PhilipMorris Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Camarades libéraux, libertariens, monarchistes, anarcap et j'en passe, salut à vous Aujourd'hui, je voulais vous proposer un débat sur l'héritage des théories économiques de Keynes : Que faut-il en retenir.Autant ses modèles sont généralement purement aberrants, créés sans le moindre fondement microéconomique ou réalité empirique, et leur étude me donne l'impression de violer ma logique et ma rationalité (je parle uniquement de Keynes bien sûr, les néo keynésiens, c'est une autre histoire, et je ne me permettrais pas des propos aussi marqués à leur sujet), autant certaines de ses intuitions et de ses analyses qu'il nous fait de l'économie, modifient réellement la perception que l'on se fait de l'économie, et créent des brèches dans la vision néo-classique des choses.Sur ce, que pensez vous donc qu'il faut garder en héritage des oeuvres de Keynes ? Bon débat à tous
Rincevent Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Ce qu'il faut garder de Keynes ? Que les néoclassiques s'y prennent mal, et c'est à peu près tout.
PABerryer Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Que Keynes renierait certainement ceux qui se prétendent ses héritiers !
PhilipMorris Posté 22 février 2014 Auteur Signaler Posté 22 février 2014 Ce qu'il faut garder de Keynes ? Que les néoclassiques s'y prennent mal, et c'est à peu près tout. Ma foi, cela me parait un peu rapide comme raisonnement. J'ai conscience que cela peut sembler naturel de vouloir rejeter toute l'oeuvre de Keynes en raisons de ses aberrations qu'elle comporte, mais cela me semble mauvais comme raisonnement, il ne faut pas tout rejeter, extrayons ce qu'il y a de bon dedans et jetons tout le reste. Il y a a apprendre de Keynes, même si il y a énormément à ignorer
Rincevent Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 De Keynes, il y a notamment à apprendre l'argumentation : une anecdote, un auteur oublié, une métaphore marche cognitivement mieux qu’une équation à résoudre.
PhilipMorris Posté 22 février 2014 Auteur Signaler Posté 22 février 2014 Pourtant t'en bouffes des formules quand tu etudies Keynes. Certes des formules bidons sortis de nulle part et non verifiables économetriquement, mais des formules quand même Sur l'argumentation je le trouve assez mauvais, quand tu prends un de ces bouquins c'est bourré de phrases qui ne veulent rien dire, interpretables dans tous les sens et qui ne trompent pas grand monde. Là où il a été tres fort, c'est quand il a persuadé Roosvelt de suivre ses propositions "Si vous ne dites pas que l'etat peut sauver l'economie en intervenant, sachez que vos rivaux eux le feront, donc si vous voulez gagner, pretendez le en premier"
Rincevent Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Pourtant t'en bouffes des formules quand tu etudies Keynes. Certes des formules bidons sortis de nulle part et non verifiables économetriquement, mais des formules quand même Quand tu l'étudies, peut-être. Mais quand tu le lis ? Sur l'argumentation je le trouve assez mauvais, quand tu prends un de ces bouquins c'est bourré de phrases qui ne veulent rien dire, interpretables dans tous les sens et qui ne trompent pas grand monde.Oh que si ça trompe du monde. Oh que si. C'est justement ce genre de phrases qui lui a fait dépasser le seul milieu des économistes.
PhilipMorris Posté 22 février 2014 Auteur Signaler Posté 22 février 2014 Quelle est la réponse ? Je ne trouve pas. Personnellement, je suis loin d'être un expert en économie, ma connaissance de la science économique est assez incomplète, mais je donnerai un morceau de ma vision demain (là, c'est l'heure de faire la fête ), en attendant que les spécialistes économiques du forum donne la leur.
Rübezahl Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Recension d'articles CP sur Keynes : http://uplib.fr/wiki/Keynes
Salim32 Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Que Keynes renierait certainement ceux qui se prétendent ses héritiers ! C'est clair, Il me semble me rappeler de mes cours d'éco à l'unif que ses préceptes, même dans sa vision de l’économie, ne peuvent pas fonctionner en économie ouverte... Ses disciples ont bien sur "oublié" cette observation de sa part...
PABerryer Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Si je me rappel bien de mes lectures, Hayek (grand copain du bonhomme) rapporte qu'à la fin de sa vie Keynes doutait de plus en plus de ses théories et surtout ce qu'elles servaient à justifier.
Tramp Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Forcément, quand l'impossible stagflation est arrivée...
Rincevent Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 Il y a une seule chose dont Keynes n'a jamais douté : de lui-même. Pour lui, défendre une idée, c'était davantage s'amuser à épater les gens que de chercher la vérité. Et si il était vivant aujourd'hui, il défendrait peut-être un libéralisme intégral, juste parce que c'est fun.
Rincevent Posté 22 février 2014 Signaler Posté 22 février 2014 T'as pas idée. T'as juste pas idée à quel point.
Jeff Van Planet Posté 25 février 2014 Signaler Posté 25 février 2014 Personnellement je ne retiendrait rien du tout de Keynes. Il nous à déjà fait trop de mal.
Tramp Posté 25 février 2014 Signaler Posté 25 février 2014 Personnellement, je suis loin d'être un expert en économie, ma connaissance de la science économique est assez incomplète, mais je donnerai un morceau de ma vision demain (là, c'est l'heure de faire la fête ), en attendant que les spécialistes économiques du forum donne la leur. Alors c'est quoi !
Calvin Posté 25 février 2014 Signaler Posté 25 février 2014 Alors c'est quoi ! Ben, qu'il n'y a rien à retenir de Keynes, CQFD !
Elphyr Posté 27 février 2014 Signaler Posté 27 février 2014 Un ENTP donc.L'ENTP donne des idées, des ENTJ les appliquent. Nous vivons dans un monde merveilleux.
d0mino Posté 24 mars 2014 Signaler Posté 24 mars 2014 Je pense qu'il y a beaucoup à retenir de Keynes, parmi ce qui me vient à l'esprit; Il a été le premier a introduire les esprits animaux dans l'économie. Ce fut le point de départ de la théorie sur l'exubérance irrationnelle développée par le prix Nobel 2013, P.Schiller. Et surtout, il ne voulait pas l'introduction du $US comme monnaie de réserve internationale à Brettonwoods. Il préconisait dans son plan une monnaie non-nationale ainsi que la création d'une banque centrale internationale (Bancor).
Tramp Posté 24 mars 2014 Signaler Posté 24 mars 2014 Je pense qu'il y a beaucoup à retenir de Keynes, parmi ce qui me vient à l'esprit; Il a été le premier a introduire les esprits animaux dans l'économie. Ce fut le point de départ de la théorie sur l'exubérance irrationnelle développée par le prix Nobel 2013, P.Schiller. Et surtout, il ne voulait pas l'introduction du $US comme monnaie de réserve internationale à Brettonwoods. Il préconisait dans son plan une monnaie non-nationale ainsi que la création d'une banque centrale internationale (Bancor). Les esprits animaux sont sûrement la plus ridicule explication des cycles économiques. Même les marxistes sont plus proches de la réalité avec leurs crises de surproduction. Une banque centrale internationale c'est la porte ouverte à l'inflation maximum, bien plus que Bretton-Woods où il y avait quand même des gens pas trop bêtes (comme mongeneral) qui réclamaient aux Américains de l'or, limitant l'inflation du dollar. C'est pas pour rien que Nixon a dû suspendre Bretton-Woods. Bref c'est bien ce que je me disais, Keynes peut-être mis à la poubelle.
tout38 Posté 24 mars 2014 Signaler Posté 24 mars 2014 Les esprits animaux sont sûrement la plus ridicule explication des cycles économiques. Même les marxistes sont plus proches de la réalité avec leurs crises de surproduction. Une banque centrale internationale c'est la porte ouverte à l'inflation maximum, bien plus que Bretton-Woods où il y avait quand même des gens pas trop bêtes (comme mongeneral) qui réclamaient aux Américains de l'or, limitant l'inflation du dollar. C'est pas pour rien que Nixon a dû suspendre Bretton-Woods. Bref c'est bien ce que je me disais, Keynes peut-être mis à la poubelle. + l'infini et ce constat vaut encore davantage pour ses piètres disciples
Fenster Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Il y à toujours à retenir. Même du pire des idiots.
tout38 Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Il y à toujours à retenir. Même du pire des idiots. Oui, surtout si cela peut permettre d'éviter de reproduire les mêmes erreurs...
Anton_K Posté 1 avril 2014 Signaler Posté 1 avril 2014 Qu'est-ce que vous pensez de la théorie de l'inflation comme mode de confiscation? Si je comprends ben l'idée est de dire que, l'inflation monétaire diminuant la valeur des avoirs précédemment possédés, elle consiste en une sorte de redistribution indirecte de la valeur monétaire globale. A quel point peut-on dire que c'est une "confiscation" ? C'est J.M. Keynes qui parle : Lenin is said to have declared that the best way to destroy the capitalist system was to debauch the currency. By a continuing process of inflation, governments can confiscate, secretly and unobserved, an important part of the wealth of their citizens. By this method they not only confiscate, but they confiscate arbitrarily; and, while the process impoverishes many, it actually enriches some. The sight of this arbitrary rearrangement of riches strikes not only at security but [also] at confidence in the equity of the existing distribution of wealth. Those to whom the system brings windfalls, beyond their deserts and even beyond their expectations or desires, become "profiteers," who are the object of the hatred of the bourgeoisie, whom the inflationism has impoverished, not less than of the proletariat. As the inflation proceeds and the real value of the currency fluctuates wildly from month to month, all permanent relations between debtors and creditors, which form the ultimate foundation of capitalism, become so utterly disordered as to be almost meaningless; and the process of wealth-getting degenerates into a gamble and a lottery. Lenin was certainly right. There is no subtler, no surer means of overturning the existing basis of society than to debauch the currency. The process engages all the hidden forces of economic law on the side of destruction, and does it in a manner which not one man in a million is able to diagnose. (Intéressant d'ailleurs quand on sait que celui qui parle a été un partisan de l'usage de la planche à billet, et que ses disciples en ont fait une habitude).
Sloonz Posté 1 avril 2014 Signaler Posté 1 avril 2014 C’est le point de vue classique de la majorité des libéraux sur la question. D’ailleurs j’étais certain que la dernière partie de la citation était de Mises ou Hayek.
Anton_K Posté 1 avril 2014 Signaler Posté 1 avril 2014 Je vois bien le problème qu'il y a à ce qu'un Etat ait le pouvoir de modifier la valeur des avoirs des agents, c'est un pouvoir de destruction terrible. J'essaie de comprendre la racine de ce mal, et en quoi est-ce que ça se distingue du cas où un agent produirait simplement un très grand nombre de biens et en ferait diminuer la valeur nominale, ce qui ne semble pas être un acte de vol ou de confiscation.(Je suppose que ça va se ramener à plusieurs problèmes dont possiblement : - Le coût de production de la monnaie par rapport à sa valeur marchande : aucun bien classique ne dispose d'un rapport aussi favorable à sa production de masse. - Le monopole monétaire : on pourrait imaginer que les épargnants s'assurent contre l'inflationnisme en diversifiant leurs monnaies.)
NicolasB Posté 1 avril 2014 Signaler Posté 1 avril 2014 Je ne connais pas assez Keynes mais ça me permettra de lire les échanges sur le sujet.
Messages recommandés
Créer un compte ou se connecter pour commenter
Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire
Créer un compte
Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !
Créer un nouveau compteSe connecter
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.
Connectez-vous maintenant