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Johnathan R. Razorback

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    Politique, Littérature, Culture Geek, Philosophie, Sciences sociales, Histoire, Mythologie

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  1. Vous vous rendez quand même compte qu'il n'y a pas de lien entre ceci: « Ecoutons ce que dit Anouilh : « L’Antigone de Sophocle, lue et relue, et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l’ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre » Et cette interprétation: "Si l’on en croit cette déclaration de l’auteur, le personnage d’Antigone est l’allégorie de la Résistance s’opposant aux lois édictées par Créon / Pétain." ?? La "résonnance de la tragédie", ça ne veut pas dire que tel personnage représente tel mouvement politique historique, a fortiori avec une opinion manifeste sur le bien-fondé de sa cause. Si c'était le cas, ça ne serait pas une tragédie mais un drame.
  2. Le rapport est que (compte tenu de cette anecdote) peut-être qu'il n'aurait pas présenté l'obéissance aveugle à la Loi de la cité comme un devoir filial compte tenu des bienfaits qu'elle a pu procurer à un moment. Aristote non plus ne pensait visiblement pas qu'il faut laisser la cité égarée liquider les philosophes. Ce n'est pas un hasard si les penseurs les plus despotiques de la tradition politique occidentale (Hobbes, Joseph de Maistre, Maurras) adoraient Platon.
  3. 1): Donc aucun rapport avec Pétain. 2): Tu fais comme si la pièce était un drame, alors que c'est une tragédie. 3): L'article montre bien qu'on a plaqué a posteriori des interprétations historicisantes de la pièce, alors que pour son auteur ce n'était pas le sujet. Donc Antigone n'est pas une dénonciation voilée de Vichy / la Collaboration, ou whatever.
  4. Manque de chance pour Socrate, ce n'est pas lui qui a écrit les dialogues où il apparaît.
  5. Aristide Renou défend Trump. Je ne suis pas complètement convaincu par son argumentation, il est trop partisan et moins nuancé que d'habitude. Les défauts de Trump ne sont pas purement formels (la forme c'est la fond qui remonte à la surface, comme dit l'un de mes professeurs). Et dans l'hypothèse où il serait la moins pire des alternatives, ça ne le met pas au-dessus de tout reproche.
  6. On pourrait dire que c'est la partie du territoire national exclusivement régi par les décisions de la puissance publique. Les hoppéens prennent prétexte du fait que si cet espace était intégralement privatisé, des propriétaires pourraient légitimement en exclure les immigrés, pour justifier ici et maintenant une fermeture plus ou moins avancée des frontières. Ce qui est deux fois abusif: 1) assimilation abusive ; 2) impossibilité de connaître à l'avance ce que décideraient de faire les hypothétiques propriétaires de leurs propriétés.
  7. Une loi débile de plus. Cela dit tu remarqueras que c'est l'usage commercial qui est factuellement réprimé (ce qui n'est pas bien logique mais bon). Toujours est-il que l'espace public n'a pas les caractéristiques d'une propriété privée. L'Etat ne peut le vendre par exemple.
  8. Sur le discord libéral on trouve des petits malins qui ont visiblement très envie de parler d'immigration et des bienfaits de -je cite- "l'homogénéité raciale", qui viennent citer du HHH et l'assimilation de ce dernier de l'espace public à une propriété privée, pour ne pas se faire dégager trop rapidement. Je me suis donc fendu de ce commentaire: "L'assimilation hoppéenne de l'espace public à une propriété privée est absurde. Pour ne rien dire des autres espaces non-privés (eaux internationales, espace). Les citoyens ne sont pas co-propriétaires de l'espace public (que la Constitution française interdit de céder, d'ailleurs). Ergo ils n'ont aucune légitimité à employer la force pour empêcher des étrangers de circuler dessus. L'Etat n'ont plus n'est pas propriétaire de l'espace public. Quand je ramasse du sable sur une plage, je ne viole pas une propriété de l'Etat. Aucune légitimité donc de l'Etat à initier la force comme des immigrants."
  9. Hum, ça ne semble pas correspondre à ce que je disais. Avec Le Monde mais aussi à des groupes politiques ou syndicaux plus à gauche, on a une sorte de vampirisation de la notion de démocratie par ce que j'appellerais l'esprit de faction. Comme on ne sait pas avancer d'argumentation non-corporatiste pour défendre ou lutter contre quelque chose (par exemple la réforme de la SNSF), on va prendre une valeur universellement admise et dire que la mesure en question l'attaque ("telle réforme antisociale met en danger le pacte démocratique", etc.). C'est sophistique à en mourir évidemment. C'est de la corruption du sens des mots. On notera que la droite recours beaucoup moins à ce genre de sophistique, probablement parce que la démocratie est quelque chose que la droite à mis très longtemps à admettre, et peut-être aussi parce que certaines distinctions libérales (légalité / légitimité, tyrannie de la majorité, etc.) ou certaines formes de jusnaturalismes sont plus communes du côté droit du spectre politique.
  10. https://www.contrepoints.org/2019/07/18/349318-vive-la-surpopulation
  11. Ah oui, carrément. La démocratie c'est décidément seulement lorsque le camp du Bien gagne...
  12. Il collabore avec qui Créon ? Sinon Wikipédia n'est pas de ton avis (lis bien la note 4 du reste): https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Anouilh#Antigone_et_l'Occupation_(1941-1945)
  13. Le fait d'avoir de la sympathie pour Créon ou pas me semble assez indépendant de la "compréhension" de ce qui se passe. C'est une relation et pas une observation.
  14. Je te rappelle ce propos de la sous-secrétaire à l'égalité hommes-femmes: "50% c'est déjà un compromis" (je te laisse deviner pour qui c'est censé être un compromis. Et aussi pour quel sorte d'alter-comprenant du principe d'égalité celui-ci doit se traduire de façon égalitariste par des quotas partout).
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