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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Il manque un topic pour les phrases qui font pouffer de rire devant la bêtise de nos congénères: http://jefklak.org/?p=2291
  2. Bah justement, Nigel m'est sympathique, j'ai pas envie qu'il nous couvre de honte
  3. Je pense que tu me lis depuis assez longtemps pour savoir que je ne suis pas du genre à transiger avec les principes. Mais après, il ne faut pas s'amuser à rendre les choses plus difficiles qu'elles ne le sont. C'est déjà assez difficile de faire adhérer autrui au libéralisme, inutile de s'encombrer du boulet de la restauration monarchique. Même si je ne manquerais pas de lire HHH à l'occasion, mais je suis a priori extrêmement sceptique sur la thèse d'un lien nécessaire entre libéralisme et monarchie. Nigel nous dit que la démocratie pousse par nature au clientélisme, j'attends encore que quelqu'un nous produise une démonstration scientifique de ce genre d'affirmation, si tant est que ce soit seulement possible. Il y a du clientélisme dans tous les systèmes politiques, bon courage pour mesurer le pourcentage.
  4. J'ai bien conscience du caractère démocratique du marché, mon idée est justement de profiter de l'adhésion de la quasi-totalité de nos contemporains à la démocratie pour leur montrer qu'un démocrate cohérent doit être libéral, parce que le marché répond mieux aux attentes des individus qu'une décision politique qui, dans le meilleur des cas, ne résultera que d'un vote majoritaire. On ne peut faire de la politique qu'à partir de ce que les gens ont dans la tête. Si nous étions depuis toujours en monarchie, et si nos contemporains y tenaient fortement, je penserais et je dirais sans doute qu'une réforme libérale de ce système est le seul moyen d'en assurer la pérennité (#stratégie-Turgot). C'est pour cela que la démarche de HHH me semble à la fois non-démontrée intellectuellement et suicidaire politiquement.
  5. Non. Même s'il est vrai qu'elle fait grave de la merde depuis 2007.
  6. Je ne sais pas, et je m'en fiche. En revanche la combinaison constitue sans nul doute une sorte de sommet de l'étrangeté pour le citoyen lambda. Il me semble suffisamment difficile de changer l'image du libéralisme sans le mélanger avec des trucs saugrenus, c'est tout. Sans compter le fait que s'afficher anti-démocrates donne du grain à moudre aux abrutis du style Naomi Klein. Sinon, look la seconde citation de ma signature. Le destin de l'École autrichienne me fait un peu l'effet d'un déclin, politiquement parlant.
  7. Je crois que les libéraux sont aisément propices à un phénomène que j'ai déjà observé dans les sectes groupes d'extrême-gauche: la complaisance dans la marginalité. LA MONARCHIE, bordel. C'est quoi le trip ? Trouvez l'idée qui achèvera de nous faire passer pour des illuminés ?
  8. Je ne vois pas ce que ça a de consternant. Ni même de drôle. En fait c'est extrêmement niais, le texte est écrit comme s'il s'adressait à un enfant de 5 ans...
  9. Attention, le terme d'idéologie n'est pas forcément péjoratif. C'est le cas chez Marx, où l'idéologie signifie une vision déformée de la réalité (définition qui change chez le philosophe marxiste Althusser). Mais le philosophe libéral Destutt de Tracy qualifiait sa propore doctrine d'Idéologie, usage qui lui donne un sens proche d'un « système d’opinions qui, en se fondant sur un système de valeurs admis, détermine les attitudes et les comportements des hommes à l’égard des objectifs souhaités du développement de la société, du groupe social ou de l’individu » (Adam Schaff, La définition fonctionnelle de l'idéologie et le problème de la « fin du siècle de l'idéologie ». In: L’Homme et la société, N. 4, 1967. pp. 49-59)
  10. Je t'avais prévenu. Je parie que tu ne m'as pas écouté et que tu as sauté les préquels.
  11. Tu l'es. Et ton pseudo n'est pas pour me rassurer
  12. J'avais eu un sujet sur le travail. Première partie, A. Smith, le travail permet l'accumulation de la richesse, donc une forme de libération vis-à-vis de la misère. Deuxième partie, K. Marx, le travail peut mener à des situations oppressantes. Troisième partie: Compromis social-démocrate, le travail c'est bien, mais pas trop. Éloge des 35 heures que le monde entier nous envie. Résultat: 16/20. Lolilol.
  13. "C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser." -Montesquieu, De l'esprit des lois, IX, vi.
  14. Oui, du moment que c'est bien amené. La question sur le désir des ES invitait de toute évidence à convoquer le Père Freud.
  15. Bienvenue Nathalie ! Je lis régulièrement tes billets sur Contrepoints, qui sont très souvent bien écrits et enrichissants. Heureux de te savoir parmi nous Comme dirait l'antilibéral de droite Pierre-Yves Rougeyron: "L'autogestion [est] l'une des plus inefficiente, mais l'une des plus libéralo-compatibles des théories de l'extrême-gauche." C'est d'ailleurs de là que je viens, politiquement parlant.
  16. D'où l'intérêt d'un sondage qui aurait comporté la case: "Je ne sais pas." La méthode fait (beaucoup pour) le résultat.
  17. Tu trouves ? Moi je trouve ça prophétique.
  18. "Il y a aujourd’hui sur la terre deux grands peuples qui, partis de points différents, semblent s’avancer vers le même but : ce sont les Russes et les Anglo-Américains. Tous deux ont grandi dans l’obscurité ; et tandis que les regards des hommes étaient occupés ailleurs, ils se sont placés tout à coup au premier rang des nations, et le monde a appris presque en même temps leur naissance et leur grandeur. Tous les autres peuples paraissent avoir atteint à peu près les limites qu’a tracées la nature, et n’avoir plus qu’à conserver ; mais eux sont en croissance: tous les autres sont arrêtés ou n’avancent qu’avec mille efforts ; eux seuls marchent d’un pas aisé et rapide dans une carrière dont l’œil ne saurait encore apercevoir la borne. L’Américain lutte contre les obstacles que lui oppose la nature ; le Russe est aux prises avec les hommes. L’un combat le désert et la barbarie, l’autre la civilisation revêtue de toutes ses armes : aussi les conquêtes de l’Américain se font-elles avec le soc du laboureur, celles du Russe avec l’épée du soldat. Pour atteindre son but, le premier s’en repose sur l’intérêt personnel, et laisse agir, sans les diriger, la force et la raison des individus. Le second concentre en quelque sorte dans un homme toute la puissance de la société. L’un a pour principal moyen d’action la liberté ; l’autre, la servitude. Leur point de départ est différent, leurs voies sont diverses ; néanmoins, chacun d’eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde." -Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique.
  19. Tu es en train de me faire penser qu'il y aurait un bon roman de science-fiction à faire sur une Russie qui aurait préféré le libre-marché au bolchevisme en 1917.
  20. Il y a des choses saines (dénonciation du colonialisme, du poujadisme, etc) et des choses bizarres (sur l'art notamment). La démarche de Barthes doit pas mal à Bachelard (qu'il cite deux fois), tu devrais y jeter un coup d'œil si le style te parle. On sent une grosse influence de l'hégéliano-marxisme, pour le meilleur et pour le pire. Il faut quand même souligner que RIEN dans les Mythologies ne concerne le bloc de l'Est. Les textes ont été écrit entre 1954 et 1956. Or, dans le livre, paru en 1957, dans la dernière partie consacrée à la méthode, Barthes glisse: "Quoi de plus maigre, en fait, que le mythe stalinien ?" (p.259) Je ne sais pas ce que tu en penses, mais ça me fait l'effet d'un mec qui, maintenant que la critique de Staline devient mainstream à gauche, fait à clin d'œil à son lecteur pour dire "bien sûr que je le savais, c'est tellement évident." Bref, vu que le bouquin a un rôle politique, un tâcle politique de Barthes me paraît nécessaire. Je crois aussi que c'est dans ce livre que Barthes introduit la formule "se donne à voir", affectionnée de l'intelligentsia contemporaine, et que je trouve personnellement grotesque.
  21. Fini les Mythologies (1957), de Roland Barthes, et La société de consommation (1970), de Jean Baudrillard. Deux critiques fortement marxisantes de la France des Trente Glorieuse.s Baudrillard déconne à plein tube ; pour Barthes je serais plus prudent, mais ses thèses théoriques sont impossible à estimer sans une connaissance plus poussée que la mienne du structuralisme.
  22. Le "mondialisme", idéologie de gouvernance ou d'un gouvernement mondial, dénoncé par l'extrême-droite et les complotistes, n'existe pas. Ce qui existe (éventuellement), c'est la mondialisation.
  23. C'est un phénomène très complexe et je te renvois vers les historiens spécialistes de ce parti pour en savoir plus. Mais on peut déjà dire que ça tient à: 1: Un renouvellement générationnel interne au parti, avec un nombre décroissant de gens qui avaient connu la guerre et qu'on pouvait mobiliser sur une ligne "patriote / communisme à la française". 2: Phénomène lié au précédent, l'entrée dans le parti de militants "gauchistes" (ex-maoïstes, etc.), qui avaient participé à Mai 68, avec une idéologie largement anti-institutionnelle (contre la vieille discipline du "centralisme démocratique") et beaucoup plus internationaliste, moins soucieux de faire de la "défense" de l'ouvrier la priorité absolue (l'immigré comme néo-prolétaire). 3: Un renouvèlement de la direction, qui compte davantage de gens issus des "nouvelles couches moyennes", plus éloignés du monde du travail industriel et plus sensible à l'idéologie "classes moyennes de gauche", qui a porté la gauche socialiste au pouvoir en 1981. 4: La montée du Front national (encouragée par les socialistes pour emmerder les autres forces politiques, communistes compris), qui oblige le parti à faire des efforts pour ne pas être associé à la bête immonde, même s'ils se retrouvent ensemble pour voter contre Maastricht et contre la constitution européenne en 2005. 5: La Chute de l'URSS, qui accélère la déroute idéologique et stratégique (abandon plus ou moins complet du marxisme au profit d'un keynésianisme plus poussé que celui des socialistes). Ligne Robert Hue, qui constitue à laisser des gens de la société civile guider l'action du parti, avec pour résultat de suivre les classes moyennes de gauche, qui ont le temps, contrairement aux prolos, de participer à des réunions citoyennes. Perte d'influence électorale qui pousse au rapprochement avec d'autres formations de gauche, et donc à des concessions qui accélèrent le phénomène d'indifférenciation.
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