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Vilfredo

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Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. @Lancelot j'ai du mal à voir le lien entre Hayek et la 4E cognition, qui est en soi distincte de/plus large que l'Extended Mind Thesis (EMT) spécifiquement, associée à Clark (et Chalmers). Les partisans de l'EMT expliquent qu'autre chose que du tissu neuronal peut servir de véhicule ou de support à des processus cognitifs (y compris des objets extra-corporels, comme des artefacts technologiques), Hayek explique que "la" connaissance est dispersée au sens où l'information économique est détenue par des agents dispersés, et (crucialement) ce de telle manière à ne pas pouvoir être (re)centralisée sans perte. C'est sensiblement différent. Et dans les deux cas, on peut se demander dans quelle mesure la notion d'"esprit" n'est pas employée dans un sens plus ou moins métaphorique (c'est la critique fodorienne, mais traditionnelle chez les "cognitivistes" (une notion elle-même construite par la 4E cognition) de l'EMT).* Bon je vais lire l'article à un moment, mais l'abstract et l'extract ne me disent rien qui vaille. *Je ne dis pas que j'adhère à cette critique, mon avis sur Clark n'est pas fixé.
  2. Les US comme "nation"? C'est une république. La nation c'est un concept plutôt européen non (Renan, 1848)? A la limite, les USA sont une nation de nations, mais dites-moi si je dis n'importe quoi.
  3. Il y a une différence entre nier, à titre descriptif, les différences culturelles, et affirmer que ces différences ne font pas de différence du point de vue de la politique libérale, et il y a une différence supplémentaire entre cette dernière position, et celle qui consiste à poser comme idéal régulateur de la politique libérale l'accommodation de ces différences.
  4. 1) Comment ça? Il y a eu des développements significatifs du libéralisme autour de l'époque révolutionnaire (en France et aux US), dans l'Europe du XIXe, et dans les US des années 70 80. Ce sont des contextes culturels plutôt différents, auxquels le libéralisme s'est plutôt adapté. 2) C'est pas parce que la théorie s'est développée dans un contexte c (s'il y a un tel contexte uniformément défini, cf. 1) que: soit elle porte sur c, soit elle a besoin que les conditions satisfaites par c soient réunies pour être applicable, soit... <une autre relation entre c et la théorie que je t'invite à clarifier>
  5. Cette question vient d'une ambiguïté à propos de la dichotomie thick/thin (qui vient de Walzer, je l'ai appris récemment). Soit on appelle "thin" le socle de principes communs sur lesquels on peut éventuellement étendre la doctrine vers des addenda "thick" (mais de façon cohérente), soit on appelle "thin" la position qui consiste à se contenter de principes "cadre" (au sens hayekien), neutre sur le reste, et "thick" la position plus détaillée. Je crois que la bonne façon de voir les choses est la première, ne serait-ce que parce qu'elle évite la géométrie variable.
  6. En fait je comprends pas bien l'enjeu. Un ensemble d'individus qu'on n'a pas vraiment un critère distinctif pour désigner (mais disons un sous-ensemble des musulmans pratiquants) pose divers problèmes régaliens. La solution libérale traditionnelle consiste à traiter les individus comme tels, et à les condamner (et non les "renvoyer dans leur pays" comme si ces pays étaient des déchetteries sociales à ciel ouvert), pas à généraliser sur un "peuple" avec des raisonnements du type qui vole un oeuf vole un boeuf. Ou alors on assume d'être collectiviste, favorable à la préférence nationale, de penser que les individus sont des parties d'un tout culturel qui les détermine, et d'avoir la literacy anthropologique d'un colon du XIXe siècle. C'est très facile d'être un libéral à géométrie variable, favorable en principe à la libre circulation ou au progrès scientifique 'sauf quand ça pose des problèmes'. Un libéral n'est pas censé avoir de 'politique culturelle'.
  7. Ah en voilà un nouvel argument! Sinon c'est un fil sérieux, donc l'ad hominem et l'édito du fig mag,
  8. Tres intéressant. Je connaissais les travaux de Hugo Mercier avec Dan Sperber, si c’est bien le même Mercier
  9. Le débat ne change rien aux intentions de vote, si? Pour le reste, Harris est la cible idéale pour Trump (femme minorité californie, invisible pdt tt le mandat Biden, le seul job qu’elle avait à faire c’était de surveiller la frontière, avec un bilan mitigé), mais elle semble davantage galvaniser l’électorat liberal (pcq femme minorité californie). Donc plutôt un meilleur choix que Biden pour éviter la bouteflikation des us
  10. Ich klopfe auf’s Holz Indeed
  11. J’avais l’idée que ça décrochait sur les postes de prof (prof d’université aux US >>>> prof d’université en France, coût de la vie pris en compte). Mais peut-être que je me raconte des histoires
  12. C'est ce qu'on appelle l'intersectivité
  13. D’accord. Mais même avec cette précision, 1) la situation n’est pas symétrique à celle du médecin 2) la position féministe sur le droit de disposer de son corps n’est pas incohérente
  14. Ben c’est justement ce qui est discutable. Pour le point sur la souffrance morale, on continue de mettre sur le même plan la souffrance de la conscience (Raskolnikov) et la souffrance physique. Je ne dis pas que l’un est pire que l’autre, je dis que ce n’est pas la même chose, donc que l’argument féministe n’est pas incohérent, comme le suggérait @Pelerin Dumont je parlais seulement de l’accusation d’incohérence Pourquoi? Tous ces gens ne sont dans le corps de personne d’autre. Pourquoi voudrait-on les tuer? C’est la raison invoquée pour “tuer” un embryon ou un fœtus et la raison pour tuer ces gens qu’il faut comparer. Pour se rendre compte qu’elles n’ont rien à voir. On peut et on doit juger des raisons. Ou alors la position est que la vie est sacrée, mais on entre dans un tout autre débat.
  15. Bah non. On a une femme dont le corps est déjà dans un état non désiré, pour présenter les choses de façon impersonnelle, ce qui n’est pas et ne sera pas, quoi qu’il fasse, le cas du (corps du) médecin. Il y a une différence entre agir de telle sorte qu’on suit ou ne suit pas ce que nous dicte notre conscience, et mettre un terme à une intrusion à son droit de disposer de son propre corps, ou exercer ce droit, plus exactement (sauf en cas de viol, on ne peut pas le considérer comme enfreint). Je suis désolé de faire une différence aussi étroite entre action et corps (physique), ou entre le moyen et l’action, mais à moins que la femme menace physiquement le médecin, l’intégrité du corps du médecin n’est pas menacée, alors que celui de la femme, oui. Ce qui peut être en jeu, c’est la conscience du médecin, pas son corps. Ce qui est de toute façon en jeu, c’est le corps de la femme. après je n’ai jamais dit qu’en jouant à ne pas comprendre, on ne pouvait pas paraphraser la situation de façon suffisamment malhonnête pour faire disparaître les différences. C’est, bien entendu, toujours une possibilité
  16. C’est très malin de mettre sur le même plan (“droit de disposer de son corps”) avortement et prostitution
  17. Je vois pas ce qu’il y a de si évidemment légitime dans la confusion entre la conscience et le corps, du moins à titre juridique. Sans être contre la clause de conscience, c’est effectivement un peu problématique d’avoir le droit d’avorter si, comme en Italie je crois, 3/4 des médecins refusent par objection de conscience (droit abstrait). Pour être simple, d’un côté c’est la liberté d’action (ou de mouvement), de l’autre c’est le corps comme objet (ce n’est pas la liberté d’action ou de mouvement qui est primairement concernée dans le cas de la femme qui souhaite avorter). Ce n’est quand même pas tout à fait la même chose, donc je ne vois pas la confusion.
  18. C’est à dire ceux qui s’opposaient à l’idée qu’on soit contre le fait d’être pour?
  19. Le “ha ha ha” rend ça encore mieux modos, ne changez rien plz
  20. Oui. En attendant je sors de 20h d’épreuves (étalées sur trois jours), je vais aller me Taper la Cloche. J’arrive jamais à manger pendant les épreuves. Aujourd’hui tout le monde toussait (par cycles: un gros éternuement et c’est parti, tout le monde se racle la gorge, comme des mouches qui se précipitent dans une fente quand il y a une tempête). Le mec qui lisait les consignes de sécurité était romanesque: sexa un peu simplet qui nous lisait “le discours pour votre concours” (tu parles d’un discours), il commence par un bonjour à tous qui a fait hausser tous les sourcils de la salle, il butait sur un mot sur deux, hier les sujets étaient en retard, il s’est interrompu en plein “discours”, et il nous a expressément dit qu’il avait pas la moindre idée du retard. Ah et il finissait toujours par “fermeture des portes et ouverture des sujets”, au bout de la troisième fois c’était un gag
  21. J’ai rêvé que je faisais bien la cuisine
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