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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Manque Spinoza. Preuve: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2015/05/spinoza-et-la-fondation-du-liberalisme.html Autre preuves: « Soucieux de défendre la réputation de Hobbes, Schmitt soutenait que c'était le juif Spinoza qui avait en réalité fourni au libéralisme ses fondements philosophiques originaires. Il l'aurait fait en distillant subrepticement, à partir du prudent programme hobbesien de sécularisation de l'autorité politique, la défense résolue et radicale d'un Etat entièrement neutre et démythifié. En cherchant à faire de la religion une question purement privée, Spinoza avait tout simplement inauguré une série de neutralisations historiques qui allaient finalement laisser l'individu libre de déterminer ses obligations politiques à la froide lumière de ses intérêts personnels. » -Gopal Balakrishnan, L'Ennemi. Un portrait intellectuel de Carl Schmitt, p. 285. "Le philosophe hollandais mérite en effet d’être compté au nombre des pères historiques de la pensée libérale." -Yves Citton, L’envers de la liberté. L’invention d’un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières, éditions Amsterdam, 2006, p. 16. Ce qui rend d'autant plus savoureux le contresens fondamental de l'entreprise intellectuelle de F. Lordon.
  2. Revenu de base avec l'argent des autres ≠ libéralisme. "Il est moralement obscène de parler de la richesse comme d'une chose anonyme, appartenant à la tribu et de parler de la "redistribuer"." -Ayn Rand, Capitalisme: l'Idéal inconnu.
  3. Ses adversaires l'accusent de confusion, mais le soi-disant "libertarien" Pierre Chappaz auquel il répond à trouver le moyen de dire ça: "Dans un monde idéal, il n’y aurait peut-être plus de frontières, et chaque être humain pourrait s’installer librement ou bon lui semble. Mais pas dans le monde réel, car nos sociétés n'y résisteraient pas. On peut être libéral et vouloir limiter l’immigration, et protéger autant que possible nos économies de la concurrence des pays ou le travail coûte moins cher (parce que les salaires y sont bas, mais aussi parce que les systèmes d’assistanat sont moins dépensiers). Notons que des pays plus libéraux que la France dans leur politique intérieure, tels les Etats-Unis et la Suisse, pratiquent des politiques extérieures souvent protectionnistes." (cf: http://libertarien.overblog.com/2015/04/identite-et-liberte-lettre-a-gaspard-koenig.html). C'est magnifique, on appelle ultralibéral un jacobin soft et libertarien un conservateur-libéral...
  4. Ce serait presque un bon papier n'eût été quelques tournures de phrases sans élégance, et surtout ça: "Mitterrand, [...] qui a osé promouvoir une Europe de paix et de prospérité."
  5. Dans ce cas Althusser n'était pas marxiste, car il considérait que l'idéologie était intrinsèque à toute société et non un produit de la division de classe. Et Lénine non plus, vu que le déterminisme économique ne lui convenait pas => http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/2015/07/tyrannie-de-la-minorite.html
  6. Bienvenue Non, c'est juste que faut être quasi-bilingue anglais et bien calé en culture et civilisation anglo-saxonne. Enfin c'est ça qui m'a fait raté le concours d'entrée (IEP de provinces je précise). Il est très bien mais assez théorique par moment, je donnerais pas ça à un débutant. Le bouquin de Mises est beaucoup plus clair et accessible => http://herve.dequengo.free.fr/Mises/LL/LL.htm
  7. C'est pourtant simple, il faut fixer des objectifs écolos aux entreprises et mettre en place la planification dès qu'elles échouent à suivre le bien commun pour se replier sur les profits privés égoïstes. N'as-tu pas écouté le Grand Timonier Mélenchon ?
  8. "L’important dans la démocratie, c’est d’être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois." -N. S. (cf: http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/04/17/1499311_nicolas-sarkozy-soutient-le-regime-berlusconien.html).
  9. Plus que ceux-ci et moins que ceux-là... Libéral pragmatique, oui. C'est-à-dire qu'il va assumer de défendre publiquement le libéralisme, mais au milieu d'une rhétorique pro-business navrante et caricaturale ("Les jeunes doivent avoir envie de devenir milliardaires") et en participant à un gouvernement socialiste, ce qui discrédite complètement son propos, et par ricochet fait passer le libéralisme pour ce qu'il n'est pas.
  10. Mélenchon fatigue, l’ordre logique de ses propositions aurait dû être : « Il faut donner un objectif aux entreprises : zéro déchet. » => « Pour arriver à un objectif zéro déchet, il faut planifier. » Le caractère factice de la liberté formellement concédée aux entreprises serait mieux ressorti. Leur échec est acté par avance, ergo il faut revenir au plan quinquennat.
  11. En tout cas Le Monde est tout de suite monté au créneau: http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/10/12/climat-les-mises-en-cause-erronees-de-philippe-verdier_4787865_4355770.html
  12. C'est tellement évident que je me suis retenu de le dire. C'est pas pour rien que Le Point titre "Le nouveau Machiavel": http://boutique.lepoint.fr/906-large_default/francois-hollande-le-nouveau-machiavel.jpg
  13. Le 11 septembre ? Allons. Il est évident que c'est un complot de Hollande pour se faire réélire avec les voix de la droite. C'est pourtant parfaitement logique: 11 septembre => guerre d'Irak => Daesh => Hollande qui joue au chef de guerre contre des barbus => tentative d'accaparer des voix de droite. Everything turned as planned. Pour ne pas se faire avoir, toujours chercher à qui profite le crime.
  14. Très intéressant, merci. Je creuserai cette piste à l’occasion. Le cours a développé un autre point sur le texte de Xénophon, qui consiste dans ce qui suit. L’apparition du concept d’oikonomia dans le discours philosophique, alors même qu’il cherche à définir la sphère propre de l’économie, est immédiatement liée au fait que les limites de celle-ci sont floues, impossible à tracer. Elle déborde immédiatement la sphère domestique. On comprend que chez Xénophon, ce phénomène est lié à sa notion de la valeur, puisque son caractère situationnel et le souci de maximiser son bien propre conduit nécessairement à la sphère de l’échange (« La flûte ne peut être un bien pour l'ignorant qui ne la vend pas, puisqu'elle ne lui sert de rien. Elle sera un bien, s'il la vend »). L’oikonomia excède donc l’oikos (foyer), la sphère domestique ; elle subvertie la distinction entre l’intérieur et l’extérieur. Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’après avoir exclus les ennemis de la sphère économique en les ayant déclarés nuisibles, ils sont ensuite réintégrés dans la mesure même où ils peuvent avoir une valeur, où je peux me servir d’eux avantageusement (« Et les amis, si on a le talent de mettre à profit l'amitié, comment les appellerons-nous? — Des biens, Socrate; et ne sont-ils pas beaucoup plus dignes de ce nom que les bœufs, puisqu'ils nous servent plus encore que ces utiles animaux? — Les ennemis, d'après ton propre raisonnement, sont donc aussi un bien pour qui sait les rendre utiles? — Je le crois ainsi. — Il est donc d'un bon économe d'en user si sagement avec ses ennemis, qu'il sache en tirer parti »). Les lecteurs de Carl Schmitt se souviendront sans doute que celui-ci définissait l’essence de la politique par la décision de délimiter l’ami et l’ennemi (« La distinction spécifique du politique, à laquelle peuvent se ramener les actes et les mobiles politiques, c'est la discrimination de l'ami et de l'ennemi. Elle fournit un principe d'identification qui a valeur de critère, et non une définition exhaustive ou compréhensive » -Carl Schmitt, La Notion de politique, 1927). Or ce que l’étude du texte de Xénophon révèle, c’est que dès le premier moment où elle est pensée par la philosophie, l’économie présente cette particularité de ruiner, au moins potentiellement, la sphère proprement politique (au moins au sens schmittien), en la réabsorbant, en sapant ses bases, en l’effaçant en tant que telle. La déploration (ou pas) d’un tel état de fait étant bien évidemment un moment distinct du constat lui-même. Autre observation intéressante (mais on s’éloigne de la notion de valeur proprement dite) : l’économie est pour Xénophon un épistémé, un savoir, donc presque quelque chose comme une science économique. Or, bien qu’on ait observé ci-dessus le mouvement de débordement de l’oikonomia, il s’agit à l’origine de quelque chose de limité, d’une gestion du foyer. En cela, l’économie des Hellènes n’a rien à voir avec le statut de l’économie politique moderne (Smith, etc), qui se forme en parallèle des Etats modernes, c’est-à-dire dans la phase d’émergence de ce que Foucault appelle la biopolitique. La citation suivante montre ce changement de statut, de la science domestique au savoir-pouvoir de la gouvernance politique : « Considérée comme une branche de la science d'un homme d'Etat ou d'un législateur, l'économie politique se propose deux objets distincts : premièrement, procurer au peuple une subsistance abondante ou un revenu abondant, ou plus exactement mettre les gens en état de se procurer une telle subsistance ou un tel revenu ; et deuxièmement, assurer à l'Etat ou la collectivité un revenu suffisant pour les services publics. » -Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776. On pourrait dire que le marxisme n’est qu’une variante de ce paradigme, dans la mesure où le savoir économique est pour lui un instrument de lutte politique, certes non pas au service des dirigeants mais pour les masses opprimées. Néanmoins ce relatif renversement (de la gestion privée au contrôle social) explique certainement (ce que le cours ne dit pas ou pas jusqu’au bout) pourquoi l’économie est aujourd’hui discréditée aux yeux du grand public, et absolument pas considérée comme relevant du champ scientifique.
  15. Salut et bienvenue Par contre ce fil est parti en c******* à une vitesse ! Un peu comme l'homme politique dont tu as transformé le slogan de campagne en pseudonyme.
  16. Le PS a perdu la moitié de ses militants et toutes les élections intermédiaires depuis 2012. Il y a des signes qui ne trompent pas.
  17. Pas sûr que Kant et Hegel survivent à tes critères Et sans doute pas non plus Husserl, Heidegger et Derrida. Et Stiegler. http://s1.dmcdn.net/akbb/x240-LfE.jpg
  18. Exactement. D'ailleurs ça ressemble étonnamment à pas mal de plaquettes de présentations d' "œuvres" d'art contemporain...Du genre de celles de la Punta della Dogana, le musée de François Pinault à Venise, je ne sais pas si vous connaissez...
  19. Naïf que tu es, comment si un discours vrai pouvait encore exister ! "Il n'y a [...] plus aucun sens à vouloir maintenir les distinctions ontologiques traditionnelles, par exemple entre la réalité et la fiction. Un film documentaire, un film engagé, un film réaliste, une comédie hollywoodienne et un film d'actualités se jouent tous sur un même plan de réalité: celui où les scènes filmées sont agencées en événements, c'est-à-dire en histoires." -Vilém Flusser, Pour une philosophie de la photographie, 1983.
  20. C'est bien que mon cours de philo de l'art se recentre sur son objet, mais je commence à me demander si je ne préférais pas la partie sur le marxisme occidental. "L'appareil photo exige de son propriétaire (de celui qui est possédé par lui) qu'il prenne sans cesse des clichés, qu'il produise des images de plus en plus redondantes. Cette photomanie de l'éternel retour du même (ou du très semblable) finit par aller si loin que sans appareil, le photographe amateur se sent aveugle: c'est l'accoutumance toxicomaniaque qui commence. Alors, le photographe amateur ne peut plus considérer le monde qu'à travers son appareil et selon les catégories de la photographie. Loin de se tenir "au-dessus" de l'acte de photographier, il est dévoré par l'avidité de son appareil ; il est devenu le prolongement du déclencheur automatique de son appareil. Son comportement ne fait plus qu'un avec le fonctionnement automatique de l'appareil photo." -Vilém Flusser, Pour une philosophie de la photographie, 1983.
  21. Pour un bâtiment censé avoir été percuté par des débris, il a l'air de s'écrouler bien proprement. Bon après j'ai pas vraiment d'éléments de comparaison.
  22. Et ils ont bien raison. Des news sur le sujet ? J'ai entendu plusieurs radios qui invitaient les auditeurs à harceler le bureau du Premier ministre, y-a-t'il une chance que ça fonctionne ?
  23. Pompidou n'était pas seulement un admirateur de Napoléon Ier, c'était aussi un libéral pragmatique. « L’objet d’une politique sociale est de réduire l’écart entre les riches et les pauvres, c’est-à-dire d’élever le niveau de vie des pauvres à la fois en soi et par transfert à leur profit d’une partie des revenus des riches. » -Georges Pompidou, Le Nœud Gordien, 1974.
  24. Le fantasme des Soraliens.
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