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Vilfredo

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Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. C'est très Jaccadi a dit que l'autisme détruit pas les familles comme argument C'est débile: on peut plus dire "X c'est pas top" parce que des gens sur twitter vont dire: ah mais vous ne diriez pas ce que vous dites de X de l'homosexualité! Je passe les parallèles avec Hitler 🙄 C'est intéressant mais on aimerait une étude, surtout pour quelqu'un qui reproche à RFK de dire "many" au lieu de donner des sources (la paille, la poutre...) Par contre sur la suite du thread elle n'a pas tort: faire des généralisations pareilles sur "les autistes" peut être discriminant, et le discours sur "ils ne payent pas de taxes" implicite "ils nous coûtent de l'argent", ce qui n'est pas terrible. Par ailleurs, elle cite une étude qui dit: Ce qui est assez loin de "they'll never hold a job". Donc D'un côté toute l'hyperbole sur le ton de c'est littéralement le nazisme discrédite complètement son propos De l'autre elle n'a pas tort quand elle dit que RFK dit n'importe quoi, avec des sous-entendus pas terribles (sans lui attribuer des intentions exterminatrices), et potentiellement discriminants
  2. Il y a un article dans Scientific American qui remet un peu l'église au milieu du village sur le sujet: https://www.scientificamerican.com/article/the-real-reason-autism-rates-are-rising/ D'abord normalement on ne parle de autism mais de autism spectrum disorder (ASD), parce qu'effectivement entre Temple Grandin (je recommande ses livres et aussi son passage dans le podcast de JBP d'ailleurs) et quelqu'un qui n'a pas développé le langage, ne peut pas faire ses lacets etc, il y a une grosse différence. Ensuite, pour résumer l'article du SA: RFK se trompe en disant que les autistes "régressent" autour de deux ans (dans certains cas, on peut trouver des différences neurologiques dès 6 mois chez des enfants plus tard diagnostiqués comme "autistes") RFK est sur une position controversée, pour le moins, quand il attribue la (prétendue) "épidémie" d'autisme à des causes environnementales D'abord parce que c'est sous-estimer la part génétique dans l'autisme, même si celle-ci est elle-même mal comprise et complexe Ensuite parce que c'est sous-estimer le changement dans les méthodes de diagnostic de l'autisme, qui ont aussi beaucoup à voir avec les statistiques sur "l'épidémie" d'autisme. Un passage de l'article qui est assez convaincant sur ce point, c'est celui qui parle des comparaisons de taux d'enfants "autistes" par état: Maintenant, par contre, quand RFK dit que l'autisme détruit des familles etc ça me paraît vrai, et le rapprochement avec l'eugénisme est hallucinant, mais je relaie la demande de @Philiber Té, je n'ai pas twitter non plus
  3. À chaque fois que quelqu’un utilise “sémantique” dans ce sens péjoratif, un petit pingouin pleure en moi
  4. Pap Ndiaye à l'extrême gauche... oui c'est mal foutu leur truc
  5. Je n’ai pas moi-même une opinion sur le gars, mais je m’intéresse beaucoup en ce moment à l’enactivisme en cogsci, et je lis un bouquin (Radicalizing enactivism de Hutto & Myin) qui dit du bien de lui et en particulier de son livre sur la main (The hand: a philosophical exploration into human being). Le personnage m’attire a priori assez peu (un polymath philosophe et “poète” qui s’attaque au darwinisme… hmm hm) mais les extraits cités semblaient vraiment intéressants.
  6. Ahh de la lecture pour bibi. Enfin c’est surtout à @Rincevent qu’il faut montrer ça. J’en profite pour signaler les travaux intéressants de Theweleit sur le sujet https://amzn.eu/d/77tR2cr
  7. Je veux dire: bien sûr, à un niveau, l'expression a un sens clair, qui peut être employé par des hommes, des femmes, et on pourrait même envisager des créatures sans fesses qui l'emploient métaphoriquement. Là n'est pas la question. La question, c'est ce que cet usage veut dire, étant donné qu'il vient d'un homme (ou d'une femme). Chez l'homme, il semble bien que ce genre d'expressions, quoique parfaitement courantes (ou précisément pour cette raison), participe d'une forme "soft", non-littérale, inconsciente, etc., de construction sociale de l'identité, qui ne se fait pas que dans le langage, mais qui est corroborée dans des pratiques. Rien n'empêche de penser que, chez la femme, l'usage de cette expression remplisse une fonction parallèle dans la construction des rapports homosociaux, mais peut-être pas de la même façon? Il faudrait d'ailleurs voir s'il y a de grosses disparités sexuelles dans l'usage de ces expressions (dont il faudrait faire un inventaire non-arbitraire) et si l'usage de ces expressions est concentré sur les dialogues entre interlocuteurs de même sexe, ou pas Mais bon, je ne fais pas ma thèse sur "Kiss my ass"
  8. Sauf qu'en l'occurrence elles sont employées par des hommes?
  9. Disons que je ne suis pas le seul à être de cet avis, mais cette discussion est en train de me faire réaliser que je dois passer beaucoup trop de temps en ligne pour en être venu à avoir un avis sur des questions pareilles
  10. Pas que heureusement. Il aurait l'air fin l'anthropologue qui dirait: la virilité se construit dans l'homosexualité. Mais de là à être étonné de la présence d'expressions comme "kiss my ass" dans la plupart des langues, il y a un juste milieu.
  11. Heu "kiss my ass" c'est vraiment très commun (et très vulgaire). Après on peut faire de la psychanalyse sauvage avec "motherfucker", "shithead", "asshole", et dire que la virilité se construit à travers la représentation d'une forme de domination sexuelle sur les autres hommes, mais ce n'est pas très original? Je veux dire: il suffit d'écouter les adolescents parler. Edit: Et par ailleurs il y a des influenceurs masculinistes ou alt-right clairement homosexuels (BAP, Yannopoulos). Ce qui compte comme "homosexuel" en un sens négatif ou discriminant est largement une question de convention culturelle et du cadre dans lequel se place le discours ou le comportement. On prend l'exemple de ce qui se passe en guerre, en prison, lors d'un bizutage?
  12. Une journée normale dans la vie d'un libéral conservateur
  13. Un truc que je n'arrive pas à comprendre dans l'étude, c'est que les constituants d'un "call" composite soient plus proches les uns des autres, dans le "similarity space" sémantique, que ceux de "calls" (ou de "call types", mais n'est-ce pas un peu circulaire de postuler une différence typique, i.e. de signification, sous ce prétexte?) différents: ça n'est clairement pas le cas dans aucun langage humain: il n'y a aucune contrainte sémantique sur les mots qu'on peut mettre ensemble pour composer une expression. (NB je n'ai aucune idée précise de ce que la qualification "at the repertoire level" veut dire). Ce n'est pas juste un problème local: si la compositionalité ne s'exerce qu'au sein d'un "similarity space" sémantique, on n'a juste pas de syntaxe, contrairement à ce que l'article semble vouloir dire. C'est la définition même de la syntaxe de pouvoir être indifférente à l'identité sémantique des constituants. Le rapport avec la compositionalité triviale ou pas (e.g. le cas des adjectifs intersectifs et non-intersectifs, puisque c'est celui qu'ils donnent) n'est pas évident: rien ne dit qu'il y ait une plus grande proximité sémantique entre les constituants de "mauvais danseur" (i.e. "mauvais" et "danseur") qu'entre ceux de "danseur blond": c'est vrai qu'être un mauvais danseur, c'est être mauvais pour un danseur, mais de même, être un mauvais cuisinier, c'est être mauvais pour un cuisinier, et donc il y a un type qui est: être mauvais pour un x, et eu égard à ce type, on ne peut pas dire qu'il y ait une plus grande proximité sémantique entre les adjectifs intersectifs et non-intersectifs. En d'autres termes, ce ne sont pas des constituants ayant a priori une proximité sémantique avec d'autres qui sont préférablement recrutés dans une expression composée en cas de compositionalité triviale (i.e. par exemple, des adjectifs intersectifs), ce sont, au contraire, des constituants ayant a priori aussi peu de proximité sémantique que d'autres qui sont arbitrairement recrutés (e.g. "mauvais", ou "blond"), et qui, a posteriori seulement, acquièrent une valeur contextuelle, ou pas, suivant ce contexte même, ce qui veut aussi dire qu'il doit y avoir des relations de priorité sémantique qui surviennent en fait sur la syntaxe, à savoir: l'adjectif modifie la tête de la phrase nominale, pas l'inverse (e.g. "mauvais pour un danseur", mais pas "blond pour un danseur", et ce en vertu de la signification de "danseur"). Les bonobos semblent faire les choses à l'envers: la similitude sémantique sert de contrainte sur le search space; nous faisons les choses autrement: la similitude sémantique est un produit de la compositionalité. Donc, en gros, il s'agirait de ne pas confondre une forme non-triviale de compositionalité (qui modifie contextuellement la signification lexicale des constituants, de façon "gestaltiste", comme dirait Recanati), et un exercice restreint de la compositionalité (dans un espace sémantique (contextuellement?) prédéfini). Pour le dire vulgairement, on n'a pas, a priori, une signification "riche" "être mauvais pour un danseur" encodée de façon cachée dans une partie de la signification lexicale de l'adjectif "mauvais", et qui serait ce qu'on vient chercher, comme un concept ad hoc, pour former une expression non-intersective comme "mauvais danseur": c'est absurde! Au contraire, c'est seulement une fois combiné avec "danseur" que la signification lexicale "mauvais pour un danseur" (le concept ad hoc) est activée dans "mauvais" (le concept général, car il y a un concept général). Eh bien j'ai l'impression qu'un mécanisme de cette généralité n'est nullement présent chez les bonobos--ce qui ne serait d'ailleurs pas un scoop. Apparemment, ils font l'inverse. Une question qui est intéressante: est-ce qu'on commence, ontogénétiquement et/ou phylogénétiquement, par acquérir des concepts situationnels, ad hoc, et construit des concepts (plus) généraux sur cette base, ou l'inverse? Pour une défense de "l'inverse" dans l'ontogenèse. Ce n'est pas une critique de ce papier par ailleurs fascinant, c'est plus une question de compréhension que j'aimerais bien poser aux auteurs.
  14. On a besoin de plus d’études comme ça—enterrer le paradigme chomskyen. Schlenker et Chemla ont aussi documenté l’existence de formes de compositionalité chez certains primates
  15. On dirait qu'il maîtrise un nombre limité de phrases-slogans qu'il ressort de façon plus ou moins aléatoire. Il s'était fait é-cla-ter par Attal aux législatives, je crois que ça en dit long sur ses talents "rhétoriques".
  16. Donc - l’augmentation de la masse monétaire ne se répercute pas en inflation aux us parce que absorbée dans des réserves (n’atteint pas le marché de la consommation) + part à l’étranger - d’habitude, déficit commercial => monnaie faible (demande < offre) => inflation (?), mais pas ici, parce qu’il y a une raison structurelle qui maintient une demande élevée en $ (?) Ah je ne sais pas ça effectivement! Je partais seulement du principe que c’est ce que Trump voulait à tout prix faire vu la situation actuelle
  17. Oui effectivement: pas “sans affecter la balance commerciale” mais “de manière à rééquilibrer la balance commerciale” en fait
  18. Si on pouvait sortir du ronchonnage… Et m’expliquer quelque chose: il y a cette idée qu’un pays dont la devise sert de monnaie d’échange international (comme le dollar) enregistre automatiquement un déficit commercial, si j’ai bien compris le “paradoxe de Triffin”. Comment est-ce que ça marche exactement? Le $ connaît une forte demande et donc ça conduit tout le monde à vendre beaucoup de trucs aux US? Du coup, est-ce que l’aide internationale (des US vers —> le reste du monde) n’est pas un moyen de satisfaire la demande en $ sans affecter la balance commerciale? Et du coup Trump est un peu con d’y mettre fin? Im going out on a limb here, je suis nul en économie
  19. Super, c’est exactement ce que je voulais savoir! Merci
  20. Disons que c’est plus une question de rejet mutuel https://www.lexpress.fr/monde/amerique/trump-va-enfoncer-un-premier-coin-dans-les-traites-de-libre-echange_1871797.html?cmp_redirect=true Sinon il ne faut quand même pas se laisser oublier que, proportionnés ou pas, le principe même de ces tarifs est grotesque. Le débat sur la proportionnalité ou sur l’hypocrisie des gauchistes sur le sujet est orthogonal
  21. Ah zut 😕 j’aime bien la saison 2 (l’idée que Dexter soit impliqué dans sa propre traque était évidente mais bonne), même si la résolution était nulle (que ce soit la façon dont il se débarrasse de Lila ou tout le truc avec Doakes, rien de tout ça n’a beaucoup de sens en effet). Rotten tomatoes dit du bien des saison 4 et 5 cependant (3, 6 et les dernières sont unanimement reconnues comme mauvaises + il paraît que le final de toute la série est nul). Je vais voir…
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