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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Ah ah ah: "Hayek est un nominaliste post-moderne" (55 minutes)
  2. De la démagogie d'extrême-gauche pour bien commencer la journée dans la mauvaise humeur: https://reporterre.net/Les-riches-detruisent-la-planete-A-bas-les-riches D'ailleurs ils se passent le mot: "La singularité de ce mouvement tient à ce qu’il porte désormais l’incendie là où il n’avait jamais été, et là où il doit être : chez les riches." cf: https://blog.mondediplo.net/fin-de-monde
  3. Pour être un traître il faut avoir promis quelque chose qui dépend essentiellement de soi et ne pas le tenir ou faire l'inverse ; or Macron est un politique assez malin pour faire surtout des "promesses" vagues et indéfinies ("Révolution", "faisons une start-up nation", etc. La "pensée"-slogan est un corollaire de l'opportunisme politique). La notion de traîtrise implique aussi l'idée qu'elle sert les intérêts de quelqu'un qui n'est pas le traître lui-même.
  4. Wha, quelle surprise, la bourgeoisie de droite n'aime pas que des sans-dents analphabètes prolos mal rasés se plaignent de leur pouvoir d'achat, surtout lorsque ça dégénère avec des violences (ou que ça évoque un retour de l'ISF, ce qui est bien pire). On est vraiment dans un nouveau monde politique, du jamais-vu.
  5. Justement, entre rester au sein de LREM avec une probabilité croissante d'être dégagée dans 5 ans, et des chances raisonnables de regagner LR en faisant vaguement amende honorable (Wauquiez est tellement inaudible qu'il n'aura de toute façon pas le choix de les reprendre s'il veut donner une impression de dynamisme) puis de remporter l'élection en ressuscitant le clivage familier gauche / droite, certains risquent de ne pas hésiter si on les pousse vers la sortie... On verra bien mais je pense que Macron ne pourra pas se séparer de E. Philippe.
  6. Non mais ça pose un vrai problème de stabilité gouvernementale. Si le Président vexe le centre-droit, il perd combien de députés ? LREM en comporte 308. La majorité absolue est à 289. Certes, la majorité s'appuie aussi sur les 42 élus Modem. Mais si Macron perdrait son centre-droit, le poids relatif du Modem deviendrait mécaniquement beaucoup plus important, puisqu'il aurait le pouvoir de faire tomber le gouvernement. Est-ce un risque qu'il est prêt à prendre ? Après avoir dégager Bayrou du gouvernement comme un malpropre au bout d'un mois ? En plus Philippe (dont la popularité reste supérieure à celle de Macron, ce qui relativise la "détestation" que tu mentionnes) aura beau jeu de développer un narratif à base de "l'exclusion du courant que je représente de la majorité est le signe d'un inquiétant raidissement autoritaire du Président, bla bla bla, construire une nouvelle alternative à droite pour 2022, etc". ça me semble un plan suicidaire pour Macron.
  7. La violence est une solution légitime et efficace dans certains contextes. La nocivité du pacifisme n'est pas très difficile à montrer, il suffit de souligner qu'il n'est pas compatible avec la préservation effective du droit à la vie (et, les bons jours, Gandhi lui-même s'en rendait compte). Comme les pacifistes admettent généralement ledit droit, leur position est contradictoire et donc erronée. ça c'est pour la partie politique ; pour la partie éthique et relations interpersonnelles, on peut se demander si (par exemple) le rejet de toute forme de châtiment éducatif ne produit pas des caractères désordonnés et pathologiques. Mais ça, c'est aux psychologues de nous le dire.
  8. Ce serait un suicide politique à moyen terme parce que le centre-droit voudra se venger d'une manière ou d'une autre (absence de soutien au futur gouvernement, re-fusion avec LR, candidat opposé à Macron ou à un autre candidat LREM en 2022, etc.). Ce serait en outre probablement pire pour la conduite de l'Etat (pour ne rien dire de la liberté), vu que si tu écartes le centre-droit, c'est pour ouvrir à gauche, faire ce fameux "virage social" auquel Cohn-Bendit (entre autres) vient d'appeler Macron (qu'il soutient) pas plus tard qu'au JT de tout à l'heure. Or voir des bouts de PS-zombie entrer au gouvernement ne donne guère envie. "On porte aux lèvres ce qui mène encore plus vite à l'abîme", comme dirait Nietzsche. En plus ça achèverait la hollandisation du mandat.
  9. C'est l'ouvrage le plus socialisant de Hayek, ceci dit.
  10. Si vous dénoncez les SJW, vous faites objectivement le jeu de l'extrême-droite... On arrive à des niveaux inédits de manichéisme et de mauvaise foi: https://medium.com/@Kum0kun/la-fascination-rationaliste-pour-lextrême-centrisme-a5a51f9faae
  11. On dirait une version "intelligence" du Parti socialiste. C'est plutôt une bonne nouvelle pour nous, plus il y aura de tendances écolo-socialistes à se battre pour arriver aux leviers de commandes, plus ils se nuiront mutuellement. On va sans doute en avoir la démonstration, à gauche, aux Européennes.
  12. Message d'avertissement presque pléonasmique vu que la politique est par nature une activité "virile". Quand on veut éviter à coup sûr les engueulades et la confrontation avec certaines réalités désagréables, on ne s'occupe pas de politique* (laquelle implique par nature commandement, rapports de forces et détermination des usages légitimes de la violence collective). * Ce qui est d'ailleurs ce que font la plupart des gens, même ceux qui auraient tout à fait le temps, les moyens financiers et les capacités intellectuelles de s'y intéresser.
  13. C'est-à-dire que la compassion se mérite, comme tout le reste. Comme dirait Rand, la base de l'existence morale est d'échanger une valeur contre une autre. Je peux avoir l'empathie nécessaire pour saisir les motifs qui poussent à vandaliser, mais je ne vois a priori aucune raison d'avoir de la compassion pour les vandales. De plus et au risque de me faire tout de suite repérer comme INTJ, je souligne que la compassion en tant que telle n'a jamais résolue aucun problème. Et que les discours unanimistes et impolitiques à base de dénonciations du "mépris" et du "manque de dialogue" sont bien souvent une manière de ne pas réfléchir et de pas poser les problèmes politiques sérieusement.
  14. Manque de sens de la vie et/ou d'intégration sociale qui conduit à un romantisme pseudo-révolutionnaire et à des identités appauvries de substitution ("ensemble contre l'Etat policier", variante identitaire de gauche "ensemble contre l'Etat néo-colonial", etc). Sans doute un déficit d'éducation en amont et éventuellement un manque d'infrastructures sportives où il pourrait dépenser toute cette énergie de manière constructive. Pour la frange réellement paupérisée, manque d'intégration par le travail en contexte d'Etat-providence = chômage obligatoire.
  15. Bienvenue Qu'est-ce que tu aimes ou cherche à faire, en peinture ?
  16. J'ai l'immodestie de penser que ça fait une moyenne avec d'autres homo sapiens
  17. Je ne comprends pas ce que la revendication et même la notion d'égalité de genre (que je croise de plus en plus souvent, même si ça reste encore relativement marginal) peut bien vouloir dire. L'égalité entre les sexes, je vois ce que ça signifie (et ce quelle que soit la dimension égalitaire retenue: morale, politique, économique, etc.). Mais l'égalité de genre (moi qui en suis resté à l'idée académiquement admise que genre = "sexe" social, normes attendues en fonction du sexe, etc.), ça a tout les aspects d'une contradiction dans les termes. Ou bien il n'y a qu'un seul genre (c-a-d, les attendus sociaux sont strictement identiques pour tous les individus quelque soit leur sexe biologique -objectif qui soit dit en passant ne me paraît pas forcément réalisable voire souhaitable). Ou bien il existe plusieurs genres au sein d'une société, mais alors ils ne peuvent par définition par être égaux...
  18. Autant qu'il est bon signe que "progressiste" ou "partisan du progrès social" soit historiquement devenu un synonyme implicite de communiste... Les mots ont un sens. Réformer veut juste dire changer les lois et institutions en vigueur ; ça n'implique aucune orientation politique déterminée.
  19. Exemple d'élément de langage* qui m'énerve: l'équivalence sous-entendue entre réforme et réforme libérale: "Cela fait des décennies, depuis la mise en place du modèle social du CNR juste après la guerre que l’on n’a fait aucune réforme. 73 ans à ne faire qu’augmenter les dépenses publiques sans jamais chercher une seule fois à les diminuer." (cf: https://www.contrepoints.org/2018/12/08/331926-gilets-jaunes-la-faillite-de-letat-providence ) *Qu'on retrouve régulièrement sur certains média "pro-business", genre BFM business. Le procédé à l'immense "avantage" de permettre d'éviter d'assumer une opinion politique et de se réfugier derrière un soi-disant "bon sens" et/ou l' "expertise". (Par parenthèse, le reste de l'article est riche de vocable unanimiste (donc impolitique), du genre " Tout le monde a bien compris que", etc.)
  20. Très intéressant ; on dirait du Jaurès. Proudhon semble anticiper sur le rapprochement entre les classes moyennes "progressistes" et le mouvement ouvrier qui intervient avec l'affaire Dreyfus. C'est en tout cas une anticipation beaucoup mieux fondée que la prédiction marxiste d'un antagonisme toujours plus tranchée entre deux classes bien distinctes.
  21. Mise à jour avec de nouvelles entrées:
  22. Sans oublier Blum et quelques autres réfractaires qui ont passé la guerre en tôle.
  23. Je vois que la mayonnaise "populisme libéral" a bien prise
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