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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Pour être au point sur la fameuse "embellie en cours sur le front de l'emploi": https://www.contrepoints.org/2018/01/27/308366-chomage-on-a-essaye D'ailleurs, pour rebondir sur la fin de l'article, j'ai déjà rencontré des gens qui ont parfaitement conscience, qui admettent que le salaire minimum et autres réglementations créent du chômage légal, mais qui préfèrent cette situation "pour qu'il n'y ait pas de jobs de misère comme en Angleterre ou en Allemagne". En général ces personnes ne sont, curieusement, pas susceptibles d'être concernées par les effets desdites "mesures de protection sociale". Le chômage légal c'est donc très bien, pour les autres, les pauvres. Du coup je me demande si on ne peut pas en déduire que le clivage économique insiders/outsiders (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_insiders-outsiders#Situation_sur_le_marché_du_travail ) tend à se transposer sur le plan politique, et si oui, y a-t-il un avantage ou un privilège qui motive le groupe des insiders à soutenir ces mesures ? Par exemple, la pénurie artificielle d'offres d'emplois ne tend t-elle pas à tirer à la hausse les salaires des insiders ? L'école des choix publics a-t-elle étudié cette hypothèse ?
  2. Oui, enfin, il est exagérément pessimiste, car si la guerre a comme souvent étendu encore plus et durablement le domaine d'action de l'Etat, ni les USA ni les pays d'Europe occidentale ne sont devenus des "dictatures", encore moins des Etats totalitaires. Et l'étatisme a reculé ultérieurement dans certains pays, comme en Angleterre. Par ailleurs sa solution au problème c'est "surtout pas de politique, ayez foi en Jésus". J'ai comme un doute sur l'efficacité de la méthode.
  3. Ce qui est pire alors: https://fr.wikipedia.org/wiki/Passager_clandestin_(économie) Soit la loi, bonne ou mauvaise, mérite qu'on lui obéisse (et dans ce cas là ça vaut pour tous le monde, toi compris, la loi étant par définition générale) ; soit elle ne le mérite pas, et dans ce cas là tu n'as rien à reprocher à autrui...
  4. Mouai. L'écologisme anarchiste-chrétien n'est guère mon truc.
  5. L'analyse de la chute de Rome par Ellul (on l'on voit une fois encore qu'un Etat boulimique peut -doit ?- être le contraire d'un Etat fort):
  6. Me semble que c'était déjà le cas dans l'Empire romain.
  7. Je te veux pour mon collège international de philosophie
  8. 1): Je me suis longtemps laissé dire (Alain Laurent, Christian Godin) qu'en effet, le christianisme, avec sa traque du péché et son goût pour l'introspection, avait apporté un germe de conscience de soi qui n'existait pas avant. Sauf qu'en fait, tu peux voir un niveau tout à fait équivalent, voire supérieur, dans la Rome d'avant la christianisation. Je pense à la correspondance de Cicéron, entre autres. 2): Le processus est très lent mais il a une marche en avant décelable à partir de la Renaissance. Je pense notamment à Pétrarque. 3): Les Romains avaient déjà un nom de famille. Du reste ça ne t'individualise pas vraiment, le nom de famille te rattache au contraire à un ensemble qui te dépasse (parce qu'il te précède et dans la logique de l'honneur "clanique", doit être transmis). 4): Olivi semble avoir occupé une position originale, mais je ne sais pas bien s'il a vraiment fait avancer la réflexion économique: "La pensée d'Olivi est certainement 'singulière": tout en s'inscrivant dans la culture scolastique, elle s'oppose avec véhémence à celle de Thomas d'Aquin et à l'aristotélisme chrétien, sans pour autant se fonder sur l' "augustinisme" des opposants franciscains à Thomas." -Brigitte Miriam Bedos-Rezak & Dominique Iogna-Prat (dir), L'Individu au Moyen Age. Individuation et individualisation avant la modernité, Mayenne, Éditions Flammarion, Aubier, 2005, 380 pages, p.292. 5): Pas lu Roger Bacon (ce qui est certainement une lacune). 6): C'est un peu comme de dire que pleins de marxistes d'Europe de l'Est ou d'Asie ont réussi à concilier pensée libre et adhésion au marxisme-léninisme. Le tout est de savoir jusqu'où ne pas aller trop loin (et c'est moins facile qu'il n'y paraît tant les excommunications peuvent tomber sur celui qui la veille se croyait le parangon de l'orthodoxie. Même Thomas d'Aquin a été hautement suspect à une période...).
  9. Il eu fallu pour cela qu'il exista des individus à cette époque (au sens psycho-social, évidemment pas au sens ontologique) ; ce qui est pour le moins problématique. "Disons-le tout net, l'individu, élément clé de nos représentations et institutions sociales, ne peut pas avoir existé dans la société médiévale, dont l'organisation (c'est-à-dire les structures et les représentations) n'a rien à voir avec la nôtre." -Brigitte Miriam Bedos-Rezak & Dominique Iogna-Prat (dir), L'Individu au Moyen Age. Individuation et individualisation avant la modernité, Mayenne, Éditions Flammarion, Aubier, 2005, 380 pages, p.79. Quant à la thèse qui fait du nominalisme et de la pensée d'Ockham en particulier le début de l'individualisme politique et un proto- "libéralisme" (thèse qu'on trouve chez de Villey, A. de Benoist, Alain Laurent ou encore André de Muralt -les uns pour s'en féliciter, les autres pour le déplorer), elle me laisse à ce stade de mes recherches assez sceptique. J'ai lu l'essai qu'Arthur Stephen McGrade a consacré à sa pensée politique et la radicalité des positions d'Ockham ne m'a pas sauté aux yeux. Du reste McGrade écrit clairement: "[His] political works make no appeal to a distinctively Ockhamist theological epistemology." (The Political Thought of William of Ockham, Cambridge University Press, 2002 (1974 pour la première édition), 269 pages, p.199). « Le caractère scandaleux de la doctrine d’Occam est une découverte toute moderne ; du XIVème au XVIIème siècle, personne ne s’en est aperçu. » -Étienne Gilson, « La philosophie franciscaine », in Saint François d’Assise : son œuvre, son influence, Paris, 1927, pp.148-75, p. 171. Donc l'idée que le Moyen-âge comportait les germes de la rupture ultérieure avec les sociétés "holistes" ne me paraît pas fondée.
  10. Même pas La Politique ou l'Éthique à Nicomaque... Quelle misère... Et puis certains passent un peu vite sur le fait qu'une fois ces textes connus, il fallait les passer au tatamis de la compatibilité avec le dogme. Ce qu'il y a de bien avec la Renaissance, c'est qu'on voit le début (ô ! timide) d'une pensée qui échappe durablement à l'orthodoxie chrétienne (phénomène encouragée par le schisme luthérien), voire à la clôture religieuse de la pensée:
  11. 1): Je parlais des acquis intellectuels qui, a tort, ont focalisé les débats sur la valeur du Moyen-âge. La Renaissance avec un grand R ne se limite évidemment pas à des progrès intellectuels. 2): Ben, c'est un fait. Ce que fait Descartes n'a guère à voir avec ce que faisaient les scolastiques, on peut parler d'une révolution philosophique, du point de vue de la méthode (j'ai récemment fait grincer les dents de @Gio en décrivant ainsi le cartésianisme). Demande donc à Pascal si le cartésianisme n'est pas une rupture majeure avec la tradition ! Idem en philosophie politique, ce que font Hobbes ou Locke ne ressemblent plus guère à un auteur ne serait-ce qu'aussi tardif que Grotius. Que les Modernes aient a l'occasion été injustes à l'égard d'auteurs plus anciens (Descartes vis-à-vis d'Augustin, Spinoza vis-à-vis d'Aristote ou de Maïmonide), soit, mais ça n'est que la contrepartie quasi inévitable de l'effort de rupture avec le poids des auteurs consacrés (ce qui est très humain), et a fortiori avec la "pensée héritée" comme dirait Castoriadis.
  12. Le name dropping consiste à citer des "grands noms" que l'on ne connaît pas ou peu, de manière peu utile par rapport à la discussion, afin de passer pour un puits de culture. Alors que je cite des auteurs que j'ai lu pour construire une argumentation. Vous avez parfaitement le droit de ne pas la trouver convaincante. Attaquer des hommes de paille, en revanche...
  13. ça va être dur de trouver en quoi sont apparentés libéraux, philosophes communautariens et un libertaire comme Ruwen Ogien, par exemple. Pourtant tous cochent la case "philosophie morale moderne*". *Le terme est ici ambigu: parle-t-on d'une époque ou d'un contenu ? Au sens 1, les Anti-modernes (comme dit Antoine Compagnon) sont aussi des Modernes. Du coup on doit aussi ranger dans "philosophie morale moderne" un post-maurassien comme Pierre Boutang. Mais bon, je ne veux pas faire dériver le fil, il y a déjà celui sur l'éthique.
  14. 1100 et quelques, c'est déjà plus de la moitié de la période. Donc "il n'y a pas eu de coupure"... La Renaissance c'est surtout la redécouverte / relecture des auteurs romains, Cicéron, Tite-Live (Machiavel écrit un traité de réflexions politiques qui part explicitement de Tite-Live), etc. Mais il y a effectivement un néo-platonisme italien qui remonte jusqu'à Paris, dont l'une des grandes figures est https://fr.wikipedia.org/wiki/Marsile_Ficin
  15. 1): Exact, mais la date (fin de l'Empire byzantin) fonctionne mieux pour marquer la fin du Moyen-âge* je trouve (donc pas pour soutenir qu' "il n'y a pas eu de coupure avec l'antiquité"). *ça ou la fin de la guerre de Cent Ans. Parce que 1492, personne ne sait pour Colomb, c'est plus la date de la fin de la Reconquista catholique. 2): j'étais sûr que quelqu'un allait me citer ce bouquin^^ J'ai un peu lu Gouguenheim pour sa biographie de Frédéric II (l'empereur du Saint-Empire au XIIIème siècle, pas le roi de Prusse du XVIIIème).
  16. J'imagine que la redécouverte des Grecs et d'Aristote en particulier via les traductions de l'Arabe sont un mythe aussi...
  17. Tu réitères que tu vois pas la différence entre jugements sur les faits et jugements sur les valeurs. Dont acte.
  18. L'article admet tacitement ce point de vue en disant qu'il faut "prendre en considération" un sondage du Figaro qui donne 76% de Français favorables à l'abandon. Un. Sondage. Alors qu'il y a eu un vote démocratique. Sans oublier que les élus du peuple, présidents ou autres, soutiennent ce projet depuis des décennies. Que Macron s'est engagé à "faire respecter le vote des Français". Que Le Maire disait fin 2016 qu'un abandon serait un "coup grave à l'autorité de l'Etat"...
  19. Le marxisme ne peut rien justifier, parce qu'il n'a pas de philosophie morale du tout. Du moins chez Marx. Ses successeurs ont eu trois sortes de réponses à la problématique: -une tentative, isolée et mal foutue, de créer une "morale du producteur" d'inspiration rousseauiste et hégélienne (avancée de façon tardive et isolée chez Michel Clouscard). -plusieurs tentatives de compléter Marx avec une morale d'inspiration néo-kantienne. Le dernier philosophe a s'être lancé là-dedans est Denis Colin, probablement le plus intelligent des marxistes français vivants (avec M. Löwy). Les tenants de ce courant ont été historiquement mis au feu par les bolcheviks, Lénine traitant les néo-kantiens de déviationnistes embourgeoisés (puissant argument philosophique s'il en est). -l'approche je-m'en-foutiste/relativiste. C'est l'approche dominante, ce qui est bon pour le triomphe de la révolution prolétarienne n'a pas besoin de fondements supplémentaires. Adossé à un relativisme dont Alan Woods donne l' "exemple" achevé: Sinon ta réflexion est intéressante, surtout la deuxième partie. Je reviens commenter bientôt.
  20. Mieux vaut être aveugle que de lire ça...
  21. 1): Oui alors, en dépit de notre mauvaise réputation, nous autres libéraux ne sommes pas l'Ordre Sith, hein 2): ça pourrait à la rigueur encore passer mais pas d'être prolétaire ; on n'aime pas les membres des classes inférieures. (je déconne, soit le bienvenu dans la secte ) Encore un ingénieur !
  22. Celui-là est très bien, j'avais recensé le début: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/05/les-fanatiques-de-lapocalypse-de-norman.html
  23. This. D'une manière générale, la seule chose qui me fascine au Moyen-âge, c'est la manière dont on en est sorti. Et la Renaissance italienne se pose là en la matière:
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