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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Ce n'est pas faux, tout en étant une lecture très sélective de l'idéologie et des politiques réellement conduites par De Gaulle. De Gaulle était foncièrement favorable à l'économie dirigée. On peut l'admirer pour certaines choses mais ce serait mentir que de dire que le gaullisme est autre chose qu'une forme de social-conservatisme (d'inspiration catholique) jacobin / stato-centré.
  2. Le proudhonisme est un bazar idéologique, qui en a d'ailleurs engendré d'autres.
  3. ça, faut vraiment le dire vite. Fillon s'est éloigné de Séguin dès les années 90, au profit de Balladur, et parce que l'européisme -même sans être aussi béat et fervent que celui de Macron- reste une condition obligée pour exercer le pouvoir en France (comme en témoigne l'évolution de Chirac).
  4. https://www.contrepoints.org/2019/02/08/336661-liberons-les-fonctionnaires
  5. Texte très admirable tant sur la forme que sur le fond, a fortiori quand on connaît le contexte d'écriture.
  6. Ce qui est sûr c'est qu'il vaut mieux savoir rire de temps à autre de la politique française, sinon c'est trop déprimant à suivre.
  7. Tu peux être propriétaire de choses qui ne sont pas ton corps. Ce que tu as voulu dire est qu'il existerait une propriété de toi sur toi-même mais qui ne s'étendrait pas jusqu'à la possibilité d'aliéner cette propriété (ce qui empêcherait la possibilité de l'esclavage). J'objecte alors qu'en l'absence de quelqu'un qui est possède quelque part la nue-propriété, la relation décrite ne peut être une relation de propriété. Prodigues et vertiges de l'analogie, comme dirait Bouveresse.
  8. Je ne suis pas convaincu qu'il existe de "fort utile fictions". C'est mon côté mendésiste.
  9. J'ai tout plein d'arguments pour réfuter l'existence de Dieu, si tu veux faire un fil à part.
  10. Tu n'es pas un objet ; tu as des caractéristiques qu'un objet ne peut pas avoir.
  11. L'analogie ne tient pas la route ; si j'avais un usufruit sur ma personne, où serais le détenteur de la nue-propriété ? ...
  12. Il est déjà occupé à dénoncer le "populisme" de Trump, des Italiens, plus son attitude sur le Brexit... Y-a-t-il un pays avec lequel Macron ne va pas nous fâcher inutilement ?
  13. Une propriété qu'on ne peut ni offrir ni louer ni vendre à autrui n'est pas une propriété. Du coup la propriété de soi, c'est un peu comme le "contrat social": un truc qui n'a aucune des caractéristiques d'un contrat...
  14. "Raison de cette critique permanente du recrutement par concours. Admettons un instant que le recrutement par concours soit injuste, socialement sélectif et tout le tralala. Par quoi se propose-t-on de le remplacer ? Par des « entretiens » ou l’effet de cooptation sociale sera cent fois plus important et les « réseaux » pourront jouer à plein ?" http://descartes-blog.fr/2019/02/06/traumatises-de-tous-les-pays/
  15. Elle reconduit une confusion typiquement conservatrice (d'origine platonicienne) entre liberté et vertu ("si je suis l'esclave de mes désirs chaotiques, je ne suis pas libre"). Alors que la liberté n'est ni la mesure, ni la tempérance, ni la vertu, ni la sagesse, etc. La liberté est l'état dans lequel je suis lorsque mes droits naturels individuels sont respectés. On peut ensuite soutenir que la liberté ne peut pas être maintenue durablement sans certaines vertus, sans l'acceptation de devoirs qui la fonde, etc., je serais d'accord ; mais ça ne change pas que la liberté n'est pas la même chose que la vertu. Une fois que cette confusion perfectionniste est opérée, on peut justifier une politique paternaliste et liberticide puisqu'en empêchant l'individu de mal consommer, en réprimant ses vices, etc., on le rend "libre" ... c'est une conception positive de la liberté. On la retrouve d'ailleurs à gauche du spectre politique.
  16. Moi je me bloque plus vite que @Wayto là: "pour les Libertariens, la haine de l’Etat est si grande, si intense (alors que rappelons le quand même « L’Etat , c’est toi ! »)". Magnifique confusion entre le peuple et l'Etat digne du fascisme. On notera aussi que le texte est très mal écrit (fautes d’orthographes incluses), problème de ponctuations, passages obscurs, etc.
  17. 1): Le réalisme esthétique est une position fascinante, même si je n'ai pas de convictions tranchées dans ce domaine: http://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2017/06/subjectivisme-esthetique-versus.html?q=esthétique 2): Encore une fois, "esclavage volontaire" est aussi absurde que "cercle carré". Mais sinon c'est du beau travail, l'extrême-gauche qui accuse le libéralisme d'être la caution intellectuelle de l'esclavagisme (Dominico Losurdo, etc.) n'a plus qu'à puiser les citations propriétaristes qui vont bien, et jeter dans l'ombre les libéraux abolitionnistes, pour soutenir que le "capitalisme a autant tué que l'URSS" et autres ignominies...
  18. Souvent, mais pas toujours. Il y avait en Allemagne des théoriciens du "socialisme de la chaire" (non révolutionnaire) ou des défenseurs du welfare-state au nom d'un conservatisme social pragmatique avant / pendant que Bismarck inventait l'Etat-providence du coin. En Angleterre, l'Etat-providence a été théorisée par des néo-hégéliens longtemps avant le rapport Beveridge: « La fin du siècle a vu alors se développer en Angleterre ce qu'on a appelé un " nouveau libéralisme ", libéralisme social préoccupé de justice et d'égalité, prônant l'intervention de l'Etat, dont Thomas Hill Green, John A. Hobson et Leonard Hobhouse sont les principaux théoriciens, et auquel Keynes se référera dans les années 1920. » -Gilles Dostaler, « Les chemins sinueux de la pensée économique libérale », L'Économie politique, 2009/4 (n° 44), p. 42-64. Quant au communisme, on peut aller le faire remonter jusqu'à Platon au 18ème siècle, très longtemps avant la révolution d'Octobre. En histoire, les idées sont toujours des conséquences et des causes.
  19. La violence inclut la menace d'initier l'usage de la force. C'est tout à fait autre chose que la pression sociale ou que les incivilités. Comme quoi la philo ça peut aider à éviter de tout mélanger.
  20. Non. Une restriction de leur bonheur ou de leur tranquillité, c'est très possible, mais la liberté est quelque chose de bien précis. Le libéralisme défend politiquement un ensemble de droits qui permettent la poursuite du bonheur, il ne prétend surtout pas garantir le bonheur ou même juste la tranquillité.
  21. C'est une vérité absolue parce qu'il n'existe rien de telle qu'une "propriété de soi" (tout individu réfléchissant sur nos catégories de pensée peut le conclure). On est dans le domaine de ce que Rand appelle le "métaphysiquement donné", le domaine de la nature des choses. Ce qui existe et qui est une valeur et/ou une convention sociale soumise à décision, c'est le fait que les gens soient esclavagisés ou pas, quelque soit la justification avancée*. * L' "infériorité raciale", la "propriété de soi", l' "intérêt général", le fait d'être un "infidèle" ou un "élément contre-révolutionnaire" à rééduquer, etc. Donc on peut parfaitement soutenir à la fois que l'idée de propriété de soi est fausse (universellement), incohérente (avec les principes de libéralisme), et que le fait d'en tirer des conséquences sociales (liberticides) est non-nécessaire (parce que les propriétaristes ne sont pas assez puissants pour introduire cette idée en droit positif).
  22. J'avais parlé de la réaction de peur de certains média face à l'anti-fiscalisme initial des GJ, mais j'observe que L'Immonde récidive (alors que ledit anti-fiscalisme a vécu): https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/18/aux-etats-unis-l-hegemonie-culturelle-de-l-antifiscalisme-des-plus-riches-en-dit-long_5411085_3232.html "A l’heure où la France a les yeux tournés vers une révolte populaire qui remet en question le pacte fiscal [Horreur, Malheur], il ne faut pas oublier que l’impôt sur le revenu a été d’abord contesté par les citoyens les plus fortunés [Et vous n'allez quand même pas être de l'avis de ces salauds, n'est-ce-pas ?]. Cette résistance prend des formes juridiques et institutionnelles, plus adaptées au capital financier, politique et culturel des élites. Et il ne fait aucun doute qu’elle a été suffisamment efficace au cours des dernières décennies pour imposer des réductions massives… en leur faveur." Moralité: si vous tombez dans le panneau de la contestation fiscale, c'est que vous êtes aliéné par l'idéologie de la classe bourgeoise dominante (rebaptisé pudiquement "les riches"), qui produit une idéologie se présentant comme d'intérêt général, alors qu'en réalité elle favorise avant tout ses intérêts. Un raisonnement des plus marxistes...
  23. "Esclavage volontaire" est une contradiction dans les termes. Si tu as le droit de te vendre et que tu deviens un esclave, tu peux être revendu indéfiniment, tué, exploité économiquement, etc. C'est déjà partiellement contradictoire avec ta liberté individuelle ; mais si jamais tu essayes de te révolter, ton maître peut te forcer à obéir. Donc l'esclavage -et la propriété de soi qui en est la condition- est incompatible avec le principe de non-agression (pour la même raison que l'impôt est incompatible avec le principe de non-agression). On ne peut pas reconnaître simultanément la validité de normes morales qui se contredisent mutuellement. Surtout lorsque l'un de ces principes est manifestement une absurdité épistémologique et ontologique.
  24. Un article décidément plein de nuances: " il est tout à fait évident que la Constitution de la Veme Républicaine [sic] est profondément fasciste"...
  25. Ce n'est une entrave* à ma liberté de m'installer que si on accepte la prémisse collectiviste suivant laquelle j'ai un "droit à" un logement. Comme la liberté libérale est négative, la libre installation est bien un corolaire de la libre circulation. Je ne vois pas pourquoi tu prétends que seule cette dernière ferait consensus chez les libéraux. * Idem pour la dissuasion par la pression sociale. Ce n'est pas une restriction de ma liberté au sens libéral.
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