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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Non, j'ai une licence de science politique, c'est différent. Je ne connais pas l'ambiance de Science po Paris, je ne peux pas vraiment te répondre. Indice: j'ai entendu dire qu'un cercle d'étudiants libéraux, le Cercle Tocqueville de mémoire, s'y était monté. Il a cessé d'exister au bout d'un an...
  2. "Le libéralisme s’est constitué du XVIIe au XIXe siècles en tant qu’idéologie des propriétaires d’esclaves, de la bourgeoisie, de la gent masculine, de l’impérialisme européen et des professionnels de la politique." "Le libéralisme est aujourd’hui l’outil grâce auquel les vendeurs d’armes, les firmes transnationales, les maîtres chanteurs de la dette, les chantres de l’austérité, les dérégulateurs, les commerçants de l’eau et les entreprises pharmaceutiques font passer leurs intérêts privés pour l’intérêt général." C'est pas possible d'entendre des *** pareilles. Et le mec est docteur en science politique et diplômé de science po. Ou c'est de l'idéologie, ou Lancelot a raison sur la qualité miraculeuse du système éducatif français, ou les deux. Plus loin il confond le libéralisme avec la vision de Hobbes: "le libéralisme est aussi et surtout l’idéologie de l’être humain égoïste par nature et devant être rééduqué et réprimé par un Etat coercitif." Si j'ai le temps je ferais bien un petit article pour réfuter toutes ces conneries.
  3. Sois le bienvenu Déçu de quoi ?
  4. Moins le texte de loi est détaillé, plus le pouvoir d'interprétation du juge augmente, non ? Donc la prévisibilité n'est pas forcément améliorée par un texte succinct. Il faudrait demander à Flashy.
  5. Reportage à l'instant sur le réchauffement climatique sur France 2. On nous fait voir ceux qui n'y croient pas, les climato-sceptiques. Enfin un débat contradictoires entre scientifiques ? Que nenni, des beaufs américains en 4&4, des religieux et en arrière-plan les multinationales qui insinuent le doute...De la propagande réchauffiste avec en arrière-plan la conférence pour sauver le monde...Insupportable.
  6. Les porn studies sont un domaine émergent en sciences sociales, paraît-il => http://livre.fnac.com/a6717146/Francois-Ronan-Dubois-introductionaux-porn-studies#ficheResume
  7. C'est l'intelligence maligne dont parle H16 comme son degré le plus bas (pour ma part je parlerais plutôt de l'emploi le plus mauvais d'une capacité en soi neutre). Si ton but est de séduire une clientèle écolo-bobo en prenant des postures, alors leur vendre un projet futuriste et branché est intelligent, même si c'est irréaliste et calamiteux une fois appliqué. L'intelligence doit se rapporter à l'intention du sujet qui agit, à sa capacité à obtenir ce qu'il veut ou à faire ce qu'on attend de lui. Mélenchon ne me semble pas stupide. A mon avis très peu de personnalités politiques sont stupides, c'est soit du calcul cynique soit de la mise en scène pour "faire peuple".
  8. Je vais donc être obligé de recourir à une illustration historique en trois temps: la discrimination ami-ennemi, ensuite la remontée jusqu'au principe abstrait que sous-tend la démarche des individus dénoncés, puis la revendication d'une alternative dans le cadre démocratique: "Si je ne me trompe, messieurs, le premier trait caractéristique de tous les systèmes qui portent le nom de socialisme, est un appel énergique, continu, immodéré, aux passions matérielles de l’homme. C’est ainsi que les uns ont dit qu’il s’agissait de réhabiliter la chair [Saint-Simon] ; que les autres ont dit qu’il fallait que le travail, même le plus dur, ne fut pas seulement utile, mais agréable [Fourier] ; que d’autres ont dit qu’il fallait que les hommes fussent rétribués non pas en proportion de leur mérite, mais en proportion de leurs besoins [Cabet] ; et enfin, que le dernier des socialistes dont je veuille parler est venu vous dire ici que le but du système socialiste et, suivant lui, le but de la révolution de Février, avait été de procurer à tout le monde une consommation illimitée [Proudhon]. J’ai donc raison de dire, c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte, mais toujours continue, aux principes mêmes de la propriété individuelle. Depuis le premier socialiste qui disait, il y a cinquante ans, que la propriété était à l’origine de tous les maux de ce monde [Babeuf], jusqu’à ce socialiste que nous avons entendu à la tribune et qui, moins charitable que le premier, passant de la propriété aux propriétaires, nous disait que la propriété était un vol [Proudhon], tous les socialistes, tous, j’ose le dire, attaquent d’une manière directe ou indirecte la propriété individuelle. [...] Voici le troisième et dernier trait, celui qui caractérise surtout à mes yeux les socialistes de toutes les couleurs et de toutes les écoles, c’est une défiance profonde de la liberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ; ce qui les caractérise tous, c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’Etat ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme - que dis-je ! son maître, son précepteur, son pédagogue ; que, de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot c’est la confiscation, comme je le disais tout à l’heure, dans un degré plus ou moins grand, de la liberté humaine ; à ce point que si, en définitive, j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparait le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude. [...] Non, messieurs, la démocratie et le socialisme ne sont pas solidaires l’un de l’autre. Ce sont des choses non seulement différentes mais contraires. Serait-ce par hasard que la démocratie consisterait à créer un gouvernement plus tracassier, plus détaillé, plus restrictif que tous les autres, avec cette seule différence qu’on le ferait élire par le peuple et qu’il agirait au nom du peuple ? Mais alors, qu’auriez vous fait ? sinon donner à la tyrannie un air légitime qu’elle n’avait pas, et de lui assurer ainsi la force et la toute puissance qui lui manquaient. La démocratie étend la sphère de l’indépendance individuelle, le socialisme la resserre. La démocratie donne toute sa valeur possible à chaque homme, le socialisme fait de chaque homme un agent, un instrument, un chiffre. La démocratie et le socialisme ne se tiennent que par un mot, l’égalité ; mais remarquez la différence : la démocratie veut l’égalité dans la liberté, et le socialisme veut l’égalité dans la gêne et la servitude." -Alexis de Tocqueville, Discours à la Chambre des députés.
  9. N'oublie pas les musulmans. Et aussi les élites qui ont trahis la nation et se sont vendus au mondialisme financier qui cause le chômage. En général les mouvements politiques ont plusieurs ennemis, même s'ils sont ensuite réunis dans une catégorie unificatrice. Pour l'extrême-droite c'est l'anti-France. Pour l'extrême-gauche c'est la classe dominante. Un mouvement politique qui n'est pas capable de définir son ennemi a peu de chances de décoller. Le cas du centrisme démocrate à la Bayrou est éloquent.
  10. Le mec en question peut piocher là-dedans, bien que le sujet soit complexe => http://www.libgauche.fr/manifeste-mlg/ https://www.contrepoints.org/2013/11/28/147876-gauche-liberale-la-grande-amnesie http://www.telos-eu.com/fr/politique-economique/marche-du-travail/le-liberalisme-est-il-de-gauche.html http://www.contrepoints.org/2014/10/24/185635-le-liberalisme-est-aujourdhui-une-idee-dextreme-gauche
  11. Le problème de Macron c'est qu'il sort ça en appartenant à un gouvernement PS qui augmente les impôts de 48 milliards en trois ans. Il veut le beurre et l'argent du beurre. C'est exactement comme les envolées anti-mondialisation d'un Montebourg qui auraient eu du sens au FdG mais pas chez Hollande. Ces gens n'ont aucun courage politique, ils préfèrent occuper des places plutôt qu'être cohérents avec leurs soi-disant convictions... Du coup Macron a sa place toute trouvée dans les pseudo-libéraux qui desservent la cause.
  12. Tout à fait d'accord, la réécriture de l'histoire en moins. Les français, même s'il la connaissent beaucoup façon roman national, aiment l'histoire. Inutile de falsifier quoi que ce soit, il suffit d'insister sur les idéaux / actions d'un Turgot, d'un Condorcet, d'un Bastiat, etc, pour construire un discours sur l'histoire qui change l'image du libéralisme dans l'imaginaire collectif.
  13. Plus précisément, je dirais que c'est l'activité qui consiste à accommoder la conflictualité sociale au moyen de la discrimination ami-ennemi.
  14. Ce n'est vrai que jusqu'à un certain point. Le collectivisme c'est déjà une notion abstraite, certes nécessaire mais qui ne se substitue pas à une cible concrète, un gugus bien identifié susceptible de mettre en mouvements des affects communs (indignation, rejet, etc). Une critique purement dépassionnée ne peut aboutir à rien, parce que la politique n'est pas la science. La science s'occupe de la vérité et non du normatif ; c'est à la politique de susciter et travailler des passions. La simple contemplation de la vérité ne débouche sur aucune action, précisément parce qu'elle est contemplation. C'est la même question de se demander ce qui peut attirer le plus de non libéraux vers des positions libérales: un traité poussiéreux d'économie politique ou un billet d'H16 ? La réponse ne me semble pas très difficile...
  15. Je ne vois pas bien comment on pourrait dire ça, d'autant que le fait même qu'il y ait concurrence "rétro-agit" en quelque sorte sur les conditions de la production. La différence essentielle n'est pas l'énergie dépensée mais le fait que la coopération suppose un ensemble de choix volontaires, un engagement, une positivité, alors que la concurrence est un état des choses qui n'a pas été voulu, c'est un effet indirect des relations d'associations libres. On le voit d'autant mieux que la lutte pour restreindre la concurrence implique au contraire une volonté agissante, malgré les dénégations des marxistes qui pensent que cela pourrait venir d'un état des choses impersonnel ( "Tant que, par exemple, les forces productives n’ont pas atteint ce point de développement qui rendrait superflu la concurrence, – elles ne feraient donc que faire renaître la concurrence -, ce serait, pour les classes dominées, vouloir l’impossible que d’avoir la « volonté » d’abolir la concurrence, et avec elle l’Etat et la loi." -Karl Marx, L’idéologie allemande).
  16. "Le darwinisme social, fondement du système capitaliste." -DanyCaligula, L'altruisme, à 6.38min.
  17. C'est une rhétorique pro-business vulgaire qui sert à leurrer le public sur le fait que les impôts ont augmenté de 48 milliards depuis le début du quinquennat. Valls tente de séduire de petites cliques par des éléments de langage. Ce n'est pas très différent de la gestion Montebourgnienne sur la nationalisation de Florange, dont tout le monde savait qu'elle n'adviendrait pas. Mais l'espoir fait vivre, ou en l'occurrence, il permet de tromper quelques pigeons et de ramener des voix en conservant le flou.
  18. Still nope. Autant discuter de la biologie de Lyssenko.
  19. Enfin, j'ai trouvé quelqu'un qui admire l'action de notre magnifique gouvernement bien-aimé: => http://www.jepense-jecris.fr/2015/09/baisse-des-inegalites-des-resultats.html#comment-form A la louange s'ajoute d'ailleurs l'honnêteté, ce qui est très rafraîchissant:
  20. Un bloggeur anticapitaliste analyse Minecraft. Du lol s'ensuit (comme dirait H16) => http://kobaianismus.blogspot.fr/2015/09/minecraft-ou-le-survivalisme-capitaliste.html Le rapprochement entre fascistes et libertariens mérite d'être cité in extenso: "L'extrême-droite a elle-même changé radicalement d'orientation dans les soixante dernières années. Le fascisme italien et le nazisme allemand ont conduit de fait à des processus d'expansion territoriale analogue au projet impérialiste colonial voire coïncidant avec celui-ci : l'idéologie nazie du Lebensraum justifiait la dilatation sans limite du territoire du Reich, d'abord pour englober tous les peuples de langue germanique et ensuite pour donner à ceux-ci un espace suffisant pour se développer, tandis que l'Italie de Mussolini, toute autarcique qu'elle était, s'est engagée dans la première (et dernière) campagne de colonisation de l'Afrique depuis l'unification du pays dans le but de rivaliser avec les autres puissances européennes. Mais dans l'après-guerre, le néo-fascisme a dû intégrer à son tour le processus de décolonisation dans lequel les sociétés occidentales étaient péniblement engagées et la fin du projet impérialiste qui en découle logiquement. Ceci l'a conduit à faire un virage de 180° dans sa posture, et à prôner en lieu et place du fascisme expansionniste et offensif un nationalisme de nature essentiellement défensive : au lieu de se constituer en Empire, la nation européenne n'est plus aux yeux du néo-fascisme qu'un pays colonisé par des forces étrangères qui viennent du dehors pour pourrir l'organisme national. Ce que les fascistes contemporains demandent, ce n'est plus de conquérir des territoires sur lesquels le Volk peut s'épanouir librement, mais de défendre le territoire actuel à l'égard de l'invasion étrangère qui se profile à l'horizon ; non plus de fédérer les peuples contre un ennemi commun, mais de repousser les éléments qui empêchent le peuple (au singulier) de vivre une existence paisible chez lui. On peut constater désormais à quel point cette posture politique adoptée par les néo-fascistes coïncide avec les rêves des libertariens radicaux qui sont incarnés aux États-Unis par la mouvance du Tea Party. Rien ne dit mieux le contenu de leur projet politique que le Gadsden Flag : ce drapeau jaune avec un serpent à sonnette et la devise « don't tread on me » (« ne me marche pas dessus ») est la représentation parfaite de l'individualisme défensif dont ils affirment être les porteurs, l'animal en question ayant été choisi justement parce qu'il demeure paisible et inoffensif tant que personne ne met son pied sur sa queue – à la suite de quoi il peut infliger à l'agresseur une blessure fatale. Il va donc de soi que la liberté individuelle prônée par le Tea Party s'étend jusqu'au port d'armes, sinon comment pourrait-on se défendre efficacement face à l'assaillant qui foule ses pieds dans ma propriété privée ? On n'a pas de mal à s'imaginer ici le riche Texan assis devant la porte de sa villa de campagne le fusil à pompe à la main pour tirer sur tout individu s'étant introduit chez lui ; surtout, dirait-on, si cet individu s'avère être un inspecteur des impôts... ou un Mexicain. On l'aura enfin compris : l'imaginaire que nous proposent les jeux vidéos de survie correspond bien à la mentalité survivaliste qui caractérise aussi bien Varg Vikernes que Sarah Palin. L'état d'esprit qui les traverse de part en part est celui d'une utopie libérale sans utopie, vidée de toute aspiration à changer l'avenir et tout entière occupée à maintenir l'état présent tel qu'il est le plus longtemps possible. Le survivalisme qui se dessine dans ce médium vidéoludique forme ainsi la matrice commune pour la fusion de la pensée libérale désenchantée et du fascisme post-colonial dans une époque de crise profonde du système capitaliste tel qu'il a été formalisé et mis en place depuis une trentaine d'années. Dans des sociétés vieillissantes où les valeurs du capitalisme sont désormais fortement en danger, le rêve americain ne survit plus que sous forme de cauchemar. Et est-il vraiment exagéré de voir en la figure du zombie dans le survival horror la projection de ces immigrés, de ces réfugiés, bref de ces « autres » menaçants, mi-humains, qui ne semblent vivre que pour dévorer notre substance vitale (ou nos allocs), face auxquels le seul moyen de défense envisageable semble d'avoir à leur tirer dessus ?"
  21. Depuis que la plupart des pays du monde ont signés pour être à l'ONU. Il est vrai que depuis l'intervention en Irak des américains, la force du droit international n'est plus ce qu'elle était.
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