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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Front National

    J'imagine que ça rentre dedans, les autres genres de droite étant le nationalisme et le fascisme. Ils me posent plutôt un problème de classification interne dans le conservatisme. Mais c'est le cas pour au moins une dizaine d'auteurs.
  2. Paléo-libertariens, alt-right et choux à la crème

    Le libéralisme républicain est possible et souhaitable. Un certain nombre de libéraux, et pas seulement "de gauche", relèvent de cette sensibilité, dès lors qu'ils conçoivent le besoin d'égalité non seulement comme égalité juridique mais aussi de participation politique: "Jefferson had and affinity with Condorcet that stemmed from sharing the same democratic convictions enhanced by a common faith in the principle of perfectibility. And, like Jefferson's, Condorcet's ideas on ownership favoured the development of the concept of representative democracy, reinforced by the belief that a good administration would accelerate the distribution of property. "Our republic", Condorcet wrote in his last letter to Jefferson (December 1792), which criticized Lafayette's more moderate tendencies, "founded like yours on reason, on the laws of nature, on equality, must be your true ally, e should be nothing less than a single people, we have the same interests, and above all the one of destroying all anti-natural institutions"." (p.88) "Jefferson had a deep admiration for his philosophe friend throughout his remaining years. Although his laicism was distant from Condorcet's materialism, he appreciated his moral rigour, placing Condorcet's Esquisse alongside Locke's Two Treatise of Government among the classic texts of morality." (p.89) -Manuela Albertone, National Identity and the Agrarian Republic: The Transatlantic Commerce of Ideas between America and France (1750-1830), Routledge, 2016 (2014 pour la première édition), 324 pages. Sur Constant: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3325886p Sur Tocqueville (quoiqu'il fût plutôt un républicain de raison) http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=1673 Mais à vrai dire le terme de républicain cache une ambiguïté sémantique, et même plusieurs. On peut l'utiliser pour désigner tout régime non monarchique. On peut l'utiliser comme équivalent de démocratie, mais plutôt avec la connotation moderne de "démocratie représentative". Mais républicain renvoie aussi à une tradition de pensée qui trouve son origine dans La politique d’Aristote et l'idée du "gouvernement mixte": https://en.wikipedia.org/wiki/Classical_republicanism Cette tradition "républicaine" s'interroge sur le bien commun, les limites du pouvoir légitime et les conditions politiques de la vie collective. Dans cette approche, il n'est pas incompatible de développer une pensée "républicaine" tout en soutenant la monarchie. La notion de république joue le rôle d'une finalité politique et n'est pas un type de régime. Ce sont plutôt des concepts comme ceux de Nation ou d'Etat qui serviront à médiatiser la recherche du bien commun. Ainsi Jean Bodin, monarchique comme tous le monde au 16ème siècle, peut-il écrire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Six_Livres_de_la_République Là où Grotius propose de conférer au Souverain le droit de décider de la religion de ses sujets pour mettre fin aux guerres de religions meurtrières ; là où les libéraux mettront en avant la tolérance et la liberté de conscience ; Bodin met l'accent sur la nécessité d'un Etat assez fort pour empêcher toute minorité de se constituer en parti et menacer la paix civile. On retrouve ce genre d'idées chez Hobbes, mais avec des soubassements philosophiques déjà modernistes et contractualistes. Bodin, pour autant que je sache, ne met pas l'accent sur le rôle de culture, mais on peut constater que dans la pratique, le pouvoir central français recherchera, parfois avec des moyens violents, à homogénéiser sa population, imposer l'usage du français, etc. La Révolution ne fera que poursuivre cette création d'une culture commune, nationale. On parle fréquemment de nationalisme pour désigner ce processus et l'idéologie qui sous-tend la formation de l'Etat-Nation. Le terme est hélas lui-même polysémique. Je pense qu'une réflexion sur tout ceci s'impose dès lors qu'on veut endiguer la montée du communautarisme (y compris du néo-féminisme) et les "politiques identitaires". Ma différence avec les républicains non-libéraux (du genre Chevènement), c'est que je ne crois pas que les mesures coercitives qui sous-tendaient classiquement l'assimilationnisme national/républicain (éducation publique obligatoire + roman national + service militaire obligatoire pour brasser les populations entre les régions, etc.) soient indispensables à la réussite de celui-ci. Je ne crois pas non plus que la cohésion nationale ne puisse perdurer qu'en mettant des barrières à l'immigration. Pour moi les mesures à prendre sont essentiellement négatives, à savoir: -cesser le discours misopatre d'une partie des élites sur l'inexistence de la nation française, de sa culture, sur l'immigration-qui-est-une-chance-et-à-faite-notre-histoire, etc. ( "La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage." -Éric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, 5 janvier 2010. ) -combattre les identitaires de droite pour lesquels les non-chrétiens/Blancs/Européens ne peuvent pas devenir français, et les identitaires de gauche pour lesquels la France est un pays de racistes (insérer ici une citation d'un sociologue parlant de l' "inconscient raciste des Français"), à jamais souillée par le péché colonialiste (idéologie de la repentance), avec un Etat "structurellement" raciste ; bref un pays détestable dans lequel il ne faut surtout pas s'intégrer. -revaloriser d'une manière générale le cadre national (qui transcende -comme le dit bien @poney et Philippe Séguin avant lui-, les appartenances immédiates, originelles -le village, la religion, la "race"- ou fantasmagoriques/tribales -du néo-païen qui se pose en spartiate jusqu'au "lesbianisme politique"). Ce qui est à mon sens une des raisons de rejeter le projet de "construction européenne". -Éventuellement développer un "roman national" qui ne fasse pas violence aux faits, et qui ne serait pas enseigné dans un cadre monopolisé et étatisé, mais dans tous les genres d'écoles privées qui le souhaitent (et si, comme je le crois, les gens préfèrent une éducation qui permet de s'élever dans la société, plutôt que de s'enfermer dans une communauté, alors la concurrence scolaire portera sur les moyens bien plus que sur la fin). Et qui trouverait sa légitimité dans sa mise en avant dans le discours public. Si on fait ces 4 choses, plus quelque petites autres pour renouer avec la croissance et la création d'emplois (qui relève d'un national-libéralisme, à inventer), je suis convaincu qu'on peut ridiculiser tous les groupuscules identitaires, endiguer l' "insécurité culturelle" et le malaise qui profite aux extrémistes, faire retomber le FN au limbes de la nullité électorale qu'il n'aurait jamais dû quitter, et bâtir une société confiante en elle-même, prospère, optimiste (et donc tout à fait susceptible d'assimiler les étrangers parce que séduisante, désirable).
  3. Alt-right et autres évolutions

    Certes. Je connais assez bien le poujadisme, le bouquin de Romain Souillac sur le sujet est l'un des premiers que j'ai travaillé en sciences politiques. Il y néanmoins une dimension antiparlementaire dans le poujadisme (le thème des "pourris"). Le poujadisme est aussi un colonialisme (pro de Gaulle puis vivement anti-gaulliste, s'estimant trahi par le choix du général de décoloniser). Une bonne partie des membres du mouvement étaient antisémites, ce trait se combinant à l'occasion avec le précédant (ainsi Poujade a attaqué Mendès-France décolonisant le Viet-nam en le traitant de juif apatride sacrifiant l'intérêt de la France, une vieille rengaine maurassienne et qu'on peut faire remonter jusqu'à la droite contre-révolutionnaire). Maintenant j'ai déjà exprimé mon point de vue selon lequel le qualificatif d'extrême devrait être réservé aux mouvements prônant l'usage de la violence politique. Le poujadisme sous ce rapport ne prétend pas renverser la IVème république à la manière des Ligues de l'Entre-deux-guerres ou de l'Action française. Il manifeste une résistance principalement passive aux agents de l'Etat dans le cadre de sa dénonciation de l'impôt. Le soi-disant libéralisme d'un Jean-Marie Le Pen vient de cette dénonciation poujadiste du fisc. Je rangerais plutôt le poujadisme dans la droite nationaliste, même s'il est très nettement moins étatiste que le FN par exemple. Mais ça découle de la différence entre leurs électorats.
  4. Vu que Macron et même Henry de Lesquen ont leur fil dédié, je me suis dis qu'on pouvait en faire un sur Mélenchon, d'autant qu'il est déjà en campagne pour la présidentielle (en route vers ses 5 %). Et donc Mélenchon s'est décidé à reprendre la rhétorique du FN, lequel à lui-même repris le discours anti-immigration du PCF des années 80: https://www.slate.fr/story/120961/melenchon-travailleurs-detaches Ce n'est pas très bisous ça.
  5. Alt-right et autres évolutions

    Autant je pense que le racisme te classe automatiquement à l'extrême-droite (et n'en déplaise à @NoName je suis tenté de mettre les identitaires "de gauche" de ce côté-là du spectre politique, ils ne promeuvent jamais qu'un nationalisme religieux -rejet du mariage avec les Français "de souche", défense de l'islam fût-il le plus traditionaliste, etc.- issu de minorités), autant je ne suis pas sûr qu'être d'extrême-droite implique automatiquement d'être raciste. D'ailleurs le racisme était fort peu présent dans le fascisme italien avant les années 30 (au cours desquelles il y a la guerre d'Éthiopie suivie de la colonisation en 1937 et un antisémitisme d'Etat à partir de 1938).
  6. Alt-right et autres évolutions

    Il y a tout de même un antisémitisme socialiste du 19ème bien documenté aujourd'hui: « Le Juif est la plaie de l'Humanité, l'ennemi de toutes les nations. » -Charles Fourier, cité dans Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre. Pour le reste, oui c'est idiot de ne pas savoir distinguer entre socialisme et fascisme, comme si toutes les formes d'antilibéralisme venaient de la gauche et/ou découlaient de la même doctrine. Erreur que ne faisait pas Tocqueville.
  7. Et tu as vu quelqu'un ici soutenir l'une de ces choses ? Sinon, les clandestins ont aussi le privilège d'être expulsable et de pas pouvoir travailler avec les Français qui le souhaitent, ce qui viole à l'évidence leur droit naturel de circulation et leur droit à s'associer librement (idem pour les Français qui voudraient les accueillir ou les embaucher). L'Etat-providence viole la liberté mais la fermeture des frontières à l'immigration (économique) aussi.
  8. Notre-Dame-des-Landes

    Je me vois mal aller contester une décision démocratique en menaçant de "niquer les flics" si ma volonté n'est pas respectée. A moins d'avoir en face un gouvernement faible que celui de E. P. Et encore hein. A moins que l'alternative soit la mort ou la prison perpétuelle. Auquel cas mon absence de compétences martiales et le probable sous-armement du groupe de libertariens révoltés n'auront de toute façon pas de conséquences plus indésirables.
  9. Tchao PS

    Réduire la dépense publique n'est pas de l'ordre du pensable, à ce que je vois. Pas mal cette logique alternative où certaines options sont écartées a priori.
  10. Front National

    J'ai aussi dit que ce serait aussi positif de construire les identités collectives par les réalisations et pas juste en mettant en avant les différences culturelles. Pour une fois c'est un peu hégélien, l'esprit se pose en s'opposant à la nature extérieure qui tente de le nier
  11. Front National

    Et ceux qui glosent à longueur de journées sur nos "valeurs partagées de la République" en guise de discours sur le commun de la Nation oublient bien gentiment qu'ils y a des gens qui ne sont pas démocrates (royalistes, fascistes, trotskystes, maoïstes., etc). Si je suis cette logique de définition de la nationalité par l'obéissance à la loi et d'adhésion au régime, ces Français ne sont donc pas Français...
  12. Front National

    Je n'ai pas encore lu dans le texte la critique schmitienne de la guerre humanitaire, mais en gros l'ennemi (et donc a fortiori l'étranger) n'est pas nécessairement un salaud. Parfois tous le monde à tort, parfois ce sont nos ancêtres qui se sont mal comportés. Parfois "eux" nous ressemblent aussi assez pour qu'on ne se fasse pas trop d'illusions sur notre mérite. Bref, on est pas obligé de haïr son ennemi. "Même des ennemis peuvent se respecter." -Troie (2004). Et on devrait surtout faire reposer l'identité de groupe sur les réalisations positives et pacifiques du dit groupe. C'est bien ça qui manque quand un ministre de Sarkozy énonce que "La France n'est ni un territoire, ni un peuple, ni une religion, ni une culture, mais des valeurs partagées" (on se demande bien lesquelles. La démocratie ? Les Indiens aussi sont majoritairement démocrates, ce ne sont pas des Français). Idem quand Macron dit: "il n'y a pas une culture française, il y a une culture en France". Il y a aussi une culture en Iran. A ce degré de dé-subtantialisation, j'imagine qu'on peut les changer de place indifféremment et sans conséquences, un peu comme des marchandises.
  13. Front National

    Non, ce n'est pas du tout un homme de paille ou un faux ennemi. Je rappelle brièvement de quoi il s'agit pour qu'on parle bien de la même chose: Suite à la victoire des républicains modérés du centre-droit/gauche bourgeois sur les royalistes, se met en place une IIIème république conservatrice. Celle-ci décide d'endiguer la montée du socialisme en généralisant une éducation obligatoire, laïque, nationaliste (du moins revanchiste / anti-boche) et colonialiste: « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. Si cet état des choses se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles ne se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes totalement opposés, inspirés d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 24 mai 1871. » -Jules Ferry, Discours de Jules Ferry devant le Conseil général des Vosges, 1879. Les résultats positifs de l'endoctrinement étatique sont certes une meilleure cohésion nationale (plus de guerre civile après la Commune), mais au prix d'un chauvinisme croissant qui coulera le pacifisme de gauche, les socialistes voyant en 14 leurs prolétaires bien-aimés s'en aller loyalement se faire faucher par les mitrailleuses des Germains plutôt que de faire la révolution as planned: « Il faut reconnaître que, sous notre Troisième République, l'enseignement populaire n'a subi, au point de vue moral, que quelques transformations anodines, en comparaison avec celui auquel il succédait. Les instituteurs laïques ont suppléé les ecclésiastiques, mais l'esprit déiste n'en a pas moins subsisté, soit dans les livres consacrés à la jeunesse, soit dans la bouche des instituteurs. Les rois y sont également portés sur le pavois du triomphe et des chants d'allégresse accompagnent de même leurs exploits belliqueux, préparant ainsi les jeunes cervelles à l'enthousiasme national et à l'esprit de conquête, qui peuvent être funestes aux destinées d'un pays. La patrie est placée au-dessus de tout : au-dessus de la justice, au-dessus de la fraternité, au-dessus de l'humanité. La charité y est prônée aux place et lieu de la solidarité réciproque. L'obéissance aveugle, passive, l'automatisme de la brute y sont recommandés ; le respect aux forts et à leur puissance immuable ; la résignation aux infortunés : voilà camarades, de quel enseignement on obsède les jeunes têtes de nos enfants. Étonnons-nous ensuite si, après trente années de République, on est contraint de lutter contre le chauvinisme, contre le retour aux guerres de religion, que l'on croyait à jamais éteints. » -Fernand Pelloutier, VIIe Congrès des Bourses du travail de France et des colonies, Paris, 5-8 septembre 1900. (Une cohésion nationale crée sur la base du "nous" contre "eux les salauds" ne donne pas très envie) L'objectif d'endiguer le socialisme aura aussi très moyennement réussi, compte tenu de la montée d'un étatisme au centre/ centre-gauche (radical-socialisme, solidarisme, etc), dont Jaurès lui-même s'étonnait: « Ce qui est nouveau, c’est que cette propriété collective d’État qui s’appelle l’impôt ait pris une si énorme extension dans une société qui a inscrit dans ses codes le droit souverain de la propriété individuelle. Ce qui est nouveau, c’est que la société bourgeoise et bourgeoisement individualiste ait été conduite, pour assurer son propre fonctionnement, à créer cette propriété d’État, qui représente un cinquième de l’activité nationale, et qui, malgré sa destination première de classe, est, au moins par sa forme collective, en opposition avec la forme individuelle de la propriété. » -Jean Jaurès, « LA PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE ET L'IMPÔT », Études socialistes, Cahiers de la Quinzaine, 1901, 270 pages, p.185. L'autre prix à payer étant une intégration assez réussie par les Français (du moins par les élites) de l'idée de la "mission civilisatrice" coloniale française. Celle dont les derniers reliquats se retrouveront chez un Fillon résumant le colonialisme à "la France n'a pas eu tort de partager sa culture" (exit les dizaines ou centaines de milliers de tués par le colonialisme français, les autres formes de violences (exploitation économique, viols de guerre, justice asymétrique au service du colon), la servitude politique, etc.). Les militants de gauche ont donc eu historiquement raison de dénoncer cet empoissonnement idéologique. Guillemin a passé une partie de sa carrière d'historien a montrer que la vision des manuels d'histoire et de relations internationales pour les étudiants était totalement paranoïaque vis-à-vis de la véritable politique étrangère allemande (avant 1914). Je pense qu'un Zemmour caricature grandement la réalité en considérant que l'enseignement actuel relève d'un "contre-roman" national. Mais, symétriquement, le fait est que l'idéologie de la repentance, le multiculturalisme et le tournant identitaire d'une partie de la gauche ont des effets bien nocifs auxquelles l'éducation n'apporte plus de contrepoids. Tout ça participe de la fin de l'assimilationnisme républicain. Faut-il pour autant "regretter le roman national" ? On ne peut pas regretter la déformation des faits historiques et les buts idéologiques qui sous-tendaient tout ça. Néanmoins la désagrégation de la société française pose la question de ce qu'il conviendrait de faire en matière d'éducation.
  14. Notre-Dame-des-Landes

    Qu'est-ce que tu en sais ?
  15. Le féminisme

    La légitimité du moyen n'implique pas la bonté de la fin.
  16. Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2

    Oh là là, encore cette fausse antinomie de demi-cultivé entre raison et passions... « Tout désir qui naît de la Raison ne peut être sujet à l'excès. » -Spinoza, Éthique, IV, proposition LXI, 1677.
  17. Mes lectures du moment

    La Trilogie des Dieux (dont ce n'est pas la partie intéressante). Le thème apparaît déjà chez Werber dans un passage de La Révolution des fourmis.
  18. Front National

    1): Si seulement. 2): Le péché originel est une idée issue des religions abrahamiques, tu as des conservateurs qui ne se réfèrent pas à ces religions*. Ne serait-ce que la Nouvelle Droite. *Par parenthèse, je fais une typologie des conservateurs, je n'en connais aucun qui soit athée (j'ai bien dis athée, pas agnostique). Si jamais ça évoque quelque chose à quelqu'un...
  19. Front National

    Pour moi c'est le rôle de la politique, étant entendu qu'un homme politique ne peut pas faire plaisir à tous le monde. Le problème à introduire un discours patriotique dans l'éducation c'est qu'on mélange la science historique avec des jugements de valeur qui peuvent difficilement être consensuels. C'est encore pire avec un enseignement public où la majorité au pouvoir ne peut qu'être tentée de diffuser ses propres préférences et références partisanes. Le simple fait d'étudier ou non une période / un personnage, est un choix politique.
  20. Oui mais Snoke aussi. Etre libéral c'est être tolérant, c'est-à-dire s'abstenir de recourir à la coercition contre les comportements que l'on estime être vicieux (c.a.d ce qui est mauvais sans pour autour violer la liberté de quelqu'un). Des fois c'est dur d'être tolérant, choisir comme avatar une caricature de Sith c'est quand même un gros vice
  21. Front National

    Y a plusieurs sortes de conservatismes (je travaille un peu là-dessus quand j'ai du temps), mais je vois pas très bien ce qui tu reproches aux musulmans en la matière. Il y a certainement dans l'islam des conservateurs qui ne sont pas des "traditionalistes religieux": https://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Rashid_Rida
  22. Historionomie

    1): De sa population italienne. Ensuite ça s'est étendu. 2): c'est un peu contradictoire avec la notion d'Empire. L'Empire a continué de faire des guerres pour conquérir (ex: la Bretagne) ou réprimer des révoltes (ex: https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_guerre_judéo-romaine ). Et l'intégration d'une partie des élites étrangères est lente: sous Vespasien (69-79), les élites italiennes commencent seulement à intégrer le Sénat. Puis les Romains, à ma connaissance, n'avaient guère d'idéologie sous-tendant leur impérialisme (cf: http://www.persee.fr/doc/mefr_0223-5102_1975_num_87_2_1034 ). Ils n'étaient pas racistes. C'est la bête loi du plus fort qui s'exerce sur les autres peuples.
  23. Historionomie

    Est-ce le chapitre 2 de Qu'est-ce que l'Occident ? (que j'ai acheté du coup) ?
  24. Le féminisme

    Elles sont aliénées par la fausse conscience qui les empêchent de prendre conscience de leur intérêt de classe objectif. Le parti d'avant-garde doit agir au nom des masses "allant à contre-courant de l'histoire" (Lénine, Que Faire ?). Splendeur de l'abolitionnisme de structures.
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