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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Tu pourrais nous la refaire avec un Imam ou un rabbin, qu'on rigole ?
  2. Fenster, je précise, pour info, qu'il y a eu une réponse à ce documentaire http://www.youtube.com/watch?v=w0nTgtapZM4
  3. Il faut noter au passage le bon sens du juge d'instruction, qui a refusé de suivre le parquet quant à la qualification de l'acte en "homicide volontaire". Ça fait plaisir de voir des juges qui ne soient pas totalement inféodés à l'exécutif et à la pression médiatique, et ça augure plutôt de bonnes choses par la suite, notamment le retour de cette triste affaire dans le giron du droit commun, bien loin des querelles de récup politiques.
  4. Je ne suis pas sûr que tous les conservateurs pensent en termes d'identité, c'est à dire protègent ou entretiennent les pratiques et les habitudes qui les portent uniquement parce qu'elles participent à la définition de soi. Il me semble que beaucoup, surtout ici, parle de droit naturel, de loi naturel, se sentent plus proches de Saint Thomas d'Aquin que du relativisme historiciste de certains disciples de Burke ou de Hegel (je choisis la tradition parce que c'est la mienne, et non pas parce qu'elle est meilleure que les autres). Lucilio parle d'ailleurs de principe normatif dans l'absolu, et on pourrait imaginer que ce que partagent les conservateurs de tout poil est justement cette reconnaissance universelle de la morale pour la conduite humaine quelque soit les espèces de morales particulières. Si je ne suis pas certain que tous les conservateurs, surtout libéraux en fait, préfèrent l'histoire et l'identité à la loi morale, historiquement, les partisans des droits naturels (Locke) sont antérieurs à ceux defendant leur conventionnalité ou de leur historicité (Hume, Burke et les Hegel boys). En d'autres termes, stricto sensu, les conservateurs, ce sont ceux qui les plus jusnaturalistes dans l'histoire
  5. Quelle est la différence entre un ordre moral civilisationnel et non civilisationnel ? La loi naturelle des libéraux ne demande-t-elle pas non plus des présupposés moraux, sans doute à portée universels, comparables à ceux défendu par les conservateurs partisans d'un ordre moral civilisationnel ? Ou alors tu veux dire que ce qui caractérise les conservateurs, c'est de défendre l'ordre moral en termes d'identité plutôt qu'en référence à un étalon supérieur (l'ordre naturel, la loi naturelle, le droit naturel) ? Nous sommes effectivement sur liborg, et si je pose ces questions, c'est que j'ai la vague impression qu'en essentialisant les étiquettes, certains se rendent aveugles à certaines caractéristiques du libéralisme politique qu'ils prennent pour une tradition toute autre (le "conservatisme" ou même le "progressisme").
  6. J'imagine aussi que les progressistes pensent que les évolutions techniques et technologiques vont permettre de résoudre un certain nombre de progrès moraux jusqu'ici restés indécidables, un peu comme le pense David Friedman.
  7. En même temps il faut reconnaître qu'ils sont un peu cons ces conservateurs là.
  8. Les libéraux aiment visiblement se donner des petits sobriquets qui n'ont d'efficace qu'entre eux^^. Je lis maintenant qu'il existe des libéraux progressistes. Là encore, le terme me semble un peu plus et variable selon les personnes qui s'en prévalent ou au contraire le condamne. Je peux imaginer ce qu'il ne recouvre pas en mettant la définition proposée par Lucilio sous forme négative (enfin en gros : Être progressiste, c'est ne pas croire en un ordre moral durable ; ne pas respecter nécessairement les coutumes et les conventions, privilégier la rupture ; se méfier de ce que l'on pourrait appeler le principe normatif ; se défier de la prudence ; se soucier comme d'une guigne la diversité ; penser que l'imperfectibilité humaine est une fable, etc.
  9. Putain des analystes du ministère de la Défense ont décidément trop de temps libre mal utilisé à traîner sur ternet.
  10. Moi je pense à Annie Lennox chaque fois qu'on me parle de cet essai.
  11. F. mas

    La Nébuleuse Brun-Rouge

    il y a dix ans : richard durn. Un peu avant florence rey.
  12. F. mas

    La Nébuleuse Brun-Rouge

    Il fallait voir aussi Serge Ayoub sur bfm tv. Un grand moment :/
  13. La jalousie trouble ton coeur, Lucilio.
  14. L'avenir nous le dira. Si purge il y a, raison j'avais. Si purge il n'y a point, tort j'aurai.
  15. hoho, j'imagine l'ambiance communautaire : cinquante gars qui se font la gueule H24 chacun dans leur coinà se sentir aliéner par le collectivisme ambiant. "-Jean-Luc, tu pourrais me passer le sucre ?" "- Certainement pas, il va falloir te déplacer toi-même, feignasse." "-Enculé. Tu pourras te brosser pour le dernier yaourt aux prunes" Etc.
  16. Vous allez peut être me trouver parano, mais j'ai l'impression que cette affaire, comme ces histoires à la con sur le possible coup d'état de militaires réacs préconisés par un groupuscule qui doit compter au bas mot trois personnes vont être rassemblées pour tresser une narration bien utile au gouvernement pour justifier répression et contrôle étendu sur ses adversaires politiques réels ou supposés. Une sorte d'affaire Coupat mais avec des guignolos d'ext droite. Mais bon, je dois être parano.
  17. Un extrait d'une enquête au coeur de ces communautés conservatrices retirées du monde http://www.youtube.com/watch?v=AMe59zrgQoA http://www.youtube.com/watch?v=r5gWVgqHUYY
  18. Tu viens de répondre à ta propre question, si tu prends le terme "conservatisme" au sens posé par Lucilio (je dis bien au sens posé par Lucilio, parce que par exemple Hoppe estime que le conservatisme, c'est croire en un ordre naturel qu'il s'agirait de respecter, et du coup confond libertarianisme radical et conservatisme). J'ajouterais une chose qui fait plus débat (et sur laquelle je n'ai pas d'opinion définitive personnellement) : la manière employée pour dépolitiser ou organiser le retrait de l'Etat de la vie sociale. Certains libéraux préconisent le retrait brutal, sans transition, tandis que les plus conservateurs pensent qu'il faut ménager une transition plus douce pour éviter l'anomie sociale, c'est à dire un moment de désorganisation qui ne débouchera pas nécessairement sur une organisation sociale plus favorable à la liberté que le moment d'avant. La solution "conservatrice" peut sembler plus prudente, mais peut aussi justifier le prolongement indéfini de situations injustes sous prétexte de ne pas défaire le consensus social.
  19. Carrément. Si le monde est objectivement libéral, et que c'est le marché et son corollaire l'hédonisme bourgeois détruit tout sur son passage, l'Etat comme ses bénéficiaires sont des victimes qu'il s'agit de protéger. La fonction d'un tel discours dans la France d'aujourd'hui saute aux yeux quand même.
  20. Le problème, c'est que pour Michéa, l'Etat et les problèmes générés par l'Etat, il ne connaît pas. C'est un de ses angles morts, et un angle mort très curieux quand on se pose comme le spécialiste français de Christopher Lasch, qui lui en a tartiné des pages contre l'Etat thérapeute, anti-social et anti-famille d'ailleurs.
  21. n'est pas spécialement conservateur, spécialement progressiste, spécialement centriste, spécialement marxiste, spécialement réactionnaire. Il ne fait que fumer la pipe.

  22. Hayek Je suis tout à fait d'accord sur l'inhumanité du truc. La perversion du marché politique est assez visible dans le domaine de l'enseignement supérieur : les classes moyennes veulent de l'égal accès à l'enseignement supérieur, les politiciens leur en vendent en sacrifiant l'université qui encaissent depuis trente ans les réformes les plus débiles pour satisfaire la masse des demandeurs. Ceux qui savent comment ça marche évitent la voie de garage universitaire en allant dans les écoles ou les iut, et les autres se font blouser. Personne ne se plaint, parce que les étudiants sont contents d'être à la fac, les profs ont du boulot (et donc chouineraient si on commençait à mettre des barrières d'entrée en première année), les politiciens placent leurs gosses en école et ceux qui sortent diplômés des facs mais sans job ne sont pas plus informés au début qu'à la fin de leur cursus.
  23. Mathieu : Je dirais les deux mon général. Arrivée massive de touristes, adaptation des formations pour les absorber, recul de la sélection toujours plus tard pour éviter de les mettre à la porte.
  24. Non, ce n'est pas ma formation Je dis seulement que le niveau licence ne permet pas d'acquérir le bagage minimum pour enseigner en collège. Maintenant, si on réforme, si on sélectionne, si on remet les licences au niveau mastère, ça pourrait passer, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui, et je me dis aussi que réduire le contenu d'enseignement de 5 à 3 ans n'est pas non plus sans conséquence sur la qualité de l'enseignement (l'acquisition des connaissances, pas la qualité de l'enseignement en classe).
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