Aller au contenu

Johnathan R. Razorback

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    5 863
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    15

Johnathan R. Razorback a gagné pour la dernière fois le 19 août

Johnathan R. Razorback a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

1 039 Populaire

2 abonnés

À propos de Johnathan R. Razorback

  • Rang
    Idéaliste mélancolique

Previous Fields

  • Tendance
    Libéral de gauche
  • Ma référence
    Holbach, Ayn Rand, Mises

Contact Methods

  • Website URL
    http://hydra.forumactif.org/forum

Profile Information

  • Gender
    Male
  • Location
    Paris
  • Interests
    Littérature Classique, Culture Geek, Philosophie, Économie, Histoire

Visiteurs récents du profil

1 162 visualisations du profil
  1. Mes lectures du moment

    Pour revenir à des sujets moins élevés, je feuillette Le Suicide français de Zemmour (2014). C'est en gros du Soral soft et bien écrit, du néo-gaullisme mais avec un peu de nostalgie Algérie française et d'opposition au droit à l'avortement pour relever la sauce (qu'on ne trouve absolument pas chez une Polony par exemple. Question de génération et de milieu). C'est assez terrifiant de voir le succès qu'à eu ce bouquin. Et bien sûr on ressort le spectre du libéralisme-libertaire. Zemmour a toutefois une honnêteté sur les Onfray et autres Michéa, celle de citer Clouscard comme l'inventeur de cette théorie: "Sur le plan idéologique, la domination inédite des libertaires préparait le terrain aux libéraux." -Eric Zemmour, Le Suicide français, Éditions Albin Michel, 2014.
  2. Mes lectures du moment

    Incontournable mais pas incontesté... Thierry Ménissier, par exemple, n'est pas tendre avec les interprétations de Strauss. Et il n'est pas le seul: "Les Thoughts on Machiavelli de M. Léo Strauss offrent le modèle de ce qu'il ne faut pas faire pour pénétrer Machiavel." -Bernard Guillemain, Machiavel: l'anthropologie politique, Genève, Librairie Droz, 1977, p.4. Je compte quand même le lire ne serait-ce que parce qu'il a le privilège de l'antériorité.
  3. Mes lectures du moment

    Peut-être que Prévost ne rend pas bien compte de la pensée de Strauss sur ce point précis. Cela dit, dans l'essai que tu cites, lorsque Strauss affirme que "La modernité a été conçue dès le début en opposition à l’antiquité", c'est passablement simpliste. Machiavel passe son temps à faire l'éloge des Anciens (en particulier Tacite et les historiens romains). Quant au fondateur de la philosophie moderne, il veut « Fonder un rapport de bonne compagnie entre l’antiquité et le progrès. » -Francis Bacon, Du progrès et de la promotion des savoirs, Gallimard, coll. Tel, 1991 (1605 pour la première édition anglaise), 375 pages, p.120. Quant à Descartes, sa cible n'est pas l'antiquité (sa morale est quasi-stoïcienne), mais la scolastique. C'est aussi "oublier" l'importance de la redécouverte du matérialisme épicurien dans la pensée scientifique et philosophique moderne.
  4. Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2

    Pour rester dans le thème, je vois que le courant néo-con est loin d'être dead:
  5. Mes lectures du moment

    Le passage de Prévost se situe entre deux mentions (Strauss, 1989a: 36 / Strauss 1992: 59), suivant cette convention fatigante qui veut qu'on ne cite pas les titres. A supposer que ce soit les années des traductions françaises, il faudrait donc aller chercher la source dans La persécution et l'art d'écrire d'un côté et l'un des trois ouvrages traduit en 1992 de l'autre.
  6. Mes lectures du moment

    Commentant la pensée de Leo Strauss, Jean-Guy Prévost écrit que: "c'est précisément le refus de distinguer entre opinion et connaissance en matière politique qui caractérise la modernité." (De L'étude des Idées Politiques, p.15). Or si l'on suit Castoriadis (ce qu'on peut faire sur ce point, ce me semble), c'est totalement faux. Et c'est plus précisément faux en cela que cette idée procède d'une réduction de la pensée grecque à la philosophie grecque (telle que Strauss la comprend de surcroît). Ce n'est pas la première fois que Strauss commet cette réduction. Et cette idée fait tout simplement l'impasse sur l'invention de la démocratie en Grèce: "Nous modernes, nous avons encore -et ça, ça se voit dans mille et un domaines- l'illusion d'un savoir absolu dans la politique. Et ça vient de loin ça ; ça vient de Hegel, ça vient de Marx, ça vient de Platon aussi, d'ailleurs. [...] […] Dans la politique nous avons uniquement de la doxa, c’est-à-dire de l’opinion." -Cornelius Castoriadis, interview avec Chris Marker, 1989. (En fait Castoriadis tend à définir la modernité de manière exactement inverse par rapport à Strauss, c'est assez fascinant). Or c'est pourtant parce que la démocratie se veut un régime fondée sur la libre confrontation des opinions que peut surgir un Platon* qui oppose le règne de l'opinion à la connaissance détenue par le philosophe et fondement d'une République post-démocratique. La définition straussienne de la modernité rend tout simplement incompréhensible la rupture introduite par Platon, ce qui est quand même assez inquiétant... *Petit clin d’œil à @Ultimex qu'on ne voit plus beaucoup et qui doit être en train de s'arracher les cheveux à cause du gugus à barbe sus-nommé : P
  7. Le féminimse

    Si j’en avais le loisir, je ferais une critique de ce texte, incluse dans un billet général sur le rapport libéralisme / féminisme. L’auteur soutient que le féminisme est « intrinsèquement d’essence libérale », ce qui est ridicule, il y a des courants féministes socialistes ou autres, comme l’auteur le dit lui-même, mais sans s’apercevoir de la contradiction. Il nous dit aussi que le libéralisme est « une philosophie profondément féministe », ce qui est moins faux, mais me semble évacuer rapidement le fait qu’avant le milieu du 19ème siècle au moins, tous les penseurs libéraux n’admettaient pas une égalité juridique et politique entre hommes et femmes. Là encore, l’auteur se contredit en notant que Locke n’apparaît pas « fondamentalement féministe car ne remettant pas en cause le patriarcat » Plutôt que de convoquer des essences, il serait plus intéressant de se demander la raison du fait et pourquoi les attitudes ont évolué historiquement. Il évoque rapidement le féminisme de Wollstonecraft, mais ne nous offre pas de raisons de penser qu’elle était libérale. Puis le féminisme de la socialiste Flora Tristan, démontant lui-même sa thèse selon laquelle le féminisme est « intrinsèquement libérale par essence ». Ensuite un gros morceau sur J.S. Mill, présenté comme libéral alors que selon moi il est au contraire le père de la social-démocratie dans le monde anglo-saxon (liberal donc). L’auteur rappelle lui-même la proximité de Mill avec le socialisme utopique et son influence sur Rawls. Mises considérait Mill comme le plus grand théoricien socialiste, plus créatif que Marx. Et on trouve dans la social-démocratie allemande (marxisante) de la fin du 19ème siècle une appropriation de Mill qui confirme mon opinion : (J’en profite pour signaler qu’à la différence de la génération libérale anti-esclavagiste des Smith et des Bentham, Mill avait des tendances racistes et s’est rallié au colonialisme britannique en Inde et ailleurs. Et comme dirait l’autre, le colonialisme, au 19ème siècle, c’est un truc de progressiste). Donc convoquer Mill pour parler du libéralisme est hors sujet. Grosse déformation de la position de Kollontaï, présentée comme « libertaire », alors qu’elle était membre du Parti bolchevik et commissaire du peuple… il y a certes une tendance anarchisante et plus précisément conseilliste chez Kollontaï, qui la mène à rejoindre le groupe « Opposition ouvrière » et a dénoncer, au nom de Marx, la bureaucratisation de l’URSS, mais il fallait y penser avant de détruire la démocratie « bourgeoise »… et Kollontaï a ensuite passé le reste de sa vie a profité des privilèges de la nouvelle classe dominante bureaucratique, pendant les vrais anarchistes étaient en exil ou morts. Faut pas tout mélanger, c'était une bolchevik "critique", pas une opposante acharnée. Rosa Luxembourg est déjà plus convaincante dans ce rôle. Et le féminisme de Kollontaï ne devrait pas nous pousser à la trouver "sympa", elle est complice de l'établissement du premier régime totalitaire du XXème siècle. Je suis bien convaincu qu’il y a, comme le dit l’auteur, « similitude idéologique entre libéralisme et socialisme » (en cela que ce sont deux doctrines politiques modernes, des frères ennemis issus des Lumières), mais ce n’est certainement pas le féminisme qui fait la jonction. On peut tout simplement être libéral ou socialiste sans être féministe (l’auteur le reconnaît d’ailleurs en évoquant Proudhon). C’est donc un billet fondamentalement confus.
  8. Éthique et tac

    ça, c'est la définition platonicienne du désir (reprise par Schopenhauer), et elle est loin de faire consensus parmi les philosophes. Si je dis plutôt que le plaisir est par exemple une "sensation agréable" (ou un sentiment agréable), ça n'indique pas qu'il comble un manque préexistant (par exemple parce qu'il existe des états intermédiaires ou ni le plaisir ni le déplaisir ne dominent). Le plaisir n'est pas le bonheur, mais comme je l'ai indiqué plus haut il est très vraisemblable que la relation entre les deux soit un passage de la quantité à la qualité. Plus exactement, de certaines quantités, car tous les plaisirs ne mènent pas au bonheur et certains ne doivent donc pas être recherchés.
  9. TIL - today I learnt...

    J'en parlais ici: TIL que Le Figaro militait pour le salaire minimum en 1950 sous prétexte d'anticommunisme. Et il s'en félicite encore en 2015: http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/02/11/26010-20150211ARTFIG00069-la-creation-de-l-ancetre-du-smic-dans-les-archives-du-figaro.php
  10. Éthique et tac

    Je suis en train de lire un excellent article de Konstantin Büchler, qui explique avec une grande clarté ce qu'est le courant de l'éthique des vertus: https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00994574/document On voit par exemple que je ne définirais pas le bonheur comme le font les membres de ce courant: "Le bonheur y est dépeint comme un état stable et permanent de joie sans agitation, où la maîtrise des émotions est complète, la clarté de l’esprit parfaite et la perfection humaine accomplie." (p.8) J'ai déjà dit que le bonheur est un état tout ce qu'il a de plus impermanent (mais comme tout "état", en fait ? ). Mais il y a plus. Je peux par exemple être heureux en me plongeant dans la contemplation d'un arc-en-ciel, personne ne dira que je suis alors en train de "réaliser la perfection humaine" (je pense du reste que la perfection est un concept vide de sens). Je peux être heureux de retrouver un être cher après une longue séparation, mais je doute d'être alors "parfaitement maître de mes émotions" et "l'esprit parfaitement [encore ?!] clair" (à supposer que ce soit possible en une quelconque circonstance, ce dont je doute -mon côté nietzschéen). Je prédis plutôt un déluge émotionnel, des souvenirs, etc. Et pourtant je ne vois pas en quoi ça invalide la description d'un tel état comme "être heureux". Il y a aussi ce problème de l'approche perfectionniste / antique: le bonheur qualifie une vie entière et non pas des moments. On ne voit donc pas très bien comment un enfant, par exemple, et même tout être autre que le sage accompli, pourrait être heureux. Ce qui semble un usage de la notion totalement étranger à celui que nous faisons habituellement, si bien que la clarté exigerait qu'on remette les termes antiques pour désigner un tel état final d'accomplissement.
  11. Catalogne

    Je ne vois pas comment on peut écrire une telle chose.
  12. Le féminimse

    Article peu convainquant et même factuellement faux par endroits: https://www.contrepoints.org/2017/10/21/301416-lhistoire-liberale-feminisme
  13. Réduit en pièces ! Émission d'économie pour YouTube

    1): Ce point me paraît difficilement contestable, on te force bien à céder ta propriété sous la menace des armes et/ou de la privation de liberté. J'aurais d'ailleurs tendance à penser que c'est un point à mettre plus en avant, parce qu'il n'est pas niable même pas des gens qui sont à la base assez loin des idées libérales. Si on peut faire admettre à quelqu'un que le principe même de l'impôt est injuste, il aura du mal à ne pas en vouloir le moins possible. 2): +10. C'est tout à fait cohérent avec une logique collectiviste: l'individu a du seul fait de sa naissance des devoirs positifs envers la société*, et en échange la société lui doit des choses (en faite extorquées à d'autres individus). Ce n'est pas un hasard si l'idée de revenu minimum inconditionnel a été reprise à gauche par un André Gorz ou un Bernard Friot. Hamon aussi proposait de distribuer du pognon pendant la campagne, au motif (tellement marxiste orthodoxe, bizarrement) que les machines allaient faire disparaître le travail... *C'est typiquement ce que soutenait l'école contre-révolutionnaire et l'Action française, mais aussi les positivistes, les solidaristes...
  14. Éthique et tac

    Hum, je me demande bien comment mes thèses vont pouvoir résister à une contre-argumentation aussi puissante... :roll:
  15. Éthique et tac

    1): Je suis pas bien sûr de comprendre cette question. 2): L'individu agit jusqu'au moment où il atteint un tel état, suite à quoi il n'agirait plus si le temps ne venait pas "de l'extérieur" l'arracher à cette plénitude. En ce sens le bonheur est comme dit Épicure un état de repos. Ce qui ne veut pas dire qu'il suffise de se reposer pour être heureux ! 3): Je doute que la prise de drogue rende heureux. Donc le drogué est nécessairement relancé vers sa finalité puisqu'il n'accomplit pas les actions adéquates pour la réaliser. Le caractère erronée de l'action est immanent, et sans doute le plus souvent constatable par un tiers. 4): Violer et voler, non seulement ne rendent pas heureux mais rendent vraisemblablement malheureux (et découlent certainement d'un individu qui est lui-même déjà passablement malheureux. Auquel cas nous ne devrions pas non plus désirer commettre de telles actions puisque nous savons ce qu'elles présupposent). Soit parce qu'il y a quelque chose dans l'acte immoral qui le rend directement nocif ("bien mal acquis ne profite jamais"), soit parce qu'il ne porte pas de "châtiment immanent" mais qu'il traduit ou aggrave des dispositions mauvaises chez l'agent, qui le conduiront de toute évidence à se nuire et faire son propre malheur ultérieurement. C'est ce dernier type d'argument que j'avais utilisé pour critiquer comme vicieuse une certaine forme de prostitution. Le hasard fait que j'ai justement appris aujourd'hui l'histoire de Gygès et tu déformes quelque peu: 5): Le plaisir n'est pas le bonheur, donc ce n'est pas une objection (cf Lettre à Menécée). Il faut fuir les plaisir nuisibles et je soutiens qu'au moins le plaisir acquis au détriment des droits individuels tombe dans cette catégorie (mais d'autres aussi). 6): Ce n'est pas un contrat parce que la rationalité qu'il y a à être moral ne dépend pas (sinon marginalement) du fait qu'autrui soit moral ou respecte les règles morales. Ici je pense avoir une position très différente de celle de Rand, qui bizarrement, sous couvert de proclamation d'objectivité, a une conception "intersubjective" de la moralité. 7): Pourquoi est-ce qu'il faut que les individus atteignent le bonheur ? De mon point de vue, il est absurde de déclarer que les individus sont obligés de faire quelque chose qu'il font nécessairement. C'est analogue à dire qu'il faut être soumis à la gravitation. Le rapport entre plaisir (ou "joie") et bonheur pourrait aussi être un passage de la quantité à la qualité (à partir de tant de gouttes d'eau, j'ai un océan. A la place de cette vielle formule marxiste, on parle de nos jours de propriétés émergentes). Mais seul certains plaisirs permettent le passage, car il y a des plaisirs nuisibles.
×