Aller au contenu

Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
  • Compteur de contenus

    11 906
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    46

Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Si tu soutiens que les actes sexuels sont moralement indifférents, tu dois en déduire qu'il faut, par exemple, dépénaliser le viol...
  2. Je t'invite à lire Holbach vu que sa pensée est aussi opposée que possible à ce que tu dis (on sent que le matérialisme de Hobbes et la fascination pour le vieux culte platonicien de la géométrie -et pour la méthode géométrique de Spinoza- sont passés par là. Du reste ça recoupe un peu ce que disait @Mégille pour contrer le relativisme): « La vraie morale est une ; elle doit être la même pour tous les habitants de notre globe. Si l'homme est partout le même, s'il a partout la même nature, les mêmes penchants, les même désirs, en étudiant l'homme et ses rapports constants avec les êtres de son espèce, nous découvrirons sans peine ses devoirs envers lui-même et envers les autres. L'homme sauvage et l'homme policé, l'homme blanc, rouge, noir, l'Indien, l'Européen, le Chinois, le Français, le Nègre et le Lappon, ont une même nature. Les différences que l'on trouve entre eux ne sont que des modifications de cette même nature produites par le climat, le gouvernement, l'éducation, les opinions, et par les différentes causes qui agissent sur eux. […] En partant de l’homme lui-même, on trouvera facilement la morale qui lui convient. [...] Alors les principes de la morale seront évidents et formeront un système capable d'être aussi rigoureusement démontré que l'arithmétique ou la géométrie. » -Paul-Henri Thiry d’Holbach, Système social ou Principes naturels de la Morale & de la Politique avec un Examen de l’Influence du Gouvernement sur les Mœurs, 1773 in Œuvres philosophiques (1773-1790), Éditions coda, 2004, 842 pages, pp.5-314, p.38. L'inéluctabilité, comme tu dis, en morale, vient que ce qui doit être dépend de ce qui peut être et donc ce qui est, de la nature des choses. Le bien pour l'homme dépend de ce qu'est l'homme, donc on ne peut pas plus prescrire n'importe quoi en morale qu'en médecine (l'analogie morale / médecine vient de Platon).
  3. Ah non, pas du tout, je regarde assez peu de films, et celui-là je ne l'ai pas vu. C'est quelqu'un qui me posait la question un jour, rapport à mon pseudo. Que j'avais choisi pour quelque chose de bien plus cool.
  4. On t'a pas dit le prix des petits fours au regard de l' (in)utilité de l'institution crée. ça, et la très probable réédition de l'engrenage bureaucratique utilisé ailleurs. Le parallèle avec la construction européenne me semble tout à fait pertinent, vu le rôle qu'ils ont joué nos bureaucrates français, de Monnet à Delors. Il faut tuer les comités machins (le traité d'Aix-la-Chapelle en instaure 2) et autres bébés bureaucratiques avant qu'ils aient le temps de grandir.
  5. C'était le préambule de Régis de Castelnau qu'il me paraissait pertinent de citer. Le reste c'est de l'emploi habituel de "libéral" comme synonyme de caca-boudin, selon la signature de quelqu'un ici.
  6. Et donc les gaulois réfractaires du pays qui n'a pas de culture ( https://www.liberation.fr/politiques/2017/03/14/macron-et-l-offense-a-la-culture-francaise-l-argument-qui-federe-lr-et-le-fn_1553907 ) mais qui a commis un crime contre l'humanité avec la colonisation, sont de surcroît affligés d'une langue qui n'est pas assez romantique au goût du président. Bien. Bien bien bien: https://fr.sputniknews.com/france/201901221039738068-macron-langue-francaise-allemande-internet/ Meanwhile l'équipe au pouvoir et en roue libre décide de créer sans aucune consultation ni débat ni annonce au grand public, une Assemblée parlementaire franco-allemande. Rien que ça: https://www.les-crises.fr/le-parlement-franco-allemand-ebauche-d-une-mini-union-europeenne-analysons-le-texte-du-2e-accord/ Ah, et les mécontents sont des crypto-nazis. Puisqu'on vous le dit: https://www.vududroit.com/2019/01/traite-daix-chapelle-lallemagne-dabord/ Je retire à nouveau, encore une fois, une fois de plus, tout ce que j'ai pu dire en 2017 sur la maîtrise du symbolique par Macron. On se demande au bout de combien de provocations stupides les "monarchistes régicides" vont se réveiller contre leurs dirigeants...
  7. Si le peuple vote mal, ce n'est pas qu'il peut réellement vouloir le mal, c'est qu'il est aliéné* par l'idéologie, les média, la propagande télévisuelle du Grand Kapital, etc. Rousseau disait à peu près: "on trompe le peuple parfois ; on ne le corrompt jamais". * C'est au passage amusant de voir que les démolâtres d'extrême-gauche partage avec l'extrême-droite la même prémisse s'agissant du caractère très influençable du malheureux peuple ; ensuite ils divergent, les premiers en tirent un rejet de la démocratie (c'est l'argument qu'utilise Soral), les seconds ont tendance à privilégier le recours "temporaire" à une élite avant-garde "éclairée et désintéressée", tout en continuant d'affirmer qu'ils sont les champions de la démocratie...
  8. C'est déjà problématique de dire que chacun est le meilleur juge de son propre intérêt. Mais admettons. Forcez la thèse, dites que chacun est un juge infaillible de son meilleur intérêt. Étendez le raisonnement à l'échelle collective de la Nation (une somme d'individus infaillibles crée un acteur collectif infaillible). Vous obtenez une défense idolâtre de la démocratie: "Je propose le RIC (référendum d'initiative citoyenne comme par exemple en suisse) et notamment son aspect révocatoire comme garantie que les représentant de l'état ne feront pas n'importe quoi. Le peuple aura pour ainsi dire directement [Lol. Encore un qui ne connaît pas la loi d'airain de l'oligarchie] le contrôle de l'utilisation de sa monnaie. Il ne fera rien qui nuise à l'intérêt général puisqu'il le représente." (Extrait des commentaires de la dernière vidéo de @Nigel ). C'est fort de trouver encore des rousseauistes en 2019 (et encore, des mauvais rousseauistes, vu que le gugus utilise le vocable de représentation...).
  9. J'ai commencé Politique et impolitique de Julien Freund, qui restera, on peut le souhaiter, comme la plus grande figure de la philosophie politique française. Il est intéressant de noter que, contrairement à ses habitudes, il se livre à des allusions à l'actualité, et même à plusieurs attaques explicites contre la gauche. On lui doit notamment une bonne description de la mentalité que J. P. Le Goff qualifiera plus tard de "gauchisme culturel" (cf: http://oratio-obscura.blogspot.com/2016/09/le-gauchisme-culturel-des-origines-au.html ): « L’intellectualisation consiste en somme dans le processus de diffusion de l’abstraction intellectuelle dans le comportement d’être qui ne sont pas des intellectuels, mais qui y sont devenus réceptifs par la vulgarisation de la pensée idéologique. Cette abstraction renonce au raisonnement, au contact des actions concrètes, pour envisager les choses essentiellement sous l’angle des intentions vagues, des velléités et des fins indéterminées, en entretenant une sourde révolte contre un monde considéré comme débile, en tout cas insensible à la gravité des idées abstraites. Il en résulte une insatisfaction contestataire, souvent ensevelies dans des âmes dépitées face à l’incompréhension prétendue des autres, sous prétexte qu’ils seraient insensibles aux immenses malheurs d’un monde à sauver. L’imagination se dépouille de toute ironie pour devenir sérieuse et compassée, comme s’il fallait par exemple être à tout instant à l’écoute du Tiers Monde, à l’affût des conversations pour débusquer les ombres du racisme, prêt à manifester en faveur de la paix ou disposé à libérer le genre humain chaque fois d’une autre aliénation. L’événement le plus insignifiant est interprété comme déterminant pour le destin du monde. Tout se passe comme si on voulait nous condamner à une existence chagrine, dépourvue de tout humour et de toute gaîté. En fin de compte tout sentiment s’épuise dans un sentimentalisme militant et toute émotion dans une dramatisation sentencieuse. L’insatisfaction se traduit le plus souvent par un ténébreux mécontentement pour la profession qu’on occupe. En effet on se plaît à rêver d’une profession seconde, sous la forme par exemple d’une velléité de s’engager aux côtés des médecins sans frontières, sans aucune qualification dans le domaine de la santé, rien que pour jouer avec son désir indistinct de dévouement dans toutes sortes d’associations humanitaires, fraternelles ou soi-disant culturellement libératrices (féminisme, écologisme, etc.). La priorité écologique par exemple n’est pas donnée à une réflexion sur les conditions de la sauvegarde de la nature, mais à la manifestation rhétorique* préconisant cette sauvegarde. » (p.11) Freund n'était pas libéral mais Politique et impolitique contient un ou deux passages appréciables en défense du capitalisme: « Le capitalisme demeure un proscrit. Il est vrai certains échecs du socialisme sont en train de « détabouiser » les notions de profit ou d’entreprise, mais il ne faut pas se réjouir trop tôt, car il ne s’agit sans doute que d’une trêve momentanée. » (p.7) * Dernier exemple en date de cette rhétorique de culpabilisation, geignarde et improductive: https://www.lemonde.fr/climat/video/2018/12/15/nous-sommes-a-court-d-excuses-le-puissant-discours-d-une-jeune-ecologiste-suedoise-a-la-cop24_5398255_1652612.html
  10. WTF...
  11. Ou... qu'ils ont changés de position politique.
  12. Heureusement qu'en face du repli sur soi frileux du RU, il reste l'UE comme phare de la liberté... : https://www.contrepoints.org/2019/01/26/335605-protectionnisme-europeen-le-riz-va-t-il-devenir-un-produit-de-luxe
  13. Super nouvelle ! Je me suis abonné du coup N'hésites pas à demander des conseils à @Nigel pour survivre dans les eaux glacées du Youtube game
  14. Je rebondis sur ton message en vidéos diverses intéressantes, @Mégille. "Il me semble que pour ne pas être relativiste, il faut plutôt chercher les fondements de la morale aux alentours de la logique et des maths, et pas du coté des sciences de la nature. " ça m'intéresserait que tu développes car je vois mal ce que les maths auraient à voir avec la morale, qui traite avant tout de données qualitatives. Même une école de philosophie morale qui laisse une large part au raisonnement arithmétique, l'utilitarisme (des quantités de bien-être individuels, elles mêmes sommes de quantités de plaisirs et de souffrances), se réfère ultimement à des éléments qualitatifs (comme le plaisir).
  15. La gauche radicale manque sacrément de psychologie élémentaire. Leurs ancêtres du 19ème siècle essayait au moins de produire une représentation du type de société qu'ils souhaitaient (pour un exemple de fiction utopique éco-socialiste, voir les Nouvelles de nulle part de William Morris). Mais ils n'en sont plus capables: https://reporterre.net/On-peut-renverser-le-capitalisme-sans-modele-pour-la-suite C'est dommage parce qu'on a quelque chose comme un pressentiment de l'utilité du pluralisme ou de l'ordre spontané, dans ce billet pleins de certitudes loufoques et de non-définitions.
  16. C'est un très mauvais exemple vu que l'URSS a survécu 38 ans (donc un peu moins de 2 générations) à la mort de Staline.
  17. Derrière des revendications politiques peu lisibles, le clivage sociologique incarné par le mouvement en cours : https://www.frustrationlarevue.fr/gilets-jaunes-le-mepris-puant-de-la-bourgeoisie/
  18. Petit moment de fierté quanq je vois mon blog cité dans la blogosphère libérale, aux côtés de @h16 et @Nathalie MP: https://www.netguide.com/oratio-obscura.blogspot.fr/Oratio-Obscura/
  19. C'est -pour la dernière phrase- absolument pas ce que dit Hobbes, hein. Hobbes est un relativiste moral. Il prône la subordination totale des églises au pouvoir politique, mais il ne dit pas que l'Etat doit chercher à modifier les croyances religieuses ou autres des individus*, pour créer une morale commune. Pour Hobbes comme pour Spinoza, l'Etat est par nature incapable de contrôler les consciences. * A moins que lesdites croyances puissent inciter à la rébellion (Hobbes prône du coup l'autodafé de la littérature républicaine qui légitime le tyrannicide) ; mais là encore, le but c'est l'ordre public, pas la communion des esprits. Hobbes est absolutiste, pas platonicien ou totalitaire.
  20. Oui. Sauf pour les événements importants: le non au référendum français sur le projet de constitution européenne en 2005, l'élection de Trump, le vote du Brexit. Et comme par hasard, ces trois erreurs d'appréciations ont un point commun sur le fond...
  21. Oui, c'est connu, on en a déjà parlé dans ce fil. Mais ça ne prouve pas que ce soit un mauvais choix politique. Il arrive que l'on fasse de bonnes choses pour de mauvaises raisons.
  22. De toute façon c'est un peu tôt pour juger ; ce sera plus intéressant de regarder, une fois le Brexit effectif, s'il y a une variation du niveau du pays dans les indices de liberté économique / liberté de la presse, etc.
  23. C'est vraiment indécent qu'une petite minorité dispose d'autant d'argent. Il faudrait les contraindre à redistribuer, pour maximiser l'utilité du plus grand nombre...
  24. Si c'est tellement désagréable pour elle de mener une politique contraire à ses convictions, elle pouvait très bien ne pas devenir Premier ministre. Manifestement le pouvoir est plus intéressant pour elle que la fidélité à d'anciens idéaux soudain désavoués par le peuple. C'est un peu comme Tsipras en Grèce. Si l'austérité turbo-libérale était si contraire à ses "convictions" que ça, il ne serait pas resté au pouvoir.
  25. Ce n'est pas un objectif des partisans du Brexit ; c'est une conséquence de leur réussite dû au fait que c'est l'UE qui refuse -depuis toujours- de faire du libre-échange avec les pays non-membres (comme l'a souligné @Tramp).
×
×
  • Créer...