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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Elles sont aliénées par la fausse conscience qui les empêchent de prendre conscience de leur intérêt de classe objectif. Le parti d'avant-garde doit agir au nom des masses "allant à contre-courant de l'histoire" (Lénine, Que Faire ?). Splendeur de l'abolitionnisme de structures.
  2. ça revient à essayer de savoir ce qui est le plus dangereux entre le mensonge et l'erreur. La bonne réponse étant: le gouvernement qui veut légiférer contre ça.
  3. Tu juges (entre autres) un intellectuel à ce qu'il dit d'autres intellectuels. J'observe qu'à gauche on prend toutes sortes de précautions oratoires et de froncements de sourcils menaçants lorsqu'on introduit la réflexion de, par exemple, un auteur de la Révolution conservatrice allemande. Ce qui ne me choquerait point si lesdits avertissements et disclaimers verbaux n'étaient pas oubliés vis-à-vis d'intellectuels de gauche, sauf prétexte que le Bien ne saurait errer (et ça ne vaut pas seulement pour Bataille, mais pour un paquet d'ex-staliniens comme Sartre par exemple. Ou d'ex maoïstes). Je ne suis pas seul à trouver ça agaçant du reste: « Avoir été nazi est un stigmate (ce que cela ne doit jamais cesser d’être), mais avoir été du côté des tortionnaires de gauche est tout à fait excusé. On contraint Carl Schmitt, à juste titre, à se justifier, mais ceux qui ont soutenu le régime qui a institué et étendu le goulag n’ont jamais eu de comptes à rendre (en premier lieu en Russie même, contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne). Tout l’admirable travail sur le totalitarisme est déconsidéré, alors que c’est une tâche philosophique urgente que de le penser dans son fond métaphysique autant que juridique, social, politique. » -Frédéric Nef, Qu’est-ce que la métaphysique ?, Gallimard, coll. Folio essais, 2004, 1062 pages, note 12 p.161.
  4. Phénomène à ne pas surestimer non-plus. La vulgate marxiste autour du mode de production esclavagiste a d'ailleurs laissé beaucoup de clichés*: "La nature d’un mode de production donné n’est pas décidée par qui effectue la plupart du travail de production, mais en fonction de la méthode d’appropriation du surplus, la manière dont les classes dominantes arrachent le surplus aux producteurs primaires. À tout le moins dans les parties les plus développées du monde grec et romain, si (comme je l’ai dit) ce sont les paysans et artisans libres qui étaient responsables du gros de la production, c’est à partir du travail non-libre que les classes possédantes obtenaient le plus gros de leur surplus régulier." -Geoffrey de Ste. Croix, « Class in Marx’s conception of history, ancient and modern », New Left Review I/146, juillet-août 1984. *Laquelle a aussi étouffé la question bien intéressante du "capitalisme antique", sujet d'interrogation chez Weber.
  5. Le seul néo-hégélien de ma connaissance est Yannick Jaffré, ex-membre du FN et sympathisant de Poutine: http://yannickjaffre.fr/biographie/ Fabry n'a rien d'hégélien. Il n'est pas non plus spenglerien. Les autres théoriciens des cycles historiques que j'ai à l'esprit ne s'occupaient pas de prospective, j'ai donc tendance à croire que Fabry développe un discours psyco-historique sui generis.
  6. Ah ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Tropique_du_Cancer_(roman)#Résumé
  7. A souffler à l'oreille des conservateurs (comme dirait Nietzsche): https://www.liberte-scolaire.com/actualites/a-lecole-de-gramsci-transmission-et-emancipation/
  8. Bienvenue à toi Sache que nous autres libéraux dominant le monde, la désintégration du collectivisme bruxellois est dans nos plans ; ils sont justes retardés par la consultation immodérée du fil des Playmates Certains en Europe sont quand même plus sérieux:
  9. J'ai pensé l'acheter pour Noël (car tu le vends bien ) mais à vrai dire j'ai déjà suffisamment de livres non lus dans mes étagères pour m'occuper pendant quelques années. Même en ne retenant que les romans, qui n'en composent pas la majeure partie. En plus en littérature rose j'ai déjà des romans et/ou des idées d'achats.
  10. @Bisounours pas vraiment à vrai dire, je préfère lire de bons auteurs ! D'ailleurs @Rincevent vient de me rappeler qu'il faut absolument que je lise le bouquin de Trigano sur le post-modernisme.
  11. Plaît-il ? J'ai jamais dis du bien de Lindenberg. Et son texte est nul. Surtout cette phrase: "il s’agit de rien moins que de « déconstruire les déconstructeurs ». En clair d’en finir avec les principes issus de 1789." Il dit explicitement qu'il ne veut pas attaquer des "individus", mais une nébuleuse, ce qui est la porte ouverte aux raccourcis simplificateurs. La base de la bonne polémique c'est de nommer l'adversaire et si possible de mener la critique en citant des textes. Sans quoi on ne peut que charger des moulins à vent vagues (genre "le pessimisme", le "déclinisme"). En revanche Lindenberg a fait un truc bien (dans Les Années souterraines , 1990): mettre les intellectuels de gauche (généralement post-modernistes) devant leurs contradictions en pointant le fait qu'ils encensent à l'occasion Georges Bataille, alors que ce dernier a esthétisé la violence et la "vigueur" du national-socialisme allemand...
  12. L’idée que la lutte des classes appartient au passé, que la robotisation crée le chômage et qu’un revenu minimum inconditionnel doit assurer les besoins sociaux, etc., tout ça a été théorisé par André Gorz (marxiste existentialiste passé à l’éco-socialisme), dès Adieu au prolétariat (1978). Ce n’est donc pas nouveau. A la limite l’écart temporel jusqu’en 2017 montre le gap avant qu’une théorie sociale trouve une traduction politique. Et ce n’est pas non plus un renouvellement du socialisme, parce que le PS n’est plus socialiste depuis belle lurette. Ce que veut le PS, ce n’est pas socialiser les moyens de production et renverser le capitalisme. C’est une gestion social-démocrate* de l’Etat-providence déjà existant (« préserver-l’emploi-public-facteur-de-lien-social »), avec un discours et des interdictions plus écologistes qu’avant**. Bref, le statu quo. Là où le projet socialiste se voulait construction d’une nouvelle société radicalement différente. *Là où la droite feu-UMP proposer de ...conserver l'Etat-providence existant, mais en le gérant "bien", parce que la droite est sérieuse, elle. *Et derrière la radicalité du ton, Mélenchon ne propose pas autre chose. Une élection de Mélenchon, ce serait probablement le retour de Mitterrand sans même la phase de nationalisations d’avant 1983. Du Tsipras.
  13. Ce qui revient à dire que tout est sérieux, que tout est sur le même plan, au premier degré. Que tabasser un pnj féminin dans un jeu vidéo parce que tu peux le faire pour le fun, c'est le début du patriarcat et de la violence sous toutes ses formes (d'ailleurs ce n'est qu'une sous-espèce du discours "les jeux vidéos rendent violents". Les gaucho-féministes vont une fois de plus tomber d'accord avec la droite rigoriste). Les gauchistes culturels sont incapables de distinguer langage / virtualité et réalité, sérieux et frivole. "Prenez vos désirs pour la réalité" comme disait l'autre...
  14. C'est bien, je vois qu'on "aide" des gens dans le besoin pour garantir l'émergence de talents inconnus. On croirait le fonctionnement dans le monde musical. Quelle plaie.
  15. C'est pas mon préféré de la licence mais au moins j'ai chialé ressenti des choses en le regardant. Alors que SW8 = encéphalogramme plat.
  16. Ceux qui détruisent la responsabilité dans toutes les sphères de la société ne risque pas d'aimer qu'il en reste symboliquement dans le virtuel. Et puis il y a des choses avec lesquelles on (c.a.d le gauchisme culturel) ne plaisante pas. Crime de lèse-bien-pensance.
  17. Et Ventress porte une tenue rituelle Sith. Pourtant c'est une Jedi Noire (ce qui la frustre infiniment).
  18. Pas sûr qu'on puisse encore parler de culture Sith à partir de l'instauration de la "Règle des deux": https://www.anakinworld.com/encyclopedie/regle-des-deux
  19. Pas le rôle de l'Etat d'empêcher ça. Faut pas venir pleurer quand tu fais des affaires dans un régime communiste.
  20. Déjà en cours depuis 2000, environ. Et toutes les lois d'urbanisme depuis vont dans le même sens: C'est comme pour la réforme des régions de Hollande, personne ne se plaignait de rien, mais nos élus, dans leur ineffable sagesse, ont estimé qu'il fallait réduire le nombre de communes pour "se rapprocher de la moyenne des pays européens"... Parce que.
  21. 1): 2): Mais non, pas du tout. Il bascule du côté obscur parce qu'il y a peur de perdre Padmé. Il pense que seul Dark Sidious peut le rendre assez puissant pour la protéger (en outre sa relation "filiale" avec Sidious le pousse à prendre son parti lorsque Windu menace de le tuer). Et ensuite il se retourne contre Padmé lorsqu'il pense (par jalousie* notamment) qu'elle l'a trahit en faisant venir Obiwan. Et il bascule définitivement lorsque Sidious lui fait croire qu'elle est morte par sa faute. *Rapport à son enfance et l'instabilité émotionnelle consécutive.
  22. L'attirance de Ren pour le côté lumineux ne vient pas de son amour pour sa famille et de son hésitation à tous les buter ? Dans Star wars Legacy y a moment sympa où le chef des Sith demande à Dark Talon de tuer son maître pour vérifier qu'elle n'a pas développé de sentiment d'attachement... Comme quoi les Sith peuvent être encore plus défiants avec les émotions positives que les Jedi ! <3
  23. This one is for @Extremo
  24. D'accord, l'histoire de la prophétie n'est peut-être pas hyper bien amenée. Et effectivement, Mace Windu semble avoir des attitudes contradictoires entre les films. Par ailleurs Windu utilise le Vaapad ( http://www.starwars-holonet.com/encyclopedie/technologie-forme7.html ), ce qui peut expliquer son comportement au moment où Dark Sidious se trouve à sa merci. Pour le reste je ne suis pas du tout d'accord. Tu peux critiquer la philosophie Jedi (qui n'est jamais que du bouddhisme amélioré), mais alors il faut symétriquement critiquer celle des Sith puisque l'une comme l'autre échoppe sur le paradoxe de l'amour. Ensuite que les clones soient un cheval de Troie, c'est facile à dire après avoir vu le III hein. Le mec accuse le combat avec Dark Maul d'être sans âme (wtf...) mais n'a apparemment aucun problème avec la nullité de ceux du VII / VIII, ce qui se passe de commentaires. De même il trouve les intrigues politiques fastidieuses, alors que quand tu retires le background tu tombes au niveau de la trilogie en cours...
  25. Dis comme ça, ce n'est jamais qu'une variante en miniature du vieux problème: l'infrastructure (économique) détermine-t-elle la superstructure (politique) ? Réponse de Marx (d'ailleurs mentionné dans ton dernier lien): oui, mais seulement en dernière instance. Réponse de Julien Freund: bof bof, ce serait plutôt la politique qui détermine le reste. Réponse de l'école historique française "méthodiste": "On sent confusément que les différentes habitudes séparées par abstraction et classées en catégories distinctes (art, religion, institutions politiques), ne sont pas isolées dans la réalité, qu’elles ont des caractères communs et qu’elles sont liées assez pour qu’un changement, de l’une amène un changement dans l’autre. C’est l’idée fondamentale de l’Esprit des lois de Montesquieu. Ce lien, appelé parfois consensus, l’école allemande (Savigny, Niebuhr) l’a appelé Zusammenhang. De cette conception est née la théorie du Volksgeist (esprit du peuple), dont une contrefaçon a pénétré depuis quelques années en France sous le nom d’« âme nationale ». Elle est aussi au fond de la théorie de l’âme sociale exposée par Lamprecht. En écartant ces conceptions mystiques il reste un fait très confus, mais incontestable, c’est la « solidarité » entre les différentes habitudes d’un même peuple. Pour l’étudier avec précision, il faudrait l’analyser, et un lien ne s’analyse pas. Il est donc naturel que cette partie des sciences sociales soit restée le refuge du mystère et de l’obscurité." (Charles-Victor Langlois & Charles Seignobos, Introduction aux études historiques, ENS Éditions, Bibliothèque idéale des sciences sociales, Publication sur OpenEdition Books : 14 février 2014 (1898 pour la première édition).). "Descartes" en parlait il y a quelque temps: La constitution de métropoles-citadelles par la mondialisation est également au cœur des analyses de C. Guilluy: "La mondialisation a en effet généré l'existence de nouvelles citadelles, les métropoles, où se concentre une nouvelle bourgeoisie qui capte l'essentiel des bienfaits du modèle mondialisé. Au nom de la société ouverte, elle accompagne et soutient ainsi les choix économiques et sociétaux de la classe dominante, dont la conséquence est de rejeter inéluctablement ceux dont le système économique n'a plus besoin dans les périphéries territoriales et culturelles. Exclues du modèle mondialisé qui repose sur une division internationale du travail dans laquelle les classes populaires des pays développés (trop payées, trop protégées) n'ont plus leur place, les classes populaires se concentrent dans la "France périphérique", celle des petites villes, des villes moyennes et des territoires ruraux. De la France périphérique (celle du non à Maastricht et au référendum de 2005) à l' "Angleterre périphérique" (celle du Brexit) en passant par l' "Amérique périphérique" (celle de Trump) ou à la "Suède périphérique", le modèle économique mondialisé produit partout la même contestation populaire." (p.10-11) Comme la majeure partie de l'intelligentsia française, Guilluy a une explication toute trouvée à ce problème, c'est bien sûr la faute de l'ultralibéralisme. Pourtant, le même est capable d'expliquer que ce processus de métropolisation n'est que partiellement "spontané" (il ne découle pas purement et simplement des transformations économiques): "Acquise à la loi du marché, aux normes libérales [sic], à la nécessité de réduire la redistribution, la nouvelle bourgeoisie métropolitaine ne dédaigne pourtant pas la manne publique et les politiques sociales quand elles servent ses intérêts. Le géographe Gérard-François Dumont a ainsi montré à quel point les métropoles coûtent cher à la collectivité: dotation de l'Etat, équipements publics, surreprésentation des fonctionnaires territoriaux, mais aussi rénovation urbaine quasi permanente dans les banlieues des grandes villes." (p.45-46) -Christophe Guilluy, Le crépuscule de la France d'en haut, Flammarion, coll. Champs.actuel, 2017 (2014 pour la première édition), 250 pages. Vu que les dynamiques d'évolution des villes dépendent à la fois de facteurs économiques (comment va évoluer le commerce international au cours du XXIème siècle ?) et politiques (comment va tourner la lutte des classes ?), bien malin celui qui se risquerait à un pronostic. Je pense tout de même que les Etats-nations, en majorité, vont perdurer. Ce n'est pas la première fois qu'on nous fait la prévision inverse, comme le rappelle l'article ("The case against the nation-state is hardly new. Twenty years ago, many were prophesising its imminent demise.").
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