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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. J'ai juste dis que je n'aimais pas (étudier) le Moyen-âge ; pourquoi vous en tirez la conclusion que 1): je ne le connais pas ; 2): que si je le connaissais, ça me ferait automatiquement l'apprécier ? L'extrait de Léon Bloy que j'ai posté n'est qu'un semi-troll ; ça montre qu'on peut à la fois voir le Moyen-âge comme un âge de ténèbres et l'apprécier pour cette raison. Les évaluations morales possibles sont nombreuses. Après, je joue carte sur table, j'ai dis que j'inclinais à voir les choses comme un Moderne (avec un zeste de romantisme parce que l'amour courtois, quand même. D'ailleurs en parlant de ça, @Johnnieboy, j'ai lu L'Amour et l'Occident ; la thèse est assez faible comme disait @Lancelot ): « Dans cette époque désastreuse, nous verrons l'esprit humain descendre rapidement de la hauteur où il s'était élevé, et l'ignorance traîner après elle, ici la férocité, ailleurs une cruauté raffinée, partout la corruption et la perfidie. A peine quelques éclairs de talents, quelques traits de grandeur d'âme ou de bonté, peuvent-ils percer à travers cette nuit profonde. Des rêveries théologiques, des impostures superstitieuses, sont le seul génie des hommes : l'intolérance religieuse est leur seule morale ; et l'Europe, comprimée entre la tyrannie sacerdotale et le despotisme militaire, attend dans le sang et dans les larmes le moment où de nouvelles lumières lui permettront de renaître à la liberté, à l'humanité et aux vertus. » -Nicolas de Condorcet, Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, "Les classiques des sciences sociales", 1793, p.108. Avouez quand même que la période a (atrocement) mal commencé. Comme dit Marx dans L'idéologie allemande: "Les derniers siècles de déclin de l'Empire romain et la conquête par les barbares eux-mêmes détruisirent une masse de forces productives ; l'agriculture avait sombré, l'industrie avait décliné par manque de débouchés, le négoce était en sommeil ou avait été interrompu par la force, la population des villes et des campagnes avait diminué." On peut parler de régression civilisationnelle et d'étouffement intellectuel:
  2. Dans mon cours de géographie des espaces ruraux et périurbains, on parlait développement agricole, j'ai du m'endormir à un moment et au réveil la prof était en plein tirade dénonciatrice contre l' "hyper-libéralisme" (variante originale) qui "monte dans nos sociétés". Pourquoi, comment, quel rapport avec le cours ou avec le monde réel, va savoir. La PAC a dû se néo-libéraliser subrepticement.
  3. Mais avec ça il n'y a aucun culte du chef. Pure propagande.
  4. On est toujours le bien-pensant de quelqu'un, j'ai l'impression. C'est pour ça que je n'aime pas le flou conceptuel des termes de "pensée unique", "bien-pensance", etc. Bienvenue sinon
  5. J'ai acheté le bouquin éponyme, j'étais déçu, il est old.
  6. Intéressant, je vais le lire pour essayer d'estimer si c'est un fake ou pas ; mais ça paraît un peu trop énorme. La citation de Machiavel au début est légèrement déformée par rapport à la traduction que j'ai.
  7. Je suis assez romantique pour essayer d'y trouver une ou deux choses à sauver. Genre la poésie courtoise et les cathédrales. Mais bon, pour un Moderne, a fortiori athée, c'est vraiment pas la joie. Pour les anti-modernes, en revanche... "Ce jour-là, Gacougnol sortit de lui-même et fut magnifique. Il se leva de son tabouret, déposa sa palette, ses pinceaux, son brûle-gueule, tout ce qui peut empêcher un homme de se mettre au diapason du sublime et, debout au milieu de l’atelier, prononça ces paroles dignes du grand marquis de Valdegamas : — Le Moyen Âge, mon enfant, c’était une immense église comme on n’en verra plus jusqu’à ce que Dieu revienne sur terre, — un lieu de prières aussi vaste que tout l’Occident et bâti sur dix siècles d’extase qui font penser aux Dix Commandements du Sabaoth ! C’était l’agenouillement universel dans l’adoration ou dans la terreur. Les blasphémateurs eux-mêmes et les sanguinaires étaient à genoux, parce qu’il n’y avait pas d’autre attitude en la présence du Crucifié redoutable qui devait juger tous les hommes… Au dehors, il n’y avait que les ténèbres pleines de dragons et de cérémonies infernales. On était toujours à la Mort du Christ et le soleil ne se montrait pas. Les pauvres gens des campagnes labouraient le sol en tremblant, comme s’ils avaient craint d’éveiller les trépassés avant l’heure. Les chevaliers et leurs serviteurs de guerre chevauchaient silencieusement au loin, sur les horizons, dans le crépuscule. Tout le monde pleurait en demandant grâce. Quelquefois une rafale subite ouvrait les portes, poussant les sombres figures de l’extérieur jusqu’au fond du sanctuaire, dont tous les flambeaux s’éteignaient, et on n’entendait plus qu’un très long cri d’épouvante répercuté dans les deux mondes angéliques, en attendant que le Vicaire du Rédempteur eût élevé ses terribles Mains conjuratrices. Les mille ans du Moyen Âge ont été la durée du grand deuil chrétien, de votre patronne sainte Clotilde à Christophe Colomb, qui emporta l’enthousiasme de la charité dans son cercueil, — car il n’y a que les Saints ou les antagonistes des Saints capables de délimiter l’histoire." -Léon Bloy, La Femme pauvre, 1897, p.150-151.
  8. 1): Napoléon Ier est allé détruire le Saint-Empire Germanique hein. Donc elles étaient "bonnes" entre 1815 et 1870, en ce sens qu'il n'y a pas eu de guerre. L'Allemagne est de facto un ennemi héréditaire, à partir du moment où les conflits se sont répétés pendant des générations et ont joué un rôle dans la constitution du territoire et de l'identité nationale. Idem de l'Angleterre. J'aurais tendance à dire que ça vient du fait que pour que des guerres deviennent récurrentes, il faut un certain équilibre entre les puissances (or quand on parle des première puissances en Europe occidentale, le trio France-Allemagne-Angleterre revient à presque toutes les époques). La France a aussi fait la guerre en Italie (fin XVème, et aussi avec Bonaparte) mais le morcellement d'Etats italiens n'a pas permis que les conflits perdurent et/ou que les Italiens soient assez puissants pour essayer de se venger. 2): Bof. A part Madame de Staël, je ne vois pas trop.
  9. Il s'est embrouillé tout seul comme un grand. Je présume que notre presse subventionnée ne veut pas se moquer de sa seigneurie sur un sujet aussi subversif.
  10. Moi c'est le Moyen-âge que je n'aime pas étudier. L'ère des Ténèbres.
  11. Les mauvaises relations "France-Allemagne" ne commencent pas en 1870, on peut remonter jusqu'à la partition de l'Empire de Charlemagne si on est taquin (et Bainville remonte jusqu'aux Romains, mais on n'est pas obligé de le suivre): "Entre le premier affrontement de Charles Quint et de François Ier, et la Seconde Guerre mondiale, il y a eu vingt-trois conflits guerriers franco-allemands, dont la très grande majorité se sont déroulés sur le territoire allemand. Il en fut ainsi notamment au XVIIe et au XVIIIe siècle." -Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne, Éditions du Seuil, coll. Points, 1999 (1994 pour la première édition), 957 pages, note 1 p.20.
  12. "Il a également démontré comment le libéralisme réduisait la liberté par la réduction des « futurs possibles » ." Comme ça ne veut rien dire, on ne peut pas argumenter contre. Bien joué. A moins qu'il ne parle des futurs soviéto-cubains, auquel cas le libéralisme pourrait en effet les empêcher. Mais il ne peut pas opérer vu qu'il n'est pas appliqué. Peut-être que Mélenchon fait la guerre au libéralisme des https://fr.wikipedia.org/wiki/Mondes_possibles, qui sait ?
  13. Cette fois le socialisme se réveille bel et bien aux USA: "On nous a toujours martelé que le socialisme n’était pas applicable ici, car incompatible avec notre système politique et économique. Mais on sait que cela est possible." http://www.liberation.fr/planete/2018/01/18/a-pittsburgh-on-sait-que-le-socialisme-est-possible_1623541
  14. Une nation sans Etat est au mieux en sursis, lequel n'est d'ailleurs connaissable en tant que tel qu'a posteriori (ex: la Pologne au 19ème).
  15. Parce que les deux phénomènes sont liés, pour le type de groupe particulier qu'est la Nation. Pour d'autres groupes culturels ou religieux (ex: être musulman), les frontières physiques ont beaucoup moins d'importance pour créer un sentiment d'appartenance.
  16. Voilà pourquoi j'achèterais jamais de Télé.
  17. Il n'aurait pas été ministre si Le Pen était passé. Et probablement même pas dans un hypothétique gouvernement de coalition des droites. Il représentait quand même l'aile gauche de LR et ce genre de choses (rapprochement réel ou imaginaire vers le FN) marque ton image politique. Regarde comment tous les autres cadres LR ont tirés dans les pattes de Wauquiez sur le thème, "il n'a pas appelé à voter Macron, il est ambigu, etc".
  18. Les complotistes et l'extrême-droite monarchiste ne peuvent qu'en saliver de rage:
  19. Autant la gauche radicale a eu tort de geindre quand il a invité Poutine, autant faut pas utiliser le château pour tout et n'importe quoi. Surtout si d'aventure on découvre c'est le contribuable qui paye les frais de réception...
  20. Bah non, c'est une convention. Après tu peux raisonner en terme de féodalisme/mode de production féodal, mais ça ne disparaît pas à la même vitesse selon les régions du monde (pour celles qui l'ont connu), ce qui rend la périodisation complexe et controversée.
  21. Comme le IIIème Reich la location immobilière sous Hidalgo 1ère. Faut pas confondre socialisme et étatisme. Le socialisme vise à l'abolition d'un type spécifique de propriété privée (le communisme pouvant étendre le principe à plein d'autres formes de propriété). Ceux qui veulent "juste" encadrer, réguler, etc, sans vouloir renverser le capitalisme, sont des sociaux-démocrates quand ils sont de gauche ou diverses choses quand ils sont de droite: « Le socialisme combat pour la disparition du salariat. » -Gabriel Deville, Aperçu sur le socialisme scientifique, 1883. "Le socialisme, c’est la suppression du parasitisme social, c’est la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme, c’est la propriété sociale des moyens de production." -Gabriel Péri, Non, le nazisme, ce n’est pas le socialisme !, avril 1941.
  22. Possible, on le saura de toute façon jamais. Je ne vois pas Mélenchon parvenir à se faire élire. Mon point est seulement que parler de socialisme pour qualifier le programme de feu le Front-de-gauche est déjà discutable, alors pour le PS... Tout ça c'est du fifty shades of social-statism. Et ça vaut pour tous le monde jusqu'au FN.
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