h16 Posté 10 mars 2013 Signaler Posté 10 mars 2013 Ce n'est pas très grave : la vidéo est en anglais, mais le fait de dire "les élevages peuvent ralentir le désert" peut déjà fournir une piste de réflexion (en français). Ce n'est donc pas perdu.
Nick de Cusa Posté 11 mars 2013 Auteur Signaler Posté 11 mars 2013 Débat sur l'immigration UE, UK, Allemagne. http://openeuropeblog.blogspot.be/2013/03/lets-tone-it-down-notch-comparing-uk.html
Marchange Posté 11 mars 2013 Signaler Posté 11 mars 2013 http://www.europolitique.info/institutions/m-farage-accus-de-sexisme-intimidation-et-d-tournement-de-fonds-art349099-35.html Parlement européen M.Farage accusé de sexisme, intimidation et détournement de fondsPar Ophélie Spanneut | vendredi 08 mars 2013 Deux eurodéputés accusent le chef du parti indépendantiste britannique (UKIP), Nigel Farage, de sexisme, intimidation et détournement de fonds du Parlement européen au profit du UKIP. M. Farage préside aussi le groupe politique eurosceptique EFD du Parlement, au sein duquel siégeaient Nicole Sinclaire et Marta Andreasen. Les propos de ces deux femmes sont rapportés dans le Guardiandu 7 mars 2013. « Les femmes en âge d’avoir des enfants ne devraient pas travailler puisqu’elles sont un poids pour l’entreprise », aurait-il dit à Marta Andreasen. Nicole Sinclaire explique aussi que les réunions exécutives nationales du UKIP se tiennent dans des clubs londoniens réservés aux hommes. Mme Sinclaire a quitté l’EFD en 2010 et siège depuis parmi les Non Inscrits au Parlement. Mme Andreasen a rejoint le mois dernier le parti conservateur. La délégation UKIP ne compte donc désormais plus que des hommes. Par ailleurs, Nigel Farage aurait menacé Mme Sinclaire de « détruire sa réputation politique » si elle venait à quitter le groupe. Les subventions octroyées par le Parlement européen à ses groupes politiques dépendent en effet de sa taille. Ainsi le plus grand groupe parlementaire, le PPE (270 membres), a touché en 2011 plus de 20 millions d’euros ; tandis que le groupe EFD (36 députés) a reçu la même année 2,08 millions d’euros. « Son principal objectif était de faire gagner plus d’argent au parti (et non au groupe, précise-t-elle aussi - ndr), et il était prêt à m’intimider pour l’obtenir », indique-t-elle au quotidien britannique. Marta Andreasen rapporte qu’il lui aurait demandé de recruter un assistant parlementaire, rémunéré donc sur les fonds du Parlement européen, pour l’assigner à la campagne des élections générales britanniques de 2010 à laquelle il candidatait. UNE PRATIQUE COURANTEAlors que ceci est interdit, plusieurs sources parlementaires concordantes témoignent, sous couvert d’anonymat, qu’il s’agit en réalité d’une pratique courante. Les députés, qui doivent leur siège à leur rang sur les listes électorales concoctées par les partis politiques nationaux, sont tenus de se plier à leurs demandes. L’enveloppe financière accordée aux députés par le Parlement pour rémunérer leurs assistants (21 209 euros par mois en 2012) permet de disposer de plusieurs assistants. Ainsi, si deux travaillent effectivement pour assister le député dans ses travaux parlementaires, un troisième, financé sur la même enveloppe, travaille pour (et même depuis le siège) le parti. « Certains ne sont jamais venus au Parlement européen », précise une source. L’UKIP a en ce moment le vent en poupe à juger par le résultat de l’élection législative partielle à Eastleigh le 1er mars 2013 à l’issue duquel l’UKIP a raflé 28 % des voix, devant le parti conservateur (25 %) mais derrière le libéral démocrate (32 %). Cette circonscription, très marquée à droite (le parti travailliste n’a recueilli que 9 % des voix), ne représente toutefois pas la moyenne nationale, explique un observateur. A prendre au sérieux ?
Rincevent Posté 11 mars 2013 Signaler Posté 11 mars 2013 T'as vu la gueule de Nicole Sinclaire ? C'est un trav', c'est pas possible.
jamkan Posté 11 mars 2013 Signaler Posté 11 mars 2013 T'as vu la gueule de Nicole Sinclaire ? C'est un trav', c'est pas possible.
Barem Posté 12 mars 2013 Signaler Posté 12 mars 2013 Et voila mon p'tit Largo : Elections italiennes : la croissance d’une division du haut vers le bas. SOPHIE QUINTIN ADALI Les résultats des élections italiennes ont été un délicat moment démocratique pour l’élite européenne, qui avait manigancé un vaste plan technocratique afin de sauver l’euro et imposer de durs conditions à une population réticente. L’Union Européenne entre donc à nouveau en crise. Dans son dernier communiqué au Parlement européen, le président français Hollande avait énergiquement déclaré que la crise était « derrière nous ». Ce qui fut avec sériosité apparait maintenant comme une grossière plaisanterie, même si les gloussements sont rares. Paris a assisté avec perplexité au dernier acte de rébellion dans une Europe malade, et la ‘contagion’ semble se propager dans l’Hexagone. Néanmoins, la réponse du gouvernement socialiste à cette détresse progressive a été, sans surprise, bien morne : pas de réformes, seulement de nouvelles taxes et l’économie continue de péricliter. Pour l’instant, tous les yeux sont rivetés sur Rome pour tenter d’appréhender justement ce qui pourrait éclore de résultats électoraux inconnus. La formation d’un gouvernement de coalition sera-t-elle possible ? Sera-t-il en mesure de gouverner ? Les leaders européens exhortent l’Italie de maintenir, malgré ce que le destin aura à offrir, ses engagements de crever sa boursouflante dette souveraine. Le retour de Berlusconi était prévisible mais pas le haut score du Mouvement 5 Etoiles (M5E) conduit par le ‘comédien-reconvertit-politicien’ Beppe Grillo. Son programme économique est, au mieux, brumeux et ses idées maîtresses sont tout à fait claires : un retour à la lire pour l’économie italienne pour reconquérir de la compétitivité combiné à une restructuration de la dette publique. Plusieurs économistes reconnus ont défendu cette option mais elle va à l’encontre du consensus actuel berlinois. Effectivement, mettre en doute l’Euro est une « hérésie ». Malgré les sommes pharaoniques qui ont été dépensé pour répandre l’injonction européenne de l’intégration irréductiblement profitable, la récession nous engloutit peu à peu. Le multiforme M5E, parti populiste ‘anti-establishment’, est devenu la troisième force politique dans la 4ème puissance économique européenne. Les Italiens sont généralement europhiles. Toutefois, leur vote démontre ouvertement qu’ils rejettent l’austérité imposée. La confiance en la ‘politique traditionnelle’, incluant toute politique supranationale, est à un bas taux inégalée. Les événements contemporains sont une “catastrophe pour l’Euro et l’UE”, proféra le ministre des affaires étrangères Luxembourgeois Jean Asselborn. Quand un leadership pondéré est requis, jeter de l’huile sur le feu est rarement utile. Mais avec un Parlement sans majorité, la politique se montrera stérile avant un éventuel revirement. La guerre des mots entre presses italiennes et allemandes a déjà commencé. Le Bild allemand a rapidement affiché la couleur avec un gros titre provocant illustrant sur une photo Grillo et Berlusconi arborant des nez rouges et la phrase : « Les politiciens saltimbanques italiens vont-ils détruire l’Euro ? » Le moral des constructivistes bruxellois doit être bien bas. Le candidat soutenu par la Commission, le technocrate Mario Monti, a du encaisser une raclée. (10% des voix). Le message n’est pas difficile à traduire. L’activisme politique de la Commission et les interférences dans les affaires internes d’élites lointaines est chassé par les citoyens. Dorénavant, l’heure est à la perestroïka. La problématique est la suivante : existe il quelqu’un dans les nimbes de l’administration européenne pensant au-delà des étroites limites du dogme politiquement correcte fédéraliste ? Avec leurs votes, les italiens ont voulu exprimer leur colère à la classe politique nationale et à la technocratie européenne, responsable du désordre présent. En grand nombre ils osent évoquer un retour possible, mais si politiquement incorrecte, de la Lire. Pour ceux qui vivent dans toute sa noirceur le ralentissement économique et sociale du continent, l’idée de se réapproprier la souveraineté économique et monétaire représente un véritable espoir de sortir du gouffre. Le navire européen entre donc à nouveau dans une tempête. Qui sait où les forces du vent et de la marée l’emporteront ? * Sophie Quintin Adali est analyste pour www.libreafrique.org, le projet francophone de la Fondation Atlas. Source : http://www.hurriyetdailynews.com/italian-elections-the-growing-top-down-divide-.aspx?pageID=238&nID=42313&NewsCatID=396
Barem Posté 12 mars 2013 Signaler Posté 12 mars 2013 http://www.iedm.org/fr/node/43135 Chavez Comme c'est de l'actu' 'chaud bouillant', je vais tenter de faire ça pour aujourd'hui.
Largo Winch Posté 12 mars 2013 Signaler Posté 12 mars 2013 Et voila mon p'tit Largo : Planifié pour demain. En fait, l'auteur elle-même a relu ta traduction et apporté certaines modifications. Grand merci.
Nick de Cusa Posté 12 mars 2013 Auteur Signaler Posté 12 mars 2013 Comme c'est de l'actu' 'chaud bouillant', je vais tenter de faire ça pour aujourd'hui. Je ne sais pas si tu l'as déjà fait mais sinon, Hannan a aussi écrit un "Chavez", si tu veux, compare les 2, le plus court, le mieux ... Comme tu veux.
José Posté 13 mars 2013 Signaler Posté 13 mars 2013 Proposition de traduction : "Moderate Muslim" Is Not an Oxymoron.
Nick de Cusa Posté 13 mars 2013 Auteur Signaler Posté 13 mars 2013 Oui, celui là il serait très bien à avoir.
Barem Posté 13 mars 2013 Signaler Posté 13 mars 2013 Planifié pour demain. En fait, l'auteur elle-même a relu ta traduction et apporté certaines modifications. Grand merci. Je t'en prie. Lorsque je traduis, je m'intéresse d'avantage, avec attention, au fond qu'à la forme. Je comprends donc tout à fait qu'il puisse y avoir des points de divergences dans le résultat mais je trouverais mon travail assez fade si je devais m'en tenir stricto sensus au texte. (évidemment, je ne cherche pas à rentrer dans du HS) Je ne sais pas si tu l'as déjà fait mais sinon, Hannan a aussi écrit un "Chavez", si tu veux, compare les 2, le plus court, le mieux ... Comme tu veux. J'ai finis la traduction ce matin. Voici : Le piètre legs laissé par Hugo Chavez. Yanick Labrie* Les medias du monde entier ont consacré beaucoup de temps et d’images à la mort de Chavez, qui nous a quittés mardi dernier après avoir perdu son combat contre le cancer. Son héritage en tant que Président de la « République Bolivarienne du Venezuela » doit être vu à la lumière d’une longue tradition de populisme dans l’histoire de l’Amérique Latine. Sa carrière a suivi les pas d’autres dirigeants populistes comme Juan Peron en Argentine (1946-55, 1973-74) et Alan Garcia au Pérou (1985-1990). Leurs plans en faveur du développement économique, marqués par une rhétorique nationaliste, gravitaient autour de politiques interventionnistes et un désir de devenir indépendant, comme la création massive de monopôles publics, des mesures protectionnistes restrictives, de grasses subventions aux entreprises, … Après l’emballement initial, les limites du populisme économique apparurent rapidement dans tous ces pays Latinos Américains, et la continuation de cette stratégie aggrava progressivement la situation économique de tous, essentiellement d’ailleurs les personnes qui devaient s’en retrouver les principaux bénéficiaires. C’est précisément ce qui s’est passé au Venezuela à partir des années 60. Alors que le pays détenait un PIB par habitant plus élevé que celui du Canada dans les années 50, il est maintenant moins de 3 fois plus faible que celui-ci, grâce à des décennies de décisions populistes. Durant le règne de Chavez, le populisme prenait différentes formes, chacune occasionnant des conséquences négatives sur le bien être des Vénézuéliens. Sur le pan économique, malgré le boom des prix du pétrole accompagnant sa présidence, le Venezuela n’a connu qu’une croissance relativement modeste et un déficit budgétaire récurrent d’année en année. Des politiques monétaires démesurément expansionnistes conduisirent à une forte progression de l’inflation, alors que les tarifs d’importation et les contrôles des prix – paradoxalement conçu pour maîtriser l’inflation – entrainèrent des pénuries de denrées élémentaires incluant la farine, le lait, le sucre et, en termes d’énergie, l’électricité. Chavez démontra également son manqué de respect pour la propriété privée et pour la liberté de chacun en général. Entre 2002 et 2012, il y eu 1168 expropriations arbitraires sans motif dans le pays. Parmi les concernés figurent toutes les compagnies pétrolières étrangères, l’aciériste Ternium, le géant de la téléphonie CANTV, toutes les entreprises cimentières, productrices de riz, une demi douzaine de revendeurs, etc. Pour cette raison, et bien d’autres, le Venezuela se classe dorénavant 174ème sur 177 dans l’index 2013 de la liberté économique élaboré par la Fondation Héritage, juste au dessus du Zimbabwe, de Cuba et de la Corée du Nord. De plus, la protection de la liberté de la presse fut la dernière de ses priorités. En ne tenant compte que de l’année 2009, les licences de 34 stations de radio et de télévision critiquant le régime ne furent pas renouvelées. Chavez contrôlait également en partie le contenu de l’information en forçant les chaînes de télévision d’enregistrer et diffuser ses longs et fréquents discours. La corruption a aussi atteint des niveaux sans précédents sous le joug du gouvernant. Un article du Devoir publié en 2007 révélait que la coquette somme de 22 milliards de $ (sur un budget de 60 milliards) aurait été utilisé par le gouvernement sans avoir de compte à rendre à personne. La majorité de ces fonds furent apparemment détournés par la Venezuelan Petroleum Corporation. Beaucoup infère que Chavez mérite du crédit pour avoir établit des programmes sociaux sensés faire disparaitre la misère. Il est vrai que le taux de pauvreté s’est infléchit depuis 2001, grâce majoritairement aux milliards filant dans les coffres du gouvernement via l’industrie pétrolière nationalisée et la redistribution de ses bénéfices. Premièrement, Chavez arrosa d’argent sa population tout en adoptant des mesures qui saccageaient l’économie du pays. Il s’assura de la sorte que ces ‘camarades’ se rendraient graduellement dépendants de ces projets au lieu de développer une économie diversifiée et durable. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si bon nombre de ces plans sociaux (les fameux misiones sociales) furent implantés en vue de favoriser des groupes sociaux parmi lesquels se trouvent ses plus dévoués partisans. Deuxièmement, la saisie par Chavez des firmes pétrolières étrangères, et consécutivement la perte de main d’œuvre spécialisée, d’expertise et de capital, ne se fit pas sans la réaction des industrielles, dont les rendements déclinèrent d’1/4 depuis 2001. Ironiquement, l’industrie pétrolière devient la vache à lait du gouvernement, ce qui fut un outil crucial dans l’incessante quête de Chavez visant à acheter des voix et rester au pouvoir, mais elle aurait put en apporter bien plus à semer s’il n’avait pas introduit ses désastreuses politiques. Certains pays Etats d’Amérique Latine ont entrepris des réformes pro-marché et ont jouis d’une croissance forte depuis la crise financière qui toucha la région dans les années 90. Cependant, l’habituelle tendance populiste sévit encore dans ces parages, que ce soit avec Evo Morales en Bolivie ou Rafael Correa en Equateur, ce qui menace l’avenir de millions de Sud Américains infortunés plus longtemps encore qu’il ne devrait. Ceci, infortunément, fait également partie du triste héritage du leader éteint. * Yanick Labrie est économiste à l'Institut économique de Montréal. Il signe ce texte à titre personnel. Source : http://www.iedm.org/fr/node/43135 J'enchaine avec l'article d'Hannan.
poney Posté 13 mars 2013 Signaler Posté 13 mars 2013 Je viens de lire ceci, je suis bien incapable d'en faire une bonne traduction, malheureusement. Qu'en pensez vous ? http://reason.com/archives/2013/03/13/the-obamacare-revolt-physician-fight-bac
Lancelot Posté 13 mars 2013 Signaler Posté 13 mars 2013 Je le fais. http://reason.com/archives/2013/03/07/moderate-muslim-is-not-an-oxymoron « Musulman modéré » n’est pas un oxymore. Les islamophobes croient qu’un pays libre avec une population musulmane est une contradiction dans les termes. Ils se trompent. Steve Chapman, le 7 mars 2013 Lars Hedegaard est un journaliste danois qui s’est fait connaitre en dénonçant l’Islam, qu’il qualifie de « système de pensée totalitaire » dont les adhérents « violent leurs propres enfants ». Le mois dernier, devant sa porte, quelqu’un lui a tiré dessus au pistolet et l’a raté. Un comportement typique de ces fanatiques, n’est-ce-pas ? Pourtant, les réactions des musulmans danois à ces évènements se sont révélées remarquablement peu fanatiques. Loin d’applaudir, ils ont réprouvé l’assaillant sans lui chercher d’excuses et ont réaffirmé le droit absolu pour Hedegaard de prêcher publiquement ses délires. Certains d’entre eux se sont regroupés à Copenhague pour dénoncer la violence. Un danois originaire d’Afghanistan a déclaré au New York Times « Nous ne défendons pas les opinions de Hedeegard, mais son droit à les exprimer ». Voyons aussi ce qui s’est passé l’an dernier quand un groupe d’extrême droite a défilé devant la mosquée de Berlin en brandissant des caricatures de Mahomet, un interdit de l’Islam. Il y a eu un attentat à la bombe qu’on a mis sur le dos des musulmans… au Soudan. En Allemagne, par contre, les imams ont demandé aux fidèles d’ignorer les provocations, ce qu’ils ont fait. Ces exemples illustrent que les musulmans européens (et américains) pourraient être moins enragés que leurs critiques les plus bruyants se plaisent à les imaginer. Souvenez-vous du tumulte en 2006 quand un journal danois a publié des images représentant Mahomet. Il y a eu des émeutes au Moyen Orient et en Afrique, pas en Europe. Lorsque ces images ont été republiées en Allemagne, les musulmans locaux ont répondu avec une modération frappante. Il ne s’agit pas d’exceptions mais de la règle. Le terrorisme islamiste, sensé exploser après le 11 septembre, est juste un poil plus rare sur le vieux continent que les kangourous. En 2010 ont été rapportés 249 attaques ou plans d’attaques terroristes en Europe, dont seulement 3 impliquaient des musulmans. En 2011, il y en avait 174 dont aucun en rapport avec l’Islam. Même histoire de l’autre côté de l’Atlantique. Selon un rapport récent du Triangle Center on Terrorism and Homeland Security réunissant la Duke University, l’University of North Carolina-Chapel Hill et RTI International : « Pour la seconde année consécutive, aucun décès et aucune blessure n’ont été causés par le terrorisme musulman américain. » On note en tout 33 victimes des terroristes musulmans aux États-Unis depuis le 11 septembre, contre plus de 200 pour les militants d’extrême-droite. Bien sûr, un groupe peut être très intolérant sans pour autant pratiquer ouvertement des massacres. Daniel Pipes, directeur du Middle East Forum, affirme : « Un grand nombre de musulmans, ceux qui vivent en Europe et en Amérique comme les autres, ont une hostilité intense envers l’Occident ». On peut arriver à une telle conclusion à condition de ne prêter aucune attention à ce que disent les musulmans ordinaires. La plupart ressemblent autant au portrait brossé par Pipe qu’à Dolly Parton [chanteuse de country américaine NDT]. Les immigrés musulmans en France disent qu’ils ont plus en commun avec les français qu’avec leurs coreligionnaires dans leur pays d’origine. Les musulmans américains sont plus susceptibles que leurs voisins d’être satisfaits par l’état du pays et leur vie personnelle. « Les musulmans sont visiblement les moins désabusés et les plus heureux des occidentaux », conclue le journaliste Doug Saunders dans son livre de 2012 « The myth of the muslim tide ». Une « hostilité intense » entraînerait logiquement un soutien au terrorisme. Mais, de même que l’hostilité, cette sympathie est difficile à dénicher. Seul 1% des musulmans allemands pensent que « les attaques sur les civils sont moralement justifiées ». En France, c’est pareil. Environ 8% des musulmans américains approuvent ce genre d’attaques dans certains cas, ce qui semble beaucoup jusqu’à ce qu’on se rappelle que 24% des américains dans leur ensemble affirment qu’elles sont « souvent ou parfois justifiées ». Parmi ceux qui, dans ce pays, défendent la résistance armée contre le gouvernement fédéral ou les autorités, il y a plus de sécessionnistes texans que d’islamistes fanatiques. Dans les nations occidentales, d’après Saunders, « le support à la violence et au terrorisme n’est pas plus élevé, et est parfois moindre, chez les musulmans que dans le reste de la population. » Le présupposé des islamophobes est que les musulmans seront toujours intrinsèquement un corps étranger et incompatible dans les pays libres. En réalité, ils ne présentent aucune différence visible avec d’autres groupes qui sont arrivés avec leur propre état d’esprit et se sont transformés en citoyens tolérants, loyaux et respectueux des lois, appréciant la démocratie et la liberté. Cette transformation est un effet secondaire des sociétés libres. J'ai rajouté un lien vers la page Wikipédia de Dolly Parton parce que bon, c'est pas non plus une référence évidente. Je crois que le livre "The myth of the muslim tide" n'a pas encore de traduction officielle dont j'ai laissé le titre tel quel.
Rincevent Posté 13 mars 2013 Signaler Posté 13 mars 2013 Je viens de lire ceci, je suis bien incapable d'en faire une bonne traduction, malheureusement. Qu'en pensez vous ? http://reason.com/archives/2013/03/13/the-obamacare-revolt-physician-fight-bac Excellente idée. Et traduire fait progresser : c'est en traduisant qu'on devient traduison.
Nick de Cusa Posté 14 mars 2013 Auteur Signaler Posté 14 mars 2013 Y a du bon, côté openeuropeblog.blogspot.com Le PE vs le budget UE, L'Espagne truque-t-elle sa compta ?
Nick de Cusa Posté 14 mars 2013 Auteur Signaler Posté 14 mars 2013 Le président de session du PE s'est évanoui http://blogs.telegraph.co.uk/news/danielhannan/100206889/the-european-parliaments-presiding-officer-keels-over-during-a-marathon-voting-session/
pankkake Posté 14 mars 2013 Signaler Posté 14 mars 2013 Pour faire de belles traductions non littérales http://www.linguee.com/ devrait vous intéresser.
Barem Posté 14 mars 2013 Signaler Posté 14 mars 2013 Pour faire de belles traductions non littérales http://www.linguee.com/ devrait vous intéresser. +1. Surtout pour tout ce qui est dicton, ...
Lancelot Posté 14 mars 2013 Signaler Posté 14 mars 2013 Je vois que l'Islam est toujours un très bon appeau à troll.
Largo Winch Posté 14 mars 2013 Signaler Posté 14 mars 2013 En tout cas, il serait bon qu'on ait un peu plus d'articles dans ce style. Quand je vois les réactions consternantes en commentaires, je me dis qu'il y a du boulot...
Barem Posté 14 mars 2013 Signaler Posté 14 mars 2013 En primaire, mes camarades me disaient que je lui ressemblais. On voit ton côté pervers et manipulateur à travers ce message, très certainement en relation avec ta formation.
Lancelot Posté 14 mars 2013 Signaler Posté 14 mars 2013 Quitte à traduire des trucs autant que ça fasse réagir, c'est pour ça que j'aime bien choisir des articles polémiques. Mais souvent ça ne décolle pas En tout cas je m'amuse bien dans les commentaires. C'est un peu comme si on avait mis liborg en mode facile. Enfin, trève de flood.
Rincevent Posté 14 mars 2013 Signaler Posté 14 mars 2013 Puisque parler de l'Eglise est à la mode, je propose un petit Reason, pas récent mais qui devrait couper l'herbe sous le pied de ceux qui attendent un "pape de gauche". http://reason.com/archives/2012/08/27/catholic-church-right-wing-pawn-or-left (Le titre que j'ai inscrit peut être amélioré.)
Barem Posté 15 mars 2013 Signaler Posté 15 mars 2013 Yatta ! Le cas Hugo Chavez : L’Amérique Latine avait élu la férocité au lieu du progrès. Hugo Chavez et ses collègues autocrates comptaient sur le désir des électeurs défavorisés pour punir les vieilles élites. Nous pouvons déjà voir le commencement d’un culte du défunt ‘à la Eva Perón’. Les Latinos Américains aiment les martyrs, et la récente mort du leader vénézuélien a suscité l’émergence de déroutantes théories sur un éventuel complot de la CIA et l’utilisation d’armes biologiques. Tout en étant colérique, sentencieux et mégalomane, le comandante restait populaire. Il y a un vieux dicton Vénézuélien qui dit qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais présidents, mais seulement des dirigeants lorsque le prix du pétrole est élevé ou faible. Chavez bénéficia d’une extraordinaire montée de la valeur de ses exportations en hydrocarbure, mais l’argent soutiré n’assistait qu’en partie les villages et villes délabrés. En grande partie, il fut gaspillé dans une série de maquignonnages, avec l’élection d’un si grand nombre de ministres que les Vénézuéliens en ont perdu l’effectif. Les seules personnes qui employèrent proprement les cartes du parti aux chemises rouges, et qui garnissaient leurs bourses grâce à leurs contrats publics, étaient surnommées les ‘boligarchs’ : ils jouèrent un rôle dans la révolution Bolivarienne que Chavez lança. Suite à ces événements, on peut se demander sur quoi reposait le succès du Chavisme, non seulement au Venezuela, mais aussi aux alentours ? Le Chavisme, à proprement parler, est un mot particulièrement approprié pour baptiser le phénomène : ses représentants aiment à souligner leur anti-élitisme en prononçant de ronflantes et vulgaires tirades par rapport aux standards des discours politiques Latino-Américains. L’Equateur de Rafael Correa et la Bolivie d’Evo Morales suivirent le scénario Bolivarien à la lettre, en fermant leurs parlements et courts suprêmes, en biffant leurs constitutions et en ‘refondant’ leurs sociétés sur des principes socialistes. Au Brésil, en Argentine, au Nicaragua, au Paraguay et même dans le rassis et bourgeois Uruguay traditionnaliste, les formes extérieures du constitutionnalisme furent respectées, mais le pouvoir sombra dans les mains de belliqueux de populistes gauchistes. Ce serait aller trop loin que de nommer ces leaders des dictateurs : se sont des antiparlementaires plutôt qu’antidémocrate. Après avoir été plus ou moins légitimement éluent, ils démantèlent leurs contrôleurs : la justice, les parties d’opposition, les commissions électorales et les chaînes de télévision privée. En vue de rester populaire, ils doivent chercher des querelles : avec Washington, avec le FMI, avec ‘les riches’ et, quand toutes les autres possibilités ont été employé, entre eux. Chavez menaçait continuellement la Colombie. Morales faisait du bruit à propos des provinces Bolivariennes perdues au profit du Chilie au 19ème siècle. Kirchner se démêle toujours autant sur les îles Falkland. C’est une firme de déplacement d’activité. La dernière chose que ces dirigeants veulent est d’être jugée sur leur performance économique. Malgré le boom des matières premières dont l’Amérique du Sud aurait du être un massif bénéficiaire, ils ont présidé avec la corruption, l’inflation et les rationnements. Pourquoi, malgré tout, prospèrent ils dans ce tumulte ? La réponse provient en grande partie de la défaite de la Centre-Droite, qui a eut une opportunité dans les années 90 et l’a gâché. Il n’y a qu’exclusivement qu’en Colombie et, dans une certaine mesure, au Chilie qu’existe un conservatisme populaire persistant. Ailleurs, les chefs de file de droite n’ont qu’à peine commencé à comprendre la gravité de leur situation, et à libérer leur esprit de conquête. Depuis longtemps, la politique en Amérique Latine fut la province de gens issue de familles riches, blancs et diplômés d’établissements étrangers. Le Chavisme est une réaction vielle de 15 ans contre ce système. Dans les bidonvilles aux toits métalliques ondulés, les nécessiteux votent pour punir la vielle élite. La tragédie Latino-Américaine est facilement résumable. L’Etat fait trop peu et trop. Trop peu dans le sens où il n’est pas parvenu à bâtir un système de justice universel par lequel les droits de propriété seraient sécurisés, les conflits seraient arbitrés par des magistrats indépendants et des recours seraient disponibles à chacun ; trop dans celui où il a géré des plans massifs de travaux publics, s’est approprié de grandes entreprises, et a acheté des faveurs électorales en plaçant des électeurs dans le registre des paies. Un tel système ne peut manquer d’être corrompu. Si vous avez un désaccord avec votre voisin, vous ne vous fiez pas au tribunal : vous téléphonez à votre ami qui connait une personne bien placée. Si vous voulez devenir riche, vous ne fabriquez ou ne vendez rien ; vous vous assurez d’obtenir un contrat du gouvernement. Après des années de gestion calamiteuse, la population se résigne : ils élisent des autocrates non pas avec l’espoir d’un avenir meilleur, mais avec un cri de rage. Y a t’il un échappatoire ? Oui. La Colombie est parvenu à s’extirper de la marée rouge, et avec son ex-gouvernant Alvara Uribe, est arrivée à un niveau de reconnaissance dont les Bolivariens ne peuvent que rêver. Comment ? En partie en battant les groupes terroristes et en désarmant les milices, ce qui a permit à la Colombie de retrouver l’autorité de la loi; et partiellement grâce à un programme de privatisation qui entraina une diminution des risques de népotisme. A travers la plupart du continent, malheureusement, la politique demeure une lutte entre différentes factions étatistes, chacune cherchant à glisser ses mains dans la machine gouvernementale. Beaucoup de voteur chute dans le désintéressement. Mais n’imaginez pas que cela ne puisse pas se produire par chez nous. Nous n’avons qu’à observer les membres méditerranéens de la zone euro pour voir des conditions similaires se former. La démocratie représentative est encore un relatif nouveau phénomène dans certains pays. Elle pourrait se montrer plus fragile qu’on ne le pensait. Source : http://blogs.telegraph.co.uk/news/danielhannan/100205760/hugo-chavez-latin-america-has-chosen-rage-over-progress/
Barem Posté 15 mars 2013 Signaler Posté 15 mars 2013 Je vais certainement faire celui ci dans les jours à venir + celui que Nick a proposer sur le blog openeurope.
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