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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. 1): Si j'essaye généreusement de donner un sens à la confusion complète de cette notion, ça donne quelque chose comme: "Le libéralisme d'accord mais pas le libéralisme économique, d'ailleurs le néolibéralisme est une idéologie purement économique et hostile à la démocratie. #point-Hayek/Pinochet". "Le néolibéralisme c'est la destruction du compromis taylofordien imposé à la bourgeoisie par le triomphe de l'idéologie dans les pays anglo-saxons (Reagan/Tatcher), le tournant de 1983 du PS ("le PS est devenu totalement libéral, sans ambiguïté", -N. Polony) et son infiltration dans les grandes instances qui dominent le monde (FMI, etc). Et en plus le camp socialiste s'est effondré donc maintenant le capitalisme se répand partout !" 2: La seule théorie a avoir tenté d'apporter une explication rationnelle de ce point est à la fois fausse et nettement passée de mode: http://quefaire.lautre.net/Qu-est-ce-que-l-exploitation
  2. "Attaques", "interventions financières", "acquisitions hostiles"... Je vois que le mercantilisme se porte bien.
  3. "Il faut faire l'Europe sociale entre pays pourtant hétérogènes et oh-mon-Dieu les vilains gouvernements ultralibéraux menacent la démocratie qui est forcément consubstantielle de l'Etat-providence":
  4. J'avoue que j'ai souri: http://cabinetcuriosit.blogspot.fr/2017/10/mythologie-liberale.html
  5. Cet article d'Aristide Renou va me permettre de préciser un point qui, en tant qu'individualiste libéral, me tient particulièrement à cœur: http://aristidebis.blogspot.fr/2018/02/lislamisation-doslo.html Le communautarisme ne consiste pas seulement en un ensemble d'attitudes hostiles, discriminatoires et nocives des membres du groupe X vis-à-vis de l' "extérieur". Il est aussi nuisible pour les intéressés eux-mêmes, en ceci que l'individu se retrouve à la merci de son groupe d'appartenance (réel ou imaginaire, joint librement ou de force). Si on voulait trouver une formule, on pourrait dire que le communautarisme est un collectivisme non-étatique / d'échelle infra-nationale. Ou encore: le communautarisme, c'est un nationalisme qui n'a pas réussi.
  6. J'exprimais dernièrement mon scepticisme devant le fait que l'anarchisme écolo-chrétien d'Ellul se rapproche du libéralisme. Hé bien, ça n'a pas manqué (c'est même pire que je n'aurais cru): « Je crois qu’en ce temps où se développe une vaste propagande pour le « libéralisme avancé » (formule dont je ne comprends d’ailleurs pas le sens, est-ce augmentation du libéralisme ou bien libéralisme en voie de décomposition comme on dit une « viande avancée » ?), il est n’est peut-être pas inutile de rappeler que l’on ne doit en rien confondre libéralisme et liberté, que celle-ci n’est certes pas le produit de celui-là. Le premier article de revue que j’écrivis en 1937 était intitulé « le Fascisme, fils du libéralisme », je ne reprendrai pas mes analyses d’alors, qui restent pourtant complètement exactes. Je me situerai aujourd’hui en fonction de cette constatation simple que le mot libéralisme évoque irrésistiblement la liberté ! Remarquons d’abord que le libéralisme dont on parle tant est uniquement le libéralisme économique (et non point politique). C’est-à-dire la levée des contrôles sur les entreprises, la facilitation des opérations financières et boursières, la libre concurrence et l’économie de marché. La loi, c’est que le plus fort (et non pas du tout « le meilleur ») gagne, par conséquent, on envisage l’économie selon des rapports de force, on ne veut pas l’organiser, et l’on est convaincu que miraculeusement ces rapports de force vont créer une société plus développée, plus équitable et satisfaisante par suite de la conjonction entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif. Inutile de rappeler la critique habituelle (c’est l’avantage des plus « gros » qui font disparaître les petits, et des patrons contre les ouvriers) ni le slogan bien connu selon lequel c’est « la loi qui libère et la liberté qui asservit ». » -Jacques Ellul, Le libéralisme n’est pas la liberté, Sud-Ouest, 28 juillet 1985. Rééd. 2007 in Penser globalement, agir localement – chroniques journalistiques, PyréMonde, p. 213–214.
  7. Non seulement incompréhensible mais dangereuse pour la société. Lorsque la justice n'est plus rendue, l'individu ne peut-être qu'être tenté d'appliquer la loi naturelle façon état de nature lockéen. A titre de comparatif historique, en Égypte pharaonique, le viol était puni de mort. Nous on laisse sortir des gens et on fout d'autres dedans pour avoir fumer de l'herbe.
  8. ça revient à dire que le travail / l'effort pour retenir une diversité de tâches / appréhender la complexité, fatigue. Je ne crois pas que ce soit l'idée du siècle.
  9. Vous reprendrez bien un peu d'écologisme réactionnaire (pléonasme ?):
  10. Mouai. La seconde théorie présuppose Dieu et la 4ème est une fausse méthode (parce que pour savoir si le jugement de X peut constituer une référence pour moi, je dois déjà avoir des idées du bon et de mauvais à même d'instituer X comme autorité morale. Ou alors cette référence est arbitraire, ce qui nous ramène au déontologisme). Ce qui ne laisse que deux options non-naturalistes à débattre.
  11. Une bonne présentation de la "guillotine de Hume": http://rationalromantics.org/is-ought-problem-not-a-problem/ Bien que mes propres opinions ne soient pas identiques à la conclusion de l'auteur.
  12. Nope: https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Godwin En revanche Proudhon s'est réclamé de Godwin. Kropotkine également.
  13. Tout à fait, le libertarien pourrait répliquer qu'il se distingue de l'anarchiste en voulant faire respecter un ordre juridique, et du libéral en ceci qu'il ne voit pas l'Etat comme pertinent pour faire respecter ledit ordre.
  14. Qu'est-ce que ça aurait été sinon
  15. Ce qui ne prouve pas qu'il ait réalisé ses contributions en suivant sa propre méthode
  16. Yep, j'ai eu un cours sur le scepticisme et Descartes attaque en fait les arguments sceptiques que certains de ses contemporains sont allés exhumer dans les Académiques de Cicéron et chez Sextus Empiricus. Dans les sceptiques proches temporellement de Descartes il y a Montaigne mais également Pierre Bayle. Du coup écrire que Descartes est le "père du scepticisme moderne" est erroné. A la limite, si on considérè que son épistémologie est inepte, on peut dire qu'elle peut mener au scepticisme, mais c'est tout à fait différent du but du philosophe sceptique.
  17. Macron fait lui-même Guizot: "enrichissez-vous" ("les jeunes doivent vouloir être millionnaires") et menaces sur la liberté de la presse ("il faut lutter contre les fake news")...
  18. La critique objectiviste du cartésianisme: https://objectivismefr.wordpress.com/2018/02/10/critique-objectiviste-de-descartes/ Je serais curieux d'avoir l'avis de @Mégille là-dessus
  19. Les Audier et autres Catherine Audard sont pénibles: ils connaissent bien l'histoire des idées, ils ne répugnent pas à lire les auteurs libéraux, mais c'est tout de suite pour mettre en exergue les doutes de certains et essayer de vendre un "libéralisme de gauche" qui est réalité totalement -contrairement à ce que dit Audier- social-démocrate, liberal. Pendant ce temps, ils qualifient Bastiat et les économistes libéraux de "dogmatiques", argument d'une ineffable puissance... Ces demi-habiles rajoutent de la confusion à la confusion.
  20. J'ai confondu avec Romain Rolland
  21. Comment les définiraient-tu ? S'agit-il vraiment de deux idéologies différentes ? Par "idées SJW", ne retrouve-t-on pas ce qu'en France, Jean-Pierre Le Goff a fort bien critiqué sous le nom de "gauchisme culturel" ? : http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/09/le-gauchisme-culturel-des-origines-au.html
  22. Note que Mises récusait cette formule de Karl Popper: « On méconnaît ordinairement la différence fondamentale qu'il y a entre l'idée libérale et l'idée anarchiste. L'anarchisme rejette toute organisation de contrainte sociale, il rejette la contrainte en tant que moyen de technique sociale. Il veut vraiment supprimer l'État et l'ordre juridique, parce qu'il est d'avis que la société pourrait s'en passer sans dommage. De l'anarchie il ne redoute pas le désordre, car il croit que les hommes, même sans contrainte, s'uniraient pour une action sociale commune, en tenant compte de toutes les exigences de la vie en société. En soi l'anarchisme n'est ni libéral ni socialiste ; il se meut sur un autre plan. Celui qui tient l'idée essentielle de l'anarchisme pour une erreur, considère comme une utopie la possibilité que jamais les hommes puissent s'unir pour une action commune et paisible sans la contrainte d'un ordre juridique et de ses obligations ; celui-là, qu'il soit socialiste ou libéral, repoussera les idées anarchistes. Toutes les théories libérales ou socialistes, qui ne font pas fi de l'enchaînement logique des idées ont édifié leur système en écartant consciemment, énergiquement, l'anarchisme. Le contenu et l'ampleur de l'ordre juridique diffèrent dans le libéralisme et dans le socialisme, mais tous deux en reconnaissent la nécessité. Si le libéralisme restreint le domaine de l'activité de l'État, il ne songe pas à contester la nécessité d'un ordre juridique. Il n'est pas anti-étatiste, il ne considère pas l'État comme un mal même nécessaire. » -Ludwig von Mises, Le Socialisme, 1922. Sinon il y a au moins deux marxistes qui ont abandonné, de manière explicite pour le second, l'idée que l'Etat avait vocation à disparaître après une phase de transition: Michel Clouscard et Denis Collin (cf: http://hydra.forumactif.org/t2884-denis-collin-la-valeur-du-modele-republicaniste-contribution-a-une-theorie-de-l-emancipation?highlight=Denis+collin ). Collin est à mon avis le plus intelligent philosophe marxiste français contemporain. Après on peut se demander si ça encore un sens de parler de "marxisme" pour une théorie qui renonce à cette conviction fondamentale de Marx suivant laquelle le communisme marquera la fin de la politique.
  23. Ce qui peut se comprendre: à quoi bon faire des études longues et accepter des salaires inférieurs à ce qu'on pourrait toucher dans le privé si c'est pour ce voir remplacer par le premier courtisan, je veux dire journaliste au service du plan com' du chef de l'Etat, venu ?
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