Aller au contenu

Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
  • Compteur de contenus

    11 906
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    46

Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Je ne suis pas d'accord avec toi. Je trouve au contraire que Mélenchon est un très bon orateur, qui gère ses effets, ses pauses, etc. Et avec un discours qui s'y prête tout à fait. Dans la France contemporaine, je ne vois aucune autre personnalité politique capable de faire aussi bien (et d'ailleurs les autres ne s'y risquent guère). Pour ce qui est du contenu, c'est bien sûr du WTF. J'ai relevé notamment: "Nous prévoyons de mettre 100 milliards [dans les services publiques] pour relancer l'activité." "Il faut sortir du nucléaire. [...] Nous devons et nous pouvons passer au 100% d'énergies renouvelables."
  2. Ultimex a eu l'amabilité de répondre. Je préciserais simplement que non, les libéraux ne sont pas nécessairement hostiles à l'Etat-Nation (cf ici même dans le fil sur le Brexit). Cf également Mises, Aron ou Tocqueville: « L’idée que chaque individu, et par extension chaque peuple, a le droit de diriger ses propres actes ; cette idée encore obscure, incomplètement définie et mal formulée, s’introduit peu à peu dans tous les esprits. » (Alexis de Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution) Et d'une manière générale, je "crache" très peu sur quoi que ce soit. Quand je suis hostile à quelque chose, je m'efforce de l'exprimer par une critique constructive et rigoureuse.
  3. Des développements sur ce point seraient appréciés
  4. Je pense que le Brexit sera évité de peu, alors qu'il serait une bonne chose pour le Royaume-Uni (les menaces de sanctions n'ont guère de chances d'être appliquées et de toute façon le retour à la souveraineté nationale leur éviterait d'avoir à se battre perpétuellement contre le paquet de réglementations qu'invente continuellement la Commission européenne. La liberté économique pourrait probablement progresser, en revanche, une sortie encouragerait les mouvements anti-immigration et risquerait donc d'atténuer encore la liberté de circulation). Beaucoup soutiennent ici que garder le Royaume-Uni freinerait l'inflation législative communautaire, mais c'est prendre les choses par le mauvais bout. Se débarrasser de la bureaucratie européenne, dont l'idéal (utopique) sera toujours un Etat-fédéral, est au contraire la première étape pour réduire l'emprise de l'Etat au niveau national. D'une manière générale, il faut encourager la diversité plutôt que la centralisation par une structure aussi peu démocratique que l'UE. Ainsi chaque pays européen sera de nouveau maître de son destin et de la direction qu'il veut prendre. Les richesses allemandes cesseront d'être la garantie potentielle de la gabegie budgétaire des Etats du Sud (Grèce & cie).
  5. Non. Mais ce serait une heureuse initiative.
  6. #citoyenneté-festive Si le gouvernement français avait tenté ça en 1920, il se serait pris un putsch militaire des anciens combattants humiliés dans les trois jours. Si on voulait rendre l'idée de la guerre un peu ridicule et absurde, on ne s'y prendrait pas autrement. Le léger problème est que ne pas aimer la guerre et l'empêcher de se produire sont deux choses différentes. #Accords-de-Munich
  7. Moi. Car la notion de consentement n'a de sens que dans le monde réel, et dans le monde réel, les individus sont soumis à des pressions d'intensité et de directions contradictoires. Il y avait peut-être un revanchisme diffusé par l'EdNat en France, mais l'EdNat n'est pas le tout du monde social. Il y avait aussi un mouvement pacifiste, lié au socialisme notamment, lequel se disputait au parti de la guerre (arrosé de pognon russe) l'opinion publique. Et au final, l'Etat n'a pas eu besoin de faire véritablement usage de la violence pour contraindre, parce que la très grande majorité de la population était d'accord pour aller se battre (les cas que tu cites sont marginaux, j'en suis le premier désolé). Comme le dit Mises, ce ne sont pas les fusils qui dirigent les hommes, mais les idées. Je ne dis pas qu'il ne faut pas critiquer l'action de l'Etat, je dis simplement que lorsque des millions d'hommes se massacrent, il est trop facile d'en accuser simplement leurs dirigeants. Et faire des morts des "victimes" passives des événements est sans rapport avec la réalité historique, c'est un moyen de lancer à peu de frais des accusations unilatérales, d'oublier que l'Histoire est aussi tragique que complexe.
  8. Les politiciens, au nom de la réconciliation franco-allemande, ont passés les dernières commémorations à nous expliquer que les soldats de 14-18 n'avaient pas été les acteurs tragiques de la politique antagoniste de leurs pays respectifs, mais plutôt les victimes malheureuse d'une fatalité impersonnelle, "la Guerre". Autrement dit, on ne va surtout pas chercher à expliquer les ressorts du conflit, les intérêts nationaux opposés, les tensions sociales, les stratégies diplomatiques, la course aux armements, l'impérialisme des Empires coloniaux. On va plutôt arroser la jeunesse de thèmes compassionnels, de propagande "faites l'amour, pas la guerre". Croire que la guerre a quelque chose à voir avec de la "haine" personnelle entre des millions d'individus est pourtant grotesque. Et toi, tu nous inventes une variante: les soldats n'ont pas été fauchés par une guerre abstraite, mais par la malice de leurs gouvernements. Autrement dit, ce sont encore des victimes, des êtres passifs sans la moindre responsabilité dans le fait d'être allés se battre. C'est ce qu'on appelle travestir les faits historiques à des fins politiques.
  9. J'envie ton omniscience. C'est terrible d'être un humain lambda et d'être obligé de faire preuve de prudence, de se limiter aux faits, lesquels sont que des gens se lancent publiquement des accusations invérifiables.
  10. Il faut bien comprendre qu'un clergé a toujours besoin d'exercer une fonction punitive pour justifier sa propre existence. De même que dans le christianisme, désirer mentalement la femme de son voisin est déjà un péché, de même, pour le clergé féministe, tout propos séducteur, tout geste "osé", même dans le cadre d'un jeu de séduction, est une violence, signe de l'asymétrie des rapports hommes-femmes et de l'impunité du patriarcat... Sinon, ce billet de Descartes devrait t'intéresser: http://descartes.over-blog.fr/2016/05/baupin-dans-la-fosse-aux-lions.html
  11. J'en possède un exemplaire mais je ne l'ai pas encore lu. Je ne pense pas que ce soit le meilleur ouvrage pour commencer Clouscard (qui a son jargon et un style très particulier). Je ne pense pas non plus que ça soit d'un grand intérêt, sauf si tu t'intéresses à la fois à la philosophie et aux tendances internes du marxisme. De surcroît c'est un auteur extraordinairement méconnu, donc l'effort de comprendre ce qu'il raconte n'ouvre pas des opportunités très nombreuses d'en discuter.
  12. Déjà, j'ai cité l'Etat-Nation, ce qui un sous-type de ce que j'appelle Etat. J'ai aussi cité la confédération de Cités, qui est plus étendue territorialement que la cité-"état", mais beaucoup moins structurée qu'un Empire et pas nécessairement en expansion guerrière continuelle (là où un Empire a toujours une ligne de Front). Quelles seraient les autres formes politiques (pour des collectivités j'entends ; pour des parcelles de la société, le parti politique ou la faction en sont certainement) ? Je n'ai pas dit que toute société passait d'une forme à l'autre (ce qui serait une théorie cyclique à la Ibn Khaldoun), ni que l'humanité dans son ensemble convergeait vers un système unique et définitif. J'ai dis que ces différentes formes étaient apparues plus ou moins tôt dans l'Histoire. Il me semble qu'il y a d'abord eu des tribus, des cités (Sumer, Athènes), des Empires, des Etats, des Etats-Nations. L'Egypte pharaonique est peut-être le premier Etat au sens que j'ai proposé, mais il faut bien voir que cette forme politique ne s'installe en Europe qu'avec l'Empire romain, avant de disparaître pendant la période féodale et d'émerger sur une base plus ou moins nationale à la fin du Moyen-âge.
  13. Absolument d'accord sur la tribu, qui précède démographiquement et historiquement la Polis ("Cité-Etat"), laquelle précède les confédérations de Cités (ex: la ligue de Délos), Empires et Etats-Nations. Mais pas d'accord sur ta définition de l'Etat. L'Église catholique satisferait à ta définition "d'application de règles", au moins au Moyen-âge. Ce qui caractérise l'Etat, pour Norbert Elias, c'est un double-monopole militaire et fiscal. Ni la tribu ni la Cité n'ont d'armées permanentes financées par l'impôt, elles ont au mieux une caste militaire qui vit de l'esclavage direct du reste de la communauté, ou des armées temporaires de citoyens-soldats. Ou des mercenaires. La Cité est encore une "communauté de communautés" (Aristote), l'Etat a pour sa part une dimension d'extériorité par rapport à la société civile, dualisme rendu possible par l'existence d'administrations, lesquelles ont besoin d'un niveau élevée de division du travail pour exister. Les marxistes sont d'ailleurs dans le juste lorsqu'ils considèrent que la société communiste verra la fin simultanée de l'Etat et de la division du travail. Si ce n'est qu'ils ne décrivent pas le futur mais le passé, le retour à la solidarité tribale.
  14. C'est pas comme si Lancelot et moi avions débattu pendant des pages de la définition de l'Etat...D'ailleurs son intervention dans le topic le montre. Et "naturel" est loin d'être clair. Qu'est-ce qu'on veut dire par-là ? Spontané ? Normal ? Qui échappe aux décisions humaines ? Pour rappel, la nature c'est: l'"Ensemble du réel ignorant les modifications apportées par l'homme, elles-mêmes qualifiées d'artificielles." (Wikipédia, article "Nature"). A partir de là, la création de l'Etat ne peut évidemment pas être naturelle...
  15. Comme je l'ai dit, ça dépend de la définition. On parle ainsi du quatrième pouvoir pour désigner les média. Prenons l'exemple des Panama Papers: plusieurs dirigeants politiques ont été obligés de se justifier ou acculés à la démission sur la base de documents hors de portée du grand public, à la plus grande autosatisfaction de la presse. Dire qu'il s'agit là d'un acte de pouvoir ne semble pas abusif. Bien sûr, tu pourrais me répondre que les média présentent nécessairement un aspect politique (leur "ligne") et juridique (ils ont un statut juridique fixé par la loi, par un autre pouvoir, le pouvoir politique au sens fort du terme, ou, pour mieux dire, le pouvoir de l'Etat).
  16. Discutable. Chez Foucault et Deleuze, le pouvoir est présent dans tous les rapports sociaux. C'est justement parce qu'il y a déjà du pouvoir dans la société civile qu'elle peut former l'Etat à un certain moment (on est pas si loin de Hobbes). "[i, A] Être capable de faire quelque chose. [...] [b, I] Avoir l'autorité, la puissance de faire quelque chose." -TLFI, "Pouvoir" (cf: http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?11;s=1420554000;r=1;nat=;sol=0;).
  17. Salut et bienvenue. Pas terribles ?!
  18. C'est surtout du bullshit quasi-complet, avec comme seule idée originale l'idée que le néo-libéralisme (en fait le libéralisme économique) est nocif pour le "vrai" libéralisme (politique). On dénonce "l'intégrisme du marché", le pire des totalitarismes comme disait Chomsky, et le néo-libéralisme qui promeut "la compétition à tout crin entre les individus" (en fait la fin des privilèges légaux et la liberté de choisir). Et sinon, le texte est plein de thèses non démontrées, d'arguments extrémisés, d'attaques de positions que personne ne soutient (les bienfaits du "vide"), le tout saupoudré d'un "spinozisme anticapitaliste" (lequel n'a pas grand-chose à voir avec la pensée de Spinoza) qui devient une espèce de doxa dans la gauche radicale, grâce à F. Lordon... Et la palme revient sans doute à la phrase suivante, dont Popper, que l'auteur du texte vante pour brouiller les pistes (ou en raison de son confusionnisme aïgu), aurait probablement souligné le caractère infalsifiable: GoT exprime le fond de "l’inconscient post-moderne"...
  19. En politique étrangère, ça passe vu qu'il est isolationniste. Sinon c'est un énarque tout aussi étatiste que la plupart des politiciens mainstream.
  20. J'ai préféré le second des deux prequels, L'Aube de Fondation. Il décrit une atmosphère de décadence vraiment poignante.
  21. Les pessimistes sont parfois plus lucides, mais ce ne sont pas eux qui changent l'Histoire. Sinon Mélenchon a fait une bonne émission, le nombre de ceux qui le décrivent comme "courageux" est passé de 56% à 70% des interviewés. Son débat avec le maire LR était le summum de ce qu'il est possible de faire de bien à la TV publique française actuelle. Il a aussi beaucoup mis en avant les notions de Nation et de souveraineté, signe d'un rapprochement de la ligne Sapir-Lordon, même si la question de la sortie de l'euro est toujours évacuée. Sur l'agriculture, il était aussi dogmatique et borné que de coutume. Je persiste à penser qu'il fait une mauvaise campagne, et que son score sera pire en 2017 qu'en 2012. Les communistes ne lui pardonneront pas de leur avoir forcé la main.
  22. Il a toujours essayé de se mettre du côté du pouvoir plutôt que d'essayer de convaincre de toutes ses forces. Et lorsqu'on adore la puissance, il faut pas s'étonner que les "forts" vous ramène à votre place sur l'échiquier. Comme disait Sarkozy en s'essuyant les pieds: "Le libéralisme ? C'est Madelin, c'est 3%." => http://www.quebecoislibre.org/020427-5.htm
  23. C'est amusant, jusqu'à la fin du texte je croyais lire un truc de la gauche radicale. Les anticapitalistes sont partout.
×
×
  • Créer...