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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Nouvelle victoire pour le camp du Bien.
  2. En fait c'est la faute de Haidt et le fait de déduire les inclinaisons politiques de traits de personnalité est typiquement du moral intuitionism (je suis donc surpris que ça soit cité par @Johnathan R. Razorback qui défend il me semble une position méta-éthique toute autre). Par ailleurs Haidt ne dit pas vraiment que les libertariens sont proches des liberals ou des conservateurs mais qu'ils ont un profil particulier qui détruit justement la dichotomie.
  3. Du pognon maintenant ils en ont bien assez. Je propose qu'on reverse l'excédent à l'Église.
  4. C'est quand même un manque de courtoisie assez sale.
  5. C'est du militantisme. Il ne faut pas chercher à expliquer par la logique ce qui peut s'expliquer par l'opportunisme.
  6. Ce n'est qu'une reformulation de "je ne vois pas d'alternative". L'eudémonisme n'est pas universellement défendu, et eux qui ne le sont pas voient par définition un autre fondement. En ce qui me concerne je n'ai pas vraiment de billes dans ce débat mais je connais d'autres théories sur les processus internes à l'origine des jugements moraux, par exemple la dyadic morality : Même si la nature humaine a une tendance nécessaire, dire que cette tendance est le bonheur est tout aussi discutable que dire qu'il s'agit d'une autre tendance. C'est simplement une autre question.
  7. "Je ne peux pas concevoir d'alternative" n'est pas un très bon argument. Un meilleur argument serait "il est impossible pour un humain de concevoir une alternative" mais ça se rapproche vachement d'une connaissance a priori, n'en déplaise aux bas du front. Ou au minimum d'une connaissance a posteriori qui est nécessairement acquise par tout humain au cours de son développement, ce qui revient un peu au même. [référence nécessaire] La causalité et la finalité ne sont pas incompatibles dans la mesure où il existe des processus évolutionnistes.
  8. GAFA c'est un peu comme LGBT : une expression qui en dit plus sur celui qui l'utilise qu'autre chose.
  9. Ça dépend du traducteur à ce stade. Pour l'édition anglaise, un gars qui est né et a vécu 11 ans en Chine et lui-même auteur de SF. Pour l'édition française un jeune docteur fraîchement diplômé de Lyon 3 (!).
  10. Comme dit @Bézoukhov,
  11. À ce sujet :
  12. Je trouve ça arbitraire parce que... ça l'est ? On dit que le fondement de la morale c'est le bonheur épicétout, c'est évident et ceux qui ne sont pas d'accord c'est qu'ils se trompent. Du coup je ne vois pas en quoi ça se démarque de "la plupart des philosophies morales couronnées par la tradition". Une meilleure question serait "comment peut-on faire une proposition qui ne soit pas arbitraire ?" Mon idée est qu'il faut pour ça chercher des explications objectives en dehors de "c'est évident", et que la recherche scientifique sur la manière dont fonctionnent les humains peut nous aider à trouver de telles explications. Pourquoi partir du principe que les normes existantes sont purement sociales et contingentes ? Ce qui m'amène à l'article dont je parlais hier : Quelques extraits rigolos :
  13. Ok mais est-ce vraiment pertinent de faire ça ? Il me semble qu'instrumentalisme et altruisme se situent à des niveaux différents dans le sens où on peut défendre un altruisme instrumental (je dois être altruiste parce que ça me permettra d'aller au paradis) ou un égoïsme non-instrumental (l'égoïsme est en soi vertueux, ou l'expression potentielle d'une vertu en soi qui n'a pas besoin d'autre justification qu'elle-même). Bref la question du fondement ultime de la morale (et si ce fondement se situe dans la morale ou au delà) est assez indépendante de la question du contenu de la morale. Qu'en est-il d'une conception plus naturaliste, comme celle du sens moral ? Un tel sens moral nous permettrait de percevoir la dimension normative d'une situation comme par exemple la vision nous permet d'en percevoir la dimension visuelle. Comme la vision, il pourrait avoir été développé de manière évolutionniste chez notre espèce et donc ne pas nécessiter d'autre justification que son existence même. De mon point de vue dire "il faut être moral parce qu'être moral rend heureux" ajoute certes une justification mais cette justification elle-même est arbitraire et un peu absurde. C'est un mauvais procès. Les utilitaristes par exemple ne sont pas les derniers à se faire manipuler pour défendre des saloperies, et on ne peut pas leur reprocher d'être non-instrumentalistes.
  14. Je note des redondances. Par exemple Kahneman et Duhigg sont nommés mais des liens vers leurs bouquins existent déjà dans des points séparés. Si c'est un coup volontaire pour forcer les NT à contribuer pour corriger le bordel, chapeau
  15. "Certains aimeraient qu'il [l'argent en trop] serve à restaurer d'autres monuments religieux, toutes religions confondues" ça veut bien dire ce que ça veut dire. Après la réaction est exagérée sur deux plans : d'abord la probabilité que ça arrive (qui c'est ces "certains", ont-ils le pouvoir de décider ?) et sur le fait que ça soit si horrible de s'occuper éventuellement de mosquées. Mais la réaction est toutefois légitime dans le sens où si tu donnes de l'argent pour faire X à une institution honnête, normalement elle l'utilise pour faire X et pas autre chose quitte à te rembourser. Bien sûr on parle de l'état...
  16. Oui ça peut devenir pas mal glauque très vite cette histoire.
  17. Meh. Les humains évoluent dans le monde physique. Toute activité humaine imaginable est donc une partie de la physique. Effectivement ça me semble relever de la foi. La tension est bien formulée ici (et dans le post en général) entre l'idée d'une nécessaire finalité morale du pouvoir et le rejet du perfectionnisme, mais je ne suis pas certain qu'elle soit tout à fait résolue... Il faudra qu'on en discute de manière plus approfondie dans le thread sur l'éthique (j'ai lu récemment un article rigolo contre le réalisme moral ).
  18. C'est le syndrome du NPC.
  19. Dans mon expérience le problème ce n'est pas tant les gens qui aiment parler politique mais ceux qui prennent ça comme excuse pour étaler leurs névroses. L'autre soir j'étais dans un bar avec une écolo et entre autres sujets on a discuté des groupuscules locaux d'extrême droite, de colonisation, d'éoliennes qui tuent les oiseaux... tout ça avec une saine dose de recul et en se marrant bien. Puis une autre personne est arrivée qui a fait dévier la conversation sur le couplet prémâché "le nucléaire sépabien et j'essaie de vivre ma vie en m'accordant à mes valeurs mais c'est dur il faut bien survivre mais j'ai mal à mon cœur", impossible de changer de sujet ou de faire le moindre second degré. Bien sûr l'écolo s'est complètement crispée aussi maintenant qu'elle se retrouvait avec quelqu'un devant qui elle se sentait obligée de faire du virtue signalling. On a bien mis 20 minutes à s'en dépêtrer et je peux vous dire qu'elle était soulagée...
  20. En gros l'état de la recherche c'est qu'il y a beaucoup de gens qui cherchent très fort à prouver que ça existe et le mieux qu'ils puissent faire c'est "on ne peut pas complètement l'exclure". Je n'ose même pas regarder le bordel que doivent être les stats dans ces études...
  21. Le droit (positif) est un ensemble de principes moraux solidifiés parce qu'ils sont considérés (par la population sur laquelle ce droit est appliqué) comme suffisamment importants pour être défendus par la force. Le droit naturel est un autre ensemble de principes qui permettent de juger et comparer normativement les droits positifs. On dit qu'il ne faut pas confondre le droit et la morale et c'est vrai dans une certaine mesure (même si c'est un cliché) parce que les sentiments d'un péquenaud en particulier sur une situation ne sont pas opposable au cadre juridique du groupe entier (même dans le cas-limite où cette personne décide d'être "héroïque" au sens de @neuneu2k, elle accepte simplement les conséquences juridiques de son action). Seulement le système législatif qu'on se tape tombe très exactement dans cette confusion puisqu'il transmet le processus d'établissement des lois aux mains d'un groupe de péquenauds. Lié au positivisme juridique ça veut dire qu'on leur laisse carte blanche pour décider des principes moraux les plus importants pour toute la population et c'est n'imp. A fortiori quand des mecs prétendent définir des droits de l'homme qui cristalliseraient la morale de toute l'humanité.
  22. Quand est-ce que @Flashy a dit qu'il voulait faire un procès à qui que ce soit ? C'est un peu pénible de désamorcer toute discussion à coup de "le libéralisme tolère ça".
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