Johnathan R. Razorback

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    4 759
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    8

Johnathan R. Razorback a gagné pour la dernière fois le 17 juin

Johnathan R. Razorback a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

748 Populaire

À propos de Johnathan R. Razorback

  • Rang
    Idéaliste mélancolique

Previous Fields

  • Tendance
    Libéral de gauche
  • Ma référence
    Mises, Rand, Spinoza

Contact Methods

  • Website URL
    http://hydra.forumactif.org/forum

Profile Information

  • Gender
    Male
  • Location
    Paris
  • Interests
    Littérature Classique, Culture Geek, Philosophie, Économie, Histoire

Visiteurs récents du profil

738 visualisations du profil
  1. Comme l'écrit Graham McNeil dans ce qui est sans doute la meilleure de ses nouvelles de SF: "Mieux vaut laisser certaines choses être oubliées".
  2. J'étais certain que la conversation aller dériver vers l'existence de lois liberticides et le problème de la tyrannie de la majorité. Bon. 1): Non, c'est tout sauf évident, et sans même se demander ce que la philosophie libérale a à dire sur la question, la tradition politique chrétienne (entre autres) a produit plusieurs réponses contradictoires à la question de savoir si on pouvait légitimement résister à un pouvoir tyrannique et/ou non-chrétien. 2): Et pourtant on peut. Ou du moins on pourrait en débattre, parce qu'il n'y a pas de "ça va sans dire" sur une question aussi complexe. D'une manière générale la philosophie politique libérale n'a pas beaucoup pensé la question de la résistance à l'oppression (et on peut presque en dire autant de la philosophie politique en générale, souvent plus soucieuse de fonder le pouvoir que de lui résister). Vous allez me dire, ce n'est pas vrai, il y a Locke qui a posé un droit de résistance à l'oppression lorsque les droits naturels sont violés (notion qu'on retrouve directement dans la DDHC). Bon, c'est parfait. Mais est-ce que Locke nous dit un tout petit peu plus précisément ce qu'il faut entendre par "lorsque les droits naturels sont violés" ? Est-ce qu'il faut qu'ils soient tous violés simultanément, ou est-ce que certains (plus primordiaux) suffisent ? Ou même un seul ? Et est-ce que tout les types de violations se valent ? (cas limite: est-ce que je peux légitimement attaquer l'appareil d'Etat les armes à la main lorsque la fiscalité devient confiscatoire ?). Question subsidiaire: qui est le sujet de la révolte politique contre un pouvoir oppressant les droits naturels ? Pour Locke il semble que l'individu soit un échelon pertinent (il revient en quelque sorte dans la situation de l'état de nature). Mais si une révolte individuelle mène à la mort ou à la privation accrue de liberté, est-ce toujours une attitude pertinente (fût-ce légitime) ? Je ne sais pas si la philosophie de Locke est capable de répondre à ce genre d'interrogations (où l'on voit que d'évidence il n'y a pas). Mises évoque en passant le sujet. Sa position est intéressante: n'étant pas anarchiste, il se soucie de ne pas prescrire la révolte contre l'Etat (garant de l'ordre légal et donc de la possibilité d'avoir des droits), en dehors des situations d'ultime recours (la révolte comme ultima ratio). C'est une position intéressante car elle ne sombre pas dans le subjectiviste inhérent à l'attitude décrite en 1) ("Je respecte la loi si ça me convient, si ça ne nie pas mes principes suprêmes"), subjectivisme qui n'a rien à objecter au premier insurrectionnaliste ou communautariste venu. Bien sûr, elle ne fait que déplacer le problème ("C'est quoi -ou mieux, c'est quand- une situation où la révolte est l'ultime et légitime recours contre l'abus de pouvoir ?"), mais c'est déjà un début (comme disait Bergson, tout problème bien posé est à moitié résolu): "Tout libéral doit pourtant s'opposer à ce que, dans une répulsion compréhensible à l'égard de tout ce qui est prison et police et par une présomption exagéré, on proclame le droit de l'individu de s'insurger contre l'État. Résister par la force à l'autorité publique est le dernier moyen dont dispose la minorité pour mettre fin à l'oppression à laquelle la majorité la soumet. La minorité qui veut faire triompher ses idées doit tendre à devenir la majorité en usant du pouvoir de ses moyens intellectuels. L'État doit être organisé de telle sorte que l'individu puisse avoir le champ libre dans le cadre de ses lois. Le citoyen qui pense autrement que les représentants de l'appareil politique ne doit pas être gêné au point de n'avoir plus que le choix entre sa propre ruine ou la destruction de l'appareil politique." -Ludwig von Mises, Le Libéralisme (1927). 3): Oh, moi tu sais, je suis un démocrate libéral, national-républicain / souverainiste de gauche, alors les listes hein, ça ne m'impression guère.
  3. C'est d'ailleurs là tout le tragique du socialisme. Comme disait Aron, le communisme mène au camp de rééducation (il faut "améliorer" l'homme), le nazisme au camp d'extermination (il faut détruire les "sous-hommes"). On ne comprendra pas la séduction du socialisme (beaucoup plus durable historiquement que le phénomène fasciste) si on n'y décèle pas des idéaux positifs (modernes) pervertis. Edit: Je crois que Mises est allé jusqu'à écrire que le socialiste et le libéral ne différaient pas sur les fins, mais seulement sur les moyens. Ce qui pour le coup est excessif. Mais ce sont des frères ennemis, nés de la modernité et voués à s'en disputer l'héritage. "Le plus proche parent est le frère, c'est la plus forte identité de l'exogamie monogamique qui, en Occident, contraint à prendre un seul époux hors de la famille. La moindre différence doit porter la plus grande distance, l'antinomie radicale, le conflit le plus grave : ces frères sont ennemis." -Michel Clouscard.
  4. 1): J'accepte cet élément comme à charge dans le procès de la bêtise de Méluche Il faut néanmoins prendre en compte que les partis politiques, dès qu'ils dépassent un certain seuil quantitatif s'altèrent selon la loi dialectique du passage de la quantité à la qualité se diversifient en tendances internes, et qu'ils changent parfois de telle sorte qu'une tendance peut mener une longue et vaine lutte interne avant de se rendre compte qu'elle est complètement minoritaire et incapable d'influencer sérieusement la majorité du parti (la scission devenant alors le seul moyen de ne pas se renier). Et l'affectif et l'habitude ralentissent nettement ce genre de prise de conscience politique. Ce n'est pas une simple affaire de loyauté/déloyauté. 2): Il ne s'agit pas d'excuser mais de comprendre, comme dirait le sociologue. En l'occurrence de savoir si parler de bêtise est pertinent. Parler d'aveuglement idéologique serait plus juste. (1): Même remarque que 2). (2): On continue de mener une bataille de mots (mais que faire d'autre lorsqu'on s'accorde sur le fond ?): hypocrite est un terme impropre. L'hypocrite est celui qui exprime des opinions qu'il n'approuve pas au fond de lui (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypocrisie ). Je ne vois pas ce qui permet de qualifier ainsi Mélenchon: il pense vraisemblablement que le socialisme est une bonne chose, en fermant volontairement les yeux sur toutes les preuves du contraire. Parler de bêtise est inadéquat (celui qui est bête ne peut pas comprendre ; là c'est qu'il ne veut pas). Il vaut mieux mettre en cause un dogmatisme idéologique (il n'y a pas pire sourd que celui qui, etc. Mais la mauvais foi du sourd ne prouve pas qu'il n'est pas intelligent.).
  5. J'avais dis que Mélenchon allait les faire disparaître, visiblement je l'ai surestimé. Dommage. A la limite c'est un mal pour un bien ; qu'ils restent divisés ! Si les communistes s'étaient inféodés à Mélenchon à nouveau, comme il le leur avait suggéré, la force de frappe de la FI se serait encore accrue. Qu'ils restent divisés.
  6. 1): Ce n'est pas de déloyauté. Continuer à suivre ton parti alors qu'il a abandonné l'idée ou les idées pour lesquelles tu l'as rejoint*, ce n'est plus de loyauté, c'est du suivisme ; c'est bon pour les moutons ou les fanatiques. *(Mélenchon a d'ailleurs dit en 2012 -je cite de mémoire- "Quand j'ai rejoins le PS en telle année, la charte du parti proclamait "Il n'y a pas de démocratie achevée dans le cadre du capitalisme", c'est à ça que j'ai adhéré". Il n'y a donc de déloyauté nulle part ; il pourrait dire, comme le dit "Descartes" du PCF: "Ce n'est pas moi qui ai quitté mon parti, c'est mon parti qui m'a quitté"). 2): La première parti de ta phrase n'est pas exacte, puisque le régime communiste soviétique a été fondé suite à la Révolution de 1917 -la Constitution, antidémocratique, date de 1918: https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_soviétique_de_1918 . L'URSS était donc déjà une réalité lorsque Mises publie son livre. Mais là où il s'agit d'un ouvrage génial, c'est qu'il réfute théoriquement l'efficience du socialisme, sans avoir besoin d'exemples empiriques -la théorie étant bonne, ce sont au contraire les exemples empiriques qui viendront a posteriori illustrer ce que la théorie avait annoncé qu'il allait se produire (y compris l'effondrement final de l'URSS). 3): Mais la grande majorité pense comme Mélenchon que le capitalisme libéral est néfaste, en particulier pour les pauvres. Faut-il en conclure qu'ils sont tous "idiots" et que Liborg forme une avant-garde éclairée composée de gens supérieurement intelligents ? Je ne le pense pas, et même si c'était le cas, ce n'est pas très bon de se gargariser de sa détention de la Vérité (Pravda en russe), ça finit par donner de l'autosatisfaction narcissique sectaire dont les trotskystes sont l'exemple indépassable. Je pense au contraire qu'on peut être un peu plus charitable et ne pas expliquer systématiquement ou unilatéralement les différents formes d'antilibéralisme par de la bêtise. La socialisation politique, familiale, de classe, joue énormément sur ce que les gens pensent politiquement sans que ça nous dise grand-chose de leur intelligence en tant que telle. L'ignorance est un autre bon candidat pour soutenir le socialisme, non seulement l'ignorance volontaire de celui qui ne veut pas sortir de l'adoration des révolutions lointaines (temporairement ou géographiquement), mais aussi l'ignorance subie (tous le monde n'a pas les mêmes chances sociales d'en venir à lire un livre compliqué comme Le Socialisme, qui démonte des idées souvent beaucoup plus simples et séduisantes). Ou encore la simple absence de curiosité, qui fait qu'on suit par habitude les opinions de son groupe de référence (famille, classe sociale, individu remarquable, etc.). Hypocrite est donc une épithète impropre. Il serait beaucoup plus juste d'attaquer Mélenchon sur sa sympathie indiscutable pour des régimes despotiques -Cuba en particulier ; il n'y a là pas de questions d'intelligence à chercher, mais de l'immoralité à rendre plus honteuse en la livrant à la publicité. Même chose sur le socialisme de Mélenchon, on peut montrer que la doctrine est néfaste sans se prononcer autre mesure sur l'intelligence de l'individu Mélenchon.
  7. Je n'ai pas prétendu l'être (et si j'avais voulu dire quelque chose d'approchant, je me serais plutôt dit objectiviste). Pour reprendre ce que je disais récemment à @Noob dans le fil sur Daesh, indiquer Rand comme référence ne signifie ni que je connaisse toutes ses opinions (mais j'y travaille), ni que je suis systématiquement du même avis (y compris sur des points essentiels).
  8. 1): Pose-lui donc la question. Il te répondra probablement qu'il n'a "pris conscience" de la "trahison" des solfériniens que tardivement. Je ne vois pas comment on pourrait en déduire de l'hypocrisie. 2): Il y a dix ans, je ne sais pas, j'ai commencé à m'intéresser à lui en me politisant vers 2012, et il s'est toujours présenté comme défendant un socialisme écologiste. Il faudrait comparer ses déclarations entre les deux périodes. 3): En un certain sens limité, oui ; mais histoire de rester un aiguillon contre tout sentiment d'autosatisfaction, je vais plutôt dire que ça reste quelque chose d'infantile de réduire le clivage politique à de la bêtise. On peut être intelligent, cultivé, et ne pas être libéral, ça n'a rien à voir. Et le socialisme n'est pas une idée "bête": "Quelle que soit l'opinion que l'on ait de l'opportunité et des possibilités de réalisation du socialisme l'on doit reconnaître et sa grandeur et sa simplicité. Même celui qui le rejette catégoriquement ne pourra pas nier qu'il est digne d'être examiné avec grand soin. On peut même affirmer qu'il est une des créations les plus puissantes de l'esprit humain. Briser avec toutes les formes traditionnelles de l'organisation sociale, organiser l'économie sur une nouvelle base, esquisser un nouveau plan du monde, avoir dans l'esprit l'intuition de l'aspect que les choses humaines devront revêtir dans l'avenir, tant de grandeur et tant d'audace ont pu provoquer à bon droit les plus hautes admirations. On peut surmonter l'idée socialiste, on le doit si l'on ne veut pas que le monde retourne à la barbarie et à la misère, mais on ne peut l'écarter sans y prêter attention." -Ludwig von Mises, Le Socialisme, Librairie de Médicis, édition française de 1938 (1922 pour la première édition allemande), 626 pages.
  9. Oui mais qu'est-ce que ça veut dire de "placer les principes de leur foi au-dessus de la république" ? Ou bien on veut dire les individus, par exemples musulmans (et je ne vois pas ce que la "radicalité" vient faire dans l'histoire) disposent de principes politiques/moraux particuliers à l'aune desquels ils évaluent la pertinence/légitimité de la Loi, et qu'au besoin ils la critiquent lorsqu'elle ne leur convient pas. On constate alors basiquement qu'une démocratie (libérale) est pluraliste, que les individus ne sont pas d'accord entre eux sur tout, etc. Et je ne vois pas où est le problème. Et si les solfériniens en voient un, et recourent à une forme d'intimidation subtile en essayent de présenter telle ou telle loi comme inséparable du régime, cela prouve seulement qu'ils ont perdu toute capacité à argumenter, à expliquer pourquoi telle loi serait en soi bonne et mériterait d'être défendue. Ce qui est certainement dommageable pour la démocratie. Ou bien on veut dire que des individus, par exemples musulmans*, prennent prétexte de leurs croyances particulières pour violer la Loi, et auquel cas cela ne peut pas être admis, sans quoi nous sombrerons dans le chaos. *Mais les musulmans, fussent-ils radicaux, ne sont certainement pas le seul groupe à être potentiellement hors-la-loi au-nom-de (en fait tous les composantes d'une société peuvent potentiellement l'être) ; souvenons-nous des écologistes "radicaux" à Sivens...
  10. 1): Quand tu as des convictions (et personne n'a expliqué pourquoi il faudrait douter de celles de Mélenchon) et que ton parti politique s'en éloigne, ce n'est pas illégitime de le quitter et de le combattre. 2): Il a été sénateur français et député européen, tu ne peux pas lui reprocher de parler de son expérience pour se mettre en avant. En revanche on peut certainement pointer l'agressivité dans sa manière de le faire. 3): Ok pour l'hypocrisie. 4): Je ne vois pas à quoi tu fais allusion, Mélenchon se dit éco-socialiste depuis longtemps, sa campagne de 2017 a simplement marqué la primeur de l'écologisme sur le socialisme. Mais on ne peut pas parler d'un retournement de veste. 5): Cette phrase suggère que Mélenchon sait en son for intérieur que le socialisme est mortifère, mais qu'il en fait pourtant la promotion à des fins de réussite politique personnelle. Il n'y aucune raison, aucun signe extérieur, de supposer un tel machiavélisme. Et comme on ne le dira jamais assez: nous ne pouvons pas sonder le secret des consciences. "Never assume the motives of others are, to them, less noble than yours are to you. (Ne pars jamais du principe que les motifs des autres sont, à leurs propres yeux, moins nobles que le sont les tiens à tes yeux)" -John Perry Barlow, Principles of Adult Behavior, 1977.
  11. Comme disait Aristote, j'aime Platon, mais j'aime encore mieux la vérité. Il y a suffisamment à critiquer dans le catholicisme sans avoir à inventer des polémiques imaginaires.
  12. 1): Le catholicisme est donc incompatible... avec la tactique de propagande politique du gauchisme culturel qui consiste à laisser entendre que ses lois préférés sont indissociables du régime. Hé bien le libéralisme aussi est incompatible (ou plus exactement contredit cette idée), parce que ce sont les mêmes qui nous expliquent que la sécu est intouchable car "au cœur du modèle social français", bla bla bla. C'est de la rhétorique politicienne sans aucun fondement légal (ni légitimité). A partir du moment où on est démocrate, on doit admettre que la loi soit toujours potentiellement modifiable et que ce que les pères ont choisi comme étant bon, les fils peuvent y objecter et y remédier. 2): Exactement, tu as donc eu tort de dire que le catholicisme est antirépublicain (ce qui ne veut pas dire qu'il ne peut pas l'être, mais c'est un parti pris politique).
  13. Tu peux aussi avouer être incapable de donner un seul exemple de "lois de la république [qui] violent les "principes non négociables" à appliquer dans les choix politiques dictées par l'autorité religieuse légitime des catholiques", et avoir dit une bêtise ; ça arrive même aux meilleurs. La Papauté n'a pas seulement reconnu le régime, elle a autorisé les catholiques à le légitimer en participant aux élections, et même à essayer d'y monter des partis de tendance chrétiens-démocrates. On ne voit donc toujours pas pourquoi le catholicisme bien compris serait antirépublicain (c'est la ligne de l'Action française et l'Église a fini par les désavouer dans les années 1920).
  14. Imbu de lui-même, il suffit de l'écouter parler 5 minutes pour s'en apercevoir. Je pense d'ailleurs que le fait et la vulgarité croissante du personnage tient à l'évolution des rapports de force politique qui lui permettent une indépendance croissante vis-à-vis des autres partis de feu le Front de gauche -d'où un côté autiste: on peut se permettre de ne plus parler qu'aux plus excités puisque ça nous profite électoralement. Pour le reste: En quoi Mélenchon serait-il déloyal et hypocrite ? Et ingrat vis-à-vis de qui ?
  15. Pure spéculation.