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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Qui ne le serait pas ? C'est une tentation récurrente.
  2. Peut-être. Il faudrait déjà que ces SMS existent pour qu'on puisse juger de leur teneur. Pour l'instant nous avons des témoignages. Pourquoi ?
  3. Corrigé. Même s'il faut bien dire que je regardais rarement.
  4. J'ai décidément bien fait de ne pas continuer en philo là-bas...
  5. La suite ici: http://descartes.over-blog.fr/2016/05/baupin-dans-la-fosse-aux-lions.html
  6. Ni une guerre. Une des premières organisations mise en place par le IIIème Reich s'appelait le "Front allemand du travail" (le pôle emploi local...): https://fr.wikipedia.org/wiki/Deutsche_Arbeitsfront
  7. Et bien tout simplement que cette égalité est posée abusivement. Un pouvoir et l'Etat, ce sont deux choses différentes. C'est facile à remarquer étymologiquement, le terme de pouvoir est largement antérieur à celui d'Etat (le premier vient des Romains, le second de la renaissance italienne, cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat). Et la preuve que les deux concepts sont bien distincts dans la pensée de Hobbes, c'est le nom complet de son traité: Traité de la matière, de la forme et du pouvoir de la république ecclésiastique et civile. Si la République a / est un pouvoir (un genre de pouvoir spécifique), c'est bien qu'il peut exister d'autres formes de pouvoirs, et donc que lorsque Hobbes parle d'un pouvoir, il ne se réfère pas nécessairement à l'Etat. CQFD. Mais même si Hobbes avait parlé quelque part d'un "Etat fort", on ne serait pas plus avancé pour savoir si Juppé veut instaurer un Etat de type hobbesien. Je suis donc fondé à dire que l'expression est un slogan flou de politicien.
  8. Hobbes, pour autant que je sache, ne parle nulle part d' "Etat fort", mais de "ce grand LEVIATHAN appelé RÉPUBLIQUE, ou ÉTAT". Les conclusions de sa philosophie politique sont clairement despotiques (mais pas totalitaires, contrairement à ce que raconte Jacques Mantoy). Mais un Etat despotique est-il un "Etat fort" (à supposer qu'on comprenne l'expression comme la simple caractérisation de l'entité politique "Etat" par l'adjectif qui, sous forme substantive, signifie: "qui détient une grande puissance, qui est en position de dominer") ? Hé bien Spinoza, par exemple, affirme absolument l'inverse (dans le Traité politique). Pour lui un Etat despotique est irrationnel, et incapable de demeurer stable. Son action le condamne à saper ses propres bases et à s'effondrer. Le Léviathan de Hobbes est donc, dans sa perspective, un Etat faible...
  9. Si "Etat fort" est un concept de philosophie politique, on doit pouvoir en produire une définition, idéalement avec sa source dans un traité de philosophie politique quelconque... Comment j'observe que ce n'est pas le cas, j'estime qu'à ce stade c'est un slogan vague comme on en entend quinze par jours...
  10. Toute une littérature, sans doute, mais plutôt en sociologie des relations internationales, en géopolitique, et plus encore des le discours politiquo-médiatique. Pour le moment je ne vois pas la pertinence conceptuelle de l'expression, c'est juste un adjectif collé au mot Etat...
  11. o_O La hausse tendancielle du taux de conneries est donc avérée.
  12. Vu que personne n'a la même définition, je vais énoncer cette proposition: Un Etat fort, ça peut vouloir dire tout et son contraire, c'est anti-politique que cela ne veut rien dire, et Juppé, notre libéral-pragmatique préféré, est un petit malin qui joue sur cette ambiguïté pour enfumer tout le monde.
  13. Dans la pratique, ils ne le sont pas nécessairement, donc au plus on pourrait souhaiter qu'ils deviennent tous utilitaristes si et seulement si il était établi que l'utilitarisme était une philosophie morale "vraie" ou meilleure que les autres... La base peut-être, mais la notion renvoi à d'autres éléments. Par exemple c'est une morale conséquentialiste. Qui postule que l'on peut comparer le bonheur (ou le plaisir, c'est pas toujours bien clair...) ressenti par deux individus différents et faire des calculs à partir de là. Et qui considère, arbitrairement pour autant que je sache, qu'un individu en vaut un autre dans un choix moral. Et aussi qu'il faut "maximiser", c'est-à-dire que l'attitude morale consiste à faire quelque chose (plutôt qu'à ne pas faire ce qui est immoral). Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fait beaucoup de présupposés et de points de doctrines dont la légitimité ou la possibilité n'apparaît pas comme self-evident.
  14. Tout cela, ce sont des effets de la concentration du pouvoir (et de la richesse), pas des causes à proprement parler. Les artistes ont longtemps été des courtisans ou des gens bénéficiant de la protection de mécènes à la Cour, qu'ils divertissaient, ou pour laquelle ils travaillaient.
  15. Je suis bien d'accord. J'en profite pour faire remarquer que tous les termes du langage sont susceptibles d'être retournés par la propagande ("démocratie populaire"...).
  16. Hum, je perçois un problème dans cette question, parce que le pronom indéfini "un" suppose qu'il pourrait y avoir plusieurs utilitarismes (sinon tu aurais dit: "le libéralisme est-il forcément utilitariste ?"). Qu'est-ce que tu entends par "utilitarisme" ?
  17. Comme tu dis. Mais il devrait se méfier: Y en a qui ont essayés, ils zont eu des problèmes.
  18. C'est justement pour ça que c'est faux. De même qu'il y a des définitions concurrentes de la liberté, mais une seule valable, il y a des définitions concurrentes du bonheur, mais une seule valable. Au bout du compte c'est la réalité qui tranche, ce n'est pas "subjectif".
  19. C'est que tu n'interroges pas tes propres présupposés ("bonheur subjectif"...). Il faut croire que ce n'est pas une notion satisfaisante pour un Etat totalitaire. Je viens de relire le début de la Constitution de l'URSS (cf: https://fr.wikisource.org/wiki/Constitution_sovi%C3%A9tique_1936), la notion de bonheur n'apparaît pas, on n'y mentionne même pas les objectifs que visent la création de l'Etat (qui donc seraient opposables à sa pratique effective). Il y a une seule occurrence de la notion de " bien du peuple", mais c'est pour désigner la propriété collective. Ce qui me fait voir a posteriori que la notion de bonheur dans la DDHC est éminemment individualiste, c'est justement parce que le bonheur est envisagé comme individuel qu'il a fallu ajouté le qualificatif "de tous" pour fonder le lien politique. Cette revendication du bonheur dans les textes révolutionnaires des Lumières est tout sauf anecdotique, c'est un bonheur terrestre opposé (ou au minimum différent) de la notion chrétienne classique de salut. A partir du moment où l'homme revendique d'être heureux ici-bas, il commence à vouloir changer ce qui s'oppose à cet objectif, un Etat despotique par exemple. Il est significatif que le préambule de la charte constitutionnelle de 1814, qui inaugure la Restauration, parle de "paix", de "sécurité", et même de "liberté publique", mais certainement pas de bonheur...
  20. Rand s'est toujours réclamé des Founding Fathers qui sont en plein dans la philosophie des Lumières. Et le bonheur, dont elle fait "le plus haut but moral" de l'homme, également défendu par Voltaire et Rousseau, figure en bonne place dans la déclaration d'indépendance des USA et dans le préambule de la DDHC: "Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous." (cf: http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789.5076.html).
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