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Tout ce qui a été posté par Ultimex

  1. Note préliminaire pas inutile : qu'est-ce qu'une institution : une institution est une structure d'origine coutumière ou légale, faite d'un ensemble de règles orienté vers une fin, qui participe à l'organisation de la société ou de l'État (source : Wikipedia). Une institution comprend donc aussi bien des éléments "étatiques" (le Président de la République (chef de l'État), le Gouvernement de la République, le Parlement, les différentes formes d'Autorités juridictionnelles), les différentes académies) que des éléments issus de la coutume (comme le mariage). Note : ma distinction est malhabile et probablement à corriger grandement : si un juriste veut se donner cette peine, il est le bienvenu. Oui. Mais la question reste la même : dans quelle mesure la culture locale influence les institutions mentionnées ? (note : je réfléchi en même temps que j'écris, ce qui suit est donc probablement assez désordonné et amène peut-être plus de questions que de réponses). Je vois deux forces qui peuvent être antagonistes dans la formation et l'évolution de ces institutions : la culture locale et (celui qui a le plus gros bâton) l'État (que je personnifie pour simplifier les choses. Si on veut affiner, il faut prendre en compte le fait qu'au sein de l'État il y a aussi des individus et des groupes aux intérêts et objectifs divergents). Nécessairement, l'État ne voit pas d'intérêt à contrôler/modifier toutes les institutions mais va plutôt chercher à agir sur celles qui servent ses objectifs. Dès lors, on va pouvoir distinguer deux types d'institutions : celles qui sont effectivement le fruit des interactions entre habitants d'un même pays (et sont donc représentatives, d'une certaine manière, de la culture locale) et celles qui ont été crées/retouchées par l'État. Ce qui mène à une nouvelle question, concernant plus spécifiquement les institutions qui sont (en grande partie) représentative d'une culture locale (et qui permettrait de répondre à la problématique soulevée par @Rincevent : une évolution dans la culture locale peut-elle amener à un changement de régime, plus spécifiquement un changement pour le pire ?) : ces institutions particulières peuvent-elles avoir une influence sur un régime en place ? Intuitivement, je dirais que non, les institutions pouvant avoir une influence sur le régime en place (constitution, organes législatives, judiciaires et exécutifs, monnaie) me semblant (logiquement) sous "contrôle" (ou étant le fruit) de l'État plutôt que véritablement le résultat d’interactions entre individus libres. (Ceci-dit : un point à discuter : les institutions que sont les religions organisées, du fait de leur autorité morale). D'où la conclusion à laquelle j'arrivais précédemment, à savoir que l'influence de la culture est marginale concernant la nature d'un régime (une tyrannie reste une tyrannie, qu'elle soit chinoise, grecque, française, etc.) mais peut avoir un impact sur sa forme (une démocratie libérale peut-être une monarchie, une république, avoir un parlement bicaméral ou non, etc.). L'influence de la culture concernant la nature d'un régime étant marginale, elle n'est donc qu'un facteur (minime) parmi d'autres qui peuvent expliquer les changements de régime : influence d'un pays étranger, institutions étatiques servant de garde-fou défaillantes, institution religieuse corrompue (à discuter), crise économique majeure, guerre, etc.
  2. Ultimex

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    Je dirais qu'il y a un côté non-linéaire et/ou plus ouvert dans le RPG, qui laisse la possibilité de vadrouiller sans se soucier de la quête principale (ce qu'on ne retrouve pas dans Diablo). Ah, Wolfenstein 3D... Et les deux premiers Doom aussi (en primaire aussi à ce moment). Bref, souvenirs... (Avec Commander Keen I et IV).
  3. Dites, vous n'allez pas nous refaire votre numéro de vieux couple, si ? Depuis le temps, on finit par bien le connaître (d'autant que... Topic [Sérieux]).
  4. Ou alors les chinois savent que leur pays est un des plus répressifs au monde, avec une armée relativement puissante fidèle au régime en place, un régime qui s'infiltre dans les éléments de la vie courante. Dans ces conditions, tenter une révolte, c'est un risque non négligeable de finir 6 pieds sous terre (ou dans un camp). (Note : je ne nie pas que les régimes renversés durant le Printemps Arabe étaient plutôt brutaux hein). Tiens, voyons ce qui se passe dans un autre pays asiatique sinon : un moine bouddhiste s'immole et participe (entre autres facteurs) à la déliquescence du régime sud-vietnamien qui finit par s'effondrer (on est dans une situation de guerre, je sais bien, mais la perte de soutien de la population a bien accéléré le processus).
  5. Ultimex

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    Meilleurs graphiques, interface plus intuitive, gestion de la dynastie plus poussée (d'après ce que j'ai cru comprendre).
  6. J'ai l'impression qu'il faudra attendre la seconde couche (après 68) pour que la dénazification culturelle devienne vraiment effective, certains sujets restant tabous avant (cf. les camps de la mort, la responsabilité des anciens gardiens, de la population. Il suffit de voir la manière dont furent considérés les juges qui se penchèrent sur la question, ils furent souvent l'objet de l'hostilité d'une partie de leurs concitoyens). Mais bon bref, nous nous éloignons du sujet.
  7. Je ne nie pas l'influence que peut avoir une culture donnée sur un régime (et son avènement). Toute la difficulté consiste par contre à bien comprendre le degré de cette influence, la forme que prenant un régime étant multi-factoriel. Personnellement, j'ai l'impression que cette influence reste marginale (cf. ce que je disais plus tôt : la forme du régime va varier, pas le fond). Enfin bon, je crois qu'on aura compris nos positions respectives.
  8. Mmmh... Il restait pas mal d'ex-nazis vivant pépère en RFA après-guerre, parfois avec des postes à responsabilité au sein de l'État (au sein de la BND par exemple)... Moui enfin, le fascisme italien, s'il est assez facile de s'en moquer (cf. Amarcord de Fellini), ce n'était quand même pas la rigolade tous les jours non plus hein...
  9. Ultimex

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    Les Sims pour psychopathes (mais je valide hein, j'ai hâte aussi ! Je suis juste plus civilisé dans ma manière de jouer : je me limite à faire assassiner mes héritiers un peu trop crétins pour assurer que la longévité de ma dynastie).
  10. Ultimex

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    Tiens ? T'as viré Crusader King III de ta liste ?
  11. Ça ne contredit pas vraiment ce que j'énonçais plus haut : j'ai bien considéré le fait qu'un régime répressif va être influencé par la culture locale. Cependant, la nature même du régime répressif reste, dans le fond, la même : elle est répressive. Qu'il valait mieux vivre en Tchécoslovaquie plutôt qu'en RDA, pourquoi pas ? Il n'empêche, le régime communiste tchécoslovaque restait bien un état totalitaire avec une répression systématique des opposants. Bref, il y avait des nuances sur les différentes formes prise par les régimes de ces différents pays, avec leur spécificités locales, le fond était bien le même cependant. Oui, ça me paraît aller de soit que de considérer que la manière dont la culture locale est influencée par le régime en place (comme un cours d'eau est influencé par un barrage) dépende... de la culture locale initiale (donc que les formes que prennent les dissidences aient leur caractéristiques propres, variant d'un pays à un autre, même si le fond reste le même).
  12. Sinon, Procol Harum : prog oui.
  13. Note préliminaire : dans mon cas, je donne le sens suivant à formes de gouvernement et des institutions imposées de l'extérieur : - régime imposé par la force par un État extérieur au pays concerné (exemple : l'URSS avec les pays d'Europe de l'Est après la WW2), - régime (quelconque) qui s'est formé sans appui extérieur mais qui est ensuite maintenu en place grâce à un autre État (qui voit un intérêt stratégique à ce que ce régime soit maintenu en place). Si des formes de gouvernement et des institutions sont imposées de l'extérieur, je ne suis pas certain que la culture locale ait une influence importante par la suite sur ces dernières, cette influence sera en effet, au mieux, marginale. A nouveau, on peut jeter un coup d’œil à l'ex-Europe de l'Est : il n'est pas absurde de supposer que la manière dont la Tchécoslovaquie et la RDA étaient gérées différait sur certains éléments, du fait des spécificités propres à ces deux pays. Cependant, sur le fond, on avait bien affaire à deux régimes communistes totalitaires (pléonasme) avec un système policier élaboré, tentative de contrôle de toute dissidence, etc. J'ai d'ailleurs l'intuition que l'on peut étendre ce raisonnement aux régimes autoritaires de manière générale (même ceux endogènes i.e. qui existent sans l'aide d'une influence extérieure) : ceux-ci me semblent moins perméables à la culture locale (sur les points essentiels qui caractérisent leurs formes de gouvernement). Une raison expliquant cela pourrait être que ces régimes cherchent (notamment) à 1/ cumuler un maximum de pouvoir entre leurs mains et 2/ conserver ce pouvoir (i.e. se maintenir en place). Or les options, pour atteindre de tels objectifs sont plutôt limités (l'usage de la violence étant la solution la plus simple). Par contre, il ne me semble pas déconnant de supposer qu'un régime autoritaire va avoir une influence relativement importante sur la culture locale. L'exemple de l'Allemagne est d'ailleurs intéressante : une quarantaine d'années (i.e. moins de deux générations) ont suffit pour que l'ont observe des différences culturelles entre la RFA et la RDA (la quarantaine d'années correspondant à la durée de partition de l'Allemagne, je choisis une valeur volontairement conservative. Dans les faits, on peut supposer que des différences culturelles ont pu apparaître bien plus rapidement). Cependant, je pense que cette influence n'est pas forcément celle attendue par le régime en place. Pour reprendre l'exemple de la RDA (qui avait la prétention, comme tout régime communiste, de créer un homme nouveau), les changements culturels locaux (comparés à ceux observés en RFA) pourraient s'expliquer par le fait que, dans un tel régime, il faut s'adapter à un certain nombre de contraintes pour survivre (contraintes comme : se nourrir (dans une société où la nourriture n'est pas en abondance), ne pas se faire arrêter puis jeter en prison (dans un régime où un mot de travers peut valoir condamnation), etc.). Sans compter un effet d’accoutumance au fait qu'une majeure partie des choses est (mal) prise en charge par l'État. Ces changements culturels sont donc essentiellement le fait du régime (autoritaire) en place (certes) mais pas dans le sens espéré par ce dernier. Autre remarque d'ailleurs, vu que tu parles de Hong-Kong : j'ai l'impression (euphémisme) qu'il est plus facile pour une population de passer d'un régime autoritaire à un régime plus libre (i.e. de s'adapter culturellement) que l'inverse (comparer les transitions entre le Chili post-Pinochet et l'Europe de l'Est avec ce qui se passe actuellement à Hong-Kong). Ce qui ne veut pas dire qu'une population ayant connu un régime autoritaire ne pourra pas garder pendant un certain temps une nostalgie pour ce dernier, ne pourra pas avoir la tentation de revenir à un tel régime (comme expliqué plus haut : un régime autoritaire prend en charge un certain nombre de chose). Maintenant, cette tentation, on la trouve aussi au sein de populations vivant dans des pays libres (et qui s'explique par l'ignorance et/ou la bêtise). Bref, pour reprendre l'exemple de ton haïtien, j'ai quand même l'impression qu'il s'adapterait vite à la liberté que l'on trouve dans les pays occidentaux.
  14. Ultimex

    Fake news et racolage

    Pour le coup, c'est plutôt factuel.
  15. Faudrait voir les données mais je pense que Kaplan fait aussi (surtout ?) référence aux turcs. (Très importante communauté turque chez nos voisins germains).
  16. Oh mais une bonne partie du gouvernement (au sens large) peut être (globalement) exogène à une culture (connais pas assez Haïti pour juger dans ce cas là, pour savoir comment cette île en est arrivée là où elle en est) i.e. être imposée par une autre contrée, que ce soit par la force (l'Est de l'Europe qui se retrouve communiste après 45, ce n'était pas le résultat de la culture des pays concernés) ou par influence (comprendre : recevoir du soutien ou des aides, pécuniaires ou autres).
  17. Meilleur moyen d'attirer @xara(et @Coldstar ?) : un topic sur le prog. Bon, pour respecter le fil de @RaHaN, un post sur les précurseurs du genre : - Les Beatles avec Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967) : une des premières fois qu'un studio d’enregistrement était autant exploité, permettant des arrangements bien plus complexes (allant plus loin que le classique guitare/basse/batterie), des effets inédits, etc. Bref, une des premières fois qu'un studio devient un instrument à part entière. (je sais, je sais, tout ça a déjà été dit, redit, reredit...). Tout un tas de groupes s'engouffrera à la suite de cet album pour proposer des compositions et des arrangements de plus en plus subtils (premier exemple qui me vient en tête : les Zombies - Dans une autre catégorie : Deep Purple et son Concerto for Group & Orchestra (1969), album marqué par l'envie, la volonté d'intégrer d'autres influences que le blues dans le rock, que ce soit de la musique classique, du jazz, etc. Cette tentation de décloisonner les styles, de mélanger les genres, on la retrouvera par la suite chez de nombreux groupes de prog, mais de manière généralement bien plus réussi qu'ici. Car soyons honnête, l'album dont il est question dans ce post a assez mal vieilli (allez, il est même plutôt ringard, cette tentative de fusionner musique classique et rock de manière aussi frontale est assez maladroite, sans réelle profondeur. Même problème avec le S&M de Metallica d'ailleurs). - Les albums de prog étant souvent centrés sur un seul et même thème, narrant une seule et même histoire, impossible donc de ne pas considérer le S.F. Sorrow (1968) des Pretty Things (l'un des premiers albums concepts de l'histoire du rock) comme un précurseur (puis bon, ces arrangements aux petits oignons, miam !). - Plus qu'un groupe, un style : le rock psyché (merci le LSD et autres psychotropes). Cette musique se voulant "trippante" (i.e. doit accompagner/accentuer les effets des produits susmentionnés), les artistes de cette mouvance n'hésitent plus à composer des morceaux à rallonges, à multiplier les effets (usage d'échos, de pédales d'effets pour guitares, etc.), à improviser, à chercher d'autres sonorités, à s'amuser à répéter les structures des morceaux dans le but d'obtenir un effet de transe, etc. Là encore, des éléments qui influenceront grandement la scène prog (sauf, peut-être, l'effet de transe). - L'apparition de musiciens virtuoses dans le rock, qui n'hésitent pas, parfois, à en faire des tonnes, à en mettre partout, pour le meilleur comme pour le pire. Exemple type : l’inénarrable et (surtout très) fatigant Keith Emerson (ici dans The Nice, avant qu'il ne parte fonder E.L.P.). - Pas vraiment un élément précurseur mais bien quelque chose d'indispensable pour l’émergence du prog : le développement de nouveaux instruments comme les orgues électriques (Farfisa, Hammond), les proto-synthés (le Chamberlin et, surtout, le Mellotron, des précurseurs des samplers plutôt que des synthés d'ailleurs), les premiers synthés (VCS 3, Moog), etc.
  18. @Boz : Argh... ELP, ce n'est pas interdit par la convention de Genève ça ? @RaHaN : étant donné le titre du topic, je pensais... My bad. Aller, en signe de bonne volonté : Et du krautrock pour finir :
  19. Cream du prog ? C'est quoi ce topic trop Satan sinon ? Et c'est quoi la prochaine étape ? Un fil dédié au speed metal symphonique germano-italien ? Au frenchcore marseillais spécialisé dans les chansons à boire ? Attention ! Le forum s'engage sur une mauvaise voie ! Obligation de marquer ce territoire pour sauvegarder la réputation de bon goût de liborg. (Bon,plus sérieusement, je viendrai poster du krautrock plus tard).
  20. Je crois que ça dépend des facs françaises. Un simple tour à Nanterre ne te laisse pas de doutes sur les tendances politiques d'une partie des étudiants (et de certains profs). Et l'usage de la violence n'est d'ailleurs pas exclu : https://actu.fr/ile-de-france/nanterre_92050/videos-violente-rixe-fac-nanterre-marge-elections_28705385.html
  21. Jannick Top avec Magma :
  22. (La diss song ultime. Album bien funky sinon).
  23. Et quid de John Entwistle ?
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