-
Compteur de contenus
6 230 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
35
Tout ce qui a été posté par Mégille
-
Je rajoute, à propos de ce que j'ai dit précédemment, que tout ceci est aussi en accord avec la position de l'auteur sur à qui doit revenir la charge de la preuve. C'est à celui qui pose l'existence de Dieu d'apporter des preuves, soit. Dans ce cas, c'est à la position de l'existence du monde d'en apporter. Sous ce rapport, celui qui envisage que le monde n'existe pas est dans la même position que celui qui affirme l'inexistence de Dieu. Tout le problème est, lorsque quelqu'un doute du monde, où peut-on trouver le moindre argument susceptible de le convaincre ? Chercher à convaincre un solipsiste de l'existence du monde en lui montrant des choses mondaines est exactement équivalent à chercher à convaincre un athée en se référent à l'autorité de la Bible, c'est tout à fait circulaire. Descartes pense justement trouver un tel fondement (lui même n'est pas solipsiste, loin de là, au contraire, il n'envisage cette position que pour trouver des manières de la réfuter). Qu'il y ait justement un fondement coupe court à l'argument selon lequel son doute n'est pas possible car absolu, car portant sur chaque chose : il y a bien une chose qui résiste au doute chez lui, c'est le fameux cogito. Cette certitude de ma propre existence n'est pas une certitude logique, déduite, comme le laisse sous entendre l'auteur de l'article lorsqu'il affirme que l'hypothèse du malin génie devrait me faire douter de ma propre existence. C'est Mersenne, je crois, qui reprochait déjà au "je pense donc je suis" de ne pas valoir plus que "je me promène, donc je suis". C'est en fait quelque chose de tout à fait différent, le "je" n'étant pas une simple fonction grammaticale ici. Le "je" de "je pense" est une évidence première apodictique, qui est supposée même par l'activité de douter. On voit que l'argument du doute devant reposer sur une certitude est encore une fois très cartésien : Descartes montre qu'on peut étendre ce doute très loin, même à la nature toute entière (il est effectivement possible que je sois dans la matrice comme Néo, aussi improbable que cela soit), mais qu'il y a toujours une certitude qui reste, et que celle-ci est justement la certitude de moi -même, doutant. Il faut aussi distinguer l'ego cartésien de la "conscience". On a trop souvent tendance, quand on parle du "sujet" philosophique, à superposer la substance pensante cartésienne, la conscience des empiristes, et le sujet transcendantal de Kant et des idéalistes. Il s'agit de concepts tout à fait différents. La "substance pensante", chez Descartes, est justement une substance, c'est à dire une chose, qui existe par elle même (par opposition à un attribut ou un mode). La notion de "conscience" est introduite par Locke, justement pour désubstantialiser la subjectivité, pour ne pas faire (sans justification) de ma perception des choses une chose elle-même. Mais cette conscience uniquement empirique, comme l’apercevra Hume, mène à un scepticisme et à un héraclitéisme radical, pour lequel "je" n'existe même plus, chaque nouvelle perception étant déliée des précédentes. Il la compare à un théâtre, sur lequel les comédiens vont et viennent. C'est Kant qui ensuite va mettre en lumière que même sans substantialiser le sujet (ce contre quoi il met bien en garde dans les paralogismes de la raison pure), il y a d'une certaine façon une permanence, pour ne pas aller plus loin que la métaphore : même si au théâtre, les comédiens vont et viennent, ils vont et viennent bien sur la même scène. C'est le sujet transcendantal, qui n'est pas "quelque chose", (sûrement pas une âme éternelle, "transcendantal" ne signifiant pas "transcendant"), mais qui est la présence même des choses à soi. On peut reprocher à Descartes d'avoir trop vite considéré comme une "chose" son évidence première, mais contre ses premiers adversaires, les empiristes, il faut lui accorder d'avoir mieux qu'eux su préserver l'unité et la singularité du sujet. Autre chose très importante : la substance pensante n'est pas chez Descartes la cause de l'existence du monde. Il faut distinguer causa essendi de causa cognoscendi. La connaissance du monde est subordonnée à ma connaissance de moi même, mais c'est une antériorité seulement épistémologique, pas ontologique. La cause de l'existence du monde, chez Dédé, c'est Dieu. (chez Descartes)
-
Oulà, mais quelle méchanceté là dedans ! Descartes pas rationnel ?! J'ai mal à ma France ! Bon, je ne suis pas cartésien. Je suis pire encore, sur le plan spéculatif, je suis platonicien. Même si j'ai une interprétation un peu personnelle de Platon (comme tous les platoniciens, en fait), influencé par Kant et Husserl dans mon cas. Mais bon, le devoir m'appelle, et je vais donc voler au secours de Dédé. Alors, pour commencer, le plus important est de bien comprendre le caractère volontairement artificiel et exagéré du doute cartésien. Descartes n'est pas un sceptique, et il n'est pas à l'origine du scepticisme moderne (pour ça, il faudrait plutôt chercher chez Montaigne, chez La Mothe le Vayer, etc), au contraire, il s'oppose à eux, et leur reproche justement le caractère superficiel et infondé de leur doute. Le doute méthodique s'en distingue en tant qu'il n'est qu'un instrument, et surtout, un instrument provisoire, jetable. Il dit bien que le philosophe doit douter "une fois dans sa vie etc" une fois, et une seule ! Le constat de départ de Descartes, avec lequel il est difficile d'être en désaccord, est que nos soit-disant "connaissances" actuelles, mais plus encore celles de son époque, sont obscures et confuses. C'est à dire que l'on ne comprend pas très bien ce que sont par elles-mêmes les choses que l'on prétend connaître (c'est l'obscurité, par opposition à la clarté), et que l'on est pas toujours tout à fait capable de bien voir la différence entre les unes et les autres (c'est la confusion, par opposition à la distinction). Le but de Descartes, qui est sans doute un idéal nécessaire à la science, est de faire en sorte que toutes nos connaissances soient claires et distinctes. Bon, en tant que type du XXIs, et surtout en tant que platonicien, je suis bien forcé de reconnaître qu'en ce qui concerne les choses de la nature, ce ne sera sans doute jamais le cas (pour les maths et les sciences pures, c'est plus compliqué). Mais il me semble que ça doit toujours tout de même servir de but à la recherche, même si c'est asymptotique. Je ferme cette parenthèse. Descartes pensait lui que la clarté et la distinction était tout à fait atteignable, et était à portées de main si on avait une méthode suffisamment rigoureuse. Cette méthode consiste à descendre jusqu'aux fondements, jusqu'aux éléments les plus simples et les plus indubitables, pour ensuite remonter jusqu'aux plus complexes. L'idée étant qu'une prétendue connaissance des choses complexes sans connaissance des composées plus simples ne peut être qu'une supercherie, ou une approximation. Remarquez que c'est la position que beaucoup d'entre vous avez sur beaucoup de sujets : à propos de la macro-économie, par exemple. Prétendre connaître des relations entre des agrégats sans s'appuyer sur des principes micro-économiques claires vous fait grincer des dents, et vous avez bien raison. Ou encore, à propos des modèles climatologiques, même chose, on prétend avec eux connaître des choses très complexes, mais est-ce que ça a vraiment la moindre valeur vu notre état d'ignorance de tout ce qui compose le très complexe phénomène du climat ? Descartes ne fait que généraliser ce principe à la science toute entière. Il faut des fondements simples et bien connus, autrement, tout est spécieux. C'est à ceci que sert le doute hyperbolique. Descartes est bien conscient qu'il révoque en doute des choses extrêmement probables, et il n'espère pas convaincre qui que ce soit qu'il est en train de dormir. Ce n'est pas son but. Il s'agit de se faire violence à soi même, c'est, d'une certaine façon, non pas l'entendement, mais la volonté qui doute. Petit rappel conceptuel : chez Dédé, l'âme a deux facultés, la volonté et l'entendement. L'entendement est fini et limité, mais la volonté est infini. Le doute total ne peut donc être que le fait de la volonté, et il me semble qu'il emploie souvent le mot "résolument", ou des mots similaires, pour décrire l'entreprise du doute. Il est effectivement extrêmement improbable que rien n'existe, qu'un démon se joue de moi, etc, tout ceci n'est pas nié. Cependant, si j'ai la moindre possibilité d'avoir un doute au sujet de quelque chose, alors ma connaissance de ce quelque chose n'est pas aussi claire et distincte qu'elle le pourrait. D'où ce doute sur-joué, qui est nécessaire pour trouver un fondement à une science qui en sera vraiment une, du début à la fin. Bien sûr, on peut douter de la possibilité d'un tel état d'achèvement de la recherche scientifique, mais on ne peut pas vraiment reprocher à Descartes de le vérifier. C'est un effort assez héroïque de sa part, en fait, même si ça se termine de la même façon que les efforts héroïques des tragédies grecques. Descartes n'auraient sans doute pas été en désaccord avec cette idée selon laquelle le doute n'est possible que par rapport à une certitude. C'est justement la clef de ses reproches aux sceptiques. Et c'est aussi ce qui lui sert, tacitement, de garantie que son doute méthodique le mènera quelque part, puisqu'en doutant de tout ce qu'il est possible de douter, il sera nécessairement reconduit à l'indubitable. Indubitable qu'il connaissait déjà, bien entendu, mais de façon implicite, et sans avoir fondé sur lui le reste de sa science, comme il le faudrait. Je reviens à la charge avec d'autres posts pour les chapitres suivants (désolé d'avance pour les posts multiples)
-
5 ans de prison pour avoir volontairement inoculé le VIH à deux mineures
Mégille a répondu à un sujet de Librekom dans Actualités
En tout cas, contrairement à d'autres, il aura intérêt à dire pourquoi il est emprisonné s'il veut ramasser la savonnette en toute sécurité. -
A oui ? J'y vois surtout une expérimentation de la monnaie fiat et d'un inflationnisme sauvage pour liquider les dettes d'Etat. Donc une pratique qui ressemblent à celles prônées par les keynésiens (pour ce que j'en comprends), même si effectivement, sans la théorie qui va derrière, parler de keynésianisme est inapproprié.
-
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Mégille a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Guizot en moins, malheureusement. -
https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_de_Law Je me demande si le système de Law peut être considéré comme un prototype du système monétaire actuel, et comme une pratique keynésienne, mais sans la justification théorique derrière. Des avis éclairés sur le sujet ?
-
Oui, je l'ai entendu dire aussi. Après, reste à voir si les pratiques de séductions homosexuelles sont corrélées à celles des hétéros. Si les hommes draguent moins les femmes là haut, se draguent-ils moins entre eux pour autant ? Voilà du boulot pour les sociologues.
-
Rien de scientifique, désolé ! J'ai juste une amie qui s'y est inscrite, et qui se plaignait d'être trop timide pour aborder les autres, et que personne ne l'abordait non plus (alors qu'elle est très attirante). Par contre, il semblerait que ça marche un peu mieux aux USA, étonnamment.
-
TIL que la principale application de rencontre pour lesbienne, "HER", marche très peu en France, car personne n'y fait jamais le premier pas (les femmes... lol)
-
Jordan B. Peterson
Mégille a répondu à un sujet de Eltourist dans Politique, droit et questions de société
Même si ce n'est pas un grand philosophe où un chercheur de premier plan, et que ce qu'il dit relève pour ainsi dire du sens commun, j'ai l'impression que ce Jordan Peterson fait beaucoup de bien, ou en tout cas, peut en faire. Est-il connu un peu en France, ou le trend est-il resté chez les anglo-saxons ? (je n'en parle pas autour de moi, danger, féministes...) -
La mauvaise (crypto)monnaie remplace-t-elle la bonne ?
Mégille a répondu à un sujet de Mégille dans Cryptomonnaies & Co
J'aurais tendance à dire qu'une monnaie n'est rien d'autre qu'une marchandise qui se met à servir de monnaie, c'est à dire, à être utilisé pour les fameuses 3 fonctions dont parlent Aristote. Qui se réduisent d'ailleurs non pas à 2, mais à une seule, puisque la fonction "réserve de valeur" n'étant que l'utilisation différée de la fonction "intermédiaire d'échange", et que absolument n'importe quoi peut servir d'unité de compte (si ça m'amuse, je peux mesurer la valeur de mes vêtements en banane), mais que la valeur d'échange n'ayant de pertinence qu'au sein des échanges justement, il est plus commode d'utiliser l'intermédiaire d'échange comme unité de compte. La question de la source de la valeur ne pose pas de problème particulier, pas plus que quoi que ce soit d'autres, en tout cas. Les gens en veulent. Si on veut creuser dans les sources psychologiques (mais c'est en abandonnant l'économie), j'ai l'impression que ce qui se met à servir de monnaie est d'abord désiré par frivolité, coquetterie et luxure (or, joli coquillage, etc), mais ça ne change pas grand chose. Et que les vices des hommes soient plus fiables nous permet d'être sûr que les objets de nos vains désirs trouverons toujours des débouché ! Quand à pourquoi telle marchandise se met à servir de monnaie plutôt que telle autre... il y a déjà pas mal d'explication classique. Pour l'or, par exemple, incorruptibilité, divisibilité, rareté, facile à reconnaître, facile à transporter, etc. Ceci dit, certaines choses qui ne remplissent pas ces critères sont parfois choisi tout de même. Par exemple, les graines de cacao chez les méso-américains, ou les "rai" de l'île de Yap, en Micronésie (des pierres d'une tonne !). J'imagine que le choix s'explique en parti par des critères culturelles, pas entièrement économique. Tes questions semblent supposer que les monnaies ne sont plus des marchandisent, et ne sont plus "matérialisées", ce que je crois être faux. Les monnaies sont toujours des marchandises, et elles le sont par définition, puisque l'on en échange en en achetant (lorsque l'on vent autre chose) et en en vendant (lorsque l'on achète autre chose). La théorie de la monnaie marchandise, qui s'oppose, j'ai l'impression, aux théories qu'on pourrait appeler "fonctionnalistes" de la monnaie (monétarisme, keynésianisme), est d'abord une certaine explication de ce qu'est la monnaie (mais de cette même monnaie dont parle les autres théories), avant d'être une prescription sur ce qu'elle doit être. Quant à la dématérialisation que tu constates, je ne crois pas que ce soit une véritable disparition du support monétaire qui laisserait les fonctions "creuses". J'ai plutôt l'impression que l'on passe, ou plutôt, que l'on est déjà passé, de monnaies-biens à des monnaies-services. La monnaie-crédit est sans doute la première de ces monnaies-services, mais elle n'exclue pas la diversification des services pouvant faire office de monnaie, ce que l'on voit justement arriver avec les cryptos. Un service pouvant tout aussi bien s'échanger qu'un bien sur le marché, et la distinction entre bien et service étant de toute manière floue, je ne vois pas de changement fondamental dans tout ça. Donc on est, d'une certaine façon, toujours "matérialisé". Quand aux conséquences de tel ou tel "matérialisation", je pense qu'on a d'abord, préalablement, certaines spécificités de chaque marchandise, et que ce sont ces spécificités préalables qui ont pour conséquence d'en rendre possible l'usage comme monnaie. A toi, et au gens autour de toi, de choisir la marchandise qui te semble la plus apte à servir de monnaie (or, coquillage, gros cailloux d'une tonne, promesse de banquier, promesse de politicien, blockchain, etc). Il me semble que si on est pour la concurrence des monnaies, on ne peut, en plus de ça, que ce permettre des spéculations sur ce qui marchera le mieux. Sur le marché des monnaies, l'or, le crédit, les cryptos et les gros cailloux rivaliseront, et la bonne monnaie sera celle qui marchera. Si c'était possible / facile, j'imagine que ça ferait perdre beaucoup de son charme au bitcoin, qui deviendrait donc une bien moins bonne monnaie. Et qui, partant de là, disparaîtrait (puisque les gens l'accepteraient de moins en moins), à moins qu'un législateur n'ait la mauvaise idée de lui donné cours légal. Auquel cas, la loi de Gresham ferait son oeuvre, justement. Mais justement, l'euro a cours légal. Les gens sont forcés de l'accepter comme moyen de paiement, et tu sais donc toujours que tu pourras t'en débarrasser en le filant à quelqu'un d'autre. Que le bitcoin soit meilleurs ne fera que pousser les gens à utiliser d'autant plus leurs euros plutôt que leurs btc. -
La mauvaise (crypto)monnaie remplace-t-elle la bonne ?
Mégille a répondu à un sujet de Mégille dans Cryptomonnaies & Co
En réfléchissant à cette histoire d'inflation et de déflation... je m'aperçois que cette hubris de la société de consommation que mes amis de gauche reprochent au capitalisme est en fait due aux Etats et leurs banques centrales. C'est évident en fait, je me demande comment j'ai fait pour l'ignorer jusqu'à présent. Par contre, au sujet des cryptos, et de la loi de Gresham : Si cette dernière marche lorsqu'il y a cours légal, et qu'aujourd'hui de très mauvaises monnaies (=inflationnistes) ont justement cours légal, est-ce que s'attendre à ce que de bonnes monnaies (BTC par exemple) trouvent une place n'est pas un espoir aberrant ? (a moins qu'il ne s'agisse d'un pari sur la faillite de l'Etat ?) -
Jordan B. Peterson
Mégille a répondu à un sujet de Eltourist dans Politique, droit et questions de société
Précisément -
Du coup, sur ce point là, on peut dire qu'il a gagné son pari...
-
Jordan B. Peterson
Mégille a répondu à un sujet de Eltourist dans Politique, droit et questions de société
Ce qui risque de rendre la chute beaucoup plus douloureuse pour eux... ils risquent d'avoir un petit aperçu de ce contre quoi leurs adversaires les mettent aujourd'hui en garde, et de se mettre à regretter vivement d'avoir eux même lancé la machine à réduction de la liberté d'expression et d'abandon de l'égalité de droit. -
(trop tard pour éditer, zut) je dis "héros" à moitié en plaisantant, mais à moitié quand même, parce que c'est une propriété d'Etat qu'il récupère...
-
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/02/02/97001-20180202FILWWW00191-un-chinois-derobe-800-metres-de-route.php Un héros libertarien !
-
Ethique du clonage humain ?
Mégille a répondu à un sujet de Extremo dans Philosophie, éthique et histoire
Effectivement. Mais comme je l'ai signalé précédemment, si on considère qu'il devrait être illégitime de donner vie à quelqu'un sous prétexte qu'il sera malade etc, on pourrait considérer qu'il devrait être illégal de ne pas avorté d'un foetus trisomique, par exemple. -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Mégille a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Et oui, je suis le 0.0001% de l'humanité qui se rend à l'évidence lorsqu'il a tort face à d'autre gens sur internet. Je ne savais pas comment vous le dire... et puis, vous êtes gentils aussi, tous, même si vous vous foutez toujours sur la gueule. J'aime bien. -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Mégille a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Anarchiste non-anarcap. Donc un peu con. https://www.libertaire.net/ -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Mégille a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Lu sur un forum anarcon* : Bravo jeune fille, tu as compris ce que c'est que d'être un homme sexuellement actif. Pas trop dur l'oppression patriarcale, sinon ? *Oui, je troll** **oui, il m'arrive d'aller sur des forums que pour troller*** ***oui, c'est la raison initiale pour laquelle j'étais venu ici, mais vous avez fini par me convaincre -
A vrai dire, je suis surpris que ce genre de réaction ne soit pas plus fréquente ! D'un point de vu marxiste, il serait très facile de rejeter comme de l'idéologie bourgeoise toute la gauche actuelle. Après tout, ceux qui osent ne pas manger bios et auxquels il arrive de siffler les filles dans la rue, ce ne sont pas les représentant de la classe dominante (serait-ce que cette dernière cherche à se donner bonne conscience ?). De plus, même dans ces revendications socio-économiques, la gauche se fait plus la protectrice d'un lumpenproletariat élargi que de la classe des travailleurs à proprement parler. Chose intéressante : ceux qui s'opposent plus ou moins clairement à cette gauche sans s'opposer à la gauche historique ont tendance à croire qu'elle fait le jeu du capitalisme (lol). Si ils ne remarquent pas pour autant qu'il s'agit, pour le néoféminisme, l'antiracisme etc, de revendications communautaires et non pas de véritables libertés individuelles, peut-être avouent-ils tout simplement être contre la liberté ?
-
Ethique du clonage humain ?
Mégille a répondu à un sujet de Extremo dans Philosophie, éthique et histoire
Ah oui, s'il faut condamner moralement les envies de clonages comme relevant de la mégalomanie, de la soif de toute puissance, etc... je suis assez d'accord. Mais je ne suis pas sûr qu'il faille empêcher ceux qui le veulent de le faire, tant que les droits des clones sont respectés. -
Ethique du clonage humain ?
Mégille a répondu à un sujet de Extremo dans Philosophie, éthique et histoire
Alors, on est d'accord, tuer quelqu'un pour prendre ses organes, c'est pas gentil, même si c'est un clone ! Quand je dis que certaines personnes voudront faire des clones entiers, je pensais surtout à des gens qui le voudraient juste "histoire de". Ecrire leur nom dans les livres d'Histoire des sciences, avoir l'impression de devenir immortel en faisant vivre un deuxième eux, ou tout simplement pour vérifié que c'est possible... Je suis sûr qu'il y a des gens prêts à payer une fortune pour ça. Et il n'est pas si évident que ça de l'interdire. (bon, bien sûr, il va aussi falloir interdire les clones à des fins d'esclavage sexuelle... ne rigolez pas, ça fait parti des projets de Rael, et il a du pognon) Oui, mais en l'interdisant, est-ce que tu ne réduit pas la liberté des cloneurs ? Et au nom de quoi, de la liberté de qui ? Des enfants/clones qui vont peut-être naître ? -
Ethique du clonage humain ?
Mégille a répondu à un sujet de Extremo dans Philosophie, éthique et histoire
Cloner un humain entier est clairement dépourvu d'intérêt d'un point de vu instrumental, mais tu trouveras toujours des tordus, des sectes raéliennes et des mécènes à savant fou prêts à dépenser des fortunes pour ça. Donc ça finira peut être bien par avoir lieu. A vu de nez, j'ai envie de dire que ça ne fait que généraliser la possibilité de naissance d'une nouvelle personne, et que rien ne distingue éthiquement un clonage d'une GPA, d'une PMA, ou d'une fécondation à l'ancienne. Certe la nouvelle personne aura le même ADN que celui dont il est le clone, mais l'identité génétique et l'identité personnelle/morale sont deux choses différentes, ne serait-ce que parce que plusieurs personnes peuvent naturellement avoir le même génotype (vrai jumeaux) et qu'une même personne peut en avoir plusieurs (caryotype en mosaïque). Par contre, si on suppose qu'un parent a un devoir moral envers son enfant (ce que j'ai tendance à croire), quelqu'un a-t-il une responsabilité comparable envers le clone ? Si non, alors il n'y a rien de mal à laisser traîner un bébé clone auprès des poubelles parce qu'on a pas envie de s'en charger. Ca me semble bizarre. Si oui, alors qui ? Celui dont il est le clone ? L'équipe qui a effectué le clonage ? seulement le chef de l'équipe ? le commanditaire / celui qui a payé pour, le clonage ? L'institution /personne morale qui a servit de cadre légal au travail des cloneurs ? Un autre problème, est qu'il me semble que ton adn porte une trace de ton vieillissement, et qu'un clone de toi sera déjà aussi "vieux" que toi en étant nourrisson. Ce qui lui réservera sans doute une vie pas des plus agréables. A-t-on le droit de faire naître quelqu'un pour lui faire subir de tels tourments ? Attention, si on défend ça, on pourrait être mené à juger que l'avortement devrait être obligatoire pour les porteurs de certaines maladies congénitales... voire, que la reproduction devrait être interdite, si on a une approche suffisamment pessimiste de la vie.
