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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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  1. Ou bien c'est un phénomène de montée aux extrêmes, comme dans l'entre-deux-guerres où le jeu était de savoir qui des communistes bolchevisés ou des fascistes allaient imposer le premier son régime totalitaire... Mais si on se base sur les auto-déclarations d'orientation politique, la droite française a bien pris 16 points de pourcentage depuis le début des années 2000.
  2. "Cette crise énergétique pourrait avoir du bon. Elle pourrait ouvrir les yeux même aux esprits les plus obtus l’inanité du système mis en place à Bruxelles. Ce qui, pour un gouvernement qui a autant investi symboliquement sur l’Europe serait désastreux. C’est pourquoi le gouvernement se mobilise. Le problème, c’est qu’li n’a pas vraiment beaucoup d’instruments pour agir sur le fond sans casser le système. Il y a quelque chose de délicieusement ironique à voir un gouvernement qui par ailleurs se proclame « libéral et européen » et qui prépare la disparition des tarifs réglementés annoncer un « blocage des prix du gaz » pendant un an et demi – « toute l’année 2022 Castex dixit. Autant essayer de vider un lac avec une fourchette. Le problème des prix de l’énergie est structurel, et non conjoncturel. Sur un marché, les acteurs économiques choisiront naturellement la ressource la moins chère. Si l’on veut réduire notre dépendance aux hydrocarbures et au charbon et nos émissions de CO2, alors il nous faut une politique d’électricité décarbonée bon marché et de charbon et d’hydrocarbures chers. Ce qui suppose de mettre le paquet sur le nucléaire et les renouvelables dans le cadre d’un monopole de l’électricité – pour échapper à la tarification au prix marginal – d’un côté, et d’avoir le courage d’assumer la hausse du prix des ressources carbonées de l’autre. Augmenter le prix du CO2 ne sert à rien si ensuite on fait un chèque aux gens pour qu’ils puissent payer la différence…" ( Chère énergie… | Le blog de Descartes (descartes-blog.fr) )
  3. C'est juste de l'électoralisme éhonté, les élections arrivent. Mais même dans cette optique je ne suis pas sûr que ça rapporte des votes.
  4. Tient nous au courant en ouvrant un fil dédié si jamais Moi quand je pense anthropologique philosophique je pense a des questions du genre: "qu'est-ce que l'Homme", différence humain/animal, a-t-il le libre arbitre ou pas, ses modes d'accès au monde se limitent-ils au langage et à la perception, et puis après d'autres questions vraiment chiantes sur les facultés humaines où chaque philosophe y va de sa réponse et même de sa propre terminologie... Mais peut-être que le courant que tu décris s'occupe d'autre chose ou à une approche particulière de la question.
  5. J'ai lu Danic Parenteau et Ian Parenteau, Les idéologies politiques. Le clivage gauche-droite, Presse de l'Université du Québec, 2008, 194 pages. C'est un excellent ouvrage d'introduction aux grandes familles de pensée politique, depuis l'extrême-droite jusqu'à l'extrême gauche en passant par le centre. Facile à lire, clair, je recommande. Le chapitre sur le conservatisme est particulièrement bien fait @PABerryer.
  6. ça dépend quelle est la ou les questions que tu te poses. Il y a différentes parties dans la philosophie et même si elles sont liées, elles sont aussi encore plus hétérogènes que la distinction entre histoire antique et histoire contemporaine par exemple. Tu peux jeter un œil à la section philosophie de ma bibliothèque idéale si tu veux.
  7. Moi je connais un petit essai littéraire amusant: (Attention, la 4ème de couverture est indigente, comme souvent). L'essai de Bégaudeau est imprégné de sociologie, mais si tu veux lire un ouvrage proprement scientifique tu as celui de Sylvie Tissot. Un autre essai excellent mais un peu plus large que ton sujet c'est Le crépuscule de la France d'en-haut du géographe social Christophe Guilluy. C'est le meilleur essai politique de la décennie 2010 que j'ai pu lire. Très fin sur les grandes dynamiques de la France depuis un demi-siècle.
  8. Bon dieu quelle idée à contre-courant... 🙄 L'école prépare activement aux métiers de demain. Manque de chance ce ne sont pas des métiers qualifiés exigeant de savoir lire, comme dans l'économie industrielle des années 1880-1980, mais des petits boulots précaires dans l'économie de service des métropoles mondialisés: livreurs, chauffeurs uber, équipiers chez macDo, vendeurs, etc (cf Guilluy). Et pour ceux qui veulent et surtout peuvent plus il faudra aller dans le privé (primaire, secondaire et bientôt supérieur). On ne mettra pas plus de moyens (déjà importants) et surtout on ne refera pas l'école exigeante et sans écrans des années 1960, susceptible de permettre à des pauvres de monter socialement, parce que le bloc bourgeois n'a aucun désir de mettre ses enfants en concurrence, et il n'a pas en face de lui un parti communiste à 25% pour l'inciter au compromis. Tout ça a été expliqué en long et en large par le blogueur "Descartes" (et je sais que tu le sais), parmi d'autres. On va donc continuer de ne faire redoubler personne, de simplifier les évaluations (le QCM plutôt que la dissertation) et de donner le bac à tout le monde (interdit de mettre moins de 6/20 aux copies de Bac). Et s'ils ne savent pas distinguer "on" et "ont" en terminale ce n'est pas grave, la fonction garderie de l'EdNat aura été assurée, les parents auront pu aller bosser, c'est l'essentiel. Ni Bertrand ni aucun autre candidat qui se présente n'a le début d'une idée ou d'une envie d'y changer quoi que ce soit. Et le premier qui dirait qu'il faut remettre une notation exigeante (du genre -1 points par faute d'orthographe) aura contre lui Le Monde et autre journaux de référence qui expliqueront qu'il ne faut pas "abîmer la confiance en soi" des élèves...
  9. Ah, tient, tu enseignes dans quel cadre (sans être trop indiscret, MP sinon) ?
  10. Je n'ai rien lu de tel, mais ce serait tout à fait son genre (Arendt n'est pas libérale, et elle n'apprécie pas Marx en effet). Julien Freund aussi décrit l'individualisme libéral, le marxisme et l'anarchisme comme des négations de la politique (mais là c'est l'influence de Schmitt). J'ai aussi déjà lu des anarchistes écrivant que l'anarcho-communisme constitue l'aboutissement logique de la volonté libérale d'auto-organisation spontanée du corps social.
  11. Non mais j'attends d'avoir la version écrite. Il a sorti des propos lunaires du style: "La délinquance est un jiihad". Et il nous fait aussi du proprétarisme hoppéen invontaire en parlant des Français "expropriés de leur pays". Il n'y a rien qui va dans le langage de Z. Et le langage exprime une pensée.
  12. Je trouve que Mélenchon s'est bien défendu, il est apparu motivé, combattif, etc. Sur le fond Zemmour n'a raison que sur le nucléaire. Il aimerait être protectionniste pour être un nationaliste cohérent, mais avec sa clientèle de chefs d'entreprises il a les mains liés. Sur l'économie et l'environnement il n'avait rien à dire. Le fond philosophique du désaccord est apparu à plusieurs moments, par exemple quand Zemmour ose dire que "la solidarité entre peuples ça n'existe pas". Vu de droite l'Homme est mauvais ; dans le langage chrétien ça s'appelle le péché originel. Il faut la contrainte pour forcer la coopération. Et à partir de cette prémisse là on n'arrive jamais à une politique libérale (libéraux qui sont de gauche a redit stupidement Zemmour). Après je suis biaisé par mes propres opinions, il faudra regarder si le débat a affecté leurs représentations dans l'opinion publique.
  13. C'est ce que je voulais dire. Bien sûr que beaucoup d'anarchistes de gauche admettent la violence révolutionnaire. Mais comme chez Marx, comme l'histoire chez Hegel, ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Leur société idéale est post-politique (ou à la rigueur il resterait la nécessité de la violence externe si le reste du monde n'est pas devenu anarcom). Moi de ce que j'ai lu ça me semble tout à fait utopique ; après je ne maîtrise pas encore bien certains penseurs anarchistes importants, je n'ai pas tout lu, etc. Et oui bien sûr le niveau de violence d'une société n'est pas une constante immuable.
  14. ça me semble au cœur de l'anarchisme, y compris de l'anarcho-communisme. Lordon l'explique très bien: l'anarchiste ne veut pas contraindre, ne veut pas exercer une violence sur un autre membre de la communauté. On va donc postuler que ce n'est nécessaire que dans une organisation sociale défectueuse, qu'il n'y a de violence que parce qu'il y a d'abord un Etat et des rapports de domination qui ont dégradé l'Homme. Mais idéalement la bonne société est post-étatique et post-politique. Politiquement, l'anarchisme est un individualisme* foncier à mon avis. Seule l'organisation sociale de la vie entre individualistes diffère selon qu'on se rapproche du pôle anarcap ou anarcho-communiste. *Et c'est bien ce que je lui reproche désormais.
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