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Johnathan R. Razorback

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  1. Alt-right et autres évolutions

    Autant je pense que le racisme te classe automatiquement à l'extrême-droite (et n'en déplaise à @NoName je suis tenté de mettre les identitaires "de gauche" de ce côté-là du spectre politique, ils ne promeuvent jamais qu'un nationalisme religieux -rejet du mariage avec les Français "de souche", défense de l'islam fût-il le plus traditionaliste, etc.- issu de minorités), autant je ne suis pas sûr qu'être d'extrême-droite implique automatiquement d'être raciste. D'ailleurs le racisme était fort peu présent dans le fascisme italien avant les années 30 (au cours desquelles il y a la guerre d'Éthiopie suivie de la colonisation en 1937 et un antisémitisme d'Etat à partir de 1938).
  2. Alt-right et autres évolutions

    Il y a tout de même un antisémitisme socialiste du 19ème bien documenté aujourd'hui: « Le Juif est la plaie de l'Humanité, l'ennemi de toutes les nations. » -Charles Fourier, cité dans Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre. Pour le reste, oui c'est idiot de ne pas savoir distinguer entre socialisme et fascisme, comme si toutes les formes d'antilibéralisme venaient de la gauche et/ou découlaient de la même doctrine. Erreur que ne faisait pas Tocqueville.
  3. Et tu as vu quelqu'un ici soutenir l'une de ces choses ? Sinon, les clandestins ont aussi le privilège d'être expulsable et de pas pouvoir travailler avec les Français qui le souhaitent, ce qui viole à l'évidence leur droit naturel de circulation et leur droit à s'associer librement (idem pour les Français qui voudraient les accueillir ou les embaucher). L'Etat-providence viole la liberté mais la fermeture des frontières à l'immigration (économique) aussi.
  4. Notre-Dame-des-Landes

    Je me vois mal aller contester une décision démocratique en menaçant de "niquer les flics" si ma volonté n'est pas respectée. A moins d'avoir en face un gouvernement faible que celui de E. P. Et encore hein. A moins que l'alternative soit la mort ou la prison perpétuelle. Auquel cas mon absence de compétences martiales et le probable sous-armement du groupe de libertariens révoltés n'auront de toute façon pas de conséquences plus indésirables.
  5. Tchao PS

    Réduire la dépense publique n'est pas de l'ordre du pensable, à ce que je vois. Pas mal cette logique alternative où certaines options sont écartées a priori.
  6. Front National

    J'ai aussi dit que ce serait aussi positif de construire les identités collectives par les réalisations et pas juste en mettant en avant les différences culturelles. Pour une fois c'est un peu hégélien, l'esprit se pose en s'opposant à la nature extérieure qui tente de le nier
  7. Front National

    Et ceux qui glosent à longueur de journées sur nos "valeurs partagées de la République" en guise de discours sur le commun de la Nation oublient bien gentiment qu'ils y a des gens qui ne sont pas démocrates (royalistes, fascistes, trotskystes, maoïstes., etc). Si je suis cette logique de définition de la nationalité par l'obéissance à la loi et d'adhésion au régime, ces Français ne sont donc pas Français...
  8. Front National

    Je n'ai pas encore lu dans le texte la critique schmitienne de la guerre humanitaire, mais en gros l'ennemi (et donc a fortiori l'étranger) n'est pas nécessairement un salaud. Parfois tous le monde à tort, parfois ce sont nos ancêtres qui se sont mal comportés. Parfois "eux" nous ressemblent aussi assez pour qu'on ne se fasse pas trop d'illusions sur notre mérite. Bref, on est pas obligé de haïr son ennemi. "Même des ennemis peuvent se respecter." -Troie (2004). Et on devrait surtout faire reposer l'identité de groupe sur les réalisations positives et pacifiques du dit groupe. C'est bien ça qui manque quand un ministre de Sarkozy énonce que "La France n'est ni un territoire, ni un peuple, ni une religion, ni une culture, mais des valeurs partagées" (on se demande bien lesquelles. La démocratie ? Les Indiens aussi sont majoritairement démocrates, ce ne sont pas des Français). Idem quand Macron dit: "il n'y a pas une culture française, il y a une culture en France". Il y a aussi une culture en Iran. A ce degré de dé-subtantialisation, j'imagine qu'on peut les changer de place indifféremment et sans conséquences, un peu comme des marchandises.
  9. Front National

    Non, ce n'est pas du tout un homme de paille ou un faux ennemi. Je rappelle brièvement de quoi il s'agit pour qu'on parle bien de la même chose: Suite à la victoire des républicains modérés du centre-droit/gauche bourgeois sur les royalistes, se met en place une IIIème république conservatrice. Celle-ci décide d'endiguer la montée du socialisme en généralisant une éducation obligatoire, laïque, nationaliste (du moins revanchiste / anti-boche) et colonialiste: « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. Si cet état des choses se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles ne se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes totalement opposés, inspirés d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 24 mai 1871. » -Jules Ferry, Discours de Jules Ferry devant le Conseil général des Vosges, 1879. Les résultats positifs de l'endoctrinement étatique sont certes une meilleure cohésion nationale (plus de guerre civile après la Commune), mais au prix d'un chauvinisme croissant qui coulera le pacifisme de gauche, les socialistes voyant en 14 leurs prolétaires bien-aimés s'en aller loyalement se faire faucher par les mitrailleuses des Germains plutôt que de faire la révolution as planned: « Il faut reconnaître que, sous notre Troisième République, l'enseignement populaire n'a subi, au point de vue moral, que quelques transformations anodines, en comparaison avec celui auquel il succédait. Les instituteurs laïques ont suppléé les ecclésiastiques, mais l'esprit déiste n'en a pas moins subsisté, soit dans les livres consacrés à la jeunesse, soit dans la bouche des instituteurs. Les rois y sont également portés sur le pavois du triomphe et des chants d'allégresse accompagnent de même leurs exploits belliqueux, préparant ainsi les jeunes cervelles à l'enthousiasme national et à l'esprit de conquête, qui peuvent être funestes aux destinées d'un pays. La patrie est placée au-dessus de tout : au-dessus de la justice, au-dessus de la fraternité, au-dessus de l'humanité. La charité y est prônée aux place et lieu de la solidarité réciproque. L'obéissance aveugle, passive, l'automatisme de la brute y sont recommandés ; le respect aux forts et à leur puissance immuable ; la résignation aux infortunés : voilà camarades, de quel enseignement on obsède les jeunes têtes de nos enfants. Étonnons-nous ensuite si, après trente années de République, on est contraint de lutter contre le chauvinisme, contre le retour aux guerres de religion, que l'on croyait à jamais éteints. » -Fernand Pelloutier, VIIe Congrès des Bourses du travail de France et des colonies, Paris, 5-8 septembre 1900. (Une cohésion nationale crée sur la base du "nous" contre "eux les salauds" ne donne pas très envie) L'objectif d'endiguer le socialisme aura aussi très moyennement réussi, compte tenu de la montée d'un étatisme au centre/ centre-gauche (radical-socialisme, solidarisme, etc), dont Jaurès lui-même s'étonnait: « Ce qui est nouveau, c’est que cette propriété collective d’État qui s’appelle l’impôt ait pris une si énorme extension dans une société qui a inscrit dans ses codes le droit souverain de la propriété individuelle. Ce qui est nouveau, c’est que la société bourgeoise et bourgeoisement individualiste ait été conduite, pour assurer son propre fonctionnement, à créer cette propriété d’État, qui représente un cinquième de l’activité nationale, et qui, malgré sa destination première de classe, est, au moins par sa forme collective, en opposition avec la forme individuelle de la propriété. » -Jean Jaurès, « LA PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE ET L'IMPÔT », Études socialistes, Cahiers de la Quinzaine, 1901, 270 pages, p.185. L'autre prix à payer étant une intégration assez réussie par les Français (du moins par les élites) de l'idée de la "mission civilisatrice" coloniale française. Celle dont les derniers reliquats se retrouveront chez un Fillon résumant le colonialisme à "la France n'a pas eu tort de partager sa culture" (exit les dizaines ou centaines de milliers de tués par le colonialisme français, les autres formes de violences (exploitation économique, viols de guerre, justice asymétrique au service du colon), la servitude politique, etc.). Les militants de gauche ont donc eu historiquement raison de dénoncer cet empoissonnement idéologique. Guillemin a passé une partie de sa carrière d'historien a montrer que la vision des manuels d'histoire et de relations internationales pour les étudiants était totalement paranoïaque vis-à-vis de la véritable politique étrangère allemande (avant 1914). Je pense qu'un Zemmour caricature grandement la réalité en considérant que l'enseignement actuel relève d'un "contre-roman" national. Mais, symétriquement, le fait est que l'idéologie de la repentance, le multiculturalisme et le tournant identitaire d'une partie de la gauche ont des effets bien nocifs auxquelles l'éducation n'apporte plus de contrepoids. Tout ça participe de la fin de l'assimilationnisme républicain. Faut-il pour autant "regretter le roman national" ? On ne peut pas regretter la déformation des faits historiques et les buts idéologiques qui sous-tendaient tout ça. Néanmoins la désagrégation de la société française pose la question de ce qu'il conviendrait de faire en matière d'éducation.
  10. Notre-Dame-des-Landes

    Qu'est-ce que tu en sais ?
  11. Le féminisme

    La légitimité du moyen n'implique pas la bonté de la fin.
  12. Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2

    Oh là là, encore cette fausse antinomie de demi-cultivé entre raison et passions... « Tout désir qui naît de la Raison ne peut être sujet à l'excès. » -Spinoza, Éthique, IV, proposition LXI, 1677.
  13. Mes lectures du moment

    La Trilogie des Dieux (dont ce n'est pas la partie intéressante). Le thème apparaît déjà chez Werber dans un passage de La Révolution des fourmis.
  14. Front National

    1): Si seulement. 2): Le péché originel est une idée issue des religions abrahamiques, tu as des conservateurs qui ne se réfèrent pas à ces religions*. Ne serait-ce que la Nouvelle Droite. *Par parenthèse, je fais une typologie des conservateurs, je n'en connais aucun qui soit athée (j'ai bien dis athée, pas agnostique). Si jamais ça évoque quelque chose à quelqu'un...
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