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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/05/prudente-sur-l-ukraine-l-otan-met-la-russie-au-pied-du-mur-sur-le-traite-fni_5392896_3210.html J'ai reçu la suite de l'article, on peut y lire que: "Tous les pays membres étaient donc unanimes pour adresser un ultimatum de 60 jours à la Russie afin qu'elle se conforme aux obligations du traité FNI." Pour Jean-Yves Le Drian, "La Russie menace directement la sécurité transatlantique." Il affirme en outre que le développement de l'Europe de la Défense "contribue à renforcer l'OTAN, pas à l'affaiblir". L'UE n'entend pas "se substituer aux USA". (C'est schizophrénique parce que les mêmes européistes nous expliquent depuis des décennies qu'il faut "faire l'Europe pour peser face aux grands blocs USA / Chine / Russie". Enfin bon, la contradiction est connue). On lit aussi que le ministre ukrainien Pavlo Klimkine (qui participe aux réunions alors que son pays n'est pas dans l'OTAN, chercher l'erreur) est "dépité" parce que les pays de l'UE ne donne pas suite à sa revendication d’arraisonnement des navires russes...
  2. La différence est que les bolcheviks avaient un argument pour faire venir à eux les militaires: nous, on arrêtera la guerre impérialiste. Là ce sont juste des vandales idiots. Il est cependant assez aisément devinable que la communication gouvernementale met l'accent sur les groupes extrémistes pour dissuader les gens de continuer à manifester. Entre la peur et l' "annulation" des hausses de taxes, ils espèrent toujours couler le mouvement à moindre frais.
  3. Excellent article sur la redistribution "inversée" (ou pourquoi les pauvres n'ont pas intérêt à l'Etat-providence): https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/Quand-l-Etat-force-les-pauvres-a-payer-pour-les-riches
  4. L'Europe c'est la paix, tralalalère...
  5. Ce que tu dis est intéressant mais vous vous battez avec des arguments utilitaires là ("efficacité économique" de l'impôt). C'est le terrain de la macronie et du gestionarisme "pragmatique" (si la situation politique impose des revirement, on va "découvrir" que la suppression de l'ISF n'était pas "économiquement utile", pour pouvoir le remettre en essayant de sauver la face). Alors que le terrain libéral c'est de dire que l'impôt n'est justifié (et encore..) que comme contrepartie du financement d'activités indispensables à la défense de la liberté individuelle. L'impôt n'a pas du tout pour finalité d'essayer de "remplir des objectifs" de dynamisme économique -objectif définis en terme d' "intérêt général" plutôt qu'en terme d'intérêts réels des personnes imposées. Ce genre d'approche utilitaire est viciée dès le départ.
  6. Ah bon ? Nathalie Saint-Cricq a annoncé en direct sur France 2 que la hausse était annulée. J'étais déjà en train de célébrer la fuite en rase campagne de l'étatisme devant le mécontentement des masses prolétarisées
  7. Sauf que comme je disais l'abstention pourra facilement atteindre un niveau record, donc ils peuvent parfaitement ne pas se sentir concernés par le résultat. Et réclamer a contrario une démocratie directe (ce qu'ils font déjà un peu). Vu comme ça c'est même dangereux pour la République de dissoudre (ou du moins ça le serait s'il y avait un parti fasciste désireux d'instrumentaliser ensuite le mécontentement devant le compromis partisan boiteux qui s’avérait nécessaire pour reformer un gouvernement). Par contre je suis d'accord avec @Fagotto: il y a des choses moins absurdes et logiquement première par rapport à la dissolution. Macron a une avant-dernière cartouche: changer de premier ministre (et de politique dans la foulée). Solution qui reste compliquée vu le poids politique du centre-droit dans sa majorité.
  8. Ok mais ça ne règlera pas la question du pouvoir d'achat donc je doute que ça puisse mettre fin au mouvement.
  9. Sauf que MLP / Wauquiez et Mélenchon ne gouverneraient pas ensemble (on est pas en Italie). Donc ce serait soit les uns (ou un gouvernement soutenu par eux), soit l'autre. Et à la fin du mandat le tiers exclu du pouvoir pourra dénoncer à la fois Macron et la nouvelle tendance gouvernementale, et se présenter comme l'unique recours. Ou pire (on n'est pas à l'abri d'une bonne nouvelle): le nouveau gouvernement de coalition ramène le calme, gère convenablement le pays, et son leader se pose en successeur de Macron. Dans tous les cas il se suicide politiquement s'il dissout.
  10. C'est absurde. (Pourquoi l'Assemblée plutôt que la démission du président d'ailleurs ? Les deux ont une légitimité démocratique comparable) Si on fait voter les français maintenant, je pense qu'il y aura une abstention très élevée (Macron est impopulaire mais les autres partis également) ; on se retrouverait sans doute avec une situation complètement bloquée où les "extrêmes" auront un peu progressé et où aucune majorité claire n'émergerait. Il s'ensuivrait des tractations un peu obscures et au final on aurait un nouveau gouvernement, mais il serait toujours confronté aux mêmes alternatives que le gouvernement actuel. Donc Macron n'a vraiment aucun intérêt à donner satisfaction à ses opposants en décidant de dissoudre.
  11. Grosse dissonance cognitive chez eux: ils viennent de découvrir qu'ils sont le 1% qui opprime les pauvres
  12. Du coup ce serait quoi la cause ? Encore un coup de : ?
  13. Non mais là il y a une dimension citoyenne bienvenue conscientisée et sacrificielle. La planète c'est une cause qui te dépasse tu vois (on a les grandes causes qu'on peut). Aller au café c'est un petit plaisir de la vie, c'est très bien mais je ne vois pas ce que ça aurait de sérieux ou de très importants...
  14. L'autre jour sur LCI j'ai entendu un journaliste italien expliquer aux Gilets jaunes délégués présents sur le plateau: "Vous avez un système social que le monde entier vous envie (sic), battez-vous pour le préserver !" (alors que le mouvement n'a à la base aucun rapport avec ça et que le gouvernement avance fermement dans la direction du statu quo).
  15. Je vais le dire sur un ton d'allure similaire à celui d'un vieux con nostalgique de la religion / tradition, mais si la "cuisine" est la dernière forme de "réalisation de soi" ou de transcendance restante, cette civilisation est mal barrée. Oh putain o_o : "d’autres activités qu’ils jugent extrêmement importantes, comme boire un café en terrasse."
  16. Cette légende a pourtant été débunkée par @Nathalie MP : https://leblogdenathaliemp.com/2018/06/03/lacordaire-ou-le-catholicisme-liberal-inacheve/ Mais visiblement les préjugés obscurantistes ont la vie dure.
  17. J'avais déjà eu l'occasion de le dire mais les analyses de Huguenin sur la pensée contre-révolutionnaire dévoilent de fascinantes et nettes similitudes avec l'anti-individualisme de gauche et d'extrême-gauche (Rousseau, Proudhon, Bakounine, les bolcheviks, etc.): "Pour Bonald, la liberté politique n'existe pas. Il n'existe qu'une liberté, métaphysique, celle de faire le bien, et l'homme ne peut le faire que sous l'impulsion extérieure de la société. Dès lors, l'individu n'est plus rien: "L'homme n'existe que pour la société et la société ne le forme que pour elle". On décèle chez Bonald une confusion entre la nature sociale de l'homme et le fait que cette sociabilité épuise tout son être. A ce titre, Bonald est en total désaccord avec la pensée traditionnelle, pour laquelle la fin de l'homme est la vertu, ou la contemplation de Dieu, s'inscrivant dans une destinée singulière, propre à chaque être. Réagissant fortement face au postulat individualiste, Bonald pèche par excès inverse. La société ne saurait former l'homme pour elle, sans que l'homme fût réduit au rang de moyen. [...] Nous sommes confrontés ici à un jacobinisme blanc tout à fait inédit. La société est pour Bonald, comme pour Rousseau, un être animé par une volonté qu'il appelle aussi "volonté générale". [...] Pire encore, Bonald divinise la société en la comparant à Dieu." (p.101) "Maistre a à peu près la même attitude en considérant l'homme comme le rouage d'une machine [...] Si la société est tout, la loi est un absolu. Maistre n'hésite d'ailleurs pas à défendre l'indéfendable. La loi a toujours raison: si la loi punit de mort le vol d'un domestique, "il est coupable suivant la loi ; il est jugé suivant la loi ; il est envoyé à la mort selon la loi ; on ne lui fait aucun tort". La loi est absolutisée. Qu'elle puisse être bonne ou mauvaise n'intéresse pas Maistre. Aucun critère du bien ou du mal ne peut venir modifier la perception que l'on en a ou l'obéissance qu'on lui doit. Les réactionnaires se comportent bel et bien comme des modernes*. Maurras ni aucun membre de l'Action française ne s'en est offusqué, ni même ne l'a relevé." (p.102) -François Huguenin, L'Action française. Une histoire intellectuelle, Perrin, coll. Tempus, 2011 (1998 pour la première édition), 686 pages. * Car il est bien connu que les Modernes sont tous des positivistes juridiques anti-individualistes...
  18. Tient, le retour du si populaire sophisme de l'impolitisme -ou sophisme de la clôture des possibles- (si tu n'es pas content de la politique de ton pays, c'est donc que tu dois changer de pays plutôt que de politique): "Sans recettes fiscales bien françaises, vous ne sauriez pas lire et vous seriez sûrement mort d’une maladie infantile comme la rougeole qu’on a pu éradiquer grâce à notre système de santé. Si vous voulez vivre dans un paradis libéral, allez vivre dans un failed state genre Soudan du Sud et allez y construire les infrastructures vous-mêmes avec vos héroiques copains entrepreneurs. Malheureusement, la vie n’est pas un livre d’Ayn Rand…" -AdrianSmith (cf: https://www.contrepoints.org/2018/12/03/331609-linevitable-derive-des-gilets-jaunes ).
  19. J'ai l'impression que c'est une variante du débat anacarp vs libéral: la violence est-elle préférable lorsque polycentrique ou monopolisée par l'Etat ?
  20. Ce qui a toute sorte d'effets positifs, en fait. Staline peut-être pas, mais quid de Savonarole ? Là encore l'argument peut-être retourné: la domination bureaucratique fonctionne peut-être moins à une échelle locale, mais c'est le contraire qui est vrai pour l'autorité charismatique / personnelle à la Weber.
  21. Historiquement et en longue durée, les couches sociales supérieures ont des réseaux familiaux plus internationalisés que les couches populaires "localisées". Après il y a des contre-exemples avec l'histoire des migrations de travail, notamment pour le peuplement des USA.
  22. C'est notre vaisseau-amiral / porte-avion mais ça ne suffit pas pour gagner. Il nous faut plus d'agents infiltrés comme @Rübezahl pour retourner les populations
  23. Sauf que c'est un homme de paille vu que personne ici ne prône d'agir uniquement dans les périodes de crises et pas le reste du temps. Les crises sont particulièrement importantes à exploiter (sans exclusion des périodes "normales") parce qu'elles sont par définition des moments où les repères habituels, les clivages familiers, volent en éclat, et rendent les individus potentiellement disponibles à de nouvelles idées et manières de penser. Sinon j'ai trouvé un autre argument pour justifier que le mouvement soit, en dépit des débordements, sympathique. Il nous facilite objectivement le travail par déblayage du paysage idéologique. Parce que, depuis 2 semaines: -on entend plus parler de "submersion migratoire" (MLP est totalement inaudible). -les thématiques féministo-écolo-prog des classes moyennes et supérieures urbaines ont singulièrement perdu du terrain niveau bruit médiatique. Certes, l'idéologie écologiste reste mainstream, mais on commence à se dire qu'elle n'est peut-être pas tenable telle quelle. C'est déjà un progrès.
  24. -suppression des aide au développement des pays étrangers (aides que Macron augmente): 1 milliard /an. -suppression du futur service national obligatoire de Macron: 1 à 2 milliards /an. -sortie de l'UE chère à Macron: environ 8,2 milliards d'euros annuel de gain ( cf: https://www.touteleurope.eu/actualite/budget-europeen-pays-contributeurs-et-pays-beneficiaires.html ) C'est simple, facile, peu clivant en terme de clivage droite/gauche.
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