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Vilfredo

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Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. C'est seulement que ça m'impressionne beaucoup comment les gens se rendent malheureux simplement en s'accrochant à une certaine idée de la vie qui les empêche de vivre, que ce soit une idée politique ou pas. Ça peut me rendre triste si je les connais et m'énerver parce que oui par ailleurs ma compassion est limitée et je m'en méfie chez les autres. Après on peut très bien croire au bonheur ou croire en n'importe quoi et très bien vivre et dans ce cas youpi. J'ai juste pas l'impression que cette idée de bonheur, une idée neuve en Europe après tout, aille vraiment dans ce sens, mais tant mieux si je me trompe. Si ça c'est de la misanthropie tant pis pour la philanthropie.
  2. Je comprends vraiment pas tout mais en particulier pas l'opposition entre le temps comme devenir (j'ai envie de dire je vois pas ce que le temps pourrait être d'autre, puisque c'est le truc qui empêche que tout arrive en même temps) et le temps comme forme a priori de la sensibilité (je suppose que c'est ça que tu appelles "catégorie" mais dans Kant les catégories c'est quantité/qualité/modalité/relation) ni l'opposition entre l'émergentisme (?) et la dialectique (Hegel?). J'ai du mal à voir le point commun 1) entre Descartes et Kant sur le sujet 2) entre Descartes et Aristote en métaphysique, vu que Descartes est plus ou moins le gars qui a foutu à la poubelle à peu près tout Aristote et les notes de bas de page de la scolastique.
  3. Et merde, moi qui croyais. Si l'Introduction dont tu parles c'est le truc que les Belles Lettres ont publié là récemment (Une philosophie pour vivre sur la Terre), ça m'a l'air d'être de l'épistémologie très facts don't care about your feelings. Enfin je regarde ton lien et je vois pas l'intérêt de ces trucs quand on a lu un manuel de terminale.
  4. Oui d'ailleurs c'est parfois curieux d'avoir au moins 10 ans de moins que tout le monde ici. J'apprends de mes aînés. Depuis tout petit j'adorais accompagner mes parents dans leurs dîners, vernissages, au théâtre etc. Bah oui. C'est un idéal égoïste, immature, frustrant, qui rend les jeunes gens malheureux et irresponsables. Avec cette cible en vue, les gens ne cessent de se torturer, de culpabiliser et mépriser leur vie actuelle au regard du futur et du passé, dont ils font l'étalon de la mesure du "bonheur" pour toujours désormais et traversent leur existence comme un musée sans regarder, à attendre le messie dans un coin en vivant leur vie pour les 10% de moments pendant lesquels ils seront ainsi "heureux", parce que le reste est juste bon à être coupé au montage (quel dommage vraiment que la vie ne soit pas comme dans les films!). Dès qu'ils sont malades, dès qu'ils sont tristes, dès qu'ils s'emmerdent, c'est la mort, l'angoisse métaphysique née du bobo au petit doigt, incapables qu'ils sont d'admettre que tout ça aussi c'est leur vie et pas une biographie ni une stase qui les prépare avant que quelque chose se produise par magie qui les sauve de leur misère et dont ils sont désespérés d'apprendre qu'elle ne se produira pas. Tous ces épisodes ou ces périodes de souffrance sont déplacés hors de la vie alors qu'il y aurait une leçon à en tirer et un intérêt à y trouver, parce qu'après tout il faut bien s'occuper pour tous les jours où c'est pas ta fête. Qui plus est, on change et il faut choisir entre poursuivre le bonheur de Vilfredo aujourd'hui, l'an prochain et en 2024. Qui sait ce qui fera mon bonheur d'ici là. En attendant, je préfère suivre d'autres proxys que mon "bonheur" et lever les yeux de mon nombril. De ce fait, et aussi comme le "bonheur" est un peu trop abstrait, ils l'identifient à une autre connerie du moment, typiquement l'amour, et ils attendent comme ça le jour où toutes leurs souffrances et leur malheur seront rachetés par Dieu ou leur crush, aussi misérables que vulnérables et dépouillés face au premier connard qui voudra les niquer, si bien qu'ils sont parfaitement sûrs de rester seuls au moment où ils brûlent tellement de ne plus l'être, en espérant pour eux que ça les déniaise pour de bon. Si au contraire leurs attentes sont satisfaites, ils ne sauront pas comment réagir, parce que le but de leur vie est atteint, ils sont enfin "heureux", et ils ont tellement peur que ça cesse qu'ils ne le sont pas pendant qu'ils pourraient. Donc il faut arrêter avec toutes ces âneries parce que la vie n'a pas été taillée sur mesure pour mon ou ton bonheur personnel, ce qui fait dire aux fanatiques du bonheur que la vie c'est de la merde. On peut me dire que le bonheur c'est the pursuit of happiness et pas l'ataraxie, mais chasser un animal que t'attrapes jamais, ça a quand même un petit côté maso. On peut dire que le bonheur c'est ce dont on est responsable et qu'il faut pas l'attendre les bras croisés ou je ne sais quelle combinaison entre les mots "bonheur" et "responsabilité" qui sauve l'affaire mais ça m'empêche pas non plus de penser qu'on est bien souvent heureux par hasard ou sans le vouloir (entre la vie que tu veux et la vie que tu as il y a un gouffre et la vie que tu as est bien plus proche de toi que la vie que tu veux) et qu'on cherche tellement d'autres choses comme la puissance, le respect, le plaisir ou la reconnaissance que mettre toutes ces passions dans le même sac "bonheur" peu m'importe comment on se démerde pour les agréger est au choix de la mauvaise foi, de la confusion intellectuelle obstinée ou une opération de simplification de la pensée si radicale qu'elle abêtit considérablement la discussion. Je dis pas qu'il faudrait que les gens en bavent jusqu'à crever, même si c'est à peu près la doctrine de l'Eglise catholique et que ça a beaucoup plus d'application pratique dans la vie qu'on croit, et j'ai rien contre le bonheur, mais ça sert à rien comme idée à part rendre les gens malheureux pour des prunes.
  5. — I love you. — It’ll pass.
  6. Si. Je suis de 2000 mais je l’ai découverte par mon prof de CM2, un mec formidable qui nous faisait écouter de la musique tous les lundi matins pour commencer la semaine. On avait une heure de cours ou plus je sais plus sur une chanson l’artiste et le contexte. Dont Thunderstruck de AC/DC aussi. Apres de fait sur Grotius c’est même la raison pour laquelle Rousseau l’attaque dans le Contrat social: il est impossible d’aliéner sa liberté.
  7. @Tramp aime bien je crois. Nostalgie
  8. On préfère l'altruisme à l'égoïsme parce que l'altruisme permet de se sentir divin martyr, mais c'est la même chose vue de deux côtés, de même qu'on est bien souvent mauvais plus pour se faire plaisir que pour faire mal aux autres. Les taquins par exemple.
  9. Grotius reprend Aristote. Locke énonce une platitude factuelle du type "pas besoin de payer des trucs s'il y a pas de trucs à payer". Moralement, je suis contre le bonheur. Dès que t'es malade ou qu'on te largue tu veux te tuer parce que le bonheur est le but de la vie et que si t'es pas heureux alors pourquoi tu vis. Le manque de sympathie pour autrui peut être très sain, ça peut t'aider à te centrer sur ton propre développement plutôt que te disperser à aller emmerder les autres en partant du principe qu'ils ont besoin de toi. Bien sûr tout dépend de si "autrui" c'est ta soeur ou une petite fille afghane de l'autre côté de la Terre. Ton randisme s'est vraiment retourné en son contraire absolu parce que Rand c'est quand même du pipi de Nietzsche.
  10. 5. Take Back the Streets: Get Rid of the Bums. Again: unleash the cops to clear the streets of bums and vagrants. Where will they go? Who cares? Hopefully, they will disappear, that is, move from the ranks of the petted and cosseted bum class to the ranks of the productive members of society.
  11. mais il est pas sûr
  12. Mais de quoi tu parles ? On dirait des conneries d’anarcap et carabinées
  13. Qu’est-ce que c’est que cet argument ? “Je préfère un truc bien pourri au moins c’est clair.” Si ce qui te gêne dans la “démocratie” ou en fait dans la discussion c’est le recours à la nuance faut le dire tout de suite
  14. Vilfredo

    Attaque contre Pornhun

    Produit par @Mégille
  15. Donc, dans mes notes d'il y a deux ans quand j'avais lu le fameux bouquin (pas terrible d'ailleurs): Il existait en France après l’armistice du 22 juin une zone d’occupation italienne. Le Duce exigeait la flotte et l’aviation françaises, et voulait occuper la France jusqu’au Rhône, annexer Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie, Djibouti, les villes d’Alger, d’Oran et de Casablanca. Hitler considérait ces prétentions démesurées et de nature à compromettre la signature de l’armistice et la future « satellisation » de la France, d’autant que les Français protestent énergiquement contre les prétentions italiennes, la France n’ayant pas été vaincue par l’Italie, et « les hostilités n'[ayant] pratiquement jamais été ouvertes ». C’est pourquoi, initialement, la zone d’occupation italienne est réduite : 800 km², 28 000 habitants : Alpes-Maritimes, Savoie, Hautes-Alpes, Basses-Alpes. En réaction au débarquement allié en Afrique du nord le 8 novembre 1942, l’Italie étend sa zone de contrôle et occupe Nice le 11. Mais l’armistice de Cassibile (8 septembre 1943) voit ces zones passer sous le contrôle allemand. Entretemps, les juifs à l’est du Rhône (les préfets de Valence, Chambéry et Annecy ont l’interdiction de les déporter) ont été protégés. En juin 1943, le préfet de police italien Lospinosa s’oppose même à la déportation des 7000 réfugiés de Megève face à Antignac, un homme de Darquier à qui Lospinosa réplique que « l’Italie respecte les principes d’humanité élémentaires. »
  16. J’ai vu bare feet Mais en même temps je suis un peu bourré (enfin)
  17. Oui Cest raconte dans paxton Je vous retrouve en rentrant
  18. Je devais porter des couches quand cette référence existait parce que je l’ai pas
  19. Et ça fait longtemps qu’ils foutent les gens dans des camps. https://en.m.wikipedia.org/wiki/Australian_immigration_detention_facilities mais c’était des immigrés donc pas de quoi se formaliser
  20. Vilfredo

    Tweets rigolos

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