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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Ce départ a le mérite de montrer certaines certitudes bien ancrées chez LR: "Sa ligne politique, que d'aucuns jugent à la fois pas assez construite et "trop libérale sauce 'années 80', trop économique, trop pro-mondialisation". Encore du "trop". "Elle voulait faire du Madelin, en oubliant qu'il avait fait 4% en 2002. Et c'est dommage, parce que sur l'identitaire, elle avait des convictions plus à droite qu'elle ne le disait publiquement", ajoute-t-on auprès de BFMTV.com." (cf: https://www.bfmtv.com/politique/depart-de-virginie-calmels-l-interruption-d-une-carriere-politique-express-1633134.html ) Je rajoute aussi ce morceau parce que ça va loin dans le comique involontaire: "Pas assez "humble", Virginie Calmels espérait occuper le même rôle que Nathalie Kosciusko-Morizet auprès de Nicolas Sarkozy jadis. "Elle fait du NKM, sans le fond", raillait déjà un cadre LR en mars 2018."
  2. Il y a même des gens ici qui prônent la liberté de défendre son plan de cannabis avec ses propres armes à feu
  3. Il y avait des tendances modernisatrices intéressantes au sein de la https://fr.wikipedia.org/wiki/Nahda
  4. Baverez est vraiment quelqu'un qui étale des poncifs "Science-Po / Young leaders dynamiques" et des généralités creuses à longueurs de préfaces: "Le principe de l'autorégulation des marchés [...] est à l'origine de la débâcle de 2008." -Nicolas Baverez, Introduction à Raymond Aron, Mémoires, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010 (1983 pour la première édition), 1030 pages, p.XIV.
  5. Le cas des Trente Glorieuses en France (je m'en tient à ce que je connais un minimum) illustre que l'assimilation, y compris au niveau des prénoms français dont Zemmour se formalisait récemment, était parfaitement possible alors même que l'Etat-providence arrivait à un niveau historiquement inégalé. Il faut donc croire que ce n'est pas le facteur décisif, à la différence du patriotisme et d'une forme de pression sociale faisant consensus* (ce qui n'est effectivement plus le cas depuis des décennies, je dois pouvoir retrouver des textes de SOS. Racisme qui présente l'assimilationnisme à la française comme un "totalitarisme"...). * Ou du moins recevant l'appui de la partie gouvernante de la classe dirigeante.
  6. Cette affirmation semble de bon sens, et pourtant elle est difficilement vérifiable, car qu'est-ce qu'une arrivée "massive" d'étrangers ? Si on dit que c'est le degré à partir duquel la quantité d'étrangers présents engendre des tensions, l'affirmation qu'une telle arrivée est source de tensions pénibles devient un raisonnement circulaire. On peut aussi se demander si les tensions viennent vraiment de variations quantitatives, et pas d'autres choses (par exemple qu'à un moment donné une minorité d'étrangers dotés de valeurs encore plus étrangères arrive et crée un sentiment d'hostilité vis-à-vis des étrangers tout court, par généralisation abusive).
  7. Christianisme et construction européenne, une approche par l'histoire des idées et la géopolitique ! : https://oratio-obscura.blogspot.com/2019/02/christianisme-et-construction-europeenne.html
  8. Ah oui donc Les Échos c'est une succursale d'ATTAC en somme.
  9. Nouveau jeu, devinez si l'analyse qui suit vient d'un journal plus antilibéral à droite que Le Figaro, ou plus antilibéral à gauche que Libé: "Après coup, il est facile de dire « on vous avait prévenu » ou « il était évident que le peuple se révolterait un jour ». Mais en vérité, tant aux Etats-Unis qu’en Grande-Bretagne ou en Italie, personne n’a vu le coup venir bien qu’il y eut des signes annonciateurs. Cette révolte a trois causes principales : la mondialisation, les nouvelles technologies, et l’immigration. Les deux premières ont privé de nombreux salariés de leur emploi, soit parce qu’il a été externalisé ou remplacé par des robots. La troisième a renforcé leur sentiment de déchéance par la crainte de voir le peu d’emplois non-qualifiés restant captés par les immigrés, réveillant un racisme latent chez tous les peuples. Les élites, portés par la vague mondialiste et technologique, ont embrassé cette postmodernité qui leur ouvrait les portes d’un nouveau monde illimité en apparence par les possibilités qu’il offrait tout en augmentant leur bien-être matériel. La césure était inévitable. Elle l’était d’autant plus qu’elle s’accompagnait d’une révolution économique par l’adoption du néolibéralisme qui associe déréglementation, austérité et réduction de la pression fiscale sur les capitaux. Le néolibéralisme fut présenté aux salariés comme une nouvelle voie, une troisième voie qui se traduit dans les faits par une baisse du pouvoir d’achat, accompagnée d’une réduction des services publics dans les pays anglo-saxons, augmentant d’autant l’inégalité entre les classes sociales."
  10. Bienvenue @Gabynapo Tu cites les "penseurs libertariens américains contemporains", quels sont ceux (ou celles) qui t'ont influencé en particulier ?
  11. Pour commencer, d'avoir détraqué Schopenhauer (qui certes était bien mal engagé puisqu'il partait de Kant): Il faudrait peut-être revenir au sujet du fil maintenant.
  12. Pas lu. Mais bon. Un type qui nous recommande d'être des pierres. Du bouddhisme en somme. « [Les passions] Voilà ce qui amène les troubles, les agitations, les infortunes, les calamités, les chagrins, les lamentations, la malignité (...) » -Épictète , Entretiens, chapitre 2, livre III, traduction Joseph Souilhé, Gallimard, collection Tel, Paris, p.191. Je lis aussi que les mêmes ont jetés les bases de la théorie du libre-arbitre, ça commence à faire bcp:
  13. Ce sont tous des socialistes libertaires (socialisme anti-étatique). Enfin, Proudhon c'est plus bordélique puisqu'il est aussi autoritariste (anti-démocrate), chauvin et antisémite. Avec un aspect anti-individualiste beaucoup plus prononcé que chez Orwell / Camus, qui ont quand même tiré certaines leçons de l'observation du totalitarisme (communiste).
  14. Bof. La période où le secrétaire général du PCF, Georges Marchais, prônait une restriction de l'immigration s'inscrit dans un contexte (électoral) bien délimité, on peut ne pas dire que ça fasse partie de l'identité communiste, c'est une tactique conjoncturelle et non un fait de moyenne ou de longue durée. D'ailleurs cette tactique a été abandonnée assez vite parce qu'un certain nombre de gens comme Étienne Balibar ont claqué la porte du parti à ce moment là.
  15. Si je puis me permettre, tu raisonnes un peu à partir d'images toute faite, au moins s'agissant de l'épicurisme, qui comptait nombre de personnalités engagées dans la vie civique (pas forcément dans la vie politique, mais à l'époque hellénistique, en Grèce, beaucoup avaient des charges de gestion de sanctuaires religieux -ce qui est ironique puisque l'épicurisme est un matérialisme). Par exemple, Caius Cassius Longinus était épicurien (et tribun de la plèbe, comme quoi je devrais peut-être réfléchir à ce qu'a dit @Johnnieboy pour me lancer ). Il a aussi un épicurien qui est brièvement devenu tyran d'Athènes à l'époque de la https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxième_guerre_de_Mithridate Quant à Cicéron (peut-être le romain que j'admire le plus), c'est un sceptique et non un stoïcien. « L'enseignement stoïcien est fondé sur l'existence d'une providence divine et sur une téléologie anthropocentrique. Dans le De natura deorum, Cicéron soumet cette doctrine théologico-téléologique à une critique sévère d'où il ressort qu'elle ne peut nous offrir davantage, à ses yeux, qu'une apparence approximative de vérité. De même, il accepte dans le De legibus la doctrine stoïcienne de la divinatio (élément de la conception stoïcienne de la providence) alors qu'il l'attaque dans le second livre de son De divinatione. [...] Il était un sceptique de l'Académie, et non un Stoïcien. Et le penseur dont il se réclamait et qu'il admirait le plus, c'est Platon lui-même, le fondateur de l'Académie. » -Leo Strauss, Droit naturel et histoire, Flammarion, Champ.essais, 1986 (1954 pour la première édition française, 1953 pour la première édition états-unienne), 324 pages, p.142. Et certains de ses amis étaient épicuriens (il a aussi empêché la démolition du Jardin d’Épicure d'Athènes, qui tombait en ruine). Et il a aussi fait éditer Lucrèce, comme quoi sa critique de l'épicurisme ne l'empêchait pas d'être ouvert d'esprit. Si tu veux absolument m'entendre dire du bien du stoïcisme, je reconnais qu'il y a une certaine noblesse dans les écrits de Marc-Aurèle. Mais l'épicurisme me paraît être infiniment plus proche de la véritable nature des choses (parmi les philosophies antiques, s'entend).
  16. C'est malheureusement moins net que ça: https://www.europe1.fr/societe/suppression-du-numerus-clausus-en-fac-de-medecine-vers-une-diversification-des-profils-des-etudiants-3856247 On reste dans une logique de planification, le ministre décide "je veux une augmentation de X du nombre de médecins", et ensuite la difficulté de la formation est censée opérer un tri correspondant...
  17. En France "libéral" est appliqué à tous les gouvernements depuis l'élection de Sarkozy (au moins). Sarkozy était dénoncé comme libéral par sa droite (surtout pour l'immigration) et par sa gauche (qui dénonçait "le néo-libéralisme qui publicise la dette privée des banques mise en faillite par la crise et sauvée par l'Etat"). Hollande était attaqué comme libéral par sa gauche, mais aussi à droite (Zemmour ou Polony écrivait que le PS est "libéral, sans ambiguïté"). Le macronisme étant le rassemblement des centres (ce qu'ont toujours rêvé de faire un Rocard, un Juppé, un Bayrou), il subit l'accusation infamante venant des mêmes. De surcroît Macron est un banquier, donc un laquais du capitalisme financier apatride juif mondialisé.
  18. Sur Péguy, il y a un chapitre dans le Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France, de Michel Winock. Et aussi une biographie d'Arnaud Teyssier, mais je ne l'ai pas encore lu. Et cet article est pas mal pour approcher les motifs de sa rupture avec Jaurès: https://www.cairn.info/revue-francaise-d-histoire-des-idees-politiques1-2003-1-page-73.htm# D'ailleurs en parlant de Péguy, j'ai lu Le mystère de la charité de Jeanne d'Arc ce week-end mais je n'ai pas trouvé ça terrible, c'est lourd, il se répète énormément. Et on n'y parle pas vraiment de Jeanne d'Arc, par-dessus le marché. En parlant de Jeanne, les conférences de Guillemin dessus sont intéressantes (j'ai écouté ça la vieille d'un partiel d'histoire médiévale et ça m'a sauvé d'une note en-dessous de la moyenne, comme quoi la sainteté c'est du tangible ):
  19. What ? Mais tu as lu quoi de Moorcock ?
  20. Quel est le point commun entre le journalisme français mainstream et l'ésotérique bullshit (généralement "d'inspiration asiatique") ? :
  21. Ah, une flèche en plein cœur, et tiré depuis mon propre camp ! ... Bon, là je suis obligé d'employer un argument à la fois très sournois, peu assis en matière de sources historiques, et crypto-marxiste (j'ai honte, mais d'un autre côté j'ai pris un certain plaisir pamphlétaire à soutenir que): là où l'épicurisme est dysfonctionnel par rapport à certains aspects illibéraux des sociétés gréco-romaines, le stoïcisme est fonctionnel: http://oratio-obscura.blogspot.com/2016/01/de-la-providence-de-seneque.html (Bon, en vrai je doute qu'une position politique unique puisse être dégagée du stoïcisme. Il vaudrait mieux le juger sur son bien-fondé en tant que philosophie tout court).
  22. Tu noteras que je distingue perfectionnisme moral ("le but de la morale est de perfectionner l'individu") et perfectionnisme politique ("le but de la politique est de rendre les hommes plus parfaits") Et Platon comme Aristote sont des perfectionnistes politiques* (cf les remarques finales de l'éthique à Nicomaque sur la nécessité de mettre en place une éducation nationale publique en s'inspirant de Sparte comme Rousseau). * Et sans vouloir trop prêcher pour ma chapelle (matérialiste), l'épicurisme est un bon candidat au titre d'école philosophique la plus libérale de l'antiquité (d'où la sympathie qui lui ont témoigné des libéraux comme Jefferson, Holbach ou L. v. Mises): http://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2018/04/lepicurisme-est-un-individualisme.html?q=épicurisme (cela dit je n'admettrais sans doute pas non plus le perfectionnisme moral. Ne serais-ce parce que la notion de "parfait" me semble un non-concept).
  23. 1): Je prends le pourcentage de gens qui vont à la messe d'après l'ouvrage de Guillaume Guchet de l'année dernière (sorti en février). Le chiffre est sans doute effectivement un peu au-dessus si on réintègre les protestants et qu'on adopte une définition plus lâche d' "être catholique" : "Le recul du catholicisme en France depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S'il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25% allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2% et les baptisés avant l'âge de 7 ans ne sont plus que 30%." 2): Pour des gains inexistants, ce qu'on peut comparer de manière instructive avec les GJ, par exemple. Je vois d'autant moins le sens qu'il y a a courir derrière les catholiques que les élections européennes se prêtent pas vraiment à des débats de fond susceptibles de les intéresser. Mais je peux me tromper.
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