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Johnathan R. Razorback

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Messages postés par Johnathan R. Razorback

  1. il y a 6 minutes, Rincevent a dit :

    Tu références systématiquement toutes tes citations comme tu le ferais pour un article de revue savante dans une thèse de doctorat. Ce n'est parfois pas tout à fait adapté (pour dire le moins)...

     

    Mouai, c'est vrai que ça peut donner une impression un peu lourde.

     

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  2. Il y a 2 heures, Arna a dit :

    Ahsoka Tano, qui est heureusement encore canon.

     

    C'est canon qu'une gamine survive à Grevious ?

     

    Allez, je vais être charitable: je m'intéresserais à ça le jour où ils en feront un film/BD/remake joli à regarder.

  3. Le 25/12/2017 à 02:33, NoName a dit :

    Tu te trompes au moins sur boromir 

     

    Boromir aussi à des intentions pures qui sont instrumentalisées par l'Anneau. Lui aussi veut "sauver le monde".

     

    "[Boromir, à Frodon]: Nous autres, de Minas Tirith, nous nous sommes montrés fermes pendant de longues années d'épreuve. Nous ne recherchons pas le pouvoir des seigneurs magiciens, mais seulement la force de nous défendre, la force au service d'une juste cause. Et voyez ! dans notre besoin, la chance met au jour l'Anneau de Puissance. C'est un don, dis-je ; un don aux ennemis du Mordor. C'est folie de ne pas s'en servir, se servir du pouvoir de l'Ennemi contre lui-même."
    (p.527)
    -J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des anneaux, Tome 1 La communauté de l'Anneau, Christian Bourgeois Éditeur, coll. Pocket, 1972 (1954 pour la première édition britannique), 541 pages.

  4. il y a 19 minutes, frigo a dit :

    J'ai déjà bien dégrossi ma traduction et je peux confirmer à @Johnathan R. Razorback  qu'il ne s'agit ni de collectivisme ni de communisme.

     

    J'ai comme un doute vu qu'il explique que les propriétaires ne possèdent que le fruit de ce que leurs ancêtres ont acquis par le vol, et que les masses doivent prendre conscience de leur force pour rétablir l' "équilibre" (dans le contexte de l'époque, je doute que Lesigne pense à des moyens pacifiques ou mêmes démocratiques). C'est au minimum ambigu.

     

    Dans "Property is liberty":

    "All the means of production on one side; no property, no means of production, on the other,—that is the opposite of equilibrium: but every mass tends to separate; monopolies are condemned to dissemination, every mountain will fill a valley, and the mountains of wealth accumulated under one and the same domination will fill the empty pockets of the people, powerless as they will be to resist the toil of these termites of millions and millions of laborers arrived at a consciousness of their own value and their own strength, and who will bend themselves untiringly to the conquest in their turn of their place in the sunshine, of their corner of their own, of their tools, of their means of labor, of their property, of their liberty.

     

    And when this effort shall be accomplished, social equilibrium will be established, and with it that universal comfort which seems, even in our day, to be but a generous dream."

  5. il y a une heure, NoName a dit :

    Ben je t'avoue que je dirais bien que c'est exactement le cas.

     

    Si l'Anneau n'était pas attractif, ce ne serait pas un bon objet maléfique.

     

    Pour qu'un personnage soit moralement ambigu, il faut que ça vienne de lui / de la situation, pas d'une magie extérieure. Il faut qu'il serve une cause bonne avec des actes discutables, ou que ladite cause soit elle-même ambiguë moralement. Ce genre de choses.

     

    Boromir, Gandalf, Galadriel & company ne sont pas moralement ambigus. Ils sont tous attirés par l'Anneau pour "sauver le monde".

  6. Il y a 2 heures, Rincevent a dit :

    L'affrontement cosmique entre des forces du Bien et du Mal pour décider du destin de l'Univers, ce n'est pas une idée manichéenne, c'est beaucoup plus vaste que ça. C'est une idée qui est entre autres tout à fait chrétienne (et ça explique pourquoi chez les auteurs de fantasy, on trouve pas mal de chrétiens, mais aucun juif, ces derniers préférant la SF).

     

    Le manichéisme, c'est quand il n'existe aucune nuance entre les deux camps, ni aucune hésitation ni aller-retour. Le principe de l'aller-retour, en effet, est beaucoup plus chrétien que manichéen (il y a même des mots pour ça : tentation et rédemption).

     

    Introduire la religion dans le débat embrouille tout. Dans la religion manichéenne, les pécheurs seront tous sauvés à la fin des temps (voire le mauvais démiurge lui-même). Il y a beaucoup plus d' "aller-retour" et moins de "manichéisme" qu'avec une eschatologie chrétienne où les pécheurs restent brûler en enfer ad aeternum (cf L'Amour et l'Occident)

     

    Après je veux bien que Le Seigneur des Anneaux soit d'inspiration chrétienne (entre autres) ; ça ne l'empêche pas d'être manichéen. Le fait que certains personnages bons soient tentés par le mal ne les rend pas moralement ambigus.

     

    Pour du Star Wars moins manichéen que d'habitude, il y a le cycle de Quinlan Vos.

  7. Il y a 14 heures, PABerryer a dit :

    S'il y a bien une histoire qui n'est pas manichéenne c'est bien LOR car tout les personnages bons ou mauvais sont tenté par l'autre côté

     

    Les Nazgûl ou Saroumane ne sont pas tentés par le bon côté. Me semble pas qu'Aragorn soit tenté par l'Anneau non plus.

     

    De toute façon le manichéisme ne réside pas dans le fait d'être fixé dans un camp, mais dans le fait qu'il y a un camp du bien et du mal nettement identifié. Sauron est le mal parce que, par essence, sans remords, sans ambiguïtés, sans nuances du tout. Il sert même à illustrer un archétype de méchant absolument manichéen: le seigneur des ténèbres.

     

    Citation

    Le seigneur maléfique : il désire conquérir la Terre, voire l'Univers, pour assouvir son appétit de puissance. Il est si profondément ancré dans le Mal qu'il ne peut jamais être ramené à la raison. Ce type de méchant est très récurrent dans la

    fantasy et la science-fiction, et constitue souvent le méchant principal. Dans cette catégorie sont inclus l'Empereur Palpatine (alias Dark Sidious, architecte de la Guerre des clones ; il entre également dans la catégorie des génies du mal), Sauron (qui fait aussi partie de la catégorie des déchus), Voldemort, Makuta, Tirek, Magor, Satan, Kaï, Darkseid, Amecareth, Trigon, Mégatron, Bowser, Freezer, Phobos, Vysserk Trois, Shao Kahn, Ganondorf, Vilgax ou encore Anubis dans la série Stargate SG-1

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Méchant_(fiction)#Types
     

     

    GoT n'est pas manichéen par exemple (encore une raison de soupirer lorsqu'on parle de G. R. R. Martin* comme du "Tolkien américain"). Warhammer 40 000 n'est pas manichéen (il y a au plus des factions "moins pires" que d'autres).

     

    *: http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/2016/06/ce-nest-pas-si-simple-quand-vous.html?q=Martin

  8. Il y a 3 heures, Nigel a dit :

    Tolkien a toujours tenu a bien dissocié son œuvre de toute interprétation politique. 

     

    Beaucoup ne seront pas d'accord avec moi, mais tout œuvre est politique en un certains sens, jusque dans son apolitisme apparent.

     

    "On ne peut juger de la Littérature sans une certaine idée préalable de l'Homme et de l'Histoire, du Bien, du Mal, de la Société, etc. [...] Aussi, la liberté du critique, ce n'est pas de refuser le parti (impossible!), c'est de l'afficher ou non."

    -Roland Barthes, Mythologies, Editions du Seuil, 2010 (1957 pour la première édition), 272 pages, p.159.

     

    Sur Tolkien => https://journalduncurieux.com/2017/09/03/tolkien-un-anarchiste-sympa/

  9. il y a 30 minutes, Johnnieboy a dit :

    Star Wars n'est pas du tout manichéen car le Mal émerge toujours du Bien. Et le Mal tente toujours quasiment tous les personnages qui inclinent du côté du Bien.

     

    C'est absolument pas contradictoire avec le fait que ce soit manichéen. Cf Le Seigneur des Anneaux. D'ailleurs, soit dit pour @Rincevent, j'adore Tolkien alors même que son histoire est manichéenne. Ce n'est pas un défaut, en revanche ça devient une circonstance aggravante si l'histoire n'est pas géniale.

     

    Dans une histoire non-manichéenne l'évaluation morale des personnages est problématique. Les "bons" peuvent commettre des vilenies, les actes des méchants peuvent paraître justifiés, ou du moins compréhensibles de leurs points de vues ou compte tenus des informations à leurs dispositions.

     

    L'histoire devient même tragique lorsqu'on peine à préférer un camp à l'autre. Ex: Antigone.

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