Aller au contenu

Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
  • Compteur de contenus

    11 906
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    46

Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Aux élections, et dans tous le reste -c'est peu le principe du libéralisme Adhéré aussi. Je crois que ça va être intéressant d'observer un parti politique autrement qu'à travers un livre d'histoire. Puissions-nous vivre des temps intéressants, comme disent les Chinois
  2. Ah, comme quoi je ne suis pas le seul à penser que la diversité n'est pas forcément bonne !
  3. Je viens de relire l'article Wikiberal consacré au constructivisme (politique), et, comme me le faisait remarquer une amie, cette notion semble jusqu'ici assez bancale. On n'a pas défini une manière générale de concevoir la politique antithétique du libéralisme lorsqu'on a dit que le constructivisme est la "volonté de construire un certain type de société". Les libéraux aussi veulent parvenir à réaliser un certain type de société, la société libre. Bien sûr, les libéraux ne savent qu'à un niveau assez abstrait à quoi ressemblera une société libre effective / particulière. C'est un idéal qui comporte une réelle plasticité / indétermination. Mais c'est tout de même la volonté de créer un certain type de société. Si on dit que la différence est dans le degré de planification ou de détermination du résultat, alors il n'y a pas d'opposition absolue entre libéralisme et constructivisme. Bref, ce n'est pas clair. On peut lire dans le même article que le constructivisme est, comme tout modèle, inapte à s'adapter à la "complexité humaine". Ce qui revient à réfuter le modèle libéral aussi, etc. On peut lire aussi une phrase de Salin selon laquelle le constructiviste serait celui qui prétend "conduire [la société] comme on le ferait d'une quelconque machine". Une métaphore pas spécialement éclairante, car si le constructiviste croyait vraiment avoir affaire à des objets inanimés, son recours à la coercition politique serait absurde, n'est-ce-pas ? Ce n'est pas non plus faute de savoir que maintes théories politiques parfaitement antilibérales pensent la société sur le modèle d'un organisme vivant, et pas du tout suivant un modèle mécanique / inerte. Dire-t-on alors que le constructiviste veut contrôler la vie des autres, tandis que le libéral ne le voudrait pas ? Mais c'est au mieux très imprécis. Le libéral aussi veut contrôler la vie des autres, dans une certaine mesure. Il souhaite vivre dans une univers social doué d'une certaine prévisibilité du fait de la "rule of law" ; il veut qu'autrui soit empêché par l'Etat de lui nuire dans sa personne et sa propriété, etc. Bref, cette définition n'est pas meilleure. Faut-il alors abandonner la notion de constructivisme ? Ajoute-t-elle vraiment quelque chose à des concepts comme ceux de tyrannie, de perfectionnisme politique ou de violation du principe de non-agression ? Peut-on seulement en avancer une définition claire ? Il me semble qu'il faudrait pour cela avancer une distinction entre le type de biens (au sens descriptif de ce qui est tenu pour un bien) que cherche à fournir le constructiviste, et ceux que poursuit le libéral. Sauf que là encore, la différence n'est pas évidente. En première approximation, il semblerait que le libéral recherche un bien de nature "immatériel", en tout cas pas un bien concret, et que ce bien est la liberté. A l'inverse le constructiviste raisonne en général en termes de liberté positive (fournir du pouvoir, fournir de la richesse, fournir des services publics, etc etc). Mais tous les buts possibles d'une pensée politique constructiviste ne sont pas forcément "matériels". Par exemple, créer une société "libérée des préjugés" (suivant ce que les gauchistes culturels mettent dans la catégorie "préjugé-du-vieux-monde-à-liquider), n'est pas un bien "concret". Je suis donc dubitatif vis-à-vis de la notion de constructivisme. Elle me semble au mieux obscure, au pire inutile.
  4. Vous reprendrez bien une énième couche de techno-pragmatisme "libéral": " Il ne s’agit donc pas « d’ouverture à l’autre », ou « d’enrichissement par la diversité culturelle », ni même de générosité face à la pauvreté ou aux catastrophes humanitaires. Tous ceux qui s’expriment ainsi politiquement sont soit des Tartuffe, soit des idéalistes plutôt inconscients des réalités. Il s’agit tout simplement de défendre nos intérêts à long terme, de ne pas s’appauvrir, de faire en sorte que nos enfants ou petits-enfants puissent bénéficier dans 50 ans d’une retraite satisfaisante et de soins de santé de qualité. Pour cela, il faut éviter un vieillissement trop rapide de la population et donc définir une politique migratoire rigoureuse. Des moyens beaucoup plus importants devraient être mis en œuvre pour endiguer le flux des clandestins. Nous nous devons de choisir les candidats les plus intégrables et les plus qualifiés et non prétendre accueillir toute la misère du monde. " Et non, vous ne rêvez pas, on est bien sur CP.
  5. Je ne vois pas comment ça pourrait arriver vu les limites du report des voix de la gauche radicale sur le RN au deuxième tour.
  6. Comme tu y vas. Le dernier gaulliste de feu l'UMP c'était Guaino et il s'est retiré de la vie politique.
  7. Les animaux sont parfaitement capables de se nuire très au-delà des rapports de prédation indispensables à leur survie. Et, devinez quoi, les humains ne sont sous ce rapport guère différents. Conseil de lecture en sociobiologie.
  8. Et du coup ce n'est plus du gnosticisme... c'est un peu le même débat que celui entre Weber et Leo Strauss sur le protestantisme.
  9. L'envie d'arriver à des postes de pouvoir un jour ? Non mais parce qu'être au RN, c'est plus ou moins aussi stigmatisant socialement qu'être stalinien durant la Guerre Froide, la sympathie de l'intelligentsia en moins. Et pour conquérir des postes c'est pas beaucoup mieux.
  10. En effet. Le féminisme misandrique communautariste ne se cache même plus de vouloir discriminer pour accroître le pouvoir de l'in-group (comme dirait @Rincevent ). Il faut mettre ce trait en lumière autant que possible: ce féminisme ne prône PAS l'égalité hommes-femmes. (le "50% c'est déjà un compromis" est révélateur du reste).
  11. Ce serait intéressant de savoir pourquoi Trump est à ce point pro-Brexit ? Des avis ? (Et, non, répondre comme les européistes que les vils capitalistes des USA sont contents de voir le sabotage de l' "Europe-Puissance" n'est une réponse pertinente).
  12. 1): tu es chrétien ? 2): hey bé, je voyais pas la fin du monde comme ça.
  13. 1): Dans ce cas là le christianisme est entaché de gnosticisme, puisqu'on a la chute de Lucifer et tout l'arc narratif pompé sur la guerre des titans et des dieux. Le bon côté des cathares c'est que les croyants de base avaient un peu la paix (moins de sacrements et d'interdits sociaux, etc). 2): Ah, très bien ça !
  14. Le problème n'est pas tant la vente de la Louisiane en soi que le prix. Mais bon, Napoléon et les intérêts de la France... Pour les îles Eparses, comme le note @PABerryer, la constitution française est très claire sur l'intégrité territoriale.
  15. 1): Soit parce qu'il n'est pas omnipotent, soit parce qu'il n'est pas bon. Comme je l'ai dit, les propriétés de Dieu se contredisent mutuellement. 2): J'ai toujours trouvé le christianisme indécemment pessimiste, mais vu sous cet angle, il est indécemment positif. On ne dira jamais à quel point la croyance en une vie post-mortem est à la base un mécanisme de défense psychique (déni). Vu la durabilité de la religion, on peut supposer que ce mécanisme a dû avoir une certaine utilité pour la survie des sociétés, en dépit de ses implications négatives faramineuses. La vraie question historique derrière c'est de savoir à partir de quand les inconvénients de la croyance ne compensent plus ses avantages et qu'elle disparaît. Une meilleure espérance de vie et une baisse de la mortalité en général semblent faire partie des causes de l'élimination de la croyance.
  16. C'est ce que veut dire "être bon". Note bien que ce n'est pas moi qui ait prétendu que Dieu l'était. Remarque également que le problème se dissout entièrement si on postule un Dieu mauvais. Le non-succès du gnosticisme me laisse pantois. En plus avec un Dieu mauvais, tu n'as pas besoin d'inventer derrière le libre-arbitre pour remettre sur l'Homme la culpabilité et l'explication du mal. C'est franchement pas de bol.
  17. Le fait que ce soit rare est juste un fait, ça n'explique pas comment tu passes du fait à la norme et comment tu arrives à "Dieu n'est pas supposé empêcher le Mal d'exister". Ou alors "être bon" prend un sens complètement différent s'agissant de Dieu. Moi si on me dit que tel individu est bon, je comprends que ça implique qu'il cherche à prévenir le mal et qu'il tente de réparer les dégâts le cas échéant.
  18. Discrète sauf les jours où il faut ouvrir la mer en deux ou ressusciter les morts pour faire avancer la narration...
  19. 1): euh, si, au contraire même. Sauf peut-être chez Pascal où Dieu est injoignable. 2): A partir du moment où il est censé être bon et tout-puissant...
  20. J'ai précisé que c'était une forme attiédie du phénomène, aussi appellé solidarisme. "Je suis pour un modèle solidariste." -Emmanuel Macron, "En Direct de Mediapart", 4 novembre 2016. De surcroît Habermas est un socdem.
  21. Le car est de trop. L'omnipotence est une propriété contradictoire par soi.
×
×
  • Créer...