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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Tient tient tient... "C'est précisément cette orientation nouvelle et vitale qu'a proposée Wilson, le 8 janvier 1918, dans les quatorze points de son message. Il suggère à l'Europe de se construire à la façon des Etats-Unis: autonomie des Etats dans le domaine de la justice, de l'enseignement, de la police, mais suppression des barrières douanières et adoption d'une monnaie commune." -Henri Guillemin, Nationalistes et "nationaux" (1870-1940), Gallimard, coll. Idées, 1974, 476 pages, p.160. Et après on traite Asselineau et quelques autres de complotistes et d'anti-américains primaires... Le fait que l'ombre de l'Oncle Sam plane sur la construction européenne est pourtant de mieux en mieux documenté.
  2. 1): C'est pas nouveau pour la France d'être gouvernée au centre, elle l'a été pendant la grande majorité des 70 ans de la troisième République (hors épisode nettement à droite, avec les monarchistes au début du régime, ou nettement à gauche, avec le Front populaire). 2): C'est vrai et c'est mortifère, mais si on remet les choses en perspective, dans le contexte français, le libéralisme n'était pas davantage à l'ordre du jour avant. Le fait que la situation soit mauvaise n'indique pas qu'elle soit largement pire que du temps où le clivage gauche-droite réagissait la vie politique (droite gaulliste contre gauche socialo-communiste dans les années 1960, social-démocratie de plus en plus tiède versus pseudo droite gaulliste à partir des années 70 et 80).
  3. Bienvenue @Prouic !
  4. Un bon petit coup de ce-modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie: "La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte. Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous. C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires." (cf: https://www.lemainelibre.fr/actualite/grand-debat-la-lettre-demmanuel-macron-aux-francais-13-01-2019-237324 ) (Le raisonnement est de surcroît discutable vu qu'on trouve des pays, comme les Etats scandinaves et le Japon, qui ont à la fois une meilleure liberté économique et une distribution des richesses -mesurée d'après le coefficient de Gini- plus égalitaire que la France). "En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits." On apprend aussi que l'impôt est la seule solution imaginable vis-à-vis du problème de la dette publique: "L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps."
  5. Quelques chiffres édifiants du match France Pays-Bas ! : https://leblogdenathaliemp.com/2019/01/13/reforme-liberale-cest-possible-lexemple-edifiant-des-pays-bas/
  6. Ben, c'est simple, le conservatisme social est un courant du conservatisme. Des gens qui affirment que toute révolution est mauvaise*, qui se revendiquent des valeurs de l'église, opposent les corps intermédiaires à la bureaucratie étatique et sa fiscalité envahissante, pointe la menace de l'innovation à tout va, etc., tu les range dans quelle catégorie sinon dans celle de conservatisme ? *J'en profite pour mentionner cette intéressante définition de la droite: "A droite du radicalisme, il y a les partis qui tiennent la Révolution [française] pour une chose passée, acquise, plutôt mal que bien, et qui, tout en la supportant, ne la feraient pas si elle était encore à faire." -Albert Thibaudet, Les Idées politiques de la France, Librairie Stock, Paris, 1932, 264 pages, p.121.
  7. Les conservateurs, alliés naturels des libéraux... : http://www.lavie.fr/debats/idees/appel-pour-un-nouveau-catholicisme-social-09-01-2019-95634_679.php
  8. Le fond du propos est maladroit (surtout dans le contexte social), et surtout, la tournure est monstrueusement moche. Mais que fait Brigitte ?
  9. wouah, la chance que vous avez !
  10. Bien sûr que non, la violence est potentiellement employable par n'importe quel individu ou organisation, pas uniquement par le pouvoir politique.
  11. Parce que ce sont des sectaires incapables de se mettre d'accord. C'est déjà un exploit que Mélenchon ait réussi à faire fusionner quelque fractions gauchistes, il n'arrive déjà pas à s'entendre avec les communistes, alors... Souvenez-vous du reste que lorsque Jacques Sapir a (très) prudemment dit qu'il faudrait "envisager à terme une alliance avec le FN ou avec un parti issu de celui-ci [de nos jours ce serait Les Patriotes]", il s'est fait descendre en flamme par son disciple Lordon et ostraciser. Idem, lorsque Dupont-Aignan et Chevenèment avaient commencé à s'envoyer des fleurs, Mélenchon a tout de suite tué la manœuvre dans l’œuf en traitant Dupont-Aignan de "facho". Il y a une règle en politique qui dit qu'on ne peut pas combattre tous ses ennemis au même moment. Mélenchon ne veut pas entamer de rapprochement avec les droites souverainistes ou nationalistes contre le centre macroniste, par conséquent il est condamné à faire du 10 à 20% en ratant le deuxième tour. S'il avait fait l'alliance avec Dupont-Aigan au lieu de le laisser à MLP, ce serait lui qui se serait retrouvé en face de Macron.
  12. Évidemment que les libéraux n'existent pas ; c'est une invention des étatistes pour faire croire au peuple qu'il dispose d'une vrai alternative au moment des élections.
  13. Il a fait l'éloge de Staline (true story). Edit: grillé par @Fagotto pour le point Godwin trollage politique.
  14. Ah non, du tout. C'est glauque et malsain, pire que du Céline. Et à la limite on peut toujours trouver du glauque et malsain sauvé par le style, l'originalité du cadre et/ou une certaine ironie cynique et corrosive. Alors que Houellebecq c'est chiant, ennuyeux, bourré de digressions sans rapports avec le sujet. Et je ne parle pas de ses "poèmes"...
  15. Hum, en 68 on a eu un ministre de l'Intérieur pour expliquer que les révoltés gauchistes étaient financés par Moscou... Cela dit Schiappa ajoute à la débilité le fait de sortir de son domaine de compétence (si tant est qu'elle soit compétente dans son poste officiel, et si tant est que ledit poste puisse avoir une utilité quelconque).
  16. Je ne vois pas pourquoi la divergence d'opinions sur les fins et a fortiori sur les moyens devrait exclure la critique (positive ou négative). La critique n'est pas l'insulte. Il n'y a aucune raison pour qu'elle soit en soi un facteur de vision ou d'affaiblissement (de la qualité) du mouvement. C'est même le contraire.
  17. De la faute d'orthographe sur nom propre jusqu'au confusionnisme idéologique, encore un commentaire épique: "Houellbecq s’en prend plutôt aux illusions de ce monde, il écrit en philosophe sur la condition humaine et sa vanité, et sur la bêtise et les faux semblants. L’une des manifestations de la bêtise c’est bien sûr l’idéologie quelle qu’elle soit, et le libéralisme n’y échappe pas : faire disparaître toute l’agriculture française pour la religion du libre échange qui refuse, à l’échelon européen, le protectionnisme pourtant nécessaire et utilisé par tous nos concurrent, c’est l’un des axes intéressants de son dernier livre, ainsi que la violence sous-jacente, celle des désespérés que l’idéologue ignore. Donc Houellebecq n’est absolument pas anti-libéral, il est au-dessus de cela ou ailleurs, car dans le même temps il s’en prend aux lourdeurs administratives qu’il décrit fort bien, à l’étouffement sociétal et au totalitarisme moral rampant. Libertarien plutôt, en somme." (cf: https://www.contrepoints.org/2019/01/10/334352-michel-houellebecq-passionnement-triste-contre-la-societe-de-consommation)
  18. Je vois pas ce que ça de bizarre, vous lisez Slate, porte-avion de la Macronie.
  19. 1): Qui ça ? 2): Qui ça ? 3): Je crois que tu confonds spartakisme et bolchevisme (j'admets que c'est une différence chronologique et idéologique relativement subtile). Et même comme ça, ton affirmation m'a tout l'air d'être fausse. 4): Mais quel rapport avec ce que j'ai dis ? Je n'ai pas dis que ça n'avait aucun rapport, j'ai dis que ce n'était pas la même chose. (Soit dit en passant, l'aile gauche / berlinoise du NSDAP (les frères Strasser, le Goebbels première manière) avait comme mot d'ordre un truc du style: "le socialisme à 49% !". Donc si même l'aile gauche du mouvement (d'ailleurs dégagée en 1932) n'est pas socialiste, il faut quand même être aussi bouché que le Club de l'Horloge à côté de ses pompes pour qualifier les nazis de socialistes).
  20. Non, ça c'est du fétichisme nominal. Un peu comme si quelqu'un se mettait à dire que l'Action libérale populaire est un parti libéral, à cause du nom: https://fr.wikipedia.org/wiki/Action_libérale_populaire
  21. C'est pas un argument, c'est du révisionnisme historique. Le bilan du communisme se pose là en matière d' "inclusivité" des tyrannies de gauche. D'ailleurs j'ai lu récemment un article assez édifiant sur le castrisme: https://journals.openedition.org/nuevomundo/49612#entries
  22. ça ferait un bon sujet pour @h16. D'autant que des présidences de "Haut conseil" machin payés des fortunes inutilement, il doit y en avoir d'autres...
  23. Le culte de Gaïa n'est plus à une contradiction près:
  24. ça fait plusieurs fois que je me demande qui reste encore chez LR, et ils arrivent encore à perdre du monde.
  25. Moui, c'est discutable. Exemple avec l'extrême-gauche française depuis la Révolution: en 1794-1796 elle est "socialiste" ou communiste agraire (Leroux, la Conjuration des égaux, etc). Mais en 1830 elle est au plus républicaine (l'ensemble du spectre politique est plus à droite par rapport à la période antérieure). En 1848 elle est insurrectionnaliste / blanquiste. En 1871 elle est socialiste anti-étatiste (proudhonienne. Le marxisme est inexistant au moment de la Commune). Vers 1891-1900 elle est socialiste puis guesdiste (le développement du marxisme pousse une partie du socialisme vers le centre, à mesure que le spectre politique s'étend à gauche). Après l'affaire Dreyfus l'extrême-gauche est pacifiste (antimilitariste) et/ou anarcho-syndicaliste (tandis que les socialistes, y compris guesdistes, se retrouvent à gauche, moins radicaux de par leur soutien au régime républicain). Après 1920 et la fondation de la Section française de l'internationale communiste, elle est bolchevik, donc antidémocrate (rejet de la "république bourgeoise", dictature du prolétariat, etc.). Des années 30 aux années 1970, le PCF est lui-même régulièrement attaqué sur sa gauche par des groupuscules gauchistes qui lui reprochent son "embourgeoisement". Force est de constater que ce ne sont pas toujours les mêmes contenus qui se retrouvent à l'extrême-gauche, même s'il y a des continuités entre différents courants politiques. Une chronologie de l'extrême-droite montrerait aussi des divergences internes selon les périodes.
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