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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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Libéralisme et démocratie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
C'est que tu manques de pessimisme méthodologique. Supposons que le dirigeant soit mauvais et qu'il va violer ta liberté pour X raison(s). Qu'est-ce qui est préférable pour te défendre ? Un système démocratique où tu peux paisiblement essayer de le virer au bout d'une durée raisonnable (en espérant que le suivant soit meilleur) ; ou un système non-démocratique, ou tu n'as même pas ce pouvoir, et où ton seul choix se ramène à la servitude perpétuelle ou l'insurrection armée ? -
Libéralisme et démocratie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Je n'ai pas l'impression que les libertés individuelles soient mieux garanties dans de grands Etats modernes comparables et non-démocratiques. Au hasard, la République populaire de Chine. Ou la République d'Iran. -
Pourquoi Gustave le Bon n'est pas considéré comme un libéral ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de M.Valérien dans Philosophie, éthique et histoire
Ben oui, c'est bien ce que je soutiens. Les libéraux-conservateurs ne sont pas des conservateurs. Ce sont des libéraux qui partagent des conceptions morales similaires à celles que les conservateurs veulent imposer par des moyens politiques. Les conservateurs-libéraux ne sont pas des libéraux. Ce sont des conservateurs moins étatistes que la moyenne du genre (par exemple ils vont plus ou moins admettre la liberté économique mais à côté soutenir des lois pour censurer la pornographie ou réprimer la prostitution, parce qu'ils en va du salut des âmes, etc.). -
Pourquoi Gustave le Bon n'est pas considéré comme un libéral ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de M.Valérien dans Philosophie, éthique et histoire
1): Encore une fois, le libéralisme ce n'est pas juste le rejet du socialisme. Sinon, Churchill et tous les conservateurs seraient libéraux. 2): C'est d'autant plus drôle que je n'en ai pas parlé. Ce serait sympathique de lire mes messages. 3): C'est faux, l'Affaire Dreyfus rebat en profondeur les cartes du jeu politique et contribue à créer les clivages politiques tels qu'ils existaient encore il y a quelques années. Et le clivage dreyfusards / antidreyfusards recoupe bien le clivage gauche / droite. On ne peut avoir l'impression contraire qu'en évitant de suivre la crise politique dans son ensemble. A la fin de l'affaire, Jaurès est non seulement dreyfusard mais l'un des principaux bénéficiaires politiques de la réhabilitation. 4): Il me semble que la différence de fond est que le conservateur veut que la politique réalise une moralisation, un perfectionnement des individus ; alors que le libéral est beaucoup moins exigeant sur ce que le politique est capable / doit fournir, il n'en attend que de garantir que les individus soient libres. La différence est donc que les conservateurs sont des perfectionnistes en politiques (cf: https://study.stanley-cavell.org/Le-perfectionnisme-en-philosophie ), alors que les libéraux, non. Ce que dit @Neomatix n'est pas faux mais c'est un élément subordonné. Le conservateur veut utiliser la violence collective (l'Etat) pour que l'individu conforme son mode de vie à des formes déjà établies / traditionnelles ; alors que le jacobin révolutionnaire & autre progressiste veut utiliser l'Etat pour "balayez les préjugés / créer l'Homme nouveau", etc. Le clivage gauche / droite c'est un clivage temporel sur la provenance du contenu de la notion de "vertu". Mais tous veulent que la politique produise une moralisation, suivant une idée forcément non-consensuelle de ce qu'est la vie bonne (d'où leur détestation mutuelle qui n'est qu'une conséquence de leur désir d'asservir et régir autrui). Ils sont donc tous perfectionnistes ; le progressiste et le conservateur se ressemblent plus, en dépit des apparences, qu'ils ne ressemblent à la position du libéral. Sinon, j'avais déjà écrit que: "Les conservateurs reprochent au libéralisme de ne pas être une conception perfectionniste de la politique, comme pouvait l'être par exemple celle de Platon soutenant que le but de la politique est le bien / l'élévation de l'âme. Les libéraux peuvent critiquer cette objection de plusieurs manières: -en soutenant que l'Etat, dont le moyen est la force (légale), ne peut pas produire cette élévation morale (à la différence de la persuasion ou de l'éducation conçue comme activités privés et volontaires). -en soutenant que, même si l'Etat pouvait le faire, ce serait au prix de libertés qui compte au moins autant voire davantage dans l'obtention du bonheur humain. -en soutenant enfin que, les conceptions de la vie de vertu étant inévitablement différentes, demander à l'Etat de rendre les gens vertueux ne viole pas seulement les libertés, cela menace telle conception particulière de la vertu d'être éradiquée par un dressage psychique favorables à des valeurs jugées nocives (par exemple les jacobins ou les communistes n'ont pas la même conception de ce qu'est une vie de vertu que ne l'ont les conservateurs -et au sein des conservateurs, un conservateur chrétien n'aura pas exactement les mêmes préférences éthiques qu'un musulman ou un bouddhiste. Admettre que le politique puisse agir au-delà de la défense de la liberté conduit donc à des luttes inextricables entre groupes qui essayent mutuellement de façonner le mode de vie global de d'autres individus ou groupes). Le libéralisme n'est pas responsable du manque ou de la crise du sens. Il est une doctrine politique et pas une philosophie générale (ou une religion). Il prétend résoudre la question du meilleur régime politique, pas celle du sens de la vie. "Le libéralisme n'est pas une vision du monde parce qu'il n'essaie pas d'expliquer l'univers, parce qu'il ne dit rien et ne cherche pas à dire quoi que ce soit sur la signification et les objectifs de l'existence humaine." (Ludwig von Mises, Le Libéralisme, 1927) Le fait qu'il considère que les questionnements ultimes sur l'existence ne nécessitent pas que les façons de vivre découlant des réponses proposées soient appliquées par la force n'implique nullement qu'il méprise ces questionnements ou qu'il prétende qu'ils soient impossible d'y répondre. Le libéralisme n'est ni un relativisme ni un nihilisme, ni même un scepticisme mou. Certains penseurs libéraux étaient des philosophes qui ont également émis des jugements tranchés -d'ailleurs divergents entre eux- sur ces questions ultimes. Mais il ne faut pas confondre la politique avec la morale ou avec l'ontologie. (Ce qui ne veut pas dire que les choix politiques ne présupposent pas des choix moraux et métaphysiques, généralement inconscients). Il serait donc appréciable que la droite cesse d'accuser le libéralisme d'être un "hédonisme" insipide, car cette accusation est hors sujet. Le fait que ce poncif haineux persiste obstinément depuis 200 ans n'incite hélas pas à l'optimisme en la matière. Il ne fait que masquer l'appétit de certains pour utiliser la violence légale afin d'imposer ce qu'ils croient être la vérité. Au final, le collectiviste respectueux des procédures d'accès au pouvoir politique n'est qu'une variante policée du terroriste." (11 avril 2018, cf: https://forum.liberaux.org/index.php?/topic/52565-réduit-en-pièces-émission-déconomie-pour-youtube/&page=24&tab=comments#comment-1637934 ). -
gregornio : de Jean Fourastié à Murray Rothbard
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de gregornio dans Forum des nouveaux
Distribuer des exemplaires de La Grèv... ah, simplement tu dis. Hum... Bienvenue -
Pourquoi Gustave le Bon n'est pas considéré comme un libéral ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de M.Valérien dans Philosophie, éthique et histoire
Pour être libéral il faut quand même beaucoup plus qu'avoir sorti une fois une petite phrase contre l'étatisme ; sinon Mussolini ou Nietzsche seraient libéraux... Faguet lui-même est un conservateur plutôt qu'un libéral. Je suis en train de travailler sur lui, il y a quand même pas mal d'éléments qui le situe clairement à droite: antidreyfusisme, appartenance à une ligue nationaliste (Ligue de la patrie française), rejet de la démocratie (il sympathise d'ailleurs avec Nietzsche dans son livre de 1904)... Il a aussi été le directeur de la thèse de lettres du critique littéraire de l'Action française, Pierre Lasserre (personnage intéressant par ailleurs). On trouve aussi sa signature dans au moins un manifeste de conservateurs et de maurrassiens... Bref, déclarer Faguet libéral en ne retenant que son livre de 1905 serait superficiel. -
Ontologie, épistémologie, esthétique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Hummm.... "Le déterminisme exact est évidemment absolument irréfutable, et en tant qu'irréfutable, il est stérile. [...] Il exigerait, pour être réfuté, que nous puissions montrer que deux configurations absolument identiques peuvent avoir des suites différentes." -Laurence Bouquiaux, L'harmonie et le chaos. Le rationalisme leibnizien et la "nouvelle science", Louvain - Paris, Éditions Peeters, 1994, 329 pages, p.97. -
Les droitards, quelle plaie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
Il y a des effets de seuils. En s'engageant chez Dupont-Aignan, Gave est définitivement perdu pour nous.- 3 480 réponses
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Les droitards, quelle plaie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
ça me semble une idée très défendable.- 3 480 réponses
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Les droitards, quelle plaie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
C'est un avatar de la notion de juste prix, notion indéfinissable, comme l'explique Mises dans Le Libéralisme (1927).- 3 480 réponses
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Musiques électroniques
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Cugieran dans Sports et loisirs
Je découvre le Synthwave. Enfin, le mot, pas la chose. Du coup, musique électronique ? : -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Faudrait d'abord définir la richesse (absolue et relative) avant de se demander si l'échange en crée ou non. D'ici là on peut déjà dire que l'échange crée, en général, de la satisfaction mutuelle (sinon, avec l'expérience, les échangistes ne verraient plus d'intérêt à échanger). -
J'aurais un avis dessus le jour où ce truc aura une définition. Un peu comme pour Dieu.
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Corrigé.
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Quels sont les arguments du Ministère ? Quels sont les plateformes mentionnées ?
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Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
ça fait quelques temps que je médite l'attitude philosophique adéquate vis-à-vis de la Modernité (quelle est sa valeur ? Comment se positionner par rapport à elle ?...). Dernièrement, j'essayais de mettre en concepts le dévoiement que représente une certaine attitude apologétique ou acritique ou "moderniste". Ce qui est bien lorsqu'on a isolé une certaine tendance culturelle, c'est qu'on finit en général par trouver des individus qui viennent illustrer le phénomène. Ainsi, Christian Michel (dont j'ai dis tout le bien que je pensais pour ce texte admirable: http://www.ecoleliberte.fr/ressource/cmichelgensriches/ ) a décidé de nous régaler de quelques sentences définitives: "Toute action entraîne une réaction d’intensité égale et de sens opposé. C’est la 3ème loi de Newton. Elle s’applique, mutatis mutandis, aux affaires humaines. Aux puritains iconoclastes, qui dépouillaient les lieux de culte, la Contre-Réformation répliqua par une exubérance d’images dans ses églises baroques. Les Lumières furent universalistes et scientistes, le romantisme se voulut nationaliste et sentimental. Les Bolcheviques massacraient au nom de la stricte égalité des conditions et l’abolition de l’argent, ils eurent la Nouvelle Économie Politique." Je passe sur les autres exemples mais la NEP est tout ce qu'on veut sauf un mouvement de sens opposé (le but de Lénine est toujours le triomphe du communisme), et d'intensité égale (si c'était le cas on aurait eu une stabilisation du régime et non un approfondissement / pérennisation du communisme, bref). On apprend aussi que: "Une résistance à toute forme de changement est naturelle chez l’être humain". Après les pseudo-lois de l'histoire, on ressuscite le sens de l'histoire sur lequel s'aligner (ça vaut bien la peine de se moquer de l'hégélianisme de Fukuyama): "Si l’avenir est porté par les jeunes, les plus instruits et les citadins – et on se demande par qui d’autre il pourrait l’être – alors l’avenir n’est pas au populisme. La leçon pour les libéraux est claire. Ils n’ont rien à gagner à fricoter du côté de chez Trump et Poutine, de Le Pen et des Gilets jaunes." Et puis tant qu'à faire du sous-Marx autant remettre du déterminisme technologique (c'est pas comme ci Mises avait pointé la bêtise de l'idée): "La technique triomphe toujours" (ou pas: http://hydra.forumactif.org/t4309-de-la-regression-technologique ). Pour aboutir au fameux paradoxe du progressisme historique (marxiste ou non): si le Progrès est inévitable, à quoi bon appeler "les libéraux [à] répéter leur message" ? Il suffit simplement d'attendre que l'évolution des choses balaye les réactionnaires qui vont à contre-courant de l'histoire... Bref, c'était pas son meilleur jour. -
Royaume-Uni & the Skeleton in the Cupboard
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Poil à gratter dans Europe et international
Finalement, non . (la presse française n'en parle pas, donc une fois n'est pas coutume je suis allé lire les anglo-saxons). Le "deal" avec l'UE est toujours furieusement contesté par contre. -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Tu cherches la petite bête là (du reste la tournure est interrogative). -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Dernières nouvelles du bon sens: https://isaloredan.wordpress.com/2018/10/30/elire-une-femme-parce-que-cest-une-femme/ -
Tient, le petit gauchiste sur lequel j'avais tiré quelques flèches il y a plusieurs années (cf: https://www.contrepoints.org/2015/10/01/223793-la-gauche-et-le-liberalisme-les-poncifs-de-libe-decryptes ) fait de la TV maintenant... Évidemment il n'a pas vu la lumière depuis, on est toujours sur de la bonne grosse dénonciation du néo-libéralisme austéritaire qui affame les peuples... :
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Admettons qu'on dise qu'être Français c'est: avoir le sentiment (/ désir) que nous sont (/soient) garantis un ensemble de droits et de devoirs résultant de l'histoire et de la culture d'une société particulière, la France ; lequel ensemble est réciproquement garantis entre les citoyens de ladite société. C'est bien une valeur: 1): Non-universalisable (un étranger ne peut pas posséder une telle valeur a moins, précisément, de ne plus être considéré comme un étranger) -il faudrait peut-être plutôt dire, non-universelle. 2): Incompatible avec le fait de recourir à l'usage de la violence politique aveugle vis-à-vis de ses concitoyens.
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Premièrement, être fiché S n'est pas un délit. Deuxièmement, c'est bien beau de parler comme Marine Le Pen d’expulsions, mais pour expulser où ? Tu connais un Etat qui est volontaire pour recevoir des individus considérés comme dangereux ? ... Donc au mieux c'est une mesure injuste envers les individus concernés et inutilement coûteuse pour la nation (puisqu'il faudra bien donner des avantages quelconque à l'Etat vers lequel on se mettrait d'accord pour expulser) ; ou pire c'est même pas applicable, de la démagogie pure qui empêche de réfléchir aux vraies solutions contre le terrorisme.
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"Il est impossible de préserver une exigence intellectuelle sans blesser la sottise, sans la juger. L'émotion et la critique ne font pas bon ménage." -Harold Bernat. (pour la collection de @Rübezahl )
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La boutade n'est pas de lui: « Deux romans sont susceptibles de changer la vie d’un adolescent de quatorze ans avide de lecture. Le Seigneur des anneaux et La Grève (Atlas Shrugged). L’un des deux est une fantaisie infantile qui engendre fréquemment chez ses lecteurs une obsession durable pour ses héros invraisemblables, conduisant à une vie adulte socialement inadaptée et émotionnellement atrophiée, qui les rend incapables d’affronter le monde réel. Dans l’autre, évidemment, il y a des orques. » -John Rogers. https://en.wikiquote.org/wiki/John_Rogers
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1): 2): Bon, tout espoir n'est pas perdu ! Bienvenue (Faut quand même noter que La Jeunesse de Picsou se termine sur une note sombre).
