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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Je me demande si cette phrase n'est pas apocryphe. Et puis le "libéralisme" de Pompidou...Il a quand même fait un éloge public de l'Empereur à Cannes.
  2. https://chroniquesdesabusees.files.wordpress.com/2015/10/bombepolitique1.jpg
  3. Hum, ça ressemble à ce que j'aurais pu dire à une époque mais ça me paraît utopiste aujourd'hui: "C’est l’opinion commune des philosophes que les passions dont la vie humaine est tourmentée sont des espèces de vices où nous tombons par notre faute, et voilà pourquoi on en rit, on en pleure, on les censure à l’envi ; quelques-uns même affectent de les haïr, afin de paraître plus saints que les autres. Aussi bien ils croient avoir fait une chose divine et atteint le comble de la sagesse, quand ils ont appris à célébrer en mille façons une prétendue nature humaine qui n’existe nulle part et à dénigrer celle qui existe réellement. Car ils voient les hommes, non tels qu’ils sont, mais tels qu’ils voudraient qu’ils fussent. [...] Il y aura des vices tant qu’il y aura des hommes." -Spinoza, Traité politique. Rendre la totalité de la population vertueuse est un rêve jacobin. Une fois cette approche éliminée, il me semble qu'il reste la question fondamentale: un changement de mentalité d'une partie de la population (et non du tout) n'est-il pas suffisamment pour parvenir à des effets politiques substantiels ? Si oui, quels individus visés, par quels moyens, etc. Et même si tu as raison de dire que le collectivisme est diffus, je ne pense pas qu'on puisse faire l'économie de l'ennemi, c'est extrêmement fédérateur et à moment donné pour parvenir à un résultat il faut s'en donner les moyens. Ensuite il ne suffit de viser une cible déterminée, car comme tu l'as dit elle peut être remplacée. Il faut aussi préparer une alternative au niveau politique pour bloquer le renouvellement.
  4. J'ai pas parlé de théologie chrétienne. Paul de Tarse est un apôtre, pas un théologien. Tout discours religieux n'est pas théologique.
  5. C'est sûrement comparable au paulinisme et à tout un courant mortifère et doloriste du christianisme. C'est un truc de masochistes frustrés qui ne s'assument pas à cause de la peur du regard des autres et/ou de l'autorité divine qui a décrété que la chair c'était mal (cf Augustin d'Hippone et son invention du péché originel). "Je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du messie" -Paul de Tarse, Épître aux Colossiens. Du coup ils ne sont pas épanouis et se vengent sur les autres. Retournement de la volonté de puissance contre soi et autrui. Nietzsche le souligne clairement: « La "Bonne nouvelle" fut suivie de près par la pire de toutes : celle de saint Paul. En saint Paul s’incarne le type opposé à la "Bonne nouvelle", le génie dans la haine, dans la vision de la haine, dans l’implacable logique de la haine. » -Nietzsche, L'Antéchrist, 42.
  6. Ok, je dois être trop fatigué: dans le marxisme orthodoxe (soit celui de tous les militants de base, de Kautsky, etc.), c'est l'infrastructure qui DETERMINE la superstructure (et pas qui est déterminé, mais ça se comprend si on fait abstraction de ma première phrase qui disait le contraire...). Moi je ne trouve pas ça excessivement intéressant, c'est le problème de la poule et de l'œuf sans les outils de la biologie pour le résoudre...Il y d'ailleurs un passage de Théorie et Histoire de L. V. Mises où il dit que les historiens ne pourront jamais être d'accord sur l'importance relative des facteurs historiques.
  7. Tu trouves le passé rassurant toi ? C'est un peu une succession d'échecs, d'escroqueries, de dérives jacobines suivis de coups d'Etat militaires et d'opportunités gâchés...Le passé c'est plutôt le repoussoir ou le contre-modèle. Et on est pas aux USA, où il est possible de mobiliser l'héritage des Pères fondateurs pour critiquer le présent. En France, le passé libéral se limite à quelques figures isolées ou à la rigueur à certains moments de la Révolution française et de la Troisième République, mais pas à une période durable et bien distincte du reste. Et pour une fois je ne suis pas d'accord avec toi Flashy, on peut cibler des groupes particuliers: la classe politique actuelle (qui prime sur les lobbies fussent-ils pro-crony) et les collectivistes, qui justifient idéologiquement l'action de la classe politique et en demandent encore plus.
  8. Je pense qu'il se serait essuyé les pieds dessus, comme le montre ses relations avec Lasalle ou Lafargue. Je pense aussi qu'être fossilisé en saint du panthéon universitaire, à la façon dont Kant ou Hegel l'étaient à son époque, lui aurait beaucoup déplu. En tout cas moi ça me navre. 3 cours qu'on ne fait que discuter le rapport infrastructure / superstructure, c'est d'un ennui...Si vous saviez dans quel contenu éducatif s'évapore votre argent...
  9. Je vais ressortir la même histoire mais elle m'éclate à chaque fois: "Le jeune homme s'était tu, puis, après réflexion: "Vous savez, monsieur Rearden, il n'y a pas de valeur absolue. Il ne faut pas être trop à cheval sur les principes, il faut un peu de souplesse, tenir compte des réalités du moment, agir en fonction des opportunités. -Allez-y, mon vieux. Essayez donc de fondre une tonne d'acier sans principes, en fonction des opportunités." Ayn Rand, La Grève, p.369.
  10. J'ai lu Mandeville et Smith, merci. Mais ce n'est pas mon point. Je demandais: comment concilier l'idée que l'individu est le meilleur juge de son propre intérêt avec la difficulté de suivre la raison ? "Le but ultime de l'action de l'homme est toujours la satisfaction d'un sien désir. Il n'y a pas d'étalon de grandeur de la satisfaction autre que les jugements de valeur individuels, lesquels diffèrent selon les individus divers, et pour un même individu d'un moment à l'autre. Ce qui fait qu'un homme se sent plus ou moins insatisfait de son état est établi par lui par référence à son propre vouloir et jugement, en fonction de ses évaluations personnelles et subjectives. Personne n'est en mesure de décréter ce qui rendrait plus heureux l'un de ses congénères." -Ludwig von Mises, L'Action Humaine. "Il n’est point douteux que, s’il dépendait aussi bien de nous de vivre selon les préceptes de la raison que d’être conduits par l’aveugle désir, tous les hommes se confieraient à la raison et régleraient sagement leur vie, et c’est ce qui n’arrive pas." -Spinoza, Traité politique.
  11. Demain de 8h à 10h je vais travailler les Grundrisse de Karl Marx, puis ses Manuscrits de 1844 de 10h30 à 12h30. Non je n'ai pas rebasculé idéologiquement ; je suis un simple étudiant de philo à l'Université française. (Le bon côté des choses c'est que j'ai déjà lu tout ça ; les profs sont content de mes remarques, d'autant plus que j'évite lâchement de faire (trop) de mauvais esprit. C'est comme à l'Eglise, il faut communier et célébrer le miracle dans le silence).
  12. Malheureusement, dans 20 ans elle n'aura plus besoin de flatter les préjugés écolos des bobos parisiens pour briguer la mairie. Le mal sera fait.
  13. Tu soulèves un point intéressant. Je ne nie pas ce que tu dis, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai dis que l'individu est le meilleur juge de sa satisfaction, sans préciser si cela concernait tous les horizons temporels de façon égale. Que tout un chacun puisse manquer de sagesse à un moment donné est incontestable, mais ça ouvre sur un domaine problématique: comment justifier qu'autrui ne me contrôle pas s'il est exact qu'il est plus sage que moi sur ce que serait mon bien ? Comment concilier l'harmonie de la poursuite des intérêts privés et l'irrationalité fréquente des individus ?
  14. Tout y est: l'imposition du terme "dérèglement" au cas où le réchauffement ne serait ni assez factuel, ni assez menaçant ; la disqualification de l'ennemi que l'on peut insulter en public pour hérésie déviationnisme scepticisme idiot...Le néo-lyssenkisme s'installe. J'aurais presque envie d'acheter le bouquin de ce type par solidarité, mais à votre avis c'est un minimum fiable ?
  15. "Nos préjugés : si les pauvres sont pauvres, c'est qu'ils doivent avoir un problème, une sorte de vice." Que distribuer de l'argent donne de meilleurs résultats que les programmes de développement est relativement logique (l'individu étant meilleur juge de ce qui va accroître sa satisfaction). Mais dans bien des cas la pauvreté a une explication causale: guerre, famine liée au climat, législation étatiste...
  16. Même question au JT de France 2, avec une réponse plus nuancée: "On ne peut pas établir de lien direct David."
  17. Un type qui offre des bouquins de raciologistes nazis aux abonnés de ses revues ne peut décemment pas être qualifié "de gauche", même dans une utilisation extensive de la notion. (mais j'ai bien perçu que tu me taquinais, t'inquiètes ).
  18. Du tout. Discute avec eux, Lénine est toujours valable (Microsoft et Google sont là pour le prouver, paraît-il). Zéro remise en cause. C'est tout juste s'ils commencent à admettre que l'URSS en général (et pas simplement Staline) était un désastre. Mais là encore, c'est parce que ce n'était pas fidèle "à la pensée de Marx et/ou de Lénine". Et puis c'est une erreur qui pouvait être excusé par certaines tendances de l'évolution économique dans la première moitié du 20ème siècle. Aron lui-même disait que les années 30 semblaient donner raison aux prévisions de Marx sur la concentration. Mais là encore, Pascal Salin a écrit sur l'impact de l'intervention politique dans la formation de monopoles artificiels.
  19. Ha, la fameuse question de savoir si Marx croyait ou pas à la disparition complète du travail... « Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. » -Karl Marx, Manuscrits de 1844.
  20. Impossible, car le capitalisme produit un mouvement continuel de concentration du capital. Les gros poissons mangent les petits, et les couches artisanes / petits patrons basculent dans le prolétariat. Cf Lénine, L'impérialisme, stade suprême du capitalisme (bouquin qui a été étudié presque pendant une heure de mon cours de Sociologie de la mondialisation, l'an dernier. Bien entendu personne ne connaissait le bouquin de Jean-Jacques Rosa, Le Second vingtième siècle, qui soutient la thèse inverse).
  21. Les marxistes ne sont pas contre le progrès technique, ça favorise le développement des forces productives, ergo la Révolution.
  22. Pour les antilibéraux en général. Alain de Benoist n'est pas de gauche et il a écrit un bouquin intitulé Le traité transatlantique et autres menaces (cf: http://www.amazon.fr/Le-trait%C3%A9-transatlantique-autres-menaces/dp/2363711114).
  23. On verra. Je n'ai pas encore eu le temps de lire De Jasay.
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