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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Le moyen-âge est une civilisation d'une très grande richesse, tristement méconnue... S'intéresser aux villes est effectivement passionnant. J'ai été surpris de découvrir récemment que Lyon -où j'habite- était une théocratie fidèle au saint-empire jusqu'au XIV ! Quelqu'un d'autre s'intéresse aussi au moyen-âge chinois ? La dynastie Song était l'âge d'or de l'humanité.
  2. Merci pour les explications ! Bon, par contre, je pensais évidemment à des monnayeurs privés, en concurrence, sans cours légal forcé, et qui se plient aux mêmes règles du jeu que tout le monde, pas à nos banques centrales qui auraient dû faire faillite il y a longtemps !
  3. Je refais l'expérience de pensée de @Jensen d'une monnaie unique, de masse fixe. Ils me semble que les choses ne marcheraient pas si bien. Si on imagine un monde comme le notre, avec une croissance de la quantité totale de richesse, alors, les mêmes unités de monnaies permettrons chaque jour d'acheter plus que le précédent, poussant toujours à épargner (je ne vois pas pourquoi les héritiers des épargnants seraient amené à dilapider le pactole, ni pourquoi ils seraient moins rationnels que les autres), la masse de monnaie circulante sera donc de plus en plus restreinte, gagnant ainsi d'autant plus en valeur et en incitant d'autant plus à épargner. Bref, la conséquence sera surtout, je crois, que les gens trouverons une deuxième monnaie. (désolé pour le raisonnement keynesio-horoscopesque !) Ne vaut-il pas mieux que les monnayeurs aient le pouvoir de créer toujours plus de monnaie, en fonction des besoins, et en prenant sur eux le risque de faire faillite s'ils en émettent trop ?
  4. Il me semble que l'obliquité est très faible en ce moment (proche du plus faible, mais ça veut dire pendant encore quelques millénaires, vu que le cycle dure 42000 ans), ce qui devrait provoquer un refroidissement, puisque c'est lorsqu'elle est forte qu'elle empêche les glaces de se reconstituer d'années en années. A propos de l'excentricité (+la préséance), ni particulièrement importante, ni particulièrement faible, elle a pour effet de rendre, dans l'hémisphère nord, les étés plus long et plus doux, et les hivers plus bref et plus doux aussi ; et l'inverse dans l'hémisphère sud (été bref et chaud, hivers long et froid). Ca pourrait expliquer le réchauffement au nord, mais pas au sud. (ceci dit, j'ai des informations contradictoires à propos de la calotte glaciaire antarctique... faudra que je me renseigne plus) Si on s'en tient au rayonnement solaire reçu par la Terre, on devrait refroidir https://en.wikipedia.org/wiki/Global_dimming Bref, à ma connaissance, l'état actuel de l'obliquité de l'écliptique et du rayonnement solaire reçu devrait provoquer un refroidissement, le réchauffement observé au cours du dernier siècle doit donc être expliquer par un autre facteur, pourquoi pas anthropique. Ceci dit, l'excentricité de l’ellipse et la préséance des équinoxes pourraient provoquer un réchauffement du nord et un refroidissement du sud, je ne sais pas dans quelle proportion, ni dans quelles mesure ça correspond à ce qui est observé.
  5. A propos de la valeur d'une crypto, comparativement à l'or : ce n'est pas un "bien" matériel, comme peut l'être un bout de métal, mais je ne dirais pas pour autant que ce n'est qu'une idée abstraite. C'est un service, qui pour être rendu, demande l'utilisation de ressources et de travail. Si le statu économique d'une idée abstraite, c'est à dire, d'un objet métaphysique problématique, peut être problématique, le statu d'un service l'est beaucoup moins. Ca s'échange contre des biens ou contre d'autres services de la même façon qu'un bien s'échange contre d'autres biens. Si jusqu'à récemment (à une échelle historique) des biens étaient de préférence utilisés comme intermédiaire d'échange, c'est parce qu'eux seuls offraient certains avantages (durabilité, divisibilité, etc), et il n'y a rien d'inconcevable à ce que la technologie et les institutions actuelles permettent à des services de faire aussi bien, voir mieux. D'ailleurs, la distinction entre bien et service me semble moins clairement tranchée qu'on ne le croit : on considère comme "bien" ce qui est matériel et durable, et comme "service" ce qui est immatériel et éphémère. Mais qu'en est-il de ce qui est matériel et éphémère, comme un plat cuisiné ? Ou de ce qui est immatériel et durable, comme une composition musicale ? En plus de ça, la distinction entre durable et éphémère n'est de toute évidence qu'une distinction de degré, et si on veut faire les malins, on peut dire qu'il en va de même pour celle entre "matériel" et "immatériel" tel qu'on l'entend ici, puisque la matière est un certain état d'énergie !
  6. En ce qui me concerne, comme beaucoup de gens sans doute, je n'ai pas pour intention de consacrer trop de temps et d'efforts pour déterminer quelle monnaie je devrais acheter et quelle autre je devrais vendre ; mais que quelques uns, prévoyants ou simplement chanceux, s'enrichissent massivement de temps en temps en achetant la bonne au bon moment ne me dérange pas. Quand je suis plutôt positif, voilà comment j'imagine le futur de la monnaie : les cartes de crédits remplacent définitivement la monnaie fiduciaire, les banques centrales font faillites ou sont marginalisés, et je laisse à mon banquier - dont j'utilise la monnaie-dette - le soin de gérer mon petit pactole en achetant crypto, or ou dettes de plus grosses banques, selon ce qui lui semble le plus judicieux. Le truc qui me fait peur, dites moi si c'est stupide, c'est que ce vieil adage, "la mauvaise monnaie remplace la bonne", ait raison et fasse perdurer les monnaies fiats.
  7. Je trouve étrange ce refus d'une chose aussi bête que la température moyenne... refusez-vous donc toute pertinence aux concepts historiques de petite age glaciaire, ou d'optimum médiéval ? Et si on imagine qu'ils ne sont que locaux, soit, mais il me semble tout de même relever du bon sens que de pouvoir dire que l'holocène est plus chaud que le pléistocène, que le quaternaire est beaucoup plus froid que le crétacée, etc. Je veux bien rejeter les modèles prédictifs, qui ressemblent beaucoup à des agrégats comme le PIB, mais il me semble difficile de nier toute pertinence à la température moyenne elle-même. Il n'y a pas eu d'événement azolla ? Pas eu de maximum thermique de l'éocène ? Ces trucs là, ce sont des faits, et qui étaient bel et bien globaux (en plus d'être vraisemblablement lié aux gaz à effet de serre).
  8. A propos de cette histoire de libéraux trop embourgeoisés pour s'organiser contre l'Etat, contrairement aux gauchistes fanatiques... J'en doute. Suffit de penser au Free State Project au US, au liberland, et aux projets de seasteading. Bon, tout ça est encore embryonnaire, mais ça finira bien par voir le jour. Et c'est quand même vachement mieux organisé que les tentatives des anarcoco. Sinon, bien, cet abandon du projet de NDDL, ç'aurait vraiment été juste un "Montréal Mirabel" français.
  9. Le pauvre homme, je n'ose pas imaginer la haine qu'il doit recevoir sur internet ! Vidéo intéressante surtout, bravo à lui pour réussir à répondre de façon intelligente et nuancé, sans tomber dans une agressivité de repli qui aurait immédiatement été interprétée comme misogyne. Je commence à être agacé par cette argument du "vous faites des généralisations, toutes les femmes ne...". La journaliste cherche-t-elle à remettre en cause les sciences sociales, voir même, les sciences de la vie, toutes entières ? Evidemment qu'il fait des généralités, il y a des vérités générales, et c'est justement l'objet d'un paquet de science. Et d'ailleurs -merci à ce monsieur de l'avoir indiqué- que les femmes soient moins payés que les hommes est aussi une généralité pleine d'exception.. je réutiliserai sans doute cet argument. On voit sa gorge se serrer, on sens le pathos donner des coups de coude au logos -typique lorsque l'on voit son dogme attaqué- mais je trouve que la plupart du temps, elle est assez intelligente. Je veux dire, elle formule des objections, elle le pousse à bien clarifier sa position, et elle ne se laisse pas aller à des attaques ad hominem, même lorsqu'elle est en difficulté. Elle est dans le mauvais camp, mais elle reste plus raisonnable que beaucoup. Elle ne se laisse pas convaincre facilement, mais on ne peut pas vraiment lui reprocher.
  10. La tribune, telle que je l'ai compris, sans discuter du caractère évidemment immoral (en plus d'illégal) du harcèlement et de l'agression, se contente de rappeler que nous avons le droit d'importuner, et que c'est une bonne chose, sans pour autant faire l'éloge des importuns. A partir de là, les vives oppositions, à moins d'être encore plus stupides que vives, sont des oppositions implicites au droit d'importuner... La nuance que les 100 dames auraient peut-être due marquer un peu plus est que défendre ce droit n'implique pas du juger irréprochable moralement tous les usages qui en sont fait.
  11. J'ai abordé le sujet avec un ami de gauche qui était spontanément hostile à cette fameuse tribune, j'ai pu le ramener à la raison en lui rappelant que l'impolitesse de façon général était importune, et en lui laissant imaginer ce à quoi ressemblerait une société qui interdirait (par usage de la force) d'être impoli. Prochaine étape, vérifier si les demoiselles féministes sont sensibles à l'argument...
  12. Bienvenue ! Et vive cette invention magnifique qu'est le vélo. A propos de l'écologie, mon point de vue sur la question a beaucoup évolué depuis que j'ai lu The problem of social cost de Ronald Coase, que je recommande vivement. La seule insuffisance que pourrait y trouver un écolo, il me semble, est la question des "générations futurs", mais je pense que ceux qui parlent de ça ne se rendent pas compte du danger que peut représenter le fait de donner des droits a des gens qui n'existent pas encore. (par contre, ce forum est effectivement très climatosceptique... mais je ne pense pas que ce débat change grand chose) A propos des monopoles, les réponses des autres sont sans doute meilleures que la mienne, mais je te dirais simplement qu'il n'y a rien de mal dans un monopole de fait, naturelle, et que seul les monopoles d'Etat ou devant leur privilège à la coercition posent problème. Voire même que la concurrence "forcé" par l'Etat, façon ordolibérale, est bien pire qu'un monopole qui serait apparu de lui même. A propos des handicapés... je ne suis pas sûr de comprendre l'objet de ton inquiétude. Si quelqu'un est capable de rendre service, de faire du bien de quelque manière que ce soit, il n'y a pas de raison qu'il ne puisse pas tirer son épingle du jeu, aussi marginal soit-il. Et je crois que l'on peut plus faire confiance pour ça à des entreprises libres, qui, si elles sont intelligentes, sauront trouver le talent là où il est, plutôt qu'à une bureaucratie et des règlements impersonnels, incapable de saisir la spécificité des individus. A propos d'un handicapé tel qu'il serait incapable de se "rendre utile", maintenant... une telle personne ne pourra de toute manière vivre que de la générosité des autres. Le point de vue libéral/libertarien consiste simplement à vouloir que les gens soient généreux avec ce qui leur appartient plutôt qu'avec ce qu'il y a dans les poches des autres.
  13. Boycotter -individuellement- tous les produits qui émanent d'entreprises qui ne ce sont pas déclarées anarcap ? Ce serait une bonne manière d'empêcher le socialisme de revenir, remarque.
  14. A propos de cette histoire de patriarcat qui rétrécie les femmes, j'ai trollé sur fb en proposant l'argument suivant : Si la différence de taille mâle/femelle chez l'humain n'est pas surprenante puisqu'elle se retrouve aussi chez nos plus proche cousins, l'accouchement est effectivement plus difficile. Il l'est pour deux raisons, la taille du crâne de l'enfant, et la forme du bassin de la mère, lui même dû à la bipédie. Il faut donc se demander : "pourquoi les femmes n'ont elles pas évoluées pour rester à quatre pattes ?" Ca aussi, ça aurait rendu l'accouchement plus facile, et en plus, le patriarcat n'aurait pas été contre. Donc il est plus vraisemblable qu'il y ait eu un complot féministe durant la préhistoire pour rendre les femmes bipèdes même au prix de risquer leurs vies et celle de leurs enfants. Et dire que les femmes mangeaient moins de viande au paléolithique parce que c'est ce qui se passe chez les chasseurs-cueilleurs actuels, c'est raciste, puisque ça revient à dire que ceux-ci sont primitifs. ... Je crois que j'ai perdu quelques amies.
  15. Arf, je n'arrive plus à remettre la main sur l'article en question... j'ai retrouvé ça, et ça : https://www.sciencedaily.com/releases/2008/10/081029121826.htm http://www.businessinsider.fr/us/census-data-on-gay-households-2015-6/ Intéressant en tout cas que les lesbiennes gagnent plus que les femmes hétéros. Je me demande quelle est l'interprétation féministe orthodoxe de ça. Dans la tradition intersectionaliste, les causes de discrimination sont sensés toujours s'amplifier les unes les autres, alors qu'ici, ce n'est clairement pas le cas. Explication possible : - on traite les lesbiennes comme des hommes, donc on les paies plus ? assez invraisemblable, a mon avis. Et même pas sjw proof car ça revient à dire que l'homosexualité féminine n'est pas une cause de rejet. - elles sont moins coincées à l'idée de faire un métier d'homme - elles ne peuvent pas compter sur un homme pour faire entrer l'argent, donc elles s'y collent D'autres hypothèses ? Je ne sais pas où en sont les amériques, mais en France, la question du voile divise beaucoup les féministes. La confusion vient sans doute du fait que les gauchistes se veulent féministes ET islamophiles, mais ce n'est pas le féminisme en lui-même qui l'est. Pour preuve, les groupes féministes les plus extrêmes comme femen sont anti-islam. En tout cas, en discutant avec des fémislamistes pourvu d'un minimum de bon sens, tu devrais pouvoir facilement leur faire voir qu'elles doivent renoncer à au moins l'une de leurs positions. Je ne vois pas très bien ou mène toute cette histoire de survie... que les anciennes organisations "patriarcales" aient été tout à fait adaptées aux nécessités d'alors, et à l'avantage des femmes au moins autant que des hommes ? Oui, c'est évident.
  16. Ce sont bien les hommes qui sont les plus alcooliques : http://www.alcool-info-service.fr/alcool/consommation-alcool-france/alcool-francais#.WjKPsvYiHQo Sinon, à propos de l'islamophilie féministe, j'en doute aussi. Les assos françaises, en tout cas, son très partagé sur la question du voile, par exemple, et les groupes les plus extrémistes (j'ai les femen en tête) sont clairement anti-islam. Il y a tout au plus un silence gênée à ce sujet, du fait de leur alliance stratégique à gauche. Je viens aussi d'apprendre un truc amusant : les gays ont en moyenne un revenu inférieur aux hommes hétéros, les lesbiennes un revenu supérieur aux femmes hétéros, mais les couples hétéros ont tout de même un revenu supérieur aux couples lesbiens et inférieur aux couples gays.
  17. 48h plus tard, certaines équipes présenteront des outils prêts à être utilisés. Les autres équipes pourront être accompagnées par nos mentors pour finaliser leurs projets. Que vous soyez développeur ou développeuse, marketeuse ou marketeux, rédacteur·rice, féministe en tous genres, issu·e du monde associatif, des startups ou de la linguistique, étudiant·e, indépendant·e ou salarié·e, vous êtes bienvenu·e ! Pas de compétition : nous travaillerons ensemble pour faire progresser l‘égalité femmes·hommes ! Le plus désagréable avec ça, c'est le refus de faire les choses complètement. J'avais cru comprendre que "rédacteur.rice" était une manière d'écrire plus rapidement ce qui devrait se dire "rédacteur et rédactrice". Dans ce cas pourquoi ce point inclusif n'est ici utilisé qu'une fois sur deux ? C'est un peu comme si j'écrivais a et b & c et d... Et pourquoi ne pas écrire "marketer", qui, en bon mot anglais qu'il est, est neutre ? Il me semble que l'idée première était de préférer les mots neutres. Qu'on ne me dise pas que c'est pour ne pas trahir la langue française. Bref, pour obtenir des résultats similaires, leur logiciel inclusif va avoir besoin d'un générateur de hasard.
  18. Vous savez ce qu'on dit, l'humour noir, c'est comme une paire de jambes. Certaines personnes n'en ont pas. Sinon, je ne comprends pas le lien avec ce fait divers qui a eu lieu pas loin de 6 mois plus tôt... Emilie 34 ans etc n'a pas le monopole de la mort sur les railles. Et en l’occurrence, c'est juste un shooting western tout ce qu'il y a de plus banal https://www.istockphoto.com/fr/photo/train-à-vapeur-approche-femme-liées-à-la-ligne-de-chemin-de-fer-gm143174513-19085648
  19. Je parie sur Sophia Chikirou. Si Méluche reste suffisamment influent chez lui pour dicter ses choix tout en étant trop fatigué pour jouer lui même, il me semble qu'elle est bien placée pour prendre la barre en tant que lieutenante ("avec avantage", ai-je entendu dire). Et puis, elle est plus SJW-proof qu'un vieux blanc cis-genre qui parle fort, elle est déjà femme et maghrébine, si elle s'affiche avec une autre femme ou avec un trans, c'est le gros lot.
  20. Mégille

    Accumulation Du Capital

    J'ai l'impression qu'une autre erreur conceptuelle, chronique à l'école anglaise (Smith, Ricardo) dont est issu Marx, est l'absence du concept d' "entrepreneur", qui se voit confondu avec le "capitaliste", contrairement au regard qui est porté dans l'école française (Cantillon, Say, Bastiat) et autrichienne. Ce n'est pas en tant que capitaliste, c'est à dire, gros propriétaire, que tu es "récompensé" pour la prise de risque, mais en tant que preneur de risque justement, en tant qu'entrepreneur... L'entrepreneur n'est pas forcément capitaliste : une bonne partie de son travail consiste à essayer de trouver des fonds qu'il n'a pas. Bien sûr, les capitalistes qui vont faire le choix de le financer et de parier sur sa réussite vont se retrouver eux aussi entrepreneur sous se rapport (mais pas du seul fait qu'ils sont propriétaires), mais nous sommes tous, sous un certain aspect, des entrepreneurs (j'ai vaguement en tête un passage de Mises à ce propos), quoi qu'à des degrés différents. Moi, futur fonctionnaire-parasite, j'entreprends assez peu par exemple ! Et on peut dire de façon général que le salarié, qui fait donc le choix d'une rémunération stable, fait le choix d'une moindre prise de risque. Ce blogueur commet un drôle de raisonnement en estimant que la prise de risque devrait aboutir à un gain nul si elle était suffisamment répétée. Comme si entreprendre consistant à payer 3,50€, lancer un dé, et recevoir de 1 à 6€. Mais ça ne marche pas comme ça... On est dans un monde ouvert, avec des attentes fluctuantes de la part des gens, et le risque ne peut pas être connu avant d'avoir été pris. Il s'agit de créer des choses nouvelles, d'explorer de nouvelles pistes, et le résultat est fondamentalement incertain. Ce qui rend impossible l'évaluation "rationnelle" du risque. (comme pour le joueur de dé / l'assureur paradigmatique de ton blogueur) Beaucoup de paris vont être tout à fait cons, et ne se solder que par des échecs même répétés mille fois. C'est le cas d'un bon paquet de tentative d'innovation, à ce qu'il me semble, d'ailleurs. Mais quelques uns vont avoir des résultats au dessus de toute attente. Et on ne peut jamais vraiment le savoir avant de tenter le coup. Schumpeter a cette drôle de théorie de l'entrepreneur comme d'un type profondément irrationnel et beaucoup trop confiant en lui : s'il ne l'était pas, il ne se lancerait sans doute pas dans le vide comme il le fait, car il verrait que la plupart des entrepreneurs échouent. Mais justement, il croit irrationnellement être meilleur que les autres, alors il tente quand même, et parfois ça marche. Et c'est sur cette irrationalité individuelle que repose la rationalité du capitalisme. Parmi les autres vices de pensée qui se cachent derrière cette idée que le risque devrait mener statistiquement à un gain nul, il y a cette tendance à voir le marché comme un jeu à sommes nulle, ce qui est idiot, puisque l'on s'intéresse justement aux mécanismes de création de richesse. Quand à la légitimité de ce gain de l'entrepreneur... Si elle est à établir dans l'utilité que le consommateur trouve au service rendu (en l'occurrence, la prise de risque), alors facile : tant qu'on accorde la moindre valeur à l'innovation, on en accorde à la prise de risque. (Je ne suis pas sûr de ne dire que des choses sensées, prévenez moi si je dis des âneries !)
  21. Le féminisme (à l'échelle historique, au moins), est suffisamment polymorphe, je crois, pour pouvoir prendre une autre forme. Oui, concrètement, on s'en fout, mais ça canaliserait certaines énergies ailleurs que vers l'exigence de discrimination positive. Quoi que, en fait. Un entrepreneur, un savant, un découvreur ou un innovateur, a un rôle remarquable dans la satisfaction de chacun, et il serait dommage que certains talents soient perdu à cause de l'intériorisation de je ne sais quel interdit. C'est à supposer, bien entendu, qu'il y a bien un conditionnement social qui entre en jeux dans les choix de vie, et pas uniquement la biologie (ce que je crois, même si je ne sais pas dans quelle proportion).
  22. Ceci dit, je pense qu'un féministe "soft", associatif, non-étatique, a un certain rôle à jouer. Etre bon (ou être un connard) envers quelqu'un ne se limite pas à veiller à ne pas violer sa liberté. Il y a plein de crasses subtiles moralement condamnables qui ne relève pas de l'agression à proprement parler, et une partie de celle-ci concerne des comportements d'hommes vis-à-vis de femmes. Que certaines personnes soient là pour encourager les gens à les éviter est assez sain. Et ça n’exclue pas, d'autres part, une "lutte" (par l'éducation, sans agression) contre le sexisme anti-homme. Encourager les jeunes filles à aller vers les sciences dures et à choisir des voies qu'elles auraient pu croire réservées aux hommes seraient une bonne chose aussi, même si ce n'est malheureusement pas ce que fait le féminisme actuel.
  23. Non, quelqu'un finira bien par voir la contradiction entre la théorie des genres et l'animalisme/veganisme/anti-spécisme. Le premier, qui veut que le comportement (notamment sexuel) soit entièrement acquis, implique une très stricte distinction entre l'humain et le reste du règne animal, ce qui est précisément ce à quoi s'oppose l'autre. A moins de dire que si les chiens vont chercher les bâtons et pas les chats, c'est à cause du regard que porte la société sur eux... On est pas encore là, heureusement ! Par contre, je connais pas mal de féministes veganes, donc visiblement il est possible de de s’accommoder psychologiquement de cette contradiction là aussi, mais elles finiront bien par voir le problème un jour ou l'autre, non ?
  24. je m'étonne surtout que le discours, pourtant commun chez les jeunes, selon lequel il est absurde de considérer que les jeux vidéos violents rendent violent, cohabite avec la volonté de lutter contre toute manifestation culturelle qui mettrait en scène du sexisme. Comment les gens font-ils pour gérer leurs dissonances cognitives ?
  25. Les français sont trop intelligents pour se soumettre à un parti unique, voyons. Ils voteront pour le Front Insoumis, pour l'alternance !
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