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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Les libéraux "belliqueux" (?) sont donc plus dangereux parce qu'en prenant position pour des guerres ils les déclenchent ? Comme ils sont puissants dit donc.
  2. 1): Dans des objets appropriés portant des noms désuets comme "traités de philosophie". Chaque chose à sa place. 2): Ces remarques ne relèvent pas de l'épistémologie historique ("que puis-je connaître du passé humain ?") mais de la métaphysique ("qu'est-ce que l'être (ici, l'être de l'histoire) ?").
  3. Le scepticisme est une position suffisante pour faire ressortir la suffisance du message que je citais. C'est d'ailleurs ce que montre @Neomatix. Mais on peut aller plus loin et apporter de l'eau au moulin du déterminisme historique. Une manière radicale consiste par exemple à guillotiner le concept de possibilité (l'être exclut le possible): " "Il est possible" veut dire que l'on ignore." -Jules Lequier, Comment trouver, comment chercher une première vérité ?, Éditions Allia, 2009 (1865 pour la première édition), 111 pages, p.96.
  4. J'attends la raison justement. Les assertions gratuites m'impressionnaient parfois lorsque j'étais plus jeune mais je crains que ce ne sois finis. Maintenant, il paraît que nous en sommes à l'époque de l'histoire contrefactuelle... @Alchimi: Fondation relève plutôt de la prophétie auto-réalisatrice, avec un bon coup de main
  5. L'Histoire peut être déterminée et non-prédictible (en droit ou en fait). Je ne vois pas ce qu'il y a d'abominable à dire que "l’Histoire telle qu’elle a été était la seule possibilité". C'est à ceux qui soutiennent que le possible est une catégorie ontologique valide de le démontrer (ce que nient des philosophes aussi irréconciliables entre eux que sont, par exemple, Spinoza, Hegel, Bergson et Sartre. Et Jules Lequier, aussi. Certainement aussi Holbach). Et même si c'était philosophiquement faux, un manuel pour étudiant n'est pas le lieu pour en débattre ou émettre des prescriptions.
  6. Thomas Merle. Dans un manuel de préparation aux concours d'histoire-géographie. M'est avis que ce n'est pas le lieu. Ensuite on le droit d'avoir les convictions philosophiques qu'on veut, donc le ton pédant du "ça n'est pas de la bonne pensée", dehors. J'ajoute que son anti-déterminisme (opinion très fréquemment avancée par des historiens, je ne sais pas trop pourquoi*) n'est appuyé par aucun argument. Zéro, nada. On est dans l'assertion totale. C'est ça qui me hérisse le poil, plus que le fait que je pense qu'il a tort. *Je soupçonnerais bien un anti-marxisme plus ou moins diffus mais on rencontre déjà ce genre de déclarations au XIXème siècle. Ah oui, j’oubliais qu'il fait une équivalence entre déterminisme et téléologie, alors que ce n'est pas la même chose (la confusion est cependant fréquente). Par exemple le spinozisme est à la fois déterministe et explicitement anti-téléologique.
  7. « Qu’est-ce que le déterminisme et en quoi est-ce un danger ? Il rejoint les erreurs majeures […] le déterminisme doit être évité, en géographie comme en histoire. Le déterminisme historique, c’est la téléologie ; elle consiste à dire (ou même simplement sous-entendre, de manière implicite donc) que l’Histoire était écrite d’avance et que l’Histoire telle qu’elle a été était la seule possibilité. Or ce n’est pas le cas et cette forme de pensée est donc à rejeter […] La parade consiste à souligner à un moment où un autre que tel fait est bien le résultat d’une conjonction de facteurs, ce qui sous-entend (sans le dire lourdement) que l’Histoire aurait pu être autre. »
  8. J'ai envie de te donner le point mais à strictement parler cette interview est postérieur au débat ("Il se voit maintenant"). Il a radicalisé sa position. Note aussi qu'il y a une différence entre dire ce genre de chose dans un journal étranger et appeler à voter Mélenchon en plein milieu de la campagne: ça n'a ni le même impact sur les événements, ni les mêmes conséquences vis-à-vis des alliés politiques et du public habituel de A. d. Benoist (la mouvance soralienne ou lepéniste lui en voudrait, typiquement). Pareil pour Rougeyron, il préférerait de toute évidence que Mélenchon occupe la place de Macron, ça n'en fait pas pour autant un soutien (de même que je ne suis pas un soutien de Macron en préférant la situation inverse). Il est cependant exact qu'une partie de la droite nationaliste / antilibérale a une certaine complaisance (très largement non réciproque) pour l'extrême-gauche, mais ça fait partie intégrante de son identité politique (antibourgeoise, sinon anticapitaliste) depuis le cercle Proudhon au moins (A. d. Benoist se revendique d'ailleurs d'Edouard Berth, Soral du cercle Proudhon). L'extrême-droite allemande des années 20 et 30 était fascinée par Lénine. Etc, etc. « Parmi les intellectuels italiens qui étaient venus au fascisme par admiration pour son nihilisme purificateur et antibourgeois, figurent deux noms importants : celui du futuriste Ardengo Soffici et celui de Curzio Malaparte. Le premier restera jusqu’à la fin –comme Marinetti mais en poussant beaucoup plus loin les limites de la logique futuriste- fidèle à l’esprit du premier fascisme, acceptant, par haine de l’establisment fasciste, l’alignement sur l’Allemagne hitlérienne, la politique raciste du régime et bientôt le sinistre retour aux sources du squadrisme de la République de Salo. Attitude d’écœurement et de désespoir, qui fait un peu songer à celle d’un Drieu, dont Soffici partage curieusement dans ses derniers écrits la fascination pour Staline. « Si l’Axe ne devait pas gagner la guerre, écrit-il en juin 1944, la plupart des vrais fascistes qui auraient échappé à la répression passeraient au communisme et formeraient un bloc avec lui. Nous aurions alors franchi le fossé qui sépare les deux révolutions ». » (p.289) « Malaparte, déçu par l’évolution du régime, commença à se détacher de lui et à se tourner de nouveau du côté du communisme. « Je crois, écrit-il au début des années trente, que le phénomène de la révolution russe, qui se poursuit parallèlement à la révolution italienne, dans sa haine et sa lutte contre l’esprit moderne… est le complètement de la révolution italienne. Elles s’aident l’une l’autre dans leur commune destruction de la modernité, et l’une n’est ni concevable, ni possible, ni juste sans l’autre. » (p.291) -Pierre Milza et Serge Berstein, Le fascisme italien (1919-1945), Éditions du Seuil, 1980 (1970 pour la première édition), 438 pages.
  9. Si tu reconnais à l'Etat le droit de censurer la publicité (qui n'est jamais qu'une forme particulière d'usage de la liberté d'expression), il ne faudra pas te plaindre si demain arrive au pouvoir un gouvernement qui censure les contenus qui te plaisent. Je connais d'ailleurs un parti arrivé deuxième aux dernières présidentielles qui trouve que les musulmans ne devraient pas pouvoir afficher leur appartenance confessionnelle dans la sphère publique... J'image que ça inclue de dégager les sites de rencontre communautaires et les publicités qui vont avec...
  10. Encore heureux. C'est quand même un tout petit peu un régime à parti unique communiste, sans liberté syndicale, avec des camps de rééducation encore bien remplis (ces deux derniers points n'étant pas sans incidence sur le coût de la main d’œuvre...).
  11. Espèce d'individualiste soumis aux forces de l'argent, va ! Faute de définir le bien commun, les collectivistes répètent à l'envie qu'il ne se confond pas avec la somme des intérêts particuliers, ce qui permet de sacrifier avantageusement lesdits intérêts particuliers récalcitrant sur l'autel de l'utilitarisme du bien suprême.
  12. Quelqu'un qui aime un peu trop les essais qui claquent sans trop d'éléments factuels derrière, hein.
  13. Pas tant le mot que la chose. Laisser les politiciens "réguler" la publicité, c'est leur supposer plus de bon goût que les publicitaires. Je pense que c'est mal parti vu que l'art contemporain officiel subventionné donne des "œuvres" de ce genre:
  14. 1): Comme disait un philosophe à propos de Marx: "nous ne sommes pas responsables des imbéciles qui nous admirent." (L'interview que tu cites semble en revanche plus problématique. Mais à la limite, tu peux penser du mal du groupe X, ça n'invalide pas tes chiffres a priori). 2): Juste pour commencer, ce terme est une hérésie linguistique: "Phobie veut dire "peur" en grec, alors que le mot juste serait islamomisie, de misos qui signifie "haine" en grec."
  15. D'où la tournure de ma phrase. De toute façon, si formuler des lois n'est pas le tout de la politique, ceux qui le font appartiennent nécessairement à l' "Etat". Il n'y a donc pas de loi avant l' "Etat".
  16. Il n'y a pas d'avant l'Etat (du moins dans une acceptation extensive de la notion qui l'identifie à celle de politique).
  17. Non, puisqu'il la fonde. En revanche la loi se confond certainement avec l'Etat. Vu que c'est l'Etat et beaucoup aussi la Commission européenne qui produit les lois, attaquer les dernières revient à mettre en cause le premier.
  18. 1): Les ordo-libéraux en tirent l'idée que l'Etat peut être légitime pour empêcher la cartellisation de l'économie, mais leurs positions ne sont pas considérées comme relevant d'un libéralisme orthodoxe, on va dire: https://www.wikiberal.org/wiki/Ordo-libéralisme Dès lors que les monopoles se forment sans avantages étatiques, en situation de concurrence, ils représentent plutôt un avantage qu'un risque pour le consommateur, certaines activités nécessitant un degré de concentration industrielle élevée (ex: construction automobile ou aéronautique): http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/2015/08/point-de-vue-liberal-sur-les-monopoles.html?q=monopole 2): Si une entreprise exerce un pouvoir politique, ce n'est plus réellement une entreprise, ce qui nous ramène au besoin de contenir l'exercice du pouvoir politique. A vrai dire ce genre de situations est très rare et les entreprises sont beaucoup plus susceptibles d'obtenir des privilèges étatiques indues par la corruption (poliment renommée de nos jours "loobying"). Mais là encore, le problème c'est l'Etat, pas le marché: https://www.wikiberal.org/wiki/Capitalisme_de_connivence
  19. Bienvenue @Firâs Le libéralisme a nécessairement des conséquences économiques dès lors que la légitimité du pouvoir politique se trouve borné à la préservation des droits naturels individuels, et tout particulièrement du droit de propriété. Parles-nous de ce qui te tracasse concernant les conséquences économiques du libéralisme.
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