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École & éducation


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  • 3 weeks later...

Aujourd'hui à l'ESPE, on nous a fait cours sur les différents courants de la pédagogies.
On nous a présenté 5 courants différents intitulés comme tel :

  • Pédagogie traditionnelle magistro-centrée
  • Pédagogies actives
  • Pédagogies technologiques
  • Pédagogies socialisées
  • Pédagogies cognitives

Pour chaque courant, le formateur nous a présenté divers penseurs, pédagogues, théoriciens de l'éducation... sauf pour le premier courant, la pédagogie dite "traditionnelle magistro-centrée". Je lui ai posé la question quels étaient les penseurs de ce courant, il m'a cité seulement Comenius, mais en me renseignant sur ce dernier (pas grand chose, juste Wikipédia), j'ai l'impression que c'est plutôt tout le contraire, qu'il s'agit plutôt d'un précurseur des courants plus modernes...

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C'est pas si spontané que ça, ça a été aussi mis en place par des institutions...apparemment ça vient des jésuites.

Je viens de constater que l'article Wikipedia sur la pédagogie, cite Comenius dans la pédagogie traditionnelle. C'est d'ailleurs le seul qui est cité, et il n'y a aucun nom dans l'article détaillé. (Article intéressant à lire d'ailleurs, je doute qu'il soit très impartial.)

Sur Wikipedia on peut lire : "Le terme de pédagogie traditionnelle est employé par ceux qui souhaitent s'en démarquer."
Pour en discuter sur des forums de profs, il disent que parler de courant "traditionnel" (ou "transmissif" comme on dit parfois) n'a aucun sens, parce que ça regrouperait des choses trop différentes.

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C'est pas si spontané que ça, ça a été aussi mis en place par des institutions...apparemment ça vient des jésuites.

Et en quoi ce n'est pas spontané ? Ce que les Jèses ont inventé, c'est le regroupement des élèves par classe d'âge. Et comme c'était plus productif (sur certains critères, tout du moins), ça s'est répandu. Sans contrainte. Quant à la pédagogie à l'ancienne, avec un maître qui sait et qui parle, face à des élèves qui apprennent et qui écoutent, c'est autrement plus ancien que les Frères (pour autant que ça aie même une origine précise).

Sur Wikipedia on peut lire : "Le terme de pédagogie traditionnelle est employé par ceux qui souhaitent s'en démarquer."

[Troll] Tout comme "allopathie" n'est employé que par les homéopathes. [/Troll]
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Charlie Hebdo, suite

 

http://www.lemonde.fr/education/article/2015/01/22/l-ecole-mobilisee-pour-former-des-citoyens_4561563_1473685.html

 

 

Mercredi 21 janvier, lors de ses vœux au monde éducatif, le chef de l’Etat a évoqué ni plus ni moins qu’un « acte II » de la refondation de l’école (après la loi sur l’école de 2013), dont sa ministre de l’éducation a donné les détails, jeudi 22 janvier : un nouvel enseignement moral et civique, un renforcement de l’éducation aux médias et à l’information, une formation des enseignants à la transmission des valeurs de la République, une Journée de la laïcité célébrée chaque 9 décembre…

Face à la forte pression médiatique et sociale, l’exécutif n’avait pas d’autres choix que d’apporter des réponses. Dès le lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo, l’opinion publique s’est inquiétée des minutes de silence qui n’avaient pas été respectées partout, de refus d’élèves, de provocations, du désarroi des enseignants qui, parfois, n’ont pas su expliquer le sens des mots « liberté », « blasphème », « caricature ».

Mesures consensuelles

Y aura-t-il, à l’école, un « avant » et un « après » attentats ? Quelle sera la responsabilité de l’institution scolaire dans la lutte contre ce que le premier ministre appelle « l’apartheid territorial, social, ethnique » de certains quartiers ? Face au plan annoncé, la communauté éducative, qui a été consultée tour à tour depuis le 12 janvier, semble rester sur sa faim. « Aucune mesure ne peut nous heurter, mais aucune n’est vraiment nouvelle », considère Bernadette Groison, de la FSU. Pour la secrétaire générale de la principale fédération de l’éducation, « le nouveau souffle n’est pas pour demain ».

 

De fait, pas de coups d’éclat, pas d’annonces tonitruantes. Le « plan d’action » en question s’apparente à une batterie de mesures de bon sens, consensuelles et prudentes, qui, pour la plupart, visent à réamorcer des dispositifs existants. Leur coût : 71 millions d’euros pour 2015 – 250 millions pour les trois prochaines années.

Entre autres mesures, Najat Vallaud-Belkacem a évoqué un « parcours éducatif citoyen », de l’école au lycée, dont l’axe central sera le futur « enseignement moral et civique » (ex- « enseignement de la morale laïque », voulu par son prédécesseur, Vincent Peillon). En cours d’élaboration, il sera mis en œuvre à la rentrée 2015. Dans ce parcours, il sera aussi question d’éducation aux médias, afin que « les élèves fassent la différence entre ce qui est de l’information et ce qui n’en est pas », a expliqué le chef de l’Etat.

Tous les établissements devront avoir un média – blog, journal, radio… -, auquel les élèves pourront participer. Tous devront également prévoir une instance représentative d’élèves : conseils d’enfants, de la vie collégienne et lycéenne. « Ce parcours sera évalué à la fin de la scolarité obligatoire », a précisé la ministre.

« Ne laisser aucune bonne volonté à la porte »

En classe, les élèves pourront avoir la visite de citoyens volontaires, qui viendraient leur parler des valeurs de la République. Chaque académie devra constituer une « réserve citoyenne ». « L’idée est de ne laisser aucune bonne volonté à la porte de l’école », souligne-t-on Rue de Grenelle. Côté rituels, la laïcité sera célébrée chaque 9 décembre – date d’anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Et, pour que l’école soit « un sanctuaire de civilité », comme le souhaite François Hollande, le règlement intérieur et la charte de la laïcité – affichée dans tous les établissements à la rentrée 2013 –, seront expliqués aux familles qui les signeront pour manifester leur adhésion.

« Disons que ce n’est pas la révolution française ! », ironise l’historien de l’éducation Claude Lelièvre. « Ce n’est pas de la sorte qu’on va transformer la politique scolaire, même s’il faut relever quelques éléments importants en matière de formation des maîtres », note-t-il. Le ministère envisage d’intégrer une épreuve aux concours de recrutement visant à « évaluer la capacité des candidats à faire partager les valeurs de la République ». Ces derniers y seront préparés dans les écoles du professorat.

Actuellement, dans la formation des enseignants, l’enseignement des valeurs républicaines est souvent noyé dans un ensemble sur l’exercice du métier, englobant aussi bien la lutte contre les discriminations que la prévention des violences ou l’orientation des élèves. Aux concours, si les candidats peuvent déjà être interrogés, à l’oral, sur les valeurs de la République et les façons de les transmettre, « tous les jurys n’y accordent pas autant d’importance », observe Jean-Louis Auduc, ancien directeur d’IUFM.

Question épineuse

S’agissant de la formation continue, réputée en déshérence dans l’éducation nationale, Mme Vallaud-Belkacem a promis un « plan exceptionnel ». 1 000 formateurs – enseignants, chefs d’établissement, directeurs d’école… – seront formés avant la prochaine rentrée sur la laïcité et l’enseignement moral et civique. Des ressources pédagogiques et deux nouveaux modules de formation continue – sur l’enseignement laïque du fait religieux et les usages des technologies numériques et des réseaux sociaux – sont également prévus. « Voilà très longtemps qu’on ne parlait plus de formation continue », salue Claude Lelièvre.

Reste l’épineuse question de la mixité sociale dans les établissements scolaires. Pour l’heure, le ministère s’en tient au stade du constat. « Nous allons établir, avec les conseils généraux, un état des lieux de la mixité dans tous les collèges publics et privés afin d’engager des stratégies au niveau local », souligne-t-on au ministère.

Pour la communauté éducative, l’enjeu est pourtant crucial. « Dans une société fracturée, ghettoïsée, la mixité est le seul moyen de donner aux élèves le sentiment concret du vivre-ensemble, souligne Sébastien Sihr, du syndicat SNUipp-FSU. Elle renvoie à la politique de la ville, au logement, à la présence de services publics de proximité dans les quartiers… Autant de dimensions sur lesquelles on fait trop l’impasse depuis les attentats, comme si l’école devait tout porter sur ses épaules. »

 

L'école de 1984 avance un peu plus ses pions à la faveur des événements récents.

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T'inquiète, ils aiment bien les effets d'annonce et les dépenses publiques mais ils sont systématiquement incapable d'influencer la société comme ils le voudraient. Les cours d'éducation civiques étaient supposés insuffler l'esprit républicain dans le coeur de la jeunesse, mais dans les faits c'est au plus un cours factuel sur le fonctionnement des institutions, et dans la plupart des cas les profs ne le dispensent tout simplement pas.

Et puis c'est pas comme si les profs exerçaient une quelconque autorité morale sur les mômes.

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T'inquiète, ils aiment bien les effets d'annonce et les dépenses publiques mais ils sont systématiquement incapable d'influencer la société comme ils le voudraient. Les cours d'éducation civiques étaient supposés insuffler l'esprit républicain dans le coeur de la jeunesse, mais dans les faits c'est au plus un cours factuel sur le fonctionnement des institutions, et dans la plupart des cas les profs ne le dispensent tout simplement pas.

Et puis c'est pas comme si les profs exerçaient une quelconque autorité morale sur les mômes.

Yep

Ou alors l'enseignement est tellement basique et général que ça perd tout son intérêt propagande. Quand un prof essaie de faire de la propagande c'est généralement tellement con que c'est grillé d'office

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C'est très bien Hattemer. Même si les locaux sont un poil vieillissants, ils sont très propres. Par contre, les escaliers sont un peu raides quand on n'est pas habitué.

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C'est très bien Hattemer. Même si les locaux sont un poil vieillissants, ils sont très propres. Par contre, les escaliers sont un peu raides quand on n'est pas habitué.

 

6000 euros par ans c'est moins cher que la garderie de ma fille :(

 

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Signe de respect de base.C'est important aupres de ceux qui doivent s'entrainer a respecter les autres ( les enfants.)

Ca ne fait pas militaire dans la mesure ou un gentleman bien eleve se leve lorsque des amis entrent dans la piece, en particulier si c'est une dame.Ca fait militaire dans la mesure ou aucun des molassons qui consituent une classe moderne n'est aujourd'hui capable de faire un tel effort de representation.

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On est en train de travailler et de se concentrer, le respect de base c'est de se faire discret.

J'approuve.

Tu es plus productif en restant assis et en travaillant qu'en se levant pour rien.

(Note : si l'étiquette l'exige et vaut plus que son travail actuel, il n'y a aucun intérêt à ne pas se lever.)

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Signe de respect de base.C'est important aupres de ceux qui doivent s'entrainer a respecter les autres ( les enfants.)

Ca ne fait pas militaire dans la mesure ou un gentleman bien eleve se leve lorsque des amis entrent dans la piece, en particulier si c'est une dame.Ca fait militaire dans la mesure ou aucun des molassons qui consituent une classe moderne n'est aujourd'hui capable de faire un tel effort de representation.

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Et pour ceux qui disent que ça dérange : that's the point, dude. Se lever, c'est arrêter son activité pour prendre le temps de montrer à celui qui rentre que sa présence a plus d'importance que ton petit confort, du moins pour quelques instants.

J'étais dans un collège public, on restait debouts en attendant l'arrivée du prof et on se levait à l'entrée d'un professeur ou du principal. Ça n'est pas la mer à boire !

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+1

Et pour ceux qui disent que ça dérange : that's the point, dude. Se lever, c'est arrêter son activité pour prendre le temps de montrer à celui qui rentre que sa présence a plus d'importance que ton petit confort, du moins pour quelques instants.

C'est pour ça que tu le fais pour le directeur mais pas la femme de ménage qui vient vider la corbeille.

 

Cela revient à ce qui se disait sur un autre fil.

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Je doute fort que dans un établissement de ce genre, la femme de ménage dérange une classe pendant les heures de cours pour ramasser la poubelle. Dans tous les établissements publics que j'ai fréquentés, elles travaillaient dans les classes et les couloirs entre 7h et 8h, le reste de la journée on les croisait dans les sanitaires uniquement, et encore pas souvent.

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Je doute fort que dans un établissement de ce genre, la femme de ménage dérange une classe pendant les heures de cours pour ramasser la poubelle. Dans tous les établissements publics que j'ai fréquentés, elles travaillaient dans les classes et les couloirs entre 7h et 8h, le reste de la journée on les croisait dans les sanitaires uniquement, et encore pas souvent.

Le deal dit ici, c'est qu'il faut se lever à chaque fois que quelqu'un rentre.

C'est une façon de marquer son respect.

 

Je dis, juste que cette forme de respect, tu ne la donnes qu'aux supérieurs dans la hiérarchie sociale (ou particulière à l'endroit où tu te trouves).

Tu ne dois pas ce respect à ceux qui sont inférieur dans la hiérarchie.

 

Après effectivement, en général on ne laisse pas le personnel d'entretien entrer pendant les cours.

Mais c'était juste pour imager.

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Je vais être très clair : je considère que la femme de ménage est "supérieure dans la hiérarchie sociale" à des enfants de primaire ou de collège. C'est une adulte. Ça vaut aussi pour les parents d'élèves, les photographes pour la photo de classe etc. Quand tu es un petit morveux de douze ans, il n'y a que les autres petits morveux de douze ans qui ne te sont pas supérieurs.

Mais il y a différents modes de montrer son respect, plus ou moins discrets selon le rôle et la raison de la présence de quelqu'un. Après tout, es agents d'entretien ne viennent pas dans une pièce pour s'adresser aux élèves et leur faire un discours. On peut montrer son respect pour la femme de ménage en lui permettant de faire son travail sans obstacles, par exemple.

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Je vais être très clair : je considère que la femme de ménage est "supérieure dans la hiérarchie sociale" à des enfants de primaire ou de collège. C'est une adulte. Ça vaut aussi pour les parents d'élèves, les photographes pour la photo de classe etc. Quand tu es un petit morveux de douze ans, il n'y a que les autres petits morveux de douze ans qui ne te sont pas supérieurs.

Mais il y a différents modes de montrer son respect, plus ou moins discrets selon le rôle et la raison de la présence de quelqu'un. Après tout, es agents d'entretien ne viennent pas dans une pièce pour s'adresser aux élèves et leur faire un discours. On peut montrer son respect pour la femme de ménage en lui permettant de faire son travail sans obstacles, par exemple.

 

+1000

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Il n'y a pas de femme de ménage qui entre dans les classes pendant les cours. D'ailleurs quasiment personne n'entre dans une salle pendant un cours. Et le respect pour le personnel d'entretien, c'est d'éviter de dégrader les locaux et de jeter n'importe quoi n'importe où.

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Les élèves se lèvent à l'entrée du chef d'établissement qui vient faire une annonce importante. C'est rare.

Sinon, toute personne qui entre dans une classe vient déranger le cours. Inutile d'accroitre le dérangement en se levant.

Quand des visiteurs passent dans un lieu de travail, tout le monde se lève ?

 

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Les élèves se lèvent à l'entrée du chef d'établissement qui vient faire une annonce importante. C'est rare.

Pourquoi ?

Parce qu'il vient faire une annonce et donc il a besoin de l'attention de tout le monde, et la meilleure façon de s'en assurer c'est de faire lever tout le monde.

Tout à une explication rationnelle et aucune n'invoque le respect :)

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