Aller au contenu

Johnathan R. Razorback

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    8 248
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    24

Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Vu que Macron et même Henry de Lesquen ont leur fil dédié, je me suis dis qu'on pouvait en faire un sur Mélenchon, d'autant qu'il est déjà en campagne pour la présidentielle (en route vers ses 5 %). Et donc Mélenchon s'est décidé à reprendre la rhétorique du FN, lequel à lui-même repris le discours anti-immigration du PCF des années 80: https://www.slate.fr/story/120961/melenchon-travailleurs-detaches Ce n'est pas très bisous ça.
  2. Johnathan R. Razorback

    Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2

    @Tramp: il y a aussi ce livre de J. J. Rosa qui semble intéressant: https://www.grasset.fr/le-second-xxe-siecle-9782246575818
  3. Johnathan R. Razorback

    Le Portugal

    C'est le seul exemple qui m'est venu à l'esprit, et encore, je ne connais ça que par oui-dire. Tu as des noms ?
  4. Johnathan R. Razorback

    Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2

    Article effectivement en-dessous de tout: "Pour une partie des socialistes, une réglementation encore plus drastique s’impose. Les salariés ne sont pas assez protégés. Pour certains libéraux, ces réformes ne sont que des prétextes politiciens pour capter un électorat. Leur timidité ne résout rien. Il faut donc les combattre. Ces prises de position sont purement politiques, à la fois doctrinales et électoralistes. Les doctrines ne sont plus guère qu’un instrument de la politique politicienne. Les théories constituent un inépuisable vivier permettant de faire rêver à un monde meilleur, mais elles sont totalement déconnectées de la réalité." Non seulement il renvoie dos à dos libéralisme et socialisme, mais il en plus il développe un anti-théoricisme ridicule, comme si on pouvait définir de l'efficacité "neutre", sans critérium normatif ; ou comme si la réalité se laissait saisir immédiatement, sans réflexion ni théorisation... C'est du confusionnisme épistémologique digne du café du commerce. Au fond il accepte totalement l'économie mixte et le statu quo, comme conséquence de sa mentalité focalisée sur l'immédiat au détriment du détour théorique: "Notre société emprunte au libéralisme et au socialisme. Les deux camps pourraient s’en satisfaire. Mais ce serait trop simple. On n’évacue pas ainsi la politique et l’idéologie."
  5. Johnathan R. Razorback

    Le Portugal

    Je pense qu'on trouverait aussi des divergences en bioéthique (droit à l'avortement, euthanasie, etc.), elles-mêmes plus ou moins surdéterminées par une relation différente au christianisme (tout de même plus rare d'un côté que de l'autre). Les approches de la Nation s'opposent aussi, même si on trouve quelques souverainistes ou demi-souverainistes dans la gauche radicale. Il n'y a pas de remise en cause à gauche du droit du sol. La gauche radicale se revendique en général de la démocratie (même si on peut douter de la sincérité de certains et typiquement des reliquats du léninisme), alors qu'on la trouve plus critiquée à l'extrême-droite que partout ailleurs. Le racisme était aussi un élément de différenciation majeure jusqu'à l'apparition récente de la gauche régressive / identitaire. L'antimodernisme, notamment sous des formes de technophobie, est beaucoup plus développé à l'extrême-droite qu'à l'extrême-gauche, même si le développement fulgurant de l'écologisme à gauche tend à limiter l'écart. Ils n'ont visiblement pas non plus le même rapport au féminisme Et pas non plus à l'autorité et aux forces de l'ordre, police en particulier. La théorie du fer à cheval n'est pas fausse mais il faut souligner que s'il y a de très nombreux exemples de démonstrations de sympathies de l'ED vers l'EG (depuis Barrès et Maurras à la fin du 19ème siècle à nos jours avec de Benoist ou Rougeyron), et un nombre notable de transfuge de l'EG vers l'ED, l'inverse est infiniment plus rare. Là tout de suite j'aurais du mal à citer des personnalités passés de l'extrême-droite à l'extrême-gauche.
  6. Johnathan R. Razorback

    Le Portugal

    Bon, branle-le-bas de combat camarades et tous le monde sur le pont: ça fait deux fois en deux jours que je lis / qu'on me dit que le Portugal c'est miraculeux, le socialisme pourrait marcher en fin de compte, etc. Et la presse communiste est déjà à l’œuvre pour diffuser la bonne parole: https://www.legrandsoir.info/vive-le-portugal.html
  7. Johnathan R. Razorback

    Banni ?

    D'ailleurs j'ai l'impression qu'on le voit plus @FabriceM ?
  8. Le centre c'est par définition le royaume de l'opportunisme, de l'absence de principes. Par opposition aux extrêmes qui ont eux des principes et des doctrines, toutes plus ruineuses les unes que les autres. Il y aurait une blague chestertonienne à faire sur la division du monde entre pragmatiques et idéologues...
  9. Johnathan R. Razorback

    Taxe de la semaine

    C'est surtout que les sciences sociales ont établi depuis longtemps (et notamment contre l'identification marxiste entre classes et idéologies) qu'il n'y a aucune causalité simple entre classes sociales et identités politiques. L'idée que les "riches" seraient mécaniquement plus libéraux que les autres (et donc qu'il faut leur réserver le droit de vote) est inepte. En plus d'être totalement improbable à appliquer.
  10. Johnathan R. Razorback

    Taxe de la semaine

    @cedric.og parlait vraisemblablement des autres formes d'organisations de l'Etat, pas de son étendu.
  11. Johnathan R. Razorback

    L'idéologie anti-écrans

    Tellement de bons souvenirs sur ce jeu:
  12. Johnathan R. Razorback

    Taxe de la semaine

    L'idée de réserver le droit de vote aux "riches" "oublie" pour le moins que ladite oligarchie sera plus que tentée d'utiliser le pouvoir politique pour s'assurer des privilèges, comme l'histoire est là pour nous le montrer. L'idée qui sous-tend la précédente est qu'un tel régime serait puissamment hostile à la redistribution. Mais la (fausse) prémisse de cette thèse est que la redistribution ne nuit qu'aux "riches" et bénéficie aux autres (ce qui feraient mécaniquement des "riches" les plus hostiles au Welfare-State*). Or la redistribution pèse lourdement sur les classes moyennes. Et il y a aussi, contrairement à ce que croie la gauche, des phénomènes de redistribution inversée (les pauvres payent pour les riches), documentés ici même. Moralité: Donc le raisonnement ne tient pas debout. Le problème c'est le collectivisme, pas la démocratie. * Ou les plus hostiles à l'anticapitalisme. Alors que comme dirait quelqu'un: "We'll have to save capitalism from the capitalists." -Ayn Rand, Lettre à Isabel Paterson, 28 août 1945.
  13. Johnathan R. Razorback

    Présupposés philosophiques / culturels du libéralisme et Thick vs. Thin Debate

    L'article de Claudia R. Williamson and Rachel L. Coyne (p.83-100) illustre relativement bien en quoi la liberté dépend de conditions culturelles (et par suite que les libéraux devraient s'en soucier): https://www.beloit.edu/upton/assets/VOL_VI_.full.volume.pdf#83
  14. Je rebondis sur cette affirmation de @Lancelot "Toutes les étapes avant l'implication de l'état, comme certains ne manquent pas de le souligner religieusement, ne sont pas du domaine d'une critique libérale. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas porter de jugement dessus. Parce que quand on parle d'ordre spontané on ne parle pas simplement du fait qu'un phénomène a émergé mais également de la compétition et de la pérennité au long terme de ce phénomène. Donc non l'évolutionnisme n'est pas une posture de neutralité par rapport à ce qui arrive, c'est au contraire une posture qui insiste sur l'importance de l'ensemble du processus, y compris la compétition, pour que les bonnes théories survivent et les mauvaises disparaissent. Ça implique de combattre les tendances que l'on trouve mauvaises et de défendre celles que l'on trouve bonnes." Pour introduire les questions suivantes: Le libéralisme n'a t-il pas des présupposés philosophiques (c'est-à-dire: -version faible: seule l'acception de certaines positions philosophiques sous-jacentes permet -de facto- d'être libéral. -version forte: seule l'adoption de la bonne philosophie permet par conséquence de défendre la liberté de manière cohérente -c'est bien sûr la position objectiviste, que j'ai reprise dans ma signature) ou culturels ? N'y-t-il pas des types de pensées qui, étant en soi faux et mauvais, conduisent d'une manière ou d'une autre, à violer / rejeter les droits naturels (suggestion de théories / idéologies suspectes à cet égard: le polylogisme, ou le holisme méthodologique. Ou encore le racisme / antisémitisme, etc.) ? Ou encore: le libéralisme n'est-il pas le produit d'une certaine culture (en gros occidentale*) ? La préservation au moins partielle de ladite culture n'est-elle pas une condition nécessaire à la survie du libéralisme lui-même** ? Ou encore (synthétiquement): qui est l'homme des Droits de l'Homme ? *Certains objecterons qu'on trouve de la liberté, des constitutions "libres", etc, dans d'autres cultures. Mais d'une manière générale, nous les estimons être des signes de liberté à l'aune d'un étalon, d'une doctrine, née dans la culture occidentale, et non l'inverse. ** Si ce point était avéré, il s'ensuivrait que certaines cultures sont supérieures à d'autres. Ce qui est bien mon avis, mais pas spécialement une affirmation politiquement correcte. Ces questions me semblent difficilement dissociables du débat sur la nécessité (ou pas) d'un libéralisme plus "épais" que la seule opposition à l'interventionnisme étatique. Voici traduit ci-dessus quelque éléments de ce débat. Je reviendrais expliciter ma propre position plus tard: "Ces dernières années, le libertarianisme s'est de plus en plus divisé entre le libertarianisme "mince/léger" [thin] et le libertarianisme "épais" [thick]. Le libertarianisme léger se concentre uniquement sur la réduction de l'étendue de l'action gouvernementale, le respect des droits de propriété et le respect du principe de non-agression (PAN), et est généralement agnostique sur toutes les autres questions. [...] Les libertariens "épais" croient aux mêmes politiques gouvernementales que les libertariens "minces", mais ils insistent aussi pour encourager culturellement tout le monde à adopter une attitude de "vivre de laisser vivre", et pour débarrasser la société des préjugés traditionnels comme le racisme, le sexisme et l'homophobie." "Les libertariens "minces" accusent souvent les libertariens "épais" d'adopter la même position que la "nouvelle gauche" -à l'autoritarisme croisant- sur les questions sociales. Il n'est pas rare d'entendre des libertariens "minces" et conservateurs* accuser des libertariens "épais" d'avoir des sympathies pour le "marxisme culturel"." "Les libertariens "minces" accusent aussi parfois les libertariens "épais" de promouvoir des points de vue sociaux qui conduiront inévitablement à un plus grand interventionnisme gouvernemental. Par exemple, ils disent parfois que les libertariens épais favorisent les attitudes libertines qui causent l'éclatement de la famille et augmentent la consommation de drogues et d'alcool, ce qui finira par entraîner une augmentation des dépenses d'aide sociale et, partant, une augmentation des impôts." -Tara Ella, Moral Libertarian Perspective: The Thin vs Thick Libertarianism Debate (cf: https://medium.com/taraellas-liberal-conversation/moral-libertarian-perspective-the-thin-vs-thick-libertarianism-debate-db907f37bd65 ) "Cette tendance à prétendre que le libertarianisme doit être plus que l'engagement strict à la ligne libertarienne traditionnelle (droits de propriété et principe de non-agression) existe depuis un certain temps. On parle souvent de libertarianisme "épais". Les "extensifs" [je trouve plus élégant de traduire ainsi "thickists"] soutiennent qu'en plus d'argumenter contre la coercition, les libertariens doivent aussi s'engager à respecter d'autres principes qui ne sont pas strictement liés à la coercition. La contre-position est appelée libertarianisme " mince ", c'est-à-dire l'argument selon lequel la seule chose dont les libertariens devraient s'occuper, en tant que libertariens, c'est la violation du PAN. Le libertarianisme "épais" est à l'ordre du jour, à gauche comme à droite. Un article récent publié sur C4SS (Centre for a Stateless Society) illustre le libertarianisme "épais" de gauche qui est endémique chez la jeune génération d'amoureux de la liberté éduquée à l'université. Il s'agit du sujet brûlant du moment : les droits des transgenres. Novak fait un argument alambiqué, mais laissez-moi essayer de le traduire en anglais : Les libertariens plaident en faveur de l'ordre spontané qui découle de la libre association et de l'entreprise. Cet ordre spontané peut aboutir, compte tenu des préjugés actuels, à ce que les gens aient des opinions antitransgenre et fassent preuve de discrimination à leur égard, ce qui restreint leurs libertés. Par conséquent, les libertariens doivent soutenir les droits des transgenres dès maintenant. C'est un argument "épais" parce qu'il ne concerne pas nécessairement la coercition. Lorsqu'une personne a des opinions antitransgenre ou n'autorise pas la présence de toilettes transgenres sur sa propriété, elle ne contraint pas strictement qui que ce soit. Ils ne violent pas la personne ou la propriété de qui que ce soit. En vertu de la théorie libertarienne stricte, le propriétaire de la propriété peut établir toutes les règles qu'il ou elle aime concernant cette propriété, et personne n'a l'obligation de fréquenter la propriété de cette personne si elle n'est pas d'accord avec les règles. Cependant, le côté gauche du mouvement pour la liberté croit que les opinions préjudiciables qui proviennent des valeurs traditionnelles peuvent entraîner et entraînent des restrictions de la liberté des minorités sexuelles [...] et que les libertariens doivent donc être actif au côté de ces minorités." "Les libertariens nouvellement convertis commettent souvent une erreur d'interprétation philosophique qui se prête au ridicule. Ils répondront à la critique d'un comportement non agressif, mais néanmoins mauvais en disant : "Eh bien, ils ne violent pas le PNA [Principe de non-agression], pourquoi faites-vous des commentaires à ce sujet ?" Leur erreur est de supposer que s'engager dans la philosophie libertarienne, c'est se fermer à tout autre jugement moral. Au contraire, il est tout à fait normal, en fait normal, d'avoir d'autres points de vue moraux en conjonction avec le principe de non-agression. Le libertarianisme n'est pas l'indifférence morale. La moralité n'est pas non plus strictement concernée par la question de savoir s'il y a agression ou non. Il serait étrange qu'une personne n'ait aucun sens moral, si ce n'est de penser que l'État est un gang de voleurs. Il n'est pas déraisonnable de penser au-delà du libertarianisme et d'avoir beaucoup d'autres préoccupations morales et sociales. Néanmoins, le libertarianisme mince est nécessaire [...] La philosophie [libertarienne] risque d'être obscurcie et confondue si elle est associée à d'autres préoccupations qui ne concernent pas spécifiquement la réduction de l'agressivité [sic] dans la société. L' "extensivisme" rend dix fois plus difficile la tâche de faire avancer la cause de la liberté." "Les libéraux de gauche pensent que nous devrions approcher les conservateurs et dire : "Non seulement vous avez eu tort au sujet de l'interventionnisme à l'étranger, mais vous devez aussi abandonner vos valeurs traditionnelles et célébrer Caitlin Jenner". Les libertariens de droite pensent que nous devrions approcher le progressiste et dire "Non seulement le socialisme est une idée désastreuse, mais vous êtes un dégénéré et vous avez besoin de Jésus-Christ". D'une façon ou d'une autre, je suis sceptique quant à la pertinence de l'une ou l'autre de ces approches." "Notre meilleure approche de l'évangélisation est de mettre l'accent sur le fait que vous n'avez pas besoin d'adopter une vision culturelle particulière du monde pour soutenir l'idéal libertarien." -James Smith, Make Libertarianism Thin Again, 24 juin 2017 (cf: http://think-liberty.com/2017/06/24/make-libertarianism-thin/ ) "Pour David Gordon (...) le libertarianisme n'est pas une théorie éthique globale. Il n'essaie pas de nous dire à quels idéaux nous devrions aspirer dans notre vie personnelle, et il ne nous dit pas grand-chose sur la façon dont nous devrions interagir avec les autres. La seule chose que le libertarianisme a à dire sur nos relations interpersonnelles, c'est qu'il est mal d'agresser les personnes ou leurs biens." "Nous sommes des libertariens pour une raison quelconque. Et les raisons pour lesquelles nous devons endosser le libertarianisme seront souvent des raisons d'endosser d'autres valeurs, projets ou pratiques culturelles [...] Ce que je veux dire, ce n'est pas seulement qu'il y a des choses que les libertariens se trouvent croire ou aimer plus que les autres (science-fiction, peut-être ?), mais qu'il y a des choses que les libertariens devraient croire ou aimer plus que les autres, étant donné leurs engagements fondamentaux." -Matt Zwolinski, Libertarianism: Thick and Thin, 28 décembre 2011 (cf: http://bleedingheartlibertarians.com/2011/12/libertarianism-thick-and-thin/ ) A noter que Walter E. Block and Kenn Williamson partagent la position "mince" de Smith, contre d'autres auteurs (y compris, donc, Zwolinski et Ella): http://www.walterblock.com/wp-content/uploads/2017-libertarianism-thick-or-thin.pdf
  15. Johnathan R. Razorback

    L'insécurité culturelle

    Euphémisme de l'année: "the European left has supported a form of multiculturalism that minimizes the importance of integrating newcomers into creedal national cultures." (p.11) La vérité est que la gauche identitaire ou social-démocrate a ridiculisé le sentiment patriotique précisément parce que ça lui permettait de faire du clientélisme ciblée auprès desdites minorités d'une part (en exploitant leur besoin de reconnaissance, lui-même légitime jusqu'à un certain point -hélas difficilement définissable), et d'autre part parce que ça permettait à la frange bourgeoise de son électorat de délégitimer l'enseignement et un certain nombre de valeurs "traditionnelles" (en fait déjà modernes, mais d'une modernité moins contemporaine), afin de se promouvoir elle-même à la place desdits savoirs "bourgeois", etc. Y à au moins ça: "France should help integrate its immigrants by making it easier for them to nd jobs, primarily by liberalizing the labor market. Finally, the idea of French national identity and French culture has come under attack as Islamophobic; in contemporary France, the very concept of assimilation is not politically acceptable to many on the left. This is a shame, since it allows the nativists and extremists of the far-right National Front to position themselves as the true defenders of the republican ideal of universal citizenship." (p.13) Mais tout de suite après c'est pour faire du Macron: "The American creedal national identity would also be strengthened by a universal requirement for national service, which would underline the idea that U.S. citizenship demands commitment and sacrifice. A citizen could perform such service either by enlisting in the military or by working in a civilian role, such as teaching in schools or working on publicly funded environmental conservation projects similar to those created by the New Deal. If such national service were correctly structured, it would force young people to work together with others from very different social classes, regions, races, and ethnicities, just as military service does. And like all forms of shared sacri ce, it would integrate newcomers into the national culture." (p.13) Ou pire: "What is needed is a better system of sanctioning companies and people who hire illegal immigrants, which would require a national identi cation system that could help employers gure out who can legally work for them. Such a system has not been established because too many employers bene t from the cheap labor that illegal immigrants provide." (p.14)
  16. Johnathan R. Razorback

    L'insécurité culturelle

    Oula: "there is nothing wrong with identity politics as such; it is a natural and inevitable response to injustice. But the tendency of identity politics to focus on cultural issues has diverted energy and attention away from serious thinking on the part of progressives about how to reverse the 30-year trend in most liberal democracies toward greater socioeconomic inequality." (p.7) Rappelez-moi les options politiques de F. F ?
  17. Johnathan R. Razorback

    Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2

    C'est un peu comme le marxisme finalement: tu peux accepter l'infaillibilité du pape secrétaire général du Parti, parce qu'en lui obéissant, tu n'obéis en fait qu'aux "lois" de l'histoire...
  18. Johnathan R. Razorback

    Allemagne, Übermensch und Kartoffel

    Compte-rendu exhaustif ici: http://aristidebis.blogspot.com/2015/11/situation-de-la-france.html
  19. Johnathan R. Razorback

    L'idéologie anti-écrans

    Bien. Il y a une montée d'écologisme et de misonéisme dans ce pays ; donc je ne vois pas pourquoi les nouvelles technologies seraient épargnées alors qu'une technologie plus ancienne comme la voiture est devenue l'équivalent du chat démoniaque médiéval.
  20. Johnathan R. Razorback

    Allemagne, Übermensch und Kartoffel

    On en a déjà parlé, on ne peut pas être libéral et keynésien à la fois. « L'Etat peut et doit assurer à tous, par les lois sociales, le minimum de ressources qui rend possible une vie décente, au niveau que tolère la richesse collective. […] Il est en droit de prélever sur les privilégiés une contribution aux dépenses publiques qui croît avec le niveau des revenus. Il peut et doit amortir les échecs ou les déclins relatifs des groupes, des individus, des régions, malheureux dans la course au progrès. » -Raymond Aron, Essai sur les libertés. « [Aron] défend un régime politique démocratique modéré associé à un système d’économie mixte. » -Kevin Brookes, « Quand la France était libérale », La Vie des idées, 16 septembre 2016. « En raison de ses hésitations, de ses contradictions, de ses sympathies keynésiennes (dans sa préface à L’Opium des intellectuels, il s’avouait « personnellement, keynésien avec quelques regrets du libéralisme »), de son scepticisme exacerbé à l’encontre de l’autorégulation par la responsabilité individuelle, de son mépris pour ce qu’il appelait, à tort, « l’économisme » et de sa confiance à peine voilée dans l’intervention de l’État-providence, son entrée au Panthéon des grands penseurs libéraux n’est pas évidente. » -Mathieu Laine, Trente ans après sa mort, quel libéral était vraiment Raymond Aron ?, http://www.atlantico.fr, 18 Octobre 2013. Il a aussi critiqué (gentiment) Paul Veynes pour son manque d'enthousiasme pour le keynésianisme. Mon interprétation personnelle est que Aron a considéré à partir de 1945 que le communisme -ou une guerre civile avec les communistes- ne pourrait être évité qu'en défendant une démocratie constitutionnelle, mais avec des politiques économiques de Welfare-State. Ce qui revient à soutenir que pour éviter beaucoup de collectivisme, il faut en accepter un peu. Je pensais qu'il avait tort là dessus, comme quoi personne n'est parfait.
  21. Johnathan R. Razorback

    L'idéologie anti-écrans

    Je pense aussi. C'est la scientificité des recommandations que tu contestes @Lancelot ?
  22. Johnathan R. Razorback

    Allemagne, Übermensch und Kartoffel

    La préface de son anthologie de 1986 (Les Libéraux) sonnait bien libéral -a fortiori des auteurs qui y sont présentés méliorativement. Après, c'était il y a longtemps, en effet. Dans une moindre mesure, Alain Laurent aussi s'est droitisé dernièrement.
  23. Johnathan R. Razorback

    Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2

    Celui-là aussi vaut le détour: https://www.vexilla-galliae.fr/actualites/divers/1104-le-liberalisme-antiphilosophie-destructrice-des-societes-humaines
  24. Johnathan R. Razorback

    Allemagne, Übermensch und Kartoffel

    On a les intellectuels libéraux qu'on peut. C'est pas de ma faute s'ils versent tous (Nemo, Manent) dans des syncrétismes droitiers (sauf Koenig qui pose d'autres problèmes).
×