiquement concentration entre autres à cause des économies d'échelle que permet le regroupement de forces armées. Ensuite les gros poissons mangent les petits. Il n'y a pas de justice là-dedans mais prôner l'évolution inverse me paraît éminemment hasardeux. 4): Tu te réfutes tout seul En effet les lois ne suffisent pas parce qu'elles découlent davantage des mœurs qu'elles ne les informent. On le voit bien en France avec un Etat semi-socialiste qui a pourtant la DDHC dans son bloc de constitutionnalité... Il n'y a pas d'incohérence de la position libérale classique ou minarchiste. Dans le pire des cas* certaines de ses évaluations morales sont fausses, ce qui n'est pas la même chose. *Enfin non, dans le pire des cas imaginables ses fondements seraient faux, mais alors il ne resterait de toute façon pas grand-chose de l'anarcho-capitalisme.
  7. Deux articles utiles pour faire une typologie des courants féministes : http://www.rgfcn.org/en-savoir-plus/courants-feminisme/les-courants-du-feminisme http://1libertaire.free.fr/Histoirefeminisme01.html
  8. Faut voir que "la" gauche, comme "la" droite, c'est une catégorie extrêmement lâche et abstraite. Tous les courants de gauche n'ont pas les mêmes avis. Au sein du féminisme de type post-moderne, une délirante comme Butler est plutôt pro-sexe et anti-prohibitionnisme en matière de prostitution, par exemple.
  9. C'est pas mal du tout, sans épuiser le sujet (je compte faire un article contre le mythe du libéralisme-libertaire un de ces jours). A la base libertaire, c'est un synonyme d'anarchiste: « Le Libertaire n’a de patrie que la patrie universelle. Il est l’ennemi des bornes : bornes-frontières des nations, propriété d’État ; bornes-frontières des champs, des maisons, des ateliers, propriété particulière ; bornes-frontières de la famille, propriété maritale et paternelle. Pour lui, l’Humanité est un seul et même corps dont tous les membres ont un même et égal droit à leur libre et entier développement, qu’ils soient les fils d’un continent ou d’un autre, qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre sexe, à telle ou telle autre race. De religion, il n’en a aucune ; il est protestant contre toutes. Il professe la négation de Dieu et de l’âme ; il est athée et matérialiste, attendu qu’il affirme l’unité universelle et le progrès infini ; et que l’unité ne peut exister, ni individuellement, ni universellement, avec la matière esclave de l’esprit et l’esprit oppresseur de la matière, comme le progrès non plus ne peut être infiniment perfectible s’il est limité par cette autre borne ou barrière où les humanicides ont tracé avec du sang et de la boue le nom de Dieu. » -Joseph Déjacque, Le Libertaire, n°1, 9 juin 1858. Mais le terme à tendu à se dégrader en synonyme d'hédoniste / progressiste.
  10. Note qu'il y a des communistes dans le lot, qui ont été historiquement assez conservateurs en matière de mœurs, et longtemps violemment homophobes ("vice de la bourgeoisie décadente", etc.).
  11. Il y a plusieurs types de courants abolitionnistes, je me garderai donc d'une affirmation aussi ambitieuse. D'autant qu'il y a toujours eu une prostitution masculine (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Prostitution_masculine ) non négligeable (15% en France selon la loi de 2013). Inversement il y a aussi des clientes.
  12. Je suis sûr que l'exemple cité déborde le cas de la Chine et de telle période de son histoire. Et j'aurais pu prendre plein d'autres exemples, de l'excision jusqu'au cannibalisme en passant par les mariages forcés.
  13. Quel est l'objet de cette phrase ?
  14. Parfois oui, parfois non. Ce n'est donc pas un bon critère. Entre la tradition de noyer les petites filles surnuméraires et la loi venu d'en haut qui dit que c'est mal, ce n'est pas la spontanéité qui a raison.
  15. Outre l'appel à la "tradition" (au statisme disons), il tranche sans argumenter en faveur de l'adaptation de la circulation à la ville plutôt que de l'adaptation de la ville à la voiture (horreur, ça causerait de l'étalement urbain...).
  16. La gauche inquisitionale et puritaine a encore frappé: "les élus pointent du doigt des modèles de poupées « à la taille et au poids pouvant faire penser à des enfants » " : https://www.20minutes.fr/paris/2238619-20180315-video-paris-elus-demandent-fermeture-maison-close-poupees-sexuelles
  17. 1): Les normes et pratiques culturelles, quel que soit leur contenu, ne se mettent par définition pas "naturellement" en place ; elles émergent dans des contextes historiques bien précis. J'imagine que par "naturel" tu veux dire spontané et ne faisant pas l'objet d'une décision politique. Mais ce n'est pas parce qu'une norme/pratique est adoptée "spontanément" qu'elle est nécessairement bonne. 2): Tu noteras que les réformateurs culturels (traditionalistes inclus) et les progressistes en particulier disent rarement qu'on peut changer la culture d' "un coup de baguette magique". Au contraire, le combats de ces derniers contre le "Vieux monde" et les "préjugés bien enracinés" doit nécessairement être d'autant plus interminable qu'ils donnent un semblant de raison d'être et de cohésion de groupe à ces individus. Le phénomène est criant en matière d'antifascisme en carton et d'antilepénisme comme seul appui politique pour le "vote utile". "Qui vit de combattre un ennemi a tout intérêt de le laisser en vie." (Nietzsche). 3): Ce n'est pas ça qui définit le conservatisme.
  18. "sens de l’Histoire"... le gauchisme culturel a encore frappé: https://www.luccarvounas.net/anne-hidalgo-va-dans-le-sens-de-lhistoire-et-lutte-avec-courage-contre-la-demagogie-ambiante/ http://rmc.bfmtv.com/emission/voitures-a-paris-ce-que-fait-anne-hidalgo-ca-emmerde-mais-ca-va-dans-le-sens-de-l-histoire-1366785.html
  19. Pour le coup c'est plutôt une idée originale, mais qui me semble fausse. Je me demande bien où se trouve mon pôle conservateur, a fortiori réactionnaire. Je ne suis d'accord sur rien avec ces gens, au plus sur un seul critère hyper abstrait et indéterminé qui constitue à distinguer légalité et légitimité (et encore, je ne suis même pas sûr que ça concerne un conservateur à la Hobbes).
  20. Je pense qu'il faut dire que je dus: http://mamiehiou.over-blog.com/article-je-dusse-dusse-je-dusse-je-84906678.html
  21. Aie aie aie, Berlin semble avoir basculé du mauvais côté de la Force. Encore un "libéralisme" de Guerre Froide comme dirait @Rincevent. Une sorte de syndrome de Pareto à l'envers. On devrait appeler ça le syndrome de Tocqueville. "La plupart des libéraux ne partagent pas l’une des prémisses fondamentales des positions libertariennes qui consiste à reconnaître aux individus des « droits absolus ». Pour Berlin, les individus n’ont pas un droit absolu à la liberté, et la volonté de promouvoir la liberté des uns peut impliquer de restreindre celle des autres. Mais surtout, la liberté n’est pas la seule fin que les hommes peuvent vouloir poursuivre, et des « compromis » doivent donc être trouvés avec leurs autres fins. Chez bon nombre de libéraux contemporains, des préoccupations relevant de la justice sociale ou de l’égalité viennent, par exemple, s’adjoindre à leur engagement en faveur de la liberté. Pour le dire à la manière de Berlin, elles les amènent à prendre en compte non seulement la liberté en son sens le plus propre, c’est-à-dire négatif, mais également les « conditions » qui permettent aux individus d’exercer effectivement leur liberté. Admettons, à titre d’exemple, que Revel soit sans domicile fixe. Citoyen d’une démocratie libérale, il peut tout à fait jouir de libertés négatives telles que la liberté d’expression ou la liberté d’association sans pour autant être en mesure d’exercer réellement ces libertés. Si rien n’entrave directement sa liberté d’exprimer, par exemple, ses réflexions sur sa condition par une lettre de lecteur dans la presse, il reste que Revel peut avoir perdu, ou même ne jamais avoir véritablement possédé, les capacités nécessaires pour tirer profit d’une telle possibilité. Aux yeux de libéraux de droite qui font peu de cas de valeurs telles que l’égalité ou la justice sociale, l’engagement en faveur de la liberté se limite pour l’essentiel à défendre la liberté négative des individus sans prendre véritablement en compte ses conditions d’exercice. Par contre, les libéraux de gauche et les socialistes libéraux considèrent que chaque individu devrait non seulement bénéficier d’une sphère de liberté inviolable mais aussi disposer de conditions minimales pour exercer cette liberté et réaliser les fins qu’il se choisit. Bien loin de défendre une conception strictement négative de la liberté indépendamment de toute préoccupation d’égalité et de justice sociale, Berlin (1969, section II) défendait d’ailleurs une position de cette nature." (p.34) -Alain Boyer, Quels fondements éthiques pour quel libéralisme ? Critique et justification (malgré tout) du libéralisme moderne, Thèse de doctorat présentée à la Faculté des Lettres de l’Université de Fribourg (Suisse) Genève, août 2007.
  22. Décidément, grâce à nos merveilleux liberals français (Ferry & Renaut, Sandra Laugier, Catherine Audard, Canto-Sperber, Alain Policar, Serge Audier, Alain Boyer...), on va se faire voler le terme de libéral comme aux U.S.A. Voler, ça ils savent faire nos sociaux-démocrates. Merveilleuse américanisation du monde: "Depuis le milieu du XIXe siècle s’est développé une forme de libéralisme qui prend en compte les limites du capitalisme et qui tend à dépasser le libéralisme classique de John Locke et Adam Smith pour défendre une forme de libéralisme social, de libéralisme égalitariste, voire même de socialisme libéral. C’est précisément à cette famille de théories libérales, que je dénomme globalement libéralisme moderne, que me je me consacre. Deux figures clefs de la philosophie morale et politique en incarnent les traits les plus saillants. Au XIXe siècle, il s’agit en particulier de John Stuart Mill qui, tout en s’inscrivant dans la tradition du libéralisme classique, ouvre la réflexion libérale à une forme de socialisme, de même qu’à un libéralisme des mœurs cultivant une tolérance étendue. Au XXe siècle, l’œuvre monumentale de John Rawls s’inscrit dans la même veine. Cependant, Rawls substitue aux fondements utilitaristes et à l’empirisme de Mill une approche contractualiste d’inspiration kantienne. Mais, à l’image de Mill et peut-être même davantage que lui, Rawls reste tout à fait ouvert à la possibilité d’un régime socialiste, au sens fort du mot." -Alain Boyer, Quels fondements éthiques pour quel libéralisme ? Critique et justification (malgré tout) du libéralisme moderne, Thèse de doctorat présentée à la Faculté des Lettres de l’Université de Fribourg (Suisse) Genève, août 2007, p.9-10.
  23. 1): Chez Mises chez un a priori (mais je ne saisis par très bien ce qu'est l'a priori. Ce doit être mon penchant empiriste mais pour déduire quelque chose de la structure de l'action, il faut déjà savoir ce qu'est une action, et c'est de l'observation ça...): "La praxéologie est indifférente aux buts ultimes de l'action. Ses conclusions valent pour toute espèce d'action quelles que soient les fins visées. C'est une science des moyens, non des fins. Elle emploie le terme de bonheur en un sens purement formel. Dans la terminologie praxéologique, la proposition : le but unique de l'homme est de trouver son bonheur, est une tautologie. Cela n'implique aucune prise de position quant à l'état des choses dans lequel l'homme compte trouver le bonheur. L'idée que le ressort de l'activité humaine est toujours quelque gêne, que son but est toujours d'écarter cette gêne autant qu'il est possible, autrement dit de faire en sorte que l'homme agissant s'en trouve plus heureux, telle est l'essence des doctrines de l'eudémonisme et de l'hédonisme. L'ataraxie épicurienne est cet état de parfait bonheur et contentement auquel toute activité humaine tend sans jamais l'atteindre entièrement. En regard de l'ampleur extrême de cette notion, il importe assez peu que nombre de représentants de cette philosophie aient méconnu le caractère purement formel des notions de douleur et de plaisir, et leur aient donné un sens matériel et charnel. Les écoles théologiques, mystiques et autres fondées sur une éthique hétéronome n'ont pas ébranlé le fondement essentiel de l'épicurisme, car elles n'ont pu lui opposer d'autre objection que d'avoir négligé les plaisirs dits « plus élevés » et « plus nobles »." (L'Action humaine, 1949). 2): Je ne pense pas qu'un être humain, sauf à être peut-être dans le coma, puisse arriver un état de cessation du désir qui ne serait pas un état de bonheur (donc lié au plaisir, exit le bouddhisme hein). Si je m'imagine au fond de la dépression, je présuppose que je voudrais encore certaines choses par rapport à d'autres (par exemple ne voir personne ou me tourner dans mon lit à intervalle régulier). 3): On ne peut pas raisonner à partir d'humains fictifs / légendaires. C'est déjà suffisamment compliqué avec l'information limitée dont on dispose sur nos congénères réels. Mais admettons que ma thèse socratique soit erronée et que le mal (pour aller vite) ne soit pas incompatible avec l'obtention du bonheur. Cela n'invaliderait pas du tout mon axiome de base selon lequel on ne peut que le chercher. Il s'ensuivrait "juste" une anthropologie pessimisme où l'homme est un loup pour l'homme (le bonheur des uns nécessite le malheur des autres, etc.). On s'approcherait du matérialisme sadien (la Nature nous commande de suivre tous nos penchants, etc.). L'impuissance des prescriptions morales non-eudémonistes demeurerait. 4): Je pense que l'aspect imprévu, difficilement prévisible du phénomène est important. Mais ça n'invalide le fait qu'il y a des comportements qui fonctionnent et d'autres non. Suivre la morale ne vise pas à être heureux mais à pouvoir l'être. Je ne crois pas qu'il y ait contradiction: il est bon (conforme à la finalité de l'agent) qu'il se comporte de telle façon qu'il soit dans un état susceptible de le rendre heureux, même si l'être effectivement ne dépend pas que de son comportement (je rejette la thèse stoïcienne selon laquelle la détention de la vertu est suffisante au bonheur du Sage -et a fortiori quoi qu'il lui arrive. Ce Sage là n'a jamais existé et n'existera jamais).
  24. Je crois que la vie est trop courte pour lire Eribon: "Ce qui devrait être considéré par la gauche comme l'essence même de la démocratie et plus encore comme le fondement de ses principes et de sa pratique politiques [...] une défense des droits acquis et une ouverture permanente à de nouveaux droits, revendiqués par de nouvelles catégories, de nouveaux mouvements, etc.)." -Didier Eribon, D'une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française, Paris, Léo Scheer, 2007.
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