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Vilfredo

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Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. Ok merci de rectifier alors. Et sur Aristote, c'est ce qu'il entend par "désignateur rigide" non?
  2. Je vais dire ce que je comprends: @Freezbee est une femme ou a été pris pour une femme par un mec qui apparemment me ressemble (grosse révélation de ma part: en fait non je ressemble pas à ça) et qui a demandé, en faisant beaucoup de fautes d'orthographe, une photo du mec de Freezbee afin qu'il sache s'il était suffisamment gaulé pour faire l'amour avec lui. Et visiblement, c'est le genre de comportement qu'on considère comme typique de moi. Ce qui me flatte un peu en tant qu'introverti, mais dans une étrange sorte de façon.
  3. Mon avatar exprime parfaitement ma tête en ce moment
  4. Mon troll était que de fait, dans la vie, notre attitude par rapport aux choses est purement pratique et pas théorique et que de ce point de vue se regarder le nombril rationnellement est un peu une illusion. Ensuite que “la science” moderne décrit un monde si éloigné de l’expérience qu’il peut s’apparenter à un “autre monde” selon un modèle qui au moins rappelle la religion. Le problème de la croyance inductive est qu’on peut dériver de l’induction des trucs totalement faux et cons et des trucs tout à fait raisonnables comme les exemples que tu viens de donner. Après je ne dis pas que c’est pas ce qu’on fait. Au contraire: la manière dont on croit prédispose l’objet sur lequel la croyance porte à avoir une certaine forme. Dailleurs c’est my bone to pick with behavioral economics. Ces gens qui veulent décrire l’homme tel qu’il est vraiment en vrai en porte-à-faux avec une théorie qui prétend juste bien marcher et pas “décrire la réalité” c’est un peu nunuche. Edit sur le track record de “la science” la physique antique fonctionnait très bien for all practical purposes. Il y a parfois des erreurs qui fonctionnent bien. Alors est-ce que c’est rationnel d’y croire
  5. Pas très "scientifiques" toutes ces histoires de croyance ?
  6. Vilfredo

    Supa Playlist!

    I pretty my face with all this cream and stuff Ugliness inside much harder to cover up I lack the thought to care about politics Just do what I like ain't that democratic
  7. Il a limite l'air sympa. "Ça grainceuh, ça pikoteuh". Je peux totalement sympathiser avec son impression de gosse quand tout le monde est choqué par une blague que t'as faite et qui va trop loin. Et "un meeting de Jean-Luc Mélenchon, c'est un conseil de classe" Par ailleurs, sur l'affaire avec Mélenchon, je commence à en avoir par-dessus la tête des shows d'indignation sur ses propos "complotistes". Les experts psychologiques défilent sur les plateaux pour nous présenter "le cas Mélenchon" (dernièrement Céline Pina pour Le Figaro), tous avec un air très grave et solennel. Ils sont tellement fiers d'avoir trouvé un nouveau vilain mot à lui jeter (après "populiste") que c'est presque touchant de naïveté. Mélenchon est parti dans son délire de la persécution habituel, aucun doute là-dessus, mais le degré de triggering est pathétique.
  8. @Jonathan (putain mais comment on te tague!?) sur Kripke, de ce que je comprends, il reprend la métaphysique leibnizienne des mondes possibles, et il montre que p est possible s'il existe au moins un monde où p est vrai. P est nécessaire s'il n'existe aucun monde où p n'est pas vrai. S'il est nécessaire que p soit possible, alors il est nécessaire que dans tous les mondes possibles, "p est possible" soit vrai. On pourrait penser que dans le monde où p est vrai effectivement, dans ce monde il est aussi vrai que p est possible, ce qui est contradictoire, mais en fait non: s'il est nécessaire que p soit possible (ça serait plus cool si je pouvais formaliser avec de la logique modale, mais vu la pdm je vais même pas essayer), alors il y a (1) une classe de mondes accessibles de w(0) où il est vrai que "p est possible" (2) une classe de mondes accessibles de w(1) où p est vrai dans au moins un de ces mondes (appelons-les w(n)). Donc dans w(0), il est vrai qu'il est nécessaire qu'il est possible que p. W(0) a donc "accès" à w(1), ce que Kripke note w(0)Rw(1) dans w(1), comme pour tout w(x) tel que w(0)Rw(x), il est vrai qu'il est possible que p. C'est vrai pour tout w(x) car la possibilité de p est nécessaire donc vraie dans tous les mondes accessibles. dans w(2) ou pour tout w(x) tel que w(1)Rw(x), p peut être est vrai sachant qu'il existe au moins un w(x) où p est vrai. Et ainsi meurt notre "on pourrait penser que" du début.
  9. Oui, les règles et l'usage, mais pas le mécanisme par lequel on en vient à se conformer à l'usage (l'apprentissage, beaucoup plus traité par Quine par exemple, mais encore une fois je peux me tromper puisque j'ai pas tant lu W que ça donc détrompe-moi). W nous décrit comme des créatures qui se soumettent à des règles pratiques (je sais employer "jeu" dans un contexte pertinent mais je ne sais pas en formuler la définition explicite), mais il n'expliquerait pas, selon Dummett, en quoi l'usage donne son sens aux mots, the point of it (comme the point aux échecs est de gagner). W dit seulement: il en est ainsi. A ce sujet, j'ai l'impression que W fait un mauvais procès à Freud quand il fait une lecture esthétique de la psychanalyse, et en particulier de l'interprétation des rêves. Si je ne me trompe pas, l'analyse par "aspects" est centrale dans l'esthétique de W, au sens où pour lui, l'aspect d'une oeuvre doit être aussi indistinctible de l'oeuvre que son inteprétation. La perception artistique s'exprime alors davantage dans un certain comportement pertinent dans le contexte plus que par l'explicitation du "sens" de l'oeuvre: il donne l'exemple d'un certain mouvement de sa mâchoire qu'il fait quand il écoute Schönberg. C'est pourquoi il rejette les explications par les causes dans les oeuvres d'art, et lui préfère les explications par raisons, dont le critère de validité est l'acquiescement de celui à qui on explique, et reproche à Freud de trop avoir recours aux causes et de "trahir" le sens du rêve. Mais Freud ne fait pas ça du tout. C'est précisément comme ça que je lis l'argument hayékien sur le marché: outre le problème de la limite cognitive dans la centralisation de l'information, l'idée est aussi que la connaissance n'est pas "contenue" dans le marché comme si elle pouvait en être abstraite. Il s'agit au contraire d'une connaissance pratique, et la connaissance "dispersée dans" le marché est en fait le processus d'échange. Il n'y a pas d'extériorité. Je voudrais bien lire Lachmann et Kirzner parce que je crois que cette analyse fascinante de Hayek fait débat chez les Autrichiens non-praxéologistes (ça existe). C'est aussi quelque chose qui est très souvent mis en avant en IA par des gens qui se revendiquent de Heidegger (je pense à Dreyfus ou Preston) mais je ne vois rien de tel dans Heidegger. Mais c'est pour ça que je trouve que le problème de l'apprentissage, càd du mécanisme par lequel est acquis la connaissance tacite dont parle W pour expliquer la signification des mots, est très important. En gros, si je te donne 1, 2, 3, 4, 5 et en face 1, 4, 9, 16 et 25, tu supposeras que la fonction sous-jacente est n², et en ce sens, tu l'auras "apprise". On ne peut appliquer ce modèle d'apprentissage à la signification, càd à la lecture (de mots). D'abord parce que le test pour vérifier que le sens est compris n'est pas aussi straightforward que 2² = 4, et ensuite parce que la réussite à ce test suppose une connaissance d'arrière-plan qu'il est apparemment très difficile de computer dans une IA, alors qu'elle est requise en permanence dans le langage: "il a ouvert la porte avec sa clé", outre qu'il peut être demandé de savoir, si le contexte implique un homme et une femme, si la clé est celle de la femme ou de l'homme, on peut aussi supposer que l'ouverture consiste à entrer la clé dans la serrure et à la tourner, et pas de taper sur la porte avec la clé jusqu'à la casser pour l'ouvrir, ou ingérer la clé et la porte puis ouvrir la porte grâce aux contractions péristaltiques de l'intestin (ht Searle). "Quand j'aurai du temps" (cette phrase magique), je lirai des trucs sérieux sur l'IA. Bostrom, Kurzweil, Penrose, ce genre-là. Pour l'instant, je ne connais que par des articles (notamment de Aaronson), les livres de Pinker et l'entrée dans la SEP. Ah oui? Tu peux/veux en dire plus? Je sais que ça va avoir l'air fayot mais tant pis: ce n'est pas ridicule du tout, c'est super intéressant, et si j'avais pas l'impression d'usurper un peu mon statut de simple utilisateur, je les mettrais en post de référence. +1 sur ça, et j'ai découvert récemment Peter van Inwagen qui écrit des livres de métaphysiques qui ont l'air trop kwel. Je me suis acheté son Essai sur le libre-arbitre et j'ai des vues sur Material Beings.
  10. Je ne connaissais pas cette critique (qui me parait complètement étrangère à ce que W a toujours écrit). En revanche, moins qu’un super usage, Dummett souligne par exemple qu’il faut bien supposer une connaissance tacite ou pratique pour justifier l’analyse de W de l’usage comme ce qui donne aux propositions leur sens, de même, pour reprendre son analogie, qu’il ne suffit pas de savoir comment bougent les pièces pour savoir comment on joue aux échecs (il faut aussi comprendre the point of the game, ie gagner). Il écrivait aussi avant Chomsky.
  11. C’est aussi qu’au départ l’analyse “religieuse” de la pandémie était intéressante mais maintenant on a compris c’est galvaudé et il faudrait trouver autre chose.
  12. Ça dépend où. Sous Mitterrand oui. Pas sous Reagan et Thatcher.
  13. Je pense que la formulation prête à rire mais que c’est pas con Et quel hasard je vais faire un tour mais cet après-midi je lisais Du mode d’existence des objets techniques. J’en suis qu’au début et c’est un peu vieillot.
  14. Sujet de l'agreg: Les choses ont-elles quelque chose en commun? D'un côté, si on cherche à ridiculiser la philosophie, on peut continuer comme ça. D'un autre côté, ça a l'avantage d'être une question précise que beaucoup de philosophes se sont posée.
  15. Oui c'est vrai, je vois le genre (Spengler, Weininger, des scientifiques) mais ça ne tempère pas vraiment son hostilité à l'histoire de la philosophie qui l'a fait être détesté des profs de Cambridge et le côté "plus je lis de la philosophie, moins je comprends". Anscombe, son élève, admettait aussi n'avoir jamais lu Spinoza de façon un peu provoc/débile (c'est dans The First Person). Ray Monk raconte dans sa biographie comment il s'est foutu de la gueule de tout le monde lors d'une conférence où il était censé faire un exposé du cogito cartésien. C'est en partie ce qui a donné à son enseignement le côté "secte" qui exaspérait Popper ou Ryle. Cela dit, tu as raison sur le point que je ne l'ai pas assez pratiqué pour me prononcer sur les récurrences dans sa pensée.
  16. Fixed. Et pour pallier ça: https://www.amazon.fr/Logique-Philosophie-dIntroduction-Étudiants-Supérieur/dp/2340003849/ Ça fera sans doute rire les matheux, mais pour lire de la philo analytique, c'est amplement suffisant, et c'est ce dont j'avais besoin.
  17. Ne le prends pas mal mais comment tu fais pour faire des copiés collés aussi dégueulasses?
  18. Ah zut...
  19. Oui. C'est ce pour quoi il est cité et reconnu. Wittgenstein présente au moins 3 problèmes: Il ne cite aucun philosophe et n'en lit pas non plus. La meilleure connaissance des Grecs et de la Modernité n'aide absolument pas à comprendre ce qu'il écrit (peut-être même au contraire). Il n'écrit aucun essai continu (sauf le Cahier brun/bleu mais c'est toujours assez loin de la non-fiction normale) mais fait surtout des remarques sur le langage qui demandent de prendre une distance suffisamment grande vis-à-vis des implications de la langue courante pour voir la métaphysique du peuple qui se cache derrière. Il ne propose de solution à aucun problème philosophique, il dit plutôt que quand on arrive à un paradoxe à force de penser à un problème, c'est qu'on y a mal pensé. Le bon côté, et la raison pour laquelle j'aimerais en lire beaucoup plus que je n'ai fait, c'est que la plupart des philosophes, je finis par voir leur "truc", leur méthode de réflexion ou, pire, quand ils en ont un, leur système. Avec Wittgenstein, aucun danger. Ça rend très difficile de simplifier ses livres à une thèse générale, surtout parce qu'il invite plus que personne à une lecture très attentive et fine. La modestie de ses outils d'analyse et de sa perspective, combinée à sa fertilité (sa pensée sur les jeux de langage et la connaissance pratique est parfois rapprochée, par exemple, de la théorisation par Hayek, un lointain cousin, des règles de conduite) fait que, appliquée à des objets inattendus, comme l'anthropologie ou la psychologie, ça fait des chocapics. Toi en particulier, tu seras peut-être curieux de lire ses Remarques sur le Rameau d'or de Frazer. Je trouve ce texte splendide.
  20. La Rime et la raison + Le Mythe de l'intériorité. On les lira ensemble, je veux les lire cet été.
  21. Vilfredo

    Supa Playlist!

    Je connais pas ce chanteur. Il ressemble à Eric Idle
  22. OkCupid a supprimé ses articles, mais clairement les Asiatiques et les noirs, c'est la haine! (Et effectivement pour les hommes noirs c'est pas la fête non plus, même si ça se passe clairement mieux que les femmes noires, notamment parce que les femmes noires aiment beaucoup plus les hommes noirs que les hommes noirs les femmes noires. Bizarrement les hommes noirs aiment un peu rien en fait.) Au sujet de ce que le match percentage veut dire, disons qu'il corrèle fortement à des choses très concrètes, comme le taux de réponse Moi aussi j'attends la biblio de @Rincevent cela dit. Mais c'est terrible de bosser sur ordi le matin
  23. Je réponds juste parce que ça m'embête de pas comprendre: je ne voulais pas démontrer que le libéralisme était cool (3) sur la base de (1) ni faire de syllogisme tout court. Qu'on puisse trouver un (3) tel que (1) ne le démontre ni ne l'infirme pas, ça ne nous dit rien de (1).
  24. Il y a alpha, beta et cute.
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