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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. 1): Ils seront par définition toujours trop mais je doute que ce soit significatif numériquement, même parmi les militants politiques. Je ne connais personne qui a un portrait d'un homme politique actuel chez lui, ce qui n'était pas vrai de certains communistes du vivant de Staline. Le niveau d'idolâtrie personnelle me semble donc tout à fait faible. Ce qui existe en revanche, c'est une statolâtrie. Les hommes politiques, dans l'ensemble, ne sont appréciés et défendus qu'en tant qu'ils servent de moyen pour espérer manipuler la supposée toute-puissance du Dieu-Etat. 2): Non, la tendance au moindre effort étant ce qu'elle est, on s'intéresse à la médiocrité spectaculaire et pas à la vertu caché. Et le spectacle de la bassesse et de la bêtise est plutôt décourageant que stimulant. Souhaiter le pire peut gonfler l’abstention, mais guère pousser à la contestation. Et je ne crois absolument pas à un changement politique simplement venu de l’abstention.
  2. Une perspective qui n'est pas sans ambivalence: "Tel a été miraculeux au monde, auquel sa femme et son valet n'ont rien vu seulement de remarquable. Peu d'hommes ont été admirés par leurs domestiques." -Montaigne, Essais, 1588, Livre III, Chapitre 2 : Du repentir. "Il n'y a pas de héros pour son valet de chambre, dit un proverbe connu. J'ai ajouté — et Gœthe l'a redit deux ans plus tard — que s'il en est ainsi ce n'est pas parce que celui‑là n'est pas un héros, mais parce que celui‑ci n'est qu'un valet. Ce dernier ôte les bottes du héros, l'aide à se coucher, sait qu'il préfère le champagne, etc. Pour le valet de chambre les héros n'existent pas ; en effet, ils n'existent que pour le monde, la réalité, l'histoire." -Hegel, La Raison dans l'Histoire, 1822-1830, Chapitre II. La réalisation de l'Esprit dans l'histoire, Trad. Kostas Papaioannou, 10x18 p. 127.
  3. C'est de la politique du pire, ça.
  4. Ce n'est pas valable du marxisme-léninisme (collectivisation des terres, ton logement et ta voiture appartiennent au Parti, etc.), qui a été historiquement la forme mainstream du marxisme. D'ailleurs la Constitution soviétique ne reconnaît ni le droit de propriété ni aucun autre droit naturel.
  5. "mise en place d'une "semaine du goût" qui pourrait permettre à "chaque parent d'apporter une spécialité culinaire de son pays". Tout, absolument tout sera fait pour transformer l'école en garderie "conviviale". Pendant ce temps le niveau dans les matières fondamentales (maths, français, etc), régresse chaque année.
  6. Donc c'est immoral parce qu'il y a un risque que l'enfant t'en fasse le reproche ? Ce n'est pas un motif absurde mais on peut faire la même remarque pour le fait même de donner la vie. Si tu veux être cohérent avec tes prémices, tu dois jeter un blâme moral sur la procréation. Par ailleurs, l'éducation et plus généralement la socialisation de l'enfant, ça se pose là niveau "décider de ses caractéristiques et de qui il va être". Or ça ne me semble pas une objection valable pour retirer aux parents la responsabilité de l'éducation et passer au communisme familial-scolaire.
  7. Je ne vois pas où. Tu as écris: "Ce qui me dérange c'est que l'individu cloné est créé en vue de servir une fin choisie par celui qui décide de le mettre au monde. Et pour moi un individu n'a pas à exister pour servir une fin, quelle qu'elle soit. Vous allez me dire que quand des parents font un enfant, l'enfant sert le désir de ses parents. Sauf que ce n'est pas pareil : l'enfant est là parce que ses parents l'ont voulu mais ses caractéristiques individuelles sont le fruit du hasard." A aucun moment tu n'expliques en quoi "ce n'est pas pareil". "Je veux un enfant aux yeux bleus" n'est qu'une sous-classe de "je veux un enfant". L'enfant est toujours le produit d'un choix qui lui échappe.
  8. Totalement identique: http://www.writing.upenn.edu/~afilreis/50s/schleslib.html
  9. Y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis. La propagande virtuelle ça marche. Si Hervé de Quengo n'avait pas mis en ligne les œuvres de Mises, je serais peut-être encore socialiste.
  10. 1): Je ne sais pas. C'est quand même quelque chose qu'il n'a pas choisi. 2): @Rübezahl a déjà répondu.
  11. Les prix sont faux. Parce que. Il faut un gouvernement écosocialiste pour rectifier les prix: http://www.journal-la-souris-verte.eu/on-sexprime/pourquoi-lecologie-doit-etre-anticapitaliste/ La non-rentabilité d'un truc semble chez beaucoup de gauchistes synonyme de son caractère "révolutionnaire"...
  12. Avec des défenseurs pareils, le libéralisme n'a plus besoin d'ennemis:
  13. Commune signifie qu'elle touche plus ou moins directement tous les Français, ce qui n'est à l'évidence pas le cas du sujet. Dans célébrations commémorations nationales il y a national. C'est quoi l'étape suivante ? On va faire une journée nationale pour "ne pas oublier" la triste fin des Aztèques ? Je n'ai pas d'affinité pour la dénonciation de l' "universalisme abstrait", mais là en matière d'abstraction c'est remarquable. Notre histoire c'est notre histoire, et celle des autres n'a pas a être intégré (?). Ou bien on se refuse à toute sélection au nom de la "non-discrimination", de la compassion et de l'ouverture, et alors allons-y pour la logique nihiliste du "tout est dans tout et inversement". La France est un hôtel comme disait le philosophe Jacques Attali.
  14. C'est une question un peu trop générale pour que j'ai un avis mais je voulais faire remarquer que si on exclut qu'on puisse reprocher à X d'avoir engendré Y (ce qui est ton avis si j'ai bien suivi), alors je ne vois pas comment on peut lui reprocher d'avoir choisi la couleur de ses yeux ou autres, puisque c'est insignifiant en comparaison.
  15. En gros c'est ça. Le billet de Labelle marque quand même une certaine lucidité vis-à-vis de la frénésie du "progressisme" et son besoin de s'inventer un ennemi imaginaire qui légitime sa propre existence.
  16. Well, on a deux professeurs de sciences sociales, critiqué par un étudiant à la maîtrise en sociologie à l'Université du Québec ; et Gilles Labelle est Professeur Titulaire d'Études politiques à la Faculté des sciences sociales de l'Université d'Ottawa. A priori pas la partie la moins cultivée ou la moins influente de la population.
  17. Du coup j'ai fais quelques recherches sur ces "conservateurs de gauche" (dont les positions font furieusement penser à un retour de la ligne du PCF d'avant la mutation Robert Hue, un national-communisme hostile aux SJW et autres délires du gauchisme culturel en somme: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/09/le-gauchisme-culturel-des-origines-au.html ). On trouve un entretien de deux d'entre eux sur le site Le Comptoir (souverainiste de gauche): https://comptoir.org/2016/06/22/eric-martin-et-maxime-ouellet-lindividualisme-a-cree-une-mefiance-envers-le-commun/ Un certain Félix L. Deslauriers les critique (de manière assez pauvre du reste, qui se résume à une accusation de crypto-réactionnarisme). En revanche il donne une description, qui, tout en forçant le trait, est assez révélatrice de ce courant (auquel on peut rattacher une nullité comme Michéa, dont se réclame d'ailleurs Gilles Labelle): "Tout en s’opposant au libéralisme économique et en remettant en question la distribution du pouvoir et des richesses sous le capitalisme, ils dénoncent l’antitraditionnalisme d’une « nouvelle gauche ». En fait, c’est précisément cet antitraditionnalisme qui empêcherait de critiquer convenablement la dynamique destructrice du capitalisme. Ces intellectuels critiques partagent en cela le diagnostic des néoconservateurs (mais aussi de certains penseurs du néolibéralisme, auxquels ils associent pourtant les tenants du «néo-progressisme») : la montée d’une contre-culture et la multiplication de «nouveaux mouvements sociaux» portant des revendications dites «de reconnaissance» à partir des années 1960 mèneraient à une véritable paralysie politique. Pour les conservateurs de gauche, c’est moins la souveraineté de l’État (comme chez les néoconservateurs) qui serait affaiblie par l’apparition de ces mouvements «identitaires» et contre-culturels que la capacité de la gauche à mener une politique authentiquement anticapitaliste. Progressiste, la «nouvelle gauche» serait celle qui aurait voulu porter «une critique sans concession d’institutions formelles telles que la famille, l’Église, l’école, etc. ». Ce progressisme culturel, notamment véhiculé par les féministes et les antiracistes, ferait le beau jeu «du capitalisme à l’heure de son accomplissement mondialisé ». C’est ici que Benjamin entre en scène : sa critique de l’idéologie du progrès est mobilisée afin de revendiquer la nécessité d’adopter une posture conservatrice sur les questions dites «sociétales» ou «identitaires» pour soutenir un anticapitalisme conséquent." -Félix L. Deslauriers, « Libérer du conformisme une tradition en passe d’être violée par lui ». Walter Benjamin et les « conservateurs de gauche », http://raisons-sociales.com, 2 décembre 2015. En gros c'est une réaction de la gauche anticapitaliste traditionnelle contre la "troisième phase" de la gauche, comme dirait @Mégille.
  18. Faire des cérémonies collectives pour se morfondre en cœur sur les saloperies de notre passé est éminemment malsain et mortifère. Mais alors le faire avec le passé des autres relève du délire au carré. Sans parler du fait que ça va certainement améliorer nos relations diplomatiques avec la Turquie. Toujours intéressant de constater à quel point les amis de l' "ouverture à l'autre" nous coupent sans cesse un peu plus du reste du monde.
  19. En fait le concept de nature est polysémique, son maniement exige donc des précisions et des précautions. On peut distinguer au moins 2 sens de nature. La Nature avec un grand N peut servir comme synonyme de l'être (dans une acceptation matérialiste où il n'existe rien de supra-naturel). Si on parle de Nature au sens d'être, l'Homme fait évidemment -par définition- parti de la Nature-être, donc il ne peut logiquement pas la dominer puisqu'il ne s'en distingue pas. (On retrouve ce sens lorsqu'on parle de nature humaine pour désigner l'essence de l'Homme. Ou encore dans la notion morale de "comportement contre-nature", qui contredit une finalité naturelle attribuée à l'Homme, une finalité impliquée par son essence). Le second sens est plus courant (mais les confusions sont récurrentes) ; on parle aussi de nature pour désigner la réalité extérieure à l'Homme qui n'a pas été modifié à la suite de son action. Dans cette acceptation, on pourrait penser que l'Homme peut dominer la nature puisqu'elle est posée comme un élément étranger en face de lui. Mais en fait, la définition rend la domination impossible puisque toute action sur la nature la modifie et donc la détruit en tant que nature (elle ne peut plus être inaltérée, ne plus avoir été manipulée). L'action humaine sur la nature l'abolit donc en créant des êtres "artefacts" où se mélangent, en proportion variable, naturalité et artificialité (ex: le loup ignorant l'homme est un être naturel, le loup ayant intégré la présence de l'homme a déjà un degré de naturalité plus faible, moins encore lorsque la domestication le transforme en chien, moins encore avec un chien moderne modifié par l'alimentation et les soins humains, et moins encore avec un hypothétique chien robotisé). On voit donc que naturel =/= biologique ou vivant, contrairement à une confusion récurrente. L'arbre transplanté de place est toujours aussi organique, mais il n'est plus naturel (au sens 2). On voit aussi que l'environnement humain, aussi pauvre en objets techniques soit-il, ne peut plus guère comporter de nature (au sens 2). Il n'y a par exemple plus guère de paysages naturels en Europe (non défriché, non cultivés / aménagés) depuis la fin du Moyen-âge. En revanche il reste pas mal de nature dans l'univers, là où l'influence humaine n'opère pas ou encore peu (les autres planètes du système solaire par exemple). Le mot d'ordre écologiste de "sauver la nature" est donc philosophiquement erroné, à moins de signifier un rejet de nouvelles activités humaines en dehors de la Terre. Il faut substituer à la réflexion sur la nature (au sens 2, déjà évacuée de la vie quotidienne) une réflexion sur l'environnement, en tant que celui-ci: 1): en nécessairement présent par définition ; 2): englobe sans discrimination naturalité et artificialité, et peu même être hautement artificiel (comme une ville, une île artificielle, un engin ou une base spatiale, etc). Avec ce concept il devient censé de dire que l'Homme peut dominer son environnement (puisque ça ne fait que l'historiciser davantage sans l'abolir), à condition de rappeler que "les dominants sont dominés par leur domination" (Bourdieu):
  20. En matière d'échelle de responsabilité, l'attribution de la couleur d'yeux est insignifiante au regard de donner la vie.
  21. Le malaise est assez facile à comprendre: l'individu se sent nié dans son individualité par la réplicabilité. Il y a aussi le halo d'angoisse habituel autour de la technique et de la nouveauté. Pour le moment c'est juste de la peur ; pas encore de quoi justifier une condamnation éthique ou une interdiction légale. On peut cependant se demander si l'existence d'individus ayant le même code génétique ne serait pas une menace en termes de sécurité.
  22. L'Homme se substitue déjà à la Nature (ou plus exactement, au fonctionnement spontané de l'environnement, domaine où c'est le laissez-faire qui conduit à la pénurie) avec l'agriculture, l'aménagement des forêts, etc, etc. Ce qui semble on ne peut plus avantageux pour Lui. On ne peut donc pas évoquer un principe aussi général (en plus d'être faux) pour savoir que penser du clonage humain.
  23. Une partie des membres de la "communauté solidaire" autoproclamée ne se comporte pas comme les "élites" parasitaires qui vivent de la subvention et de la culpabilisation le souhaitent. Il faut donc les ostraciser pour faire un exemple.
  24. Comment dire... non ?
  25. Alors qu'essayer de penser sans catégories produit à l'évidence de bons résultats...
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