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Vilfredo

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Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. JBP est injustement sous-estimé comme vulgarisateur de l’existentialisme. J’aime bien sa tentative de syncrétisme psycho/bio/philo. Dans sa liste il y a aussi le bouquin de ce Panksepp, Affective Neuroscience. Je suis curieux.
  2. D’accord mais du coup pourquoi ne peut-elle pas vivre sans enfants, cette majeure partie? Outre que c’est utile pour avoir de l’argent quand on est vieux?
  3. Ah bah quand on a aucun argument il reste toujours des arguments contre le fait d'avoir des arguments. Je sais pas comment on pourrait savoir si c'est faux ou pas. Tu vas pas nous faire un truc à la JRR avec "selon cette méta étude les gens sont en moyenne plus heureux quand ils ont des gosses". Ce que je sais c'est qu'on peut vivre très bien sans enfants. Kant n'a pas eu d'enfants, à ma connaissance, et la culture, le monde, la pensée ont été bien plus enrichis par Kant que par ma voisine avec ses cinq gosses. Quand quelqu'un dit détenir le sens de la vie en morale c'est généralement une généralisation excessive de lui à tout le monde. Et puis le critère vrai/faux en morale, bon...
  4. En voilà un beau sujet de recherche Sinon concernant la biblio de JBP elle est bien sauf qu'elle m'a fait lire Man's Search for Meaning de Frankl, un bouquin bien cringe sur un psychiatre qui explique que les camps sont un défi à prendre ta vie en main.
  5. Le diagramme midwits/topwits fait vraiment passer les pires clichés pour des marques de sagesse.
  6. Vilfredo

    Supa Playlist!

    On dirait un peu Cat Power mais en version qui sait chanter (j'ai dû écouter ça une cinquantaine de fois depuis hier)
  7. Le truc que je comprends pas avec les raisonnements sur des gens qui pourraient exister, et qu'on lit aussi chez les écolos, c'est: de qui parlez-vous? D'abord un être humain ça a un phénotype, un tempérament et des goûts, contrairement à ces possibilités d'êtres humains dont on ne sait rien, et qui ont le même statut ontologique que le piranha possible dans mon évier, peut-être parce que les concepts métaphysiques applicables aux choses ne sont pas nécessairement applicables aux êtres (l'existence/l'essence) enfin du moins ça mérite débat.
  8. Note: ce serait intéressant de savoir ce que N connaissait de Feuerbach. Parce qu'une section de PBM s'appelle quand même Das religiöse Wesen, et le livre de F, Das Wesen der Religion... Un truc que Strauss commente d'ailleurs ("Yes, that one can say, but the German is “Das religiӧse Wesen,” and that is I believe directed against a very famous thought and book, Das Wesen der Religion, [by] Feuerbach, The Essence of Religion. For Nietzsche there is no essence of religion, but there is something which one can call (because the German noun, “Wesen” has a verbal meaning) “the religious goings–on,” “the religious doings,” or something [like that]. It is not easy to translate into English.")
  9. Bah Dionysos quand même. Elle ne laisse pas de place au christianisme (et encore, il est très élogieux à l'égard du christianisme antique et de l'AT). La question de N. est de savoir si, à la place de nos valeurs morales, nous pourrions placer des valeurs « naturelles » (au sens du naturalisme) (Volonté de puissance, §462), expérience qui ne requiert pas de postuler que Dieu n’existe pas, mais simplement un accord qui nous dispose à ne pas l’invoquer dans des raisonnements pour justifier ceci ou cela. Il faut voir comment le surhomme est évoqué dans Le Gai Savoir, §143 : le polythéisme a créé les surhommes (les dieux) ainsi que des quasi-hommes et des sous-hommes (les nains, e.g.), autorisant une pluralité de normes (les dieux ne sont pas incompatibles les uns avec les autres), et la réalisation de l’individu, contrairement au monothéisme, qui imposa une seule norme et un seul dieu. Le polythéisme naît d’une excuse pour la réalisation de son propre idéal individuel : au lieu de revendiquer cet individualisme, l’homme dit : « pas moi ! mais un dieu à travers moi ». La pulsion du moi se « déchargea » dans l’art et le polythéisme, pour conjurer le spectre moral d’un narcissisme qui s’apparente, pour la morale, à de l’ « idolâtrie ». Les dieux prennent donc la forme de cette individualité idéale. Le surhomme décrit dans Le Gai Savoir, §302, est celui qui a « dans l’âme ce bonheur d’Homère », Homère qui « s’inventa ses propres dieux », c’est pourquoi l’homme qui est rempli de son esprit est « la créature la plus susceptible de souffrance sous le soleil ». Après tu peux me dire que du coup ce sont pas des "vrais" dieux mais juste des allégories des valeurs morales "naturelles". Je te répondrais que c'est précisément comme ça que Nietzsche pense qu'on concevait les dieux avant le monothéisme.
  10. J'ai plutôt l'impression que c'est une critique des philosophes occidentaux qui ont des grands principes et qui les appliquent pas. Dostoïevski les prend au mot. Le darwinisme social, je veux bien, mais pouvez-vous buter une vieille femme? La question n'est pas le classique: vos principes sont-ils assez forts pour vous empêcher de voler et de tuer, mais: y a-t-il des non-principes assez forts pour aller contre la culpabilité, la loi morale etc.? La conclusion de l'expérience c'est que le nihilisme ne permet pas de vivre et Raskolnikov embrasse la religion. L'approche très pratique a un côté nietzschéen: le test d'une idée n'est pas "est-elle vraie ou fausse?" mais "est-ce que je peux vivre avec ou pas?" Est-ce une critique de Nietzsche? D'abord historiquement on va avoir du mal (le roman paraît en 1866 et Nietzsche a écrit son premier livre, La Naissance de la tragédie, en 1872). Ensuite si on garde l'idée que l'homme ne peut vivre sans Dieu, ce n'est pas vraiment une critique de Nietzsche, qui écrit par exemple: "Autour d’un héros, tout devient tragédie ; — autour d’un demi-dieu, tout devient satyre ; — autour de Dieu, tout devient — quoi donc ? peut-être « univers » ? —" (Par-delà bien et mal, §150), manière de dire qu'il y a un doute sur la possibilité d'avoir un monde dont le centre ne soit pas un dieu, même si ce dieu n'est pas nécessairement le dieu chrétien. Au contraire, il me semble, Nietzsche et Dostoïevski se rejoignent très bien sur l'analyse de la déréliction morale causée par le nihilisme et les hommes qu'il apporte avec lui. Là où il y aurait une grosse différence c'est que Nietzsche trouve que le christianisme n'est pas une échappatoire. Nietzsche est très angoissé par le nihilisme, critique du christianisme, mais pas athée pour autant. Après ma lecture de Dostoïevski remonte à longtemps. Pour comprendre Nietzsche, il y a les livres de Nietzsche de la maturité (essentiellement Par-delà bien et mal et Le Crépuscule des idoles, qui est un peu un résumé de toute sa philosophie en une centaine de pages) et l'excellent Nietzsche. Philosopher, Psychologist, Antichrist de Walter Kaufmann. C'est pourtant le roman des philosophes. (D'accord avec le reste.)
  11. Je crois que c'était... sarcastique.
  12. Traduction: @Rincevent devrait y voir une bonne nouvelle.
  13. tu as AdBlock? ça change ta vie pour le porno
  14. Vilfredo

    Nécrologies

    Sonny Chiba
  15. Mamma mia que c'est moche
  16. Mais bordel l'intérêt de cette chanson c'est justement qu'on parle de mecs! C'est une chanson sur le désir féminin (I'm gonna let myself get / Absolutely soakin' wet). Comme White Boys/Black Boys dans Hair. Les barbares.
  17. Hétérosexuels mon cul
  18. Moi j’ai l’impression qu’on redécouvre un peu Hegel et la dialectique là
  19. “We were the beginners of the crime” why are you breaking up with me Boris ?
  20. Vilfredo

    Traitements médicamenteux

    ta nouvelle punchline? "ton QI est tellement bas que tu l'as dans le cul?"
  21. Ah l’histoire de la philo à la Heidegger c’est toujours dans la dentelle. Donc Simondon n’utilise plus aucune notion de sujet?
  22. Je sais pas y a plein d’options. Deviens meilleur, développe ton potentiel, augmente ta puissance, cultive tes talents, sois un honnête homme, ou, successivement et jamais exclusivement, un bon mari, un bon [insérer ton boulot], un bon père, un bon ami...
  23. Ce qui nous ramène à Voegelin. Je précise que je pourrais faire le même rant (même si je l'avais pas envisagé comme tel) sur n'importe quelle autre justification extérieure de la vie, puisque c'est cette catégorie générique qui me paraît mauvaise. Mais c'est un désaccord philosophique: si ça vous va de poursuivre votre bonheur, je ne vais pas réveiller le chat qui dort.
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