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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. On n'est pas couché, Moix & toi

    Oui mais non. Qui dit communauté politique dit: "ici s'applique telle Loi, mais pas au-delà". Qui dit sécurité collective dit: "ceci est la limite de notre espace terrestre/maritime/aérien, toute violation sera considérée comme une intrusion hostile". Le libéralisme ne repose pas sur l'abolition des frontières mais sur la libre-circulation des individus et des biens entre les Etats. "Ce n'est pas la souveraineté nationale en elle-même qui engendre la guerre, c'est la souveraineté de gouvernements qui ne sont pas entièrement acquis aux principes de l'économie de marché. Le libéralisme n'a pas fondé et ne fonde pas ses espoirs sur l'abolition de la souveraineté des divers gouvernements nationaux, une aventure qui entraînerait des guerres interminables. Il vise à une reconnaissance générale de l'idée de liberté économique. Si tous les peuples deviennent libéraux et se rendent compte que la liberté économique sert leurs propres intérêts du mieux qu'il est possible, la souveraineté nationale ne provoquera plus de conflits et de guerres. Ce qui est nécessaire pour rendre la paix durable, ce ne sont ni des traités et conventions internationales, ni des tribunaux et organisations internationales comme la défunte Société des Nations ou sa suivante les Nations Unies. Si le principe de l'économie de marché est accepté universellement, de tels artifices sont inutiles ; et s'il n'est pas accepté, ils sont sans effet. La paix durable ne peut être le fruit que d'un changement dans les idéologies. Aussi longtemps que les peuples s'accrochent au dogme de Montaigne et croient qu'ils ne peuvent prospérer économiquement qu'aux dépens d'autres nations, la paix ne sera jamais qu'une période de préparation à la guerre suivante." -Ludwig von Mises, L'Action humaine. Traité d'économie (1949).
  2. travail des enfants

    Et non, car il existe du comique involontaire. Moi je trouve ça plutôt marrant, alors que ce n'est peut-être pas le but recherché. J'ai envie de dire que le plus important c'est la pertinence scientifique de l'analyse, or on peut se demander si l'auteur n'introduit pas des présupposés psychologiques / comportementaux relatifs à la motivation des agents, qui seraient erronés.
  3. travail des enfants

    Je pense que c'est plutôt le contexte d'énonciation plutôt que l'énoncé lui-même qui peut choquer ; car, au risque de passer pour cynique, je trouve cette phrase assez drôle. Tu pourrais sûrement la trouver drôle si un humoriste l'avait lancé au milieu d'un spectacle. C'est le fait qu'elle provienne d'un manuel sérieux qui crée un effet désagréable ("Mais ce type n'a pas d'âme ou quoi ?").
  4. travail des enfants

    Si j'en juge par mon vécu personnel, l'affection peut investir certains êtres de manière rapide, profonde et durable.
  5. travail des enfants

    Si on regarde les choses du point de vue strictement économique*, ce sont bien deux sortes de dépenses (et de revenus potentiels: location de la maison et revente travail de l'enfant si la loi le permet), entre lesquelles on peut avoir à arbitrer. *Et il me semble qu'un économiste ne devrait pas faire autre chose, même si ça revient à passer pour sans âme -c'est le lot de ceux qui s'en tiennent le mieux à la https://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralité_axiologique
  6. On n'est pas couché, Moix & toi

    Je crois que ce petit dictateur de plateau-télé mérite de figurer au podium de la débilité française avec BHL et Soral.
  7. On n'est pas couché, Moix & toi

    Ce ne sera pas la première fois qu'un totalitarisme a une composante "verte" => http://www.larevolutionencharentaises.com/spip.php?article176 Sinon j'aime bien la dernière phrase de couverture: et après ils viennent dénoncer le "there is no alternative"...
  8. travail des enfants

    C'est un crime de lèse-majesté à la "solidarité" nationale ça
  9. travail des enfants

    Mais que c'est con. Faut pas se plaindre d'être marginalisé après.
  10. travail des enfants

    Chaque jour qui passe me rend moins left-friendly...
  11. travail des enfants

    Merci, je vais me pencher là-dessus quand je pourrais
  12. travail des enfants

    Je ne vois pas bien en quoi le passage que tu cites se rapporte à la discussion. Cela étant, je peux me tromper, j'ai dû lire le premier tiers de L'éthique de la liberté en 2012 ou début 2013, et mes notes dessus ne sont pas à jour. Je le relirais peut-être. L'absence de rigueur est plutôt du côté de Rothbard qui parle du parent comme "propriétaire" de son enfant, ce qui est inapproprié car 1): les êtres humains ne sont pas appropriables ; 2): il dit lui-même que le parent ne peut légitimement mutiler ou tuer son enfant, ce qui prouve qu'il n'en est pas propriétaire.
  13. travail des enfants

    Non ? « Si un parent est propriétaire de son enfant (dans les limites de la non-agression et du Droit de s’en aller), alors il lui est aussi loisible de céder ce Droit de propriété à quelqu’un d’autre. Il peut donner son enfant en adoption ou, par contrat volontaire, vendre les Droits qu’il détient sur lui. Autrement dit, nous devons accepter le fait que le marché libre des enfants connaisse un grand développement dans une société totalement libre. » -Murray Rothbard, L’éthique de la liberté.
  14. travail des enfants

    "La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société." (DDHC, article 5). C'est à ceux qui veulent que le travail des enfants soit interdit de nous expliquer pourquoi -il ne faut pas faire comme si c'était a priori évident que c'est mal. D'un point de vue libéral je ne vois pas quel droit naturel cela viole. Ni le "droit" à l'éducation ni le "droit" à la paresse ne sont des droits naturels. L'objection: "ça créerai du chômage" repose sur le sophisme de la masse de travail fixe, il vaut autant que la volonté d'interdire l'immigration économique ou le travail des femmes. Dans un certain nombre de situations historiques, interdire le travail des enfants revient à priver des familles pauvres du substrat économique pour faire vivre lesdits enfants. On peut toujours espérer que la fécondité s'adapte à l'interdiction, mais à court terme ça pousse objectivement des enfants vers la mort par inanition (ou vers la délinquance pour survivre). C'est donc une loi liberticide de mer** de plus. (Cela dit le rothbardisme mènerait à la vente des enfants...).
  15. Tchao PS

    C'était tout de même passé de mode en France depuis le début du 20ème siècle. Au niveau international les statuts de la 3ème Internationale communiste réprouvaient l'antisémitisme (ce qui n'a pas empêché des persécutions localisées dans le temps et l'espace, mais idéologiquement c'était réprouvé).
  16. Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme

    C'est ce que dit Aron en plusieurs endroits mais ça ne me semble pas exact, le prolétaire avant tout un salarié*, et le salariat débordait déjà la seule condition ouvrière au 19ème: https://fr.wikipedia.org/wiki/Prolétariat#Approche_marxiste *En revanche les marxistes sont bien embarrassés dès que se demande si la réciproque est vraie.
  17. Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme

    On peut débattre longtemps de ce qu'est un ouvrier, mais avec la méthodologie de l'INSEE, les ouvriers représentent 20.3% des individus occupant un emploi en... 2016: https://www.insee.fr/fr/statistiques/2489546 Rappelons aussi que le prolétariat au sens de Marx ne se limite pas aux seuls travailleurs des usines, un nombre non négligeable de saisonniers & travailleurs agricoles sont aussi dépourvus des moyens de production et donc salariés. D'où des stratégies politiques d'alliance paysans /ouvriers par plusieurs partis communistes (question qui obsédait Gramsci typiquement), voire la délégation à la paysannerie du rôle de classe révolutionnaire (stratégie de Mao et d'autres tiers-mondisme marxisant).
  18. Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme

    Non, la croissance de la composition organique du capital était censée accroître l'armée industrielle de réserve jusqu'à créer une telle masse de chômeurs que la révolution serait le seul moyen pour eux d'assurer leur survie matérielle. C'est la thèse de la paupérisation absolue du prolétariat, dont Mises notait dès 1922 que la majorité des marxistes n'avaient plus le cran de la soutenir (devant le démenti des faits).
  19. Réduit en pièces ! Émission d'économie pour YouTube

    D'une manière générale, les rares passages où Marx s'essaye à décrire l'après capitalisme relèvent du fantasme utopique complet. Régis Debray a eu le mérite de l'admettre et de le dire à ses camarades révolutionnaires il y a longtemps, et beaucoup lui sera pardonné pour ce regain de lucidité (même si ça reste un personnage oubliable, et même pas le plus intelligent des marxistes ou post-marxistes): "Notre objet n’est pas de discuter sur le mode de production communiste, mais laisse moi te dire que cette notion se dégage mal des enfantillages de la pensée utopique. Je veux dire que le communisme comme fin de l’histoire, c’est encore une idée non matérialiste et non dialectique. A entendre comme une idée de la raison pure marxiste. Dans la mesure où elle suppose la fin de la rareté, la disparition de l’Etat, la fin de la division du travail manuel et intellectuel, c’est évidemment ce qu’on appelle une utopie. C’est d’ailleurs pourquoi Marx l’a reprise telle quelle des utopistes et n’a jamais réfléchi dessus sérieusement. C’est aussi pourquoi tout ce qu’annonce la mode de production communiste, c’est l’horizon qui avance avec le marcheur. Le dépérissement de l’Etat on sait ce qu’il en est, la fin de la rareté de même. D’ailleurs la rareté en tant que rapport est une donnée permanente de l’histoire : toute rareté est relative, et ce relatif est un absolu en ce sens que l’innovation fabrique sans cesse de la rareté ; la dernière des machines automatisées sera toujours un bien rare par rapport aux générations antérieures, autrement dit, la rareté est constitutive du rapport économique de l’homme aux choses. Par ailleurs, les idées de la disparition du pouvoir, de tout pouvoir séparé de la société, on pourrait facilement démontrer que c’est une idée sans fondement matériel, laissons cela de côté, et revenons donc à la nation. Je dis d’ailleurs que l’une des raisons qui démontrent bien le caractère utopique du mode de production communiste, c’est son universalité postulée, autrement dit qu’il postule la disparition des particularités culturelles et nationales. Il s’agit vraiment d’une idée idéaliste qui n’a rien à voir avec la théorie de la contradiction comme moteur permanent de l’histoire. C’est vraiment là un résidu (et peut-être plus qu’un résidu) spéculatif chez Marx ; en tous cas, une idée héritée de l’Aufklärung [mot allemand désignant la philosophie des Lumières]." -Régis Debray, Entretien avec Carlos Rossi, Critique Communiste [revue théorique de la LCR], 1976.
  20. Réduit en pièces ! Émission d'économie pour YouTube

    Cadeau: "Une « éducation du peuple par l'Etat » est chose absolument condamnable. Déterminer par une loi générale les ressources des écoles primaires, les aptitudes exigées du personnel enseignant, les disciplines enseignées, etc., et, comme cela se passe aux Etats-Unis, surveiller, à l'aide d'inspecteurs d'Etat, l'exécution de ces prescriptions légales, c'est absolument autre chose que de faire de l'Etat l'éducateur du peuple ! Bien plus, il faut proscrire de l'école au même titre toute influence du gouvernement et de l'Eglise. Bien mieux, dans l'Empire prusso-allemand (et qu'on ne recoure pas à cette échappatoire fallacieuse de parler d'un certain « Etat de l'avenir » nous avons vu ce qu'il en est), c'est au contraire l'Etat qui a besoin d'être éduqué d'une rude manière par le peuple." -Karl Marx, Critique du programma de Gotha, 4ème partie, 1875. Entre ça et le libre-échange, Marx est plus libéral que bien des socdem Normal pour un anarchiste tu me diras.
  21. Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme

    ça va être une course de vitesse entre eux et les anti-"insérer ici le terme en isme", qui lutteront pour l'égalité de traitement entre humains et robots. Non à la robophobie ! Cet utopisme ne me semble pas très nouveau, mais au sein du socialisme la tendance écologiste et technophobe me semble en train de gagner la bataille contre le "productivisme" traditionnel (marxiste notamment): « Aristote prévoyait que « si chaque outil pouvait exécuter sans sommation, ou bien de lui-même, sa fonction propre, comme les chefs-d'œuvre de Dédale se mouvaient d'eux-mêmes, ou comme les trépieds de Vulcain se mettaient spontanément à leur travail sacré ; si, par exemple, les navettes des tisserands tissaient d'elles-mêmes, le chef d'atelier n'aurait plus besoin d'aides, ni le maître d'esclaves. Le rêve d'Aristote est notre réalité. Nos machines au souffle de feu, aux membres d'acier, infatigables, à la fécondité merveilleuse, inépuisable, accomplissent docilement d'elles-mêmes leur travail sacré ; et cependant le génie des grands philosophes du capitalisme reste dominé par le préjugé du salariat, le pire des esclavages. Ils ne comprennent pas encore que la machine est le rédempteur de l'humanité, le Dieu qui rachètera l'homme des sordidæ artes et du travail salarié, le Dieu qui lui donnera des loisirs et la liberté. » -Paul Lafargue, Le Droit à la paresse, 1880.
  22. Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme

    Ce qui n'est pas faux. Mais la guerre civile aurait duré moins longtemps si les Bolcheviks n'avaient pas cherché à collectiviser les terres et a massacré les chrétiens orthodoxes. Sans oublier le fait que ce sont eux qui ont déclenché cette guerre civile avec leur coup d'Etat suivi de la dissolution du Parlement où ils se sont retrouvés en minorité... (Sans oublier les armées occidentales qui sont allées rétablir sur place la démocratie, avec les résultats habituels de l'interventionnisme militaire...).
  23. Vu que Macron et même Henry de Lesquen ont leur fil dédié, je me suis dis qu'on pouvait en faire un sur Mélenchon, d'autant qu'il est déjà en campagne pour la présidentielle (en route vers ses 5 %). Et donc Mélenchon s'est décidé à reprendre la rhétorique du FN, lequel à lui-même repris le discours anti-immigration du PCF des années 80: https://www.slate.fr/story/120961/melenchon-travailleurs-detaches Ce n'est pas très bisous ça.
  24. Gaspard Koenig - Le révolutionnaire, l'expert et le geek

    Oui, alors son bouquin sur Deleuze, je préfère ne pas le lire. D'ailleurs je préfèrerais ne plus entendre parler des sophistes post-modernes.
  25. Gaspard Koenig - Le révolutionnaire, l'expert et le geek

    Y en a mec qui m'a vu lire Liborg (alors que je devrais être en train de taffer pour mon cours d'urbanisme). Première question qu'il me pose: "mais t'aimes bien G. Keonig ?!" Malaise.
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