Rübezahl Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 Il y a 1 heure, Kassad a dit : il semblerait que la pensée soit une conséquence du mouvement, des actions et non l'inverse comme on l'imagine. Cette idée, ancienne, du cerveau tout seul dans son bocal, muni d'une bonne implémentation de la logique ... et capable d'être intelligent, je la crois/croyais morte depuis au moins 30 ans. Il est évident que de nombreux capteurs sont nécessaires. L'intelligence (et la conscience) ça passe impérativement par des capteurs et de la bidoche. Skin in the game. Réflexivité. Ce n'est absolument pas par hasard que les grands progrès récents en apprentissage etc sont du (entre autres) au simple fait de faire jouer des machines entre elles. C'est déjà un sympathique 1° pas vers de la réflexivité (et l'accès à une combinatoire bien plus grande). Nous soucis de comprenette de la conscience proviennent ama moins de la difficulté du sujet que de l'immense quantité de préjugés accumulés entre nous et le sujet. Je prends un sujet annexe mais lié quand même : la compréhension du langage parlé. Je me rappelle avec fascination avoir contemplé dans les années ~1985 des rayons entiers de bouquins, plus ou moins anciens, dédiés de près ou de loin au sujet. Quand la question a commencé à se décanter, il était clair que 99.9% de la littérature sur le sujet était bonne à jeter. C'était de la compilation de préjugés + des remarques oiseuses, en pratique il n'y avait quasi rien à garder. C'était assez normal. Tant qu'on n'a pas les outils pour aborder pertinemment un sujet, ça ne sert à rien de tripoter le sujet. Un gars dans un laboratoire sans huile et sans oeufs, il peut s'appeler Einstein, jamais, jamais, jamais il n'inventera la mayonnaise. 1
Rincevent Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 Il y a 2 heures, L'affreux a dit : Comprendre comment fonctionne le cerveau, cela permettrait d'en implémenter un. Il y a un gros "si", tout de même : disons que c'est une opinion rationnelle, mais peut-être pas raisonnable. En gros : on commence à faire des réseaux de neurones qui font des trucs intéressants depuis qu'on a renoncé à comprendre réellement comment les implémenter de manière explicite, i.e. depuis qu'on a abandonné l'ingénierie pour s'en remettre à l'émergence.
Rübezahl Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 Il y a 1 heure, Rincevent a dit : Il y a un gros "si", tout de même : disons que c'est une opinion rationnelle, mais peut-être pas raisonnable. En gros : on commence à faire des réseaux de neurones qui font des trucs intéressants depuis qu'on a renoncé à comprendre réellement comment les implémenter de manière explicite, i.e. depuis qu'on a abandonné l'ingénierie pour s'en remettre à l'émergence. Remarque à tempérer ama. Un des gros progrès (qui devient visible aujourd'hui, mais bossé depuis 25 ans), ce sont les convolutions en entrée des réseaux de neurones. Et cela a, grosso-modo, autant émergé de RdN en mode nawak, que été favorisé par les ingénieurs qui faisaient joujou (dont Yann le Cun). De sûr, ce sont bien des ingénieurs qui ont a minima reconnu des convolutions a posteriori. Et depuis lourdement creusé cette piste (qui ne concerne que les entrées, ce qui laisse entrevoir plein de choses encore). (ça rejoint totalement les remarques de Kassad sur intelligence=compression (sachant que ça aussi, c'est graduel).)
Rincevent Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 il y a 15 minutes, Rübezahl a dit : les ingénieurs qui faisaient joujou Qui faisaient joujou. Sans plan en tête, sans certitude sur ce que ça allait donner. Bref, ils ont fait avant de comprendre.
Rübezahl Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 à l’instant, Rincevent a dit : Qui faisaient joujou. Sans plan en tête, sans certitude sur ce que ça allait donner. Bref, ils ont fait avant de comprendre. Ma mémoire est défaillante (et je n'ai pas participé directement à ces expériences), mais je ne saurais pas certifier si c'est sorti d'essais complètement random ou si les équipes concernées n'ont pas utilisé une structure prédisposée à implémenter des convolutions. ... et je ne compte pas sur la bonne foi des chercheurs pour décrire exactement ce qui s'est passé. De certain quand même, les humains (dont les ingés en question) savaient ce qu'était une convolution bien avant ces RdN.
Rincevent Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 il y a 3 minutes, Rübezahl a dit : De certain quand même, les humains (dont les ingés en question) savaient ce qu'était une convolution bien avant ces RdN. Oui, c'est certain. Ce que je dis, c'est qu'ils n'avaient aucune idée de ce que mettre l'un au bout de l'autre pouvait bien donner.
Rübezahl Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 Il faudrait lire les articles de Le Cun pour en savoir plus.
L'affreux Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 Il y a 2 heures, Rincevent a dit : Il y a un gros "si", tout de même : disons que c'est une opinion rationnelle, mais peut-être pas raisonnable. En gros : on commence à faire des réseaux de neurones qui font des trucs intéressants depuis qu'on a renoncé à comprendre réellement comment les implémenter de manière explicite, i.e. depuis qu'on a abandonné l'ingénierie pour s'en remettre à l'émergence. Tout compte fait mon expression "comprendre comment fonctionne le cerveau" est peut-être malheureuse. Pour moi, quand un développeur "comprend" un algorithme récursif ça ne veut pas dire qu'il a fait l'effort de comprendre de manière individuelle les états de chaque étape, une par une, du déroulement de l'algorithme. Ça signifie plutôt : comprendre les mécanismes qui opèrent. Et ça suffit pour en fabriquer un. C'est différent de "comprendre comment ce cerveau-là fonctionne", ce qui impliquerait effectivement de comprendre les mécanismes qui opèrent ainsi que le pourquoi de l'ensemble des configurations acquises durant l'apprentissage. La compréhension des mécanismes qui opèrent se traduira par l'écriture de règles générales qui auront une taille raisonnable (elles tiendront peut-être dans un livre). Mais s'il fallait décrire comment fonctionne le cerveau d'une personne en particulier, il faudrait remonter à tout son vécu, et, même si c'était possible (car c'est possible pour les IA), la description du résultat dépasserait la capacité de stockage du cerveau à comprendre. Un effort démesuré pour une utilité très contestable.
0100011 Posté 1 février 2019 Auteur Signaler Posté 1 février 2019 4 hours ago, Rübezahl said: Cette idée, ancienne, du cerveau tout seul dans son bocal, muni d'une bonne implémentation de la logique ... et capable d'être intelligent, je la crois/croyais morte depuis au moins 30 ans. Il est évident que de nombreux capteurs sont nécessaires. L'intelligence (et la conscience) ça passe impérativement par des capteurs et de la bidoche. Skin in the game. Réflexivité. Je pense que c'est très difficile à prendre en compte correctement. Le problème n'est pas d'avoir des capteurs mais de faire naître la conscience comme abstraction des actions dans le monde. Le problème concret que les roboticiens vont rencontrer c'est que tu auras du mal à vendre une voiture qui se conduit toute seule sans certaines garanties (qu'elle ne va pas écraser une classe de maternelle, cf tous ces jeux où les IA ont fait n'importe quoi pour maximiser le score y a un exemple marrant de course de bateaux où l'IA maximisait le score en rentrant dans des murs plutôt que d'essayer de gagner la course). Tu as le problème des choix moraux à partir du moment où il y a une interaction avec le monde extérieure : la voiture robot doit elle sacrifier le conducteur ou le piéton ? Si tu réponds à l'un ou l'autre alors soit personne ne voudra monter dans la voiture soit personne ne voudra qu'elle roule dans la rue. Et si tu ne peux pas répondre à la question alors qui sait si on veut des objets comme ça en liberté ? Les voitures actuelles passent des tas de crash tests etc. On n'a rien d'approchant pour les véhicules autonomes. Le problème de fond dans cet exemple est très exactement la conscience.
0100011 Posté 1 février 2019 Auteur Signaler Posté 1 février 2019 1 hour ago, L'affreux said: car c'est possible pour les IA Non c'est une pétition de principe. Si l'explication est trop grande elle n'existe pas. Ce serait comme de dire que j'ai compris les échecs car je connais toutes les règles et je sais exactement comment passer d'une configuration à une autre. Maintenant pour résoudre la question : quelle est la valeur théorique du jeu ? Je sais aussi comment faire : il "suffit" de parcourir le graphe du jeu et de récupérer toutes les feuilles, et comme ça on sait si les blancs peuvent forcer le gain, ou la nulle ou perdent de manière forcée.. Après tout la taille du graphe est finie et un algo de parcours de graphe est une chose bien connue. Mais il se trouve qu'il y a plus de positions du jeu d'échecs que d'atomes dans l'univers. Alors même si en principe on peut, en réalité on ne peut pas. Ces impossibilités pratiques viennent bien avant les impossibilités théoriques dont je parlais avant. Juste énumérer tous les entiers sur 200 bits (donc simplement compter 0,1,2,... ,2^{200}-1) demande plus d'énergie qu'il n'y en a dans tout l'univers. Et c'est juste une question stupide : écris moi tous les nombres que tu peux sur 200 bits. On ne parle pas de la représentation du phénomène le plus complexe qu'on connaisse dans tout l'univers : le fonctionnement d'un cerveau (en fait de toute la chaîne neuronale : il se trouve qu'on a des neurones qui partent directement des yeux et qui vont sur la colonne vertébrale, sans passer par la case cerveau, pour que si tes yeux perçoivent un mouvement brusque tu puisses réagir plus vite que ta pensée). 1
Rübezahl Posté 1 février 2019 Signaler Posté 1 février 2019 Il y a 19 heures, Kassad a dit : Le problème de fond dans cet exemple est très exactement la conscience. Oui, sauf que tu balances (comme souvent) de suite un exemple bien limite de broyage de classe de maternelle. Comme si on demandait à un type qui démarre l'athlétisme de gagner les JO. Pour le coup, je suggère d'être bien réductionnistes et infiniment plus modestes. Commençons déjà par avoir une IA capable d'intégrer ses propres actuateurs dans sa modélisation d'un petit monde ... et puis ça sera déjà pas mal. Pour le broyage de la classe de maternelle, j'attendrai qu'on ait d'abord résolu les petits problèmes comme celui-ci dessus. Il y a une gradualité. Des paliers à franchir. Par la peine de discuter triple-salto avec un gars une IA balbutiante qui apprend à nouer ses lacets. edit : j'ai édité ce post qui contenait peut-être, involontairement, une ambiguïté. J'ai écrit "qui apprend à nouer ses lacets" en référence aux IA "conscientes" actuelles. Nobody else.
0100011 Posté 1 février 2019 Auteur Signaler Posté 1 février 2019 3 hours ago, Rübezahl said: 4 hours ago, Kassad said: Le problème de fond dans cet exemple est très exactement la conscience Oui, sauf que tu balances (comme souvent) de suite un exemple bien limite de broyage de classe de maternelle. Venant de la part de quelqu'un qui soutient que la conscience est un phénomène Turing calculable : what a leap of faith ! Crazy que je demande est une garantie somme toute raisonnable pour un véhicule autonome et tu présenyça comme un triple saltos. Je n'imagine pas le reste...
Rübezahl Posté 2 février 2019 Signaler Posté 2 février 2019 (J'ai édité mon post précédent, au cas où je me serais mal exprimé.)
Mégille Posté 2 février 2019 Signaler Posté 2 février 2019 Le 31/01/2019 à 22:27, Johnathan R. Razorback a dit : Et pourtant, l'idéalisme phénoménologique semble contredire à angle droit l'épistémologie objectiviste et son primat (passablement matérialiste d'ailleurs) du monde extérieur sur la conscience: « L’existence de la nature ne peut pas être la condition de l’existence de la conscience, puisque la nature elle-même est un corrélât de la conscience. » -Husserl, Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique. C'est donc que la ressemblance est trompeuse. Hm, plus probable que Rand l'ait hérité de Husserl, à travers Sartre, sans s'en apercevoir. Il serait extrêmement surprenant qu'elle ait pu vivre toute une carrière d'intellectuelle en occident sans jamais être confrontée, même indirectement, à la pensée de Sartre, qui pullulait des deux cotés de l'océan après la guerre. Plusieurs écueils à éviter : l'idéalisme phénoménologique du Husserl des Ideen et des Méditations n'est pas un idéalisme métaphysique, ni même épistémologique, mais se trouve (enfin, est sensé se trouver) sur un plan antérieur à tout ça, proprement phénoménologique, c'est à dire concernant la description des vécus de conscience pour eux-même indépendamment de toute théorie de la science ou de l'être. Ensuite, l'intentionnalité, cette idée selon laquelle la conscience est toujours conscience de X (une "visée vers le monde" chez Husserl, quelque chose qui "s'éclate dans le monde" chez Sartre), n'est pas intrinsèquement lié à l'idéalisme, pas plus que la phénoménologie en général d'ailleurs. Husserl n'était pas encore idéaliste dans les Recherches Logiques, il ne l'était plus dans la Krisis, et presque tous ses successeurs ont voulu rompre avec l'idéalisme. Je ne sais pas ce que Rand tire de l'intentionnalité, mais chez Brentano, le maître du Husserl, c'est précisément ce qui différencie radicalement les phénomènes psychiques des phénomènes naturels. Chez Sartre et un paquet d'autres phénoménologues (je crois que Ryle n'est pas loin de ça non plus), ça a été vu comme une alternative à la transcendance : plutôt que de dire que la conscience est un truc au delà des phénomènes, on le ramène à l'immanence de tout ça en disant qu'elle n'est rien d'autre que la phénoménalité des choses. Mais dans tous les cas, pour tout ce petit monde (et pour moi aussi) parler de la conscience comme d'un phénomène à quelque chose d'un peu paradoxal, étant donné qu'un phénomène, par définition, est ce qui apparaît à la conscience...
POE Posté 2 février 2019 Signaler Posté 2 février 2019 Cette histoire de conscience et de responsabilité ça me rappelle qu'il me semble avoir lu que la conscience d'une action vient après sa réalisation…une bonne partie de la motricité se fait inconsciemment et la conscience, la perception corticale du mouvement arrive secondairement.
0100011 Posté 5 février 2019 Auteur Signaler Posté 5 février 2019 Une autre idée sur le sujet. La question : "pourquoi est on conscient ?" n'est pas évidente. Je veux dire d'un point de vue biologique/évolutionniste. Une raison que je pourrais donner est la suivante : la conscience est par nature auto-référente elle ne peut donc pas être enfermée dans un formalisme rigide. C'est une protection contre la fossilisation de la pensée : une intelligence formalisable et non consciente serait limitée par les murs de son propre formalisme, et in fine ce ne serait plus une intelligence car une fois les axiomes et règles bien définies le reste découle mécaniquement. Bref ce serait comme les hydres d'eau douce qui digèrent leur propre cerveau une fois qu'elles se sont fixées sur un rocher. Politiquement aussi ça fait sens : la conscience est l'anticorps du totalitarisme. On peut le voir à un niveau individuel mais aussi à un niveau sociétal : la structure politique doit être apte au changement sinon elle se rigidifie et un seul choc bien placé parvient à la détruire. 1
POE Posté 8 février 2019 Signaler Posté 8 février 2019 Autre question. Qui est conscient ? L'homme, les animaux. Les plantes ? Les insectes ? Les arbres ? Les parasites ? Les cellules ?
L'affreux Posté 8 février 2019 Signaler Posté 8 février 2019 Il y a 3 heures, POE a dit : Autre question. Qui est conscient ? L'homme, les animaux. Les plantes ? Les insectes ? Les arbres ? Les parasites ? Les cellules ? Les virus ? Les IA ? J'ai la réponse pour la dernière (c'est non). Dans le monde vivant, @Rübezahl et moi-même avons l'intuition qu'il y a continuité.
POE Posté 8 février 2019 Signaler Posté 8 février 2019 Il y a 2 heures, L'affreux a dit : Les virus ? Les IA ? J'ai la réponse pour la dernière (c'est non). Dans le monde vivant, @Rübezahl et moi-même avons l'intuition qu'il y a continuité. L'idée était d'essayer de trouver une définition qui permette de répondre à ces différentes questions.
0100011 Posté 8 février 2019 Auteur Signaler Posté 8 février 2019 6 hours ago, POE said: Autre question. Qui est conscient ? L'homme, les animaux. Les plantes ? Les insectes ? Les arbres ? Les parasites ? Les cellules ? Je pense qu'il y a un effet seuil. La conscience implique d'avoir un rapport au temps : typiquement l'idée du sacrifice construit du présent pour le futur. C'est à dire que se reconnaître dans un miroir n'est qu'un début. Ce n'est pas un hasard si au début de la genèse c'est ça qui fait devenir des entités vivantes des hommes. La chute du jardin d'Eden est une allégorie poétique de ce passage de l'inconscience à la conscience. Alors est ce que l'écureuil qui cache ses noisettes est conscient ? Ça ne me semble pas s'appliquer car ce n'est pas le résultat d'un arbitrage mais l'expression d'un instinct (tout écureuil même élevé loin d'autres écureuils montrera ce comportement.
L'affreux Posté 8 février 2019 Signaler Posté 8 février 2019 À partir de quel âge un enfant est-il conscient ?
0100011 Posté 8 février 2019 Auteur Signaler Posté 8 février 2019 27 minutes ago, L'affreux said: À partir de quel âge un enfant est-il conscient ? Un adolescent qui adopte la pensée de groupe comme la sienne (ou comme un tuteur pour porter sa personnalité individuelle naissante) n'est pas encore complètement conscient selon moi. Donc je dirais entre 16 et 27 ans. Ce qui correspond au pic de criminalité :)
Rincevent Posté 8 février 2019 Signaler Posté 8 février 2019 il y a 4 minutes, Kassad a dit : Un adolescent qui adopte la pensée de groupe comme la sienne (ou comme un tuteur pour porter sa personnalité individuelle naissante) n'est pas encore complètement conscient selon moi. Donc je dirais entre 16 et 27 ans. Ce qui correspond au pic de criminalité De mémoire, le cerveau achève son mûrissement vers 25 ans. (Et le pic de criminalité, c'est plutôt lié aux niveaux de testostérone, c'est de 12-15 ans à 30-35 ans).
POE Posté 8 février 2019 Signaler Posté 8 février 2019 il y a une heure, L'affreux a dit : À partir de quel âge un enfant est-il conscient ? Conscient de quoi ? De son environnement, conscient de soi ?
Jesrad Posté 8 février 2019 Signaler Posté 8 février 2019 Conscient de ses pulsions intérieures, ou rationalisant ses bêtises a posteriori ?
0100011 Posté 9 février 2019 Auteur Signaler Posté 9 février 2019 Unravelling the Interplay Between Genetic and Environmental Contributions in the Unfolding of Personality Differences from Early Adolescence to Young Adulthood https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/per.2189
Rincevent Posté 9 février 2019 Signaler Posté 9 février 2019 il y a 26 minutes, Kassad a dit : Unravelling the Interplay Between Genetic and Environmental Contributions in the Unfolding of Personality Differences from Early Adolescence to Young Adulthood https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/per.2189 Pas d'accès au texte du papier. Un résumé ?
TheRedBaron Posté 9 février 2019 Signaler Posté 9 février 2019 Le 31/01/2019 à 13:02, Kassad a dit : par son essence même la conscience est la chose qui fait référence à elle même, c'est d'ailleurs sa propriété fondamentale (je suis conscient que je suis conscient) Peut être qu'une meilleure approche pour fonder la politique passe par les histoires. je me demande jusqu'à quel point on ne devrait pas séparer la gestion publique (on va dire les problèmes concrets de la vie en commun) de la politique en tant qu'organisation de la vie publique (plus dans quel type de société on vit). En effect ce sont trois thèmes intéressants. (1) Je ne suis pas un philosophe. Mais je pense que la conscience est innée. C'est-à-dire, chaque individu est capable de ressentir de l'empathie, avec autrui, mais aussi avec soi-même dans le futur. Néanmoins, le don de l'empathie a ses limites. Par exemple, je suppose que l'ouvrier dans l'usine ne soit pas à même de ressentir les sentiments de son directeur. Cette defaillance est à la base des conflits sociaux. L'empathie est la réflexion sur ses propres experiences. Par conséquent, on peut développer des attentes. Si on n'est pas à même de se mettre à la peau d'autrui, on ne peut pas vivre ensemble. Là, il y a manifestement un problème, parce que on ne connaît pas l'effet de son comportement, et la responsabilité perd son sens. On peut dire que chaque personne est obligé de ressentir de l'empathie pour tous, mais c'est naturellement une mission impossible. (2) Selon la théorie de l'administration publique la politique se développe à la façon incrémentale. Il y a une dépendence du sentier suivi. J'admets que cette approche n'est pas très rationnelle. Je suis curieux d'apprendre l'opinion de Von Hayek sur ce sujet. (3) La gestion publique et la politique sont inséparables. Mais parfois c'est utile de maintenir une illusion. Le fonctionnement de la démocratie réquiert, que l'administration obéisse à la politique. Si l'administration gouvernait l'état, il serait une dictature.
L'affreux Posté 9 février 2019 Signaler Posté 9 février 2019 Le 08/02/2019 à 17:00, Kassad a dit : Un adolescent qui adopte la pensée de groupe comme la sienne (ou comme un tuteur pour porter sa personnalité individuelle naissante) n'est pas encore complètement conscient selon moi. Donc je dirais entre 16 et 27 ans. Ce qui correspond au pic de criminalité Avec cette définition, les premiers homo sapiens n'ont peut-être jamais été conscients. Je pense pour ma part que tu te trompes sur la définition et la nature de la conscience. Ce que tu appelles "conscience" ressemble à un niveau de développement personnel. Il existe des "théories" sur le sujet mais ce ne sont pas des sciences dures alors je mets des guillemets. En fait on pourrait appeler ça des sciences agaçantes. J'ai lu il y a quelques années un livre sur la "spirale dynamique" : agaçant parce que tout est sorti du chapeau, et intéressant parce que la grille d'analyse est pertinente. Il s'agit du travail d'un Américain (Graves) qui a a identifié des étapes du développement personnel, et je ne suis pas certain que ce soit lui mais elles sont représentées par des couleurs. Dans son modèle, ce que tu décris correspond au passage du niveau violet au niveau rouge.
Rincevent Posté 9 février 2019 Signaler Posté 9 février 2019 Je connais relativement bien cette théorie. C'est complètement a-scientifique et bullshitogène, mais c'est une vision du monde si attirante que je ne peux pas m'empêcher de penser qu'on doit bien y trouver des éléments de vérité.
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