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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Rincevent

    Brésil

    Non, quand des civils sont ciblés, c'est bien du terrorisme, mais ça peut friser l'épuration ethnique quand c'est assez massif (l'Algérie, tout ça). Figure-toi que je suis assez d'accord, ça devrait suffire en temps normaux. Mais quand quelqu'un commence à lâcher le mot de terrorisme, alors il ne faut pas en parler n'importe comment.
  2. Alors déjà, ce n'est pas un permis, mais un laissez-passer. Et puis ce n'est plus le A38, c'est le A39, comme stipulé dans la nouvelle circulaire B65.
  3. Rincevent

    Brésil

    Bah, si t'es tout seul à faire la guerre, c'est pas la guerre. Si, organisation ou pas organisation, des milliers de gens ont une représentation assez similaire des choses, à savoir que c'est la guerre / l'occupation et qu'il faut résister par tous les moyens pour libérer ce qui est "chez nous" (soit libérer tout le pays en remplaçant l'Etat, soit libérer un coin pour y installer son propre Etat) alors c'est une guerre insurrectionnelle. Et on sort du cadre westphalien.
  4. Les SJW sont anti-bloc-de-salami-restant (dans l'optique du léninisme biologique dont j'ai déjà parlé ailleurs), pas spécialement anti-blanc. Une femme blanche, un Arabe blanc, un Latino blanc, un homo blanc, un trans blanc, un handicapé blanc, tous ceux-là sont acceptés par les SJW (pour peu qu'ils adhèrent à la hiérarchie intersectionnelle qui va bien, i.e. qu'ils reconnaissent que leurs équivalents non-blancs sont leurs supérieurs plus à plaindre qu'eux).
  5. Rincevent

    Brésil

    Les tierces parties parlent aussi de guérilla, de guerre asymétrique, ou de guerre insurrectionnelle. Et un soldat israélien abattu par un Gazaoui dans la bande de Gaza et parce que c'est un soldat israélien, c'est un acte de guerre insurrectionnelle, oui. Ou à le démoraliser (avec les mêmes conséquences).
  6. De toute façon, il y a des "blocs" qui devraient être rassemblés et qui sont répartie à plusieurs endroits. Je pense notamment aux bouquins à la couverture vert bouteille, ou aux gros couleur bordeaux. Et comme disait Mannekenpix, le cuisinier des Titans, "Séparer les familles, ça il faut pas faire, hein".
  7. Alors si c'est ce qu'il pense, Jim Crow, ce n'était pas spécialement pro-blanc, c'était anti-noir. Et non, ce n'est pas pareil : une politique visant à discriminer une minorité au bénéfice supposé de la vaste majorité n'est pas une politique identitaire (pour autant, c'est une politique ignoble, on est d’accord là-dessus).
  8. Je suis assez d'accord avec ça, en fait. Mais élégant, heu... porter une veste de costume sur un t-shirt à grand col en V, c'est non.
  9. Rincevent

    Brésil

    Le terrorisme, c'est contre des civils. Ce n'est pas de légalité dont on parle ici je crois. Contre des militaires, ça s'appelle de la guérilla ou de la guerre asymétrique.
  10. Eisenhower ségrégationniste ? C'est intéressant, faut que tu me donnes l'adresse de ton fournisseur.
  11. La question portait donc sur la responsabilité de la gauche SJW dans la radicalisation de la droite (ou, pourquoi l'alt-right est fille, ou nièce, de la ctrl-left). J'y vois plusieurs raisons concomitantes (il y en a sans doute d'autres, mais je ne prétends pas à l'exhaustivité). Comme je le disais, la droite est principalement composée d'exclus de la gauche et de réactions envers la gauche ; en l'occurrence, l'alt-right n'est pour l'essentiel pas composée d'exclus (ça, c'est plutôt l'IDW), mais est fondamentalement une réaction à certain nombre d'éléments prônés par la ctrl-left. D'abord, le fait que les SJW aient été élevés dans et prônent le culte de la différence et l'agressivité envers ceux qui critiquent les groupes officiellement protégés (en gros, les outgroups traditionnels deviennent l'ingroup des SJW), ça énerve, parce que c'est fatigant d'être traité de fasciste à toutes les sauces (et là intervient la deuxième raison, le labeling). On peut aussi mentionner le puritanisme prosélyte des SJW qui a par exemple amené au Gamergate, par lequel une importante partie de cette génération (qui se réfugiait dans les jeux vidéo comme stratégie d'escapism) a été rattrapée par le militantisme de certains, a été sommée de prendre position sur le sujet... et a souvent pris une position anti-SJW par réaction directe à leur intrusion dans leur sphère ouatée. Et puis comme quatrième explication, il ne faut jamais oublier que, parmi les cinq ou six sentiments humains élémentaires, le sentiment de base des mouvements fascistes, davantage encore que la colère, c'est le dégoût (hat tip à Peterson) ; plus les SJW prônaient la "beauté alternative" (cheveux WTF, modifications corporelles), plus ils militaient non pas pour la tolérance mais pour l'acceptation de l'homosexualité (ça me chagrine de dire ça, mais voir deux hommes qui s'embrassent, ça choquera et ça dégoûtera toujours un sacré paquet de gens) et de la transsexualité (et là, Peterson a pas mal à dire), ou la promotion de tout autre truc délibérément choquant (on se souvient de Xochi Mochi, la fameuse drag queen qui lit des histoires aux enfants dans la Michelle Obama Library de Long Beach), et plus en réaction les gens se trouvent dégoûtés, et donc à même d'entendre un discours politique "adapté" à leur dégoût. Enfin, je reviens à la tactique du salami évoquée plus haut : une fois que tu as une politique identitaire pour les Noirs, pour les Latinos, pour les gays, pour les femmes, pour les trans, pour les Asiatiques, pour tel, tel ou tel groupe "minoritaire" (et la ctrl-left adore trouver un tas de nouveaux groupes minoritaires, comme en témoigne l'allongement potentiellement infini de l'acronyme LGBT et de la liste des genres par exemple), à la fin, le bloc de salami restant, celui des hommes blancs/européens hétéros et de culture occidentale se trouve lui-même en position de minorité, et même par certains aspects de minorité oppressée (la violence du discours sur la "masculinité toxique" ou sur les "white men" est invraisemblable). Au fur et à mesure où ce bloc prend conscience d'être minoritaire, il tend à définir son identité de la même manière que les autres minorités (d'où la revendication d'être "blanc", étiquette pourtant oubliée depuis des décennies par la plupart des gens concernés), et à réclamer une politique identitaire adaptée à sa propre identité. E que s'appellorio l'alt-right. Ajoute à ça une responsabilité indirecte (à savoir que, comme je le disais, les progressistes de la Silicon Valley ont mis en place les réseaux antisociaux nécessaires pour que 1- les malpensants finissent par se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls à penser mal, 2- ces mêmes malpensants en arrivent à échanger des matériaux idéologiques d'horizons divers, depuis Hoppe jusqu'aux masculinistes en passant par les white nats ou encore les oeuvres de KMD, oeuvrant ainsi mutuellement à leur enrichissement culturel, 3- le miracle du village mondial rapproche les SJW de tout le monde, favorisant l'émergence du sentiment de dégoût et donc de la réaction, 4- l'anonymat des Interwebs permet un certain niveau de déresponsabilisation, coucou 4chan). Pour le dire comme Niall Ferguson, loin d'aboutir à l'idéal naïf d'égalité et d'intercompréhension mutuelle, l'organisation des sociétés en réseaux a toujours mené à la polarisation.
  12. Je ne sais plus si c'est de Peterson ou de Haidt (typiquement, dans ses écrits et conférences sur "The Coddling of the American Mind"), mais de mémoire, l'apparition de la Ctrl-Left est due à la conjonction d'une bonne demi-douzaine d'éléments distincts. Le noyautage des facs (ou le noyautage de certains secteurs stratégiques, quand ce n'est pas leur création pure et simple, pense aux grievance studies) par les postmodernistes et les marxistes culturels, poussant à une "tolérance répressive" à la Marcuse ; l'arrivée d'une culture de la victimisation (avec son cortège de trigger warnings, de microagressions, et selon laquelle les victimes doivent être protégées de manière véhémente) ; le fait que cette génération ait été élevée avec comme une insistance excessive sur la diversité et l'inclusivité (et donc le rejet de tout ce qui pourrait ne pas être sympa pour les groupes "minoritaires") ; le fait qu'ils aient aussi été élevés dans un cadre de helicopter parenting, qui crée des snowflakes incapables de supporter la moindre contradiction (l'expression typique étant "you invalidate my existence!"); le mission creep des législations fédérales comme le Title IX (mission creep parce que, devant à l'origine protéger les femmes, Obama a décidé qu'il devait aussi protéger les trans) et leur cortège de diversity officers sur les campus (rendus possibles par la bulle financière des universités) ; l'effet de bulle anti-sociale et de caisse de résonance des réseaux sociaux... Par ailleurs, je ne crois pas que l'un ou l'autre fasse directement allusion à la féminisation des universités, mais je crois me souvenir que Peterson dit quelque part que les SJW montrent, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, ce que pourrait être un totalitarisme féminin, et non pas masculin. Mais je suppose que personne n'ira creuser explicitement dans cette direction. Il n'est pas inutile de lire le lien que @F. mas a posté, qui constitue sans doute un excellent tour d'horizon de l'identity politics. Pour résumer, tu n'as pas d'identity politics tant que les discours politiques ne valorisent pas l'authenticité pour elle-même, ou le fait de baser les mobilisations politiques non pas sur les intérêts communs ou sur les idées partagées, mais sur la similarité d'apparence ou de goûts. Je ne vois donc pas comment on peut qualifier les politiques des années 50 de politiques identitaires, puisqu'elles avaient comme idéal ou comme présupposé une base commune culturelle et un minimum d'unité de la société, pour le dire comme Schlesinger. En cela, je ne crois pas que des décennies de politiques visant à repeindre comme "Américains" des gens d'origine anglaise, irlandaise, italienne, allemande, polonaise, suédoise, mexicaine, océanienne et toutes les autres, puissent être décrites comme "pro-blanches". On peut sans doute les critiquer, je dis pas, hein ; mais pas comme étant de l'identity politics. TL;DR : L'identity politics, c'est 1- "l'appartenance à un groupe d'identité prime sur l'adhésion individuelle à une coalition" (le syndrome du "en tant que..."), 2- destiné à adapter la bonne vieille tactique du salami non plus pour éliminer les tranches une à une, mais pour les coaliser une à une contre le bloc restant. Une politique qui prône l'unité du salami contre son découpage peut sans doute être critiquée, mais ne peut donc pas être qualifiée honnêtement de politique identitaire.
  13. C'est si beau, une femme dévouée. /réac Oui, ça m'est arrivé de le remarquer. Le plus étonnant, c'est l'absence de livres chez certaines personnes hautement diplômées et soi-disant cultivées. J'ai essayé, je n'y arrive pas. J'aime trop les livres.
  14. L'argent public, ça sert officiellement à se payer des putes, donc.
  15. Rincevent

    Gilets jaunes

  16. Bonne question. Si le "coming apart of America", pour reprendre l'expression de Charles Murray, est dû aux politiques des Républicains, alors très indirectement oui ; sinon, je vois mal (en fait, je vois plutôt que l'effet caisse de résonance qui a contribué à la Ctrl-Left est dû à la Silicon Valley, plutôt de gauche ; et que le noyautage des facs est lui aussi dû à la gauche). Mais je serais ravi d'avoir des arguments dans l'autre sens. Et bien dans la mesure où la droite est en gros, composée 1- des divers exclus de la gauche, et 2- des diverses réactions contre la gauche, on peut dire que oui. (Mais si la question est réellement sérieuse, je pourrais développer deux ou trois points).
  17. On pourrait presque penser que le fait de porter un pantalon à taille haute et non pas basse participe à la classiosité du costume trois-pièces.
  18. Ah, je ne suis pas le seul à avoir remarqué.
  19. J'ai parlé d'être attiré par les figures paternelles ? Laisse Jung tranquille ; ce qui était risible dans le cas que tu cites, c'était Gurdjieff.
  20. Merci pour le schéma (du coup je met des mots sur les choses, ce qui est toujours agréable). Je préfère très nettement les pantalons "à la taille" ou haute, que taille basse ou "moderne". C'est comme tout, ça ne se porte pas n'importe comment non plus.
  21. Oh mais j'avais bien compris ça aussi. "Pas besoin de davantage" étant précisément la raison pour laquelle JBP ne l'intéresse que peu.
  22. En quoi c'est censé me réfuter ? J'ai dit que c'était le facteur principal qui influençait sa réception, mais je n'ai délibérément pas précisé si c'était dans un sens ou un autre, parce que je sous-entendais déjà tout ce que tu viens d'écrire, et que le point commun à toutes ces attitudes, c'est précisément qu'elles ont comme facteur central le rapport au concept de figure paternelle. Bof. Plein de gens apprécient Peterson parce qu'ils le voient comme un allié dans leur propre action en tant que père (c'est juste que cette tranche démographique-là ne va pas aller payer 200 balles pour le voir sur scène). Tout comme un père de famille peut apprécier tel curé, tel rabbin, tel druide parce qu'il incarne et prône des valeurs en lesquelles il se reconnaît et parce qu'il considère qu'il consolide l'éducation qu'il tente de donner à ses enfants.
  23. Bah, Ratziger était très progressiste dans le sillage immédiat de Vatican II. Ce n'est qu'après qu'il a réellement compris.
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