Inso Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Bonjour messieurs ! Une petite vidéo que je vous invite à regarder (45 minutes) vimeo.com/30730452w C'est une critique de la théorie néo-libérale… J'aimerai votre avis là dessus, critique etc… Je suis assez nouveau dans le libéralisme, j'aimerai bien voir votre argumentaire vis à vis de ce que raconte cet économiste.
F. mas Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Je n'arrive pas à lire ta vid. Tu peux réexpédier ton lien ?
Nicolas Azor Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Très pénible à écouter. J'ai supporté patiemment jusqu'à ce qu'il en vienne à l'essentiel, vers la neuvième minute, sur ce qu'il appelle la "dissociété" et qu'il considère comme un point fondamental de son propos. « […] ce que j'ai appelé la dissociété. C'est le fait que les relations entre les être humains dans ces sociétés capitalistes avancées sont de plus en plus problématiques voir violentes. » Et là j'ai vraiment plus envie de continuer le visionnage. Parce que la rengaine "c'était bien mieux avant ma p'tite dame. Avant les gens ils se disaient bonjour le matin, ils travaillaient ensemble, ils étaient plus solidaires, blah blah blah", je ne l'ai que trop entendue et ça me gave. Pfff…. Il y a deux cent ans l'esclavage existait, la plupart des gens étaient illétrés et il y avait des guerres en Europe tous les dix ans. De nos jours on se parle tous les jours grâce au net, on dispose de pleins de trucs gratuits ou bon marché, plusieurs générations n'ont jamais connu la guerre, etc. Moi je n'ai vécu que quelques dizaines d'années donc je ne me risquerai pas à comparer mais si je devais vraiment le faire, je dirais que les sociétés actuelles sont bien plus, mais alors beacoup plus pacifiques, éduquées et collaboratives que tout ce qui a pu exister dans le passé. Franchement si c'est ça l'essentiel de son propos, je peux m'en passer. Je peux écouter la même chose en allant au bistrot du coin.
Tea-Party France Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Des guerres touts les dix ans en Europe? par exemple après 1815 nous avons quoi? Si vous voulez on fait un comparatif 1815-1882 et 1945-2012? Plus pacifique, parce que les guerres ne se font pas chez nous c'est tout et encore l'Europe à connu une guerre il y moins de quinze ans.
Nicolas Azor Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Des guerres touts les dix ans en Europe? par exemple après 1815 nous avons quoi? Si vous voulez on fait un comparatif 1815-1882 et 1945-2012? Plus pacifique, parce que les guerres ne se font pas chez nous c'est tout et encore l'Europe à connu une guerre il y moins de quinze ans. Bon ok, mauvais exemple.
F. mas Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Je me suis arrêté au bout de 10 minutes. Je pense qu'on peut discuter et parler intelligemment de ce qu'est le néolibéralisme, et de ses éventuelles limites, mais là, c'est clairement un terme utilisé à tort et à travers pour stigmatiser moralement un certains nombre de discours et de pratiques hétéroclites sans justification aucune. Généreux multiplie les assertions sans justifications, ne retient des différentes politiques publiques engagées ces trente dernières années que la mise en concurrence et les dérégulations sans aborder les autres phénomènes qui pourraient infirmer son parti pris idéologique (l'extension de la puissance publique, la généralisation des politiques budgétaires en déséquilibre, le recours devenu systématique à l'emprunt, l'explosion de la fonction publique territoriale en France ou du budget fédéral aux USA sous Reagan, et j'en passe). Très clairement, il confond le discours libéral et les pratiques actuelles des Etats et des institutions internationales. Ça ne mérite pas une heure de peine.
Noob Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Je me suis arrêté au bout de 10 minutes. Je pense qu'on peut discuter et parler intelligemment de ce qu'est le néolibéralisme, et de ses éventuelles limites, mais là, c'est clairement un terme utilisé à tort et à travers pour stigmatiser moralement un certains nombre de discours et de pratiques hétéroclites sans justification aucune. Généreux multiplie les assertions sans justifications, ne retient des différentes politiques publiques engagées ces trente dernières années que la mise en concurrence et les dérégulations sans aborder les autres phénomènes qui pourraient infirmer son parti pris idéologique (l'extension de la puissance publique, la généralisation des politiques budgétaires en déséquilibre, le recours devenu systématique à l'emprunt, l'explosion de la fonction publique territoriale en France ou du budget fédéral aux USA sous Reagan, et j'en passe). Très clairement, il confond le discours libéral et les pratiques actuelles des Etats et des institutions internationales. Ça ne mérite pas une heure de peine. Merci pour ce compte rendu, je vais ainsi éviter de perdre une heure de ma vie. Cette heure que j'avais prévu de passer en écoutant de la musique aurait été bêtement perdue.
Tea-Party France Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Bon Ok 19min13, j'ai bien tenu mais là je n'en peux plus. En résumer il utilise néolibéralisme pour le libéralisme en général, tout ce qu'il dit c'est que cela ne marche preuve en est pour ce monsieur des académiciens ou je ne sais qui l'ont dit, ce n'est pas discutable, bien entendu le journal télévisé en France rapporte la bonne parole libéral, bon je crois que je vais laisser parler celui qui aura réussit à tenir plus, mais je préviens c'est une épreuve d'homme hein.
Apollon Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Un gars comme Généreux refusera de voir que si le stress augmente au travail, c'est pour payer les acquis sociaux. En échange des congés payés on a la fermeture des petites boites (voire l'armée allemande à Paris), en échange des 40 heures le chômage, en échange des 35 heures la flexibilité et le stress. Si on pousse les gens à démissionner, c'est parce que des lois interdisent le licenciement sans faute. En un mot Généreux ne voudra pas voir que le monde qu'il déplore est la conséquence directe des politiques socialistes qu'il appelle de ses voeux. Enfin et surtout, ces fameuses privatisations que les antilibéraux prennent comme preuve de la domination idéologique du néolibéralisme, servent en réalité à remplir les caisses et déléguer le pouvoir d'essorer les consommateurs pour ne pas avoir à en payer l'impopularité. Pfff…. Il y a deux cent ans l'esclavage existait, la plupart des gens étaient illétrés et il y avait des guerres en Europe tous les dix ans. De nos jours on se parle tous les jours grâce au net, on dispose de pleins de trucs gratuits ou bon marché, plusieurs générations n'ont jamais connu la guerre, etc. Moi je n'ai vécu que quelques dizaines d'années donc je ne me risquerai pas à comparer mais si je devais vraiment le faire, je dirais que les sociétés actuelles sont bien plus, mais alors beacoup plus pacifiques, éduquées et collaboratives que tout ce qui a pu exister dans le passé. Il y a 200 ans, on s'apprêtait à entrer dans une période bien tranquille, infiniment plus tranquille que ce que le XXe nous a réservé.
Marlenus Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 En échange des congés payés on a … (voire l'armée allemande à Paris), Oh put.. encore ces con….. . c'est parce que des lois interdisent le licenciement sans faute. Tiens cela m'intéresse. Cela marche comment le licenciement par consentement mutuel?
fryer Posté 2 février 2012 Signaler Posté 2 février 2012 Ça s'appelle la rupture conventionnelle. Ça été crée en 2008, l'employeur ne peut pas délivrer une indemnité de départ à celle du licenciement légal, le salarié touche l'assurance chômage contrairement à la démission. La rupture est également homologué par l’administration (inspection du travail).
Apollon Posté 3 février 2012 Signaler Posté 3 février 2012 Oh put.. encore ces con….. . C'est très loin d'être des conneries. La baisse du temps horaire de travail et l'introduction de congés payés ont une conséquence immédiate : la baisse de la production. Les congés payés de surcroit affectent une partie plus grande du revenu national aux loisirs. Une baisse de production n'est pas un mal en soi. En revanche c'est un problème quand elle a lieu au moment où de l'autre côté de Rhin, un nazi enrégimente sa population pour faire des tanks. Soit on est d'accord soit on est con, choisis ton camp camarade. Tiens cela m'intéresse. Cela marche comment le licenciement par consentement mutuel? C'est pas un licenciement.
henriparisien Posté 3 février 2012 Signaler Posté 3 février 2012 Des guerres touts les dix ans en Europe? par exemple après 1815 nous avons quoi? Si vous voulez on fait un comparatif 1815-1882 et 1945-2012? Plus pacifique, parce que les guerres ne se font pas chez nous c'est tout et encore l'Europe à connu une guerre il y moins de quinze ans. Et bien, après 1815 il y a eu : Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815 Second soulèvement serbe Guerre du Caucase (1816-1864) Guerre d'indépendance grecque (1821-1828) Expédition d'Espagne (1823) Guerre russo-turque de 1828-1829 Guerre civile portugaise (1828-1834) Guerre des Demoiselles en Ariège (1829-1832) Insurrection de novembre 1830 en Pologne Révolution belge de 1830-1831 Guerre de Vendée et Chouannerie de 1832 Première guerre carliste Carlisme(1833-1840) Deuxième guerre carliste Carlisme (1846-1849) Guerre du Sonderbund (1847) Première guerre d'indépendance italienne Risorgimento(1848-1849) guerre des Duchés première (1848-1850) Guerre de Crimée (1854-1856) Campagne d'Italie et seconde guerre d'indépendance italienne (1859-1860) Risorgimento Insurrection polonaise de 1861/1864 guerre des Duchés seconde (1864) Troisième guerre d'Indépendance italienne Risorgimento(1865-1866) Guerre austro-prussienne (1866) Guerre franco-allemande ou franco-prussienne dite aussi guerre de 70 (1870-1871) Commune de Paris (1871) Troisième guerre carliste Carlisme (1872-1876) Guerre russo-turque de 1877-1878 Dixième guerre russo-turque Guerre serbo-bulgare (1885-1886) Guerre gréco-turque (1897) J'ai trouvé ca sur wikipedia : http://fr.wikipedia….800_.C3.A0_1900 Et je te rassure, il y a autant sur les autres continents.
Domi Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Oui mais au XIXème siècle c'était la logique néo-libérale et individualiste qui prévalait : chacun faisait une guerre de son côté avec son voisin sans inviter les autres alors que dans la planète du vivre ensemble depuis le XXème siècle on se réunit tous ensemble pour une bonne guerre !
John Connor Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Oui mais au XIXème siècle c'était la logique néo-libérale et individualiste qui prévalait : chacun faisait une guerre de son côté avec son voisin sans inviter les autres alors que dans la planète du vivre ensemble depuis le XXème siècle on se réunit tous ensemble pour une bonne guerre ! +1 . Ah , La guerre dans un grand élan de solidarité , c'est magnifique !
Apollon Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Et bien, après 1815 il y a eu : En bref : rien du tout comparé aux orgies du XXe. Oui mais au XIXème siècle c'était la logique néo-libérale et individualiste qui prévalait : chacun faisait une guerre de son côté avec son voisin sans inviter les autres alors que dans la planète du vivre ensemble depuis le XXème siècle on se réunit tous ensemble pour une bonne guerre ! +1 belle rationalisation
wpe Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Un gars comme Généreux refusera de voir que si le stress augmente au travail, c'est pour payer les acquis sociaux. En échange des congés payés on a la fermeture des petites boites (voire l'armée allemande à Paris), en échange des 40 heures le chômage, en échange des 35 heures la flexibilité et le stress. Si on pousse les gens à démissionner, c'est parce que des lois interdisent le licenciement sans faute. En un mot Généreux ne voudra pas voir que le monde qu'il déplore est la conséquence directe des politiques socialistes qu'il appelle de ses voeux. Enfin et surtout, ces fameuses privatisations que les antilibéraux prennent comme preuve de la domination idéologique du néolibéralisme, servent en réalité à remplir les caisses et déléguer le pouvoir d'essorer les consommateurs pour ne pas avoir à en payer l'impopularité. +1000
henriparisien Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Oui mais au XIXème siècle c'était la logique néo-libérale et individualiste qui prévalait : chacun faisait une guerre de son côté avec son voisin sans inviter les autres alors que dans la planète du vivre ensemble depuis le XXème siècle on se réunit tous ensemble pour une bonne guerre ! J'ai sorti - à la demande de teaparty - les guerres napoléoniennes du lot. Mais 1870 en europe et la guerre de session aux US ont fait chacune + 100 000 morts de chaque cotés. Ce qui est quand même pas mal. Mais c'est vrai que la première moitié du XX° siècle a vu ses scores multipliés par plus de 50.
Marlenus Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Une baisse de production n'est pas un mal en soi. En revanche c'est un problème quand elle a lieu au moment où de l'autre côté de Rhin, un nazi enrégimente sa population pour faire des tanks. Soit on est d'accord soit on est con, choisis ton camp camarade. Ah? Ben toi tu as choisis ton camps, tu es con, ou inculte embrigadé tu as le choix remarque. Aucun historien crédible remet en cause le manque de chars français pour la défaite de 40 D'ailleurs wiki donne 3700 chars français le 10mai 1940 contre 2550 allemands (dont les meilleurs étaient les chars tchèques qu'on avait donné aux allemands par Munich) On peut discuter de ce qu'est un char et donc avoir des chiffres différents, mais les rapports seront toujours les mêmes. Et si effectivement, on peut considérer que gouverné par un Hitler ou un Staline on aurait put avoir plus de matériels modernes, cela n'aurait clairement pas changé grand chose. Les chars sont utiles quand tu cherches à faire une guerre de mouvement. Pas quand tu cherches une guerre défensive pour asphyxier l'ennemi car tes généraux (dont je n'ai pas eu l'impression de beaucoup de sympathie envers les front populaire) retardent d'une guerre. .
Tea-Party France Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Et bien, après 1815 il y a eu : Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815 Second soulèvement serbe Guerre du Caucase (1816-1864) Guerre d'indépendance grecque (1821-1828) Expédition d'Espagne (1823) Guerre russo-turque de 1828-1829 Guerre civile portugaise (1828-1834) Guerre des Demoiselles en Ariège (1829-1832) Insurrection de novembre 1830 en Pologne Révolution belge de 1830-1831 Guerre de Vendée et Chouannerie de 1832 Première guerre carliste Carlisme(1833-1840) Deuxième guerre carliste Carlisme (1846-1849) Guerre du Sonderbund (1847) Première guerre d'indépendance italienne Risorgimento(1848-1849) guerre des Duchés première (1848-1850) Guerre de Crimée (1854-1856) Campagne d'Italie et seconde guerre d'indépendance italienne (1859-1860) Risorgimento Insurrection polonaise de 1861/1864 guerre des Duchés seconde (1864) Troisième guerre d'Indépendance italienne Risorgimento(1865-1866) Guerre austro-prussienne (1866) Guerre franco-allemande ou franco-prussienne dite aussi guerre de 70 (1870-1871) Commune de Paris (1871) Troisième guerre carliste Carlisme (1872-1876) Guerre russo-turque de 1877-1878 Dixième guerre russo-turque Guerre serbo-bulgare (1885-1886) Guerre gréco-turque (1897) J'ai trouvé ca sur wikipedia : http://fr.wikipedia….800_.C3.A0_1900 Et je te rassure, il y a autant sur les autres continents. La plupart des élément citez sont des évenements internes, d'ailleurs la guerre de Vendée de 1815 fini avec Waterloo et si dans on prenait par exemple dans la 2em guerre mondiale chaque bataille ou revolte comme une guerre je pense qu'on en est à plusieur centaine. Si vous voulez on fait le resultat en mort, d'un coup c'est bien moins impressionant. En faits ce qu'il reste de veritable guerre c'est les guerres Russe, la guerre du mexique, la campagne d'Italie, la guerre de 1970. Vous voulez une liste de 1945 à 2012?
Apollon Posté 4 février 2012 Signaler Posté 4 février 2012 Ah? Ben toi tu as choisis ton camps, tu es con, ou inculte embrigadé tu as le choix remarque. Aucun historien crédible remet en cause le manque de chars français pour la défaite de 40 Sans blague. D'ailleurs wiki donne 3700 chars français le 10mai 1940 contre 2550 allemands (dont les meilleurs étaient les chars tchèques qu'on avait donné aux allemands par Munich) Et à ton avis pourquoi on avait donné la Tchécoslovaquie à Munich ? Par pacifisme mais aussi parce que la France n'était pas prête militairement. blabla hors-sujet La chose est extrêmement simple : quand ton voisin est Hitler et qu'il arme son pays, il n'y a qu'une chose à faire : s'armer également. Pour s'armer il faut augmenter la production, pas la diminuer, et il faut affecter la production à l'armement, pas au loisir. Encore une fois soit on est d'accord avec ça, soit on est con. En 36, la France pouvait défaire l'armée allemande. En 38, la France n'est pas prête à la guerre et l'Allemagne est passée devant. Il y aura un gros effort de rattrapage après Munich mais ce sera trop tard.
Marlenus Posté 5 février 2012 Signaler Posté 5 février 2012 La chose est extrêmement simple : quand ton voisin est Hitler et qu'il arme son pays, il n'y a qu'une chose à faire : s'armer également. Pour s'armer il faut augmenter la production, pas la diminuer, et il faut affecter la production à l'armement, pas au loisir. Encore une fois soit on est d'accord avec ça, soit on est con. Ben moi suis con. Quand mon voisin est hitler et qu'il s'arme, je ne m'arme pas, je lui fous une baffe sur la tronche tout de suite. En 38, la France n'est pas prête à la guerre et l'Allemagne est passée devant. Militairement elle l'était, surtout avec les tchèques en ennemis de revers, c'était d'ailleurs le dernier moment où on pouvait l'arrêter, mais il y a 2 mais: 1- Beaucoup de français ne voulaient pas de la guerre avec un Hitler, c'est l'un des légers inconvénients de la démocratie de devoir un peu écouter le peuple. Il est d'ailleurs intéressant de voir que c'est la signature des accords de Munich qui met une fin officielle au front populaire, les communistes étant le seul groupe parlementaire à ne pas vouloir les signer. 2-Les godons, eux, n'avaient absolument aucune envie de nous suivre. Et ce n'est clairement pas les quelques fusils que l'on aurait put avoir en plus qui nous aurait fait lâcher ces deux boulets que l'on avait au pied. Voir même ils auraient bien alourdit le deuxième.
Apollon Posté 7 février 2012 Signaler Posté 7 février 2012 Ben moi suis con. Quand mon voisin est hitler et qu'il s'arme, je ne m'arme pas, je lui fous une baffe sur la tronche tout de suite. Ou plutôt tu décides de lui mettre une baffe au passage, sur le chemin des rtt, entre la danse et la piscine. Militairement elle l'était, surtout avec les tchèques en ennemis de revers, c'était d'ailleurs le dernier moment où on pouvait l'arrêter, mais il y a 2 mais: 1- Beaucoup de français ne voulaient pas de la guerre avec un Hitler, c'est l'un des légers inconvénients de la démocratie de devoir un peu écouter le peuple. Il est d'ailleurs intéressant de voir que c'est la signature des accords de Munich qui met une fin officielle au front populaire, les communistes étant le seul groupe parlementaire à ne pas vouloir les signer. 2-Les godons, eux, n'avaient absolument aucune envie de nous suivre. Et ce n'est clairement pas les quelques fusils que l'on aurait put avoir en plus qui nous aurait fait lâcher ces deux boulets que l'on avait au pied. Voir même ils auraient bien alourdit le deuxième. En 38, la France a l'alliance de revers mais elle est à poil. L'enclenchement industriel militaire a lieu après la chute du front populaire (qui l'a cependant largement permis), lorsque les capitaux affluent et que le conflit social est tranché au profit du patronat. Sans cette reprise la France aurait perdu à la façon de la Pologne.
Mathieu_D Posté 7 février 2012 Signaler Posté 7 février 2012 La France défaite par l'esprit de jouissance du front populaire c'est globalement de la légende vichyste. Le front populaire a lancé le réarmement (et c'est la logique socialiste de toutes façons de donner du boulot par des dépenses d'Etat dont militaires.) En 36 c'est l'armée et non les politiques qui refuse d'attaquer l'Allemagne. On remarquera également que le désastreux plan Dyle-Breda est appliqué justement parce que le réarmement a donné confiance en l'offensive côté français. On peut remarquer que les congés payés émergent également en Allemagne nazi, cf les croisières offertes aux ouvriers. Sinon l'alliance de revers avec les Polonais, ce n'est pas la même que l'alliance de revers avec les Russes. (Même si l'armée rouge est en bien piteux état à ce moment là.)
Apollon Posté 7 février 2012 Signaler Posté 7 février 2012 La France défaite par l'esprit de jouissance du front populaire c'est globalement de la légende vichyste. Oui c'est pourquoi c'est un sujet miné et dire que les 40 heures étaient terriblement mal adaptées à la conjoncture attire la réplique des poseurs. Le front populaire a lancé le réarmement (et c'est la logique socialiste de toutes façons de donner du boulot par des dépenses d'Etat dont militaires.) En 36 c'est l'armée et non les politiques qui refuse d'attaquer l'Allemagne. On remarquera également que le désastreux plan Dyle-Breda est appliqué justement parce que le réarmement a donné confiance en l'offensive côté français. On peut remarquer que les congés payés émergent également en Allemagne nazi, cf les croisières offertes aux ouvriers. Sinon l'alliance de revers avec les Polonais, ce n'est pas la même que l'alliance de revers avec les Russes. (Même si l'armée rouge est en bien piteux état à ce moment là.) Le front populaire a posé les bases du réarmement, notamment à travers la nationalisation partielle de l'industrie de l'armement, mais il a aussi mené des politiques qui contrariaient sa réalisation, à commencer par la baisse du temps de travail. Nulle malice, juste le défaut de connaissance économique. Comme je l'ai indiqué ci-dessus, le ré-armement ne démarre vraiment que après le front populaire, lorsque le conflit social est tranché au profit du patronat, càd concrètement quand on remonte le temps de travail sans augmenter les salaires d'autant. Une étude intéressante : http://www.persee.fr…num_31_4_408550
Asthenik Posté 7 février 2012 Signaler Posté 7 février 2012 La France défaite par l'esprit de jouissance du front populaire c'est globalement de la légende vichyste. Rhétorique en effet probablement utilisée par la propagande de Vichy mais sur ce sujet, je peux apporter un témoignage que je crois utile… J'ai la chance d'avoir le carnet de guerre (écrit sur le vif) d'un de mes grands-pères (jeune Lieutenant à l'époque dans l'Armée de l'Air, joli tableau de chasse mais qui n'a pas fait carrière longtemps après la guerre, au grade de Colonel) et le témoignage de mon autre grand-père (simple Enseigne de vaisseau à l'époque et contre-amiral à la fin de sa carrière) qui l'ont constaté de première main et ont toujours insisté sur cet aspect des choses quand je leur posais des questions sur cette époque : beaucoup de français ne soutenaient pas l'armée française ou avec grande réticence, et les grèves à répétition, la faible productivité, etc. ont contribué de manière importante à la rapidité de la défaite. Je précise que mon grand-père dans la Marine, après le débarquement américain en Afrique, a travaillé avec joie avec la marine américaine pour des missions d'escorte en particulier (et pour dresser un décor familial complet, son frère était résistant et est mort FFI à la poche de Saint-Nazaire). Pour ce qui est de mon grand-père pilote de chasse, il ne soutenait pas l'arrêt des hostilités, et, absolument dégoûté par son pays, a fait des pieds et des mains pour quitter la France dès la guerre perdue. Donc pas le profil vichyste (sans être pour autant du tout amateurs de De Gaulle), et plutôt bien informés sur les questions militaires et sur les raisons de la défaite en particulier. J'ai des descriptions précises du comportement de biffins, et même d'officiers, des réflexions de la population… Pour vous donner une idée de l'état d'esprit en France à cette époque, un exemple parmi de nombreux, me revient en mémoire : juin 40, dans la Beauce, après des heures de couverture, son escadrille atterrit difficilement de nuit avec leurs vieux Bloch cabossés et arrive peu après en ville… Les hommes demandent poliment à manger et à boire, et peut-être un lit aux habitants. Aucun succès, après de nombreuses tentatives, ils finissent par juste se rassasier à la fontaine publique et par dormir le ventre vide sur le sol de la gare, avant de retourner au feu et faire de leur mieux au petit matin. Ces gars-là, quelques jours avant, le 3 juin, avaient tenté de protéger Paris à 120 chasseurs contre 460 allemands et 640 bombardiers.
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