Bonjour à tous,
Après des années à lurker ce forum, je me recrée un compte. J'en avais un avec quelques contributions, voici des années, mais je ne pense pas qu'il ait beaucoup marqué les esprits (pour les curieux, c'était Blonde on Blonde).
Je le dis tout de suite: je suis journaliste. Je pense que la mauvaise réputation de la profession, notamment ici, est globalement justifiée, mais mon diagnostic de l'intérieur est un peu plus nuancé. Pour le dire rapidement, même si les collègues sont très largement marqués à gauche, le principal problème est moins l'idéologie que la paresse intellectuelle. Ceci dit, je crois que la loi de Sturgeon s'applique là comme ailleurs: dans tous les domaines, 90% des choses sont à jeter.
Je ne tiens pas à exposer mon employeur, mais on va dire que c'est un média très diffusé. Il y a quelques mois, un collègue s'est déjà inscrit ici, mais n'a finalement guère participé. Nos idées sont assez alignées, même si c'est un affreux défenseur du revenu universel (je lui fais un up s'il tombe sur cette présentation).
En ce qui me concerne, j'ai une trentaine d'années, dont une dizaine de libéralisme. Vaguement social-démocrate à l'origine (en 2002, j'étais le seul de mon lycée à soutenir la candidature de François Bayrou...), je suis arrivé aux idées libérales par la voie du progressisme sociétal - pro-mariage homosexuel, pour la légalisation des drogues... Ca n'a été qu'une porte d'entrée: au fil du temps je me suis désintéressé de ces questions, que je trouve marginales dans l'environnement actuel, mais le libéralisme m'est vite apparu comme la manière de penser la plus cohérente en matière politique comme économique.
Je me sens plus réformiste que révolutionnaire: bien plus Edmund Burke qu'Ayn Rand. J'ai choisi Friedman comme référence au-delà de ses seuls apports économiques (on peut discuter du bien-fondé du monétarisme...) car c'est pour moi le modèle de ce que doit être un intellectuel libéral dans le débat public. Capitalisme et liberté - court, clair, sans agressivité -, c'est un modèle pour expliquer le libéralisme au grand public.
Politiquement, je crois que les réformes passent par le mainstream mais je ne crois à rien en France. Je suis admirateur de Margaret Thatcher, j'avoue m'être enthousiasmé à la victoire de François Fillon à la victoire de la droite, mais m'être trouvé bien naïf sur le personnage quand les affaires sont sorties. J'ai voté Emmanuel Macron par crainte de voir Jean-Luc Mélenchon au second tour et je suis prêt à le refaire pour les mêmes raisons, mais c'est un peu triste d'en être là...
Mon pseudonyme et mon avatar sont un hommage à Balthazar Picsou que je considère - dans son incarnation par Barks comme par Don Rosa - comme l'un des personnages les plus admirables de la "culture populaire" dans ses valeurs et sa complexité.
Bonne journée !