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Largo Winch

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Tout ce qui a été posté par Largo Winch

  1. En 1930, il fallait avoir la moyenne, et ne pas avoir zéro à la dictée (note éliminatoire). Pour un bachelier 2023, je pense que la dictée ET les exercies de maths sont extrêmement difficiles. Pour la partie géographie, je n'en sais rien, je serais curieux de savoir ce qu'en pense @Dardanus : est-ce difficile ou non pour un bachelier 2023 ? (les question sur les "richesses du sous-sol français" ou "les comptoirs français" sont certainement datées, mais les autres me semblent accessibles...) J'ai donc soumis à mes collègues l'idée de faire passer cette épreuve à la prochaine rentrée de nos étudiants bac+1 et ils sont enthousiastes. Donc on va peut-être le faire avec quelques adaptations et actualisations de certaines questions. Je suis persuadé que beaucoup d'étudiants auront zéro à la dictée (en revanche je pense qu'une partie des étudiants aura juste à l'exercice sur les participes passés : je miserais sur 1/4 des étudiants...) Mon collègue qui enseigne les maths pense... qu'aucun étudiant ne sera capable de résoudre l'exercice d'arithmétique "le beurre et la crème", qui est en fait un problème de gestion élémentaire. S'il a raison, on aura démontré que l'EN envoie désormais des gens en fac de gestion qui n'ont pas les prérequis pour suivre ce type d'études.
  2. Largo Winch

    Tweets rigolos

    C'est de ce tweet grotesque de Gardin, qui a divisé les pipols, dont elle se moque ouvertement : https://www.facebook.com/blanchegardinad2/posts/781835386636863
  3. Largo Winch

    Tweets rigolos

    Je ne suis pas fan de Foresti, mais cette vidéo m'a fait rire. Pour ceux qui n'ont pas suivi, c'est Blanche Gardin qui est moquée. https://www.instagram.com/p/CsBKVPrq6GL/
  4. Quelques données concernant l'évolution de la scolarisation des jeunes : Pour montrer cette évolution, les services statistiques rapportent souvent le nombre total des jeunes scolarisés, de la maternelle aux enseignements supérieurs au nombre de jeunes de 2 à 22 ans : en 1958-1959, le nombre total de jeunes scolarisés, tous niveaux confondus, était de 9,19 millions pour un nombre de jeunes de 2 à 22 ans estimé à 14,2 millions, soit un rapport de 64,7 % ; en 1994-1995, 14,74 millions pour 16,46 millions de 2-22 ans, soit 89,5 %. Une progression, certes irrégulière, mais assez considérable, de 25 % en 36 ans. Dans les décennies 2000 et 2010, selon les années, on oscille entre 90 et 91 %. Source : https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2011-4-page-97.htm Progression du nombre de jeunes inscrits en études supérieures : il y a un peu plus de 30 ans (fin des années 1980, début 90), il y avait environ 1 million d'étudiants, aujourd'hui il y en a trois fois plus : près de 3 millions.
  5. Ah ah, autour de toi plus personne n'arrive à trouver les bonnes réponses, plus personne n'a le niveau certificat d'étude ? Non, il faut le corriger soi-même. Ou alors il faut demander les réponses à ChatGPT qui a certainement le niveau certif'.
  6. https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/25/salon-recherche-coiffeur-desesperement_6027193_3234.html
  7. Je ne vois pas tellement de contradiction avec ce que j'ai dit, puisque le fait d'accepter ou non un métier considéré comme pénible dépend aussi de la qualification que l'on a. Si aujourd'hui plus de 90% d'une classe d'âge a le bac alors qu'il y a 40 ans c'était moins de 30%, il ne faut pas s'étonner que davantage de jeunes aujourd'hui trouvent le métier trop pénible pour l'accepter, alors que la pénibilité du boulot n'a certainement pas objectivement augmenté sur les 40 dernières années. Ceci dit, j'avais pris l'exemple du serveur car c'est souvent le plus médiatisé comme métier en tension (alors même que c'est loin d'être le job le plus en tension), j'aurais pu faire la démonstration avec un emploi moins pénible : l'emploi de coiffeuse/coiffeur par exemple.
  8. https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/la-conference-de-florence-bergeaud-backler-a-la-sorbonne-suspendue-pour-des-raisons-de-securite
  9. Intéressant. Il me semble que nos bureaucraties publiques recrutent leurs cadres administratifs surtout dans ces deux filières.
  10. Pas compris ce qui choque Neomatix...
  11. J'avais donc les bons ordres de grandeur en tête, en sous-estimant légèrement leur proportion pour chaque niveau. Dans ce compte-rendu, on voit qu'il y a une volonté de nommer pudiquement les données : Les illettrés qui déchiffrent difficilement le langage écrit sont... des analphabètes : 5.3% Les "lecteurs médiocres" qui ont un "vocabulaire limité" et un "déchiffrage lent", mais qui sont suffisamment malins pour "compenser leurs lacunes pour parvenir à une compréhension minimale des textes" sont des illettrés : 10,9 % Et en tout il y a donc 23% de "lecteurs non efficaces" : les illettrés + les quasi-illettrés...
  12. Comme je le disais il y a quelques jours : Via l'édito de h16 du jour, je tombe sur cet article qui cherche des explications à la baisse de niveau en français : https://www.letudiant.fr/educpros/enquetes/comment-la-baisse-du-niveau-en-francais-des-collegiens-et-lyceens-est-devenue-structurelle.html
  13. Ou l'entreprise est au nom de sa femme, prof d'université. L'université ne me semble pas du tout regardante sur ce genre de chose. (dans mon université, on a certains vice-présidents qui ont une activité privée en parallèle, donc je vois mal mon université chercher des noises là-dessus )
  14. Le paragraphe IV de l'article 25 permet une grande souplesse : par exemple, dans ma discipline, il y a plein d'enseignants-chercheurs qui font du conseil. Alors, peut-être que le ministère de l'ESR est plus souple que le ministère de l'EN...
  15. Les profs d'économie qui ont défendu des thèses anarcho-capitalistes en France l'ont fait dans le cadre de leurs travaux universitaires, sans être inquiétés par l'administration. Mieux, il y en a même un qui s'est retrouvé président du concours d'agrégation du supérieur : Pascal Salin.
  16. Mouais. Là, ça ressemble plutôt à des ragots de la part d'une collègue envieuse : ça lui reproche d'"aimer la thune", d'avoir monté une entreprise en parallèle de son activité de prof (ce n'est pas illégal) ou de partager les corrections de copies avec sa femme (ça, ça fait vraiment ragot). C'est sûr que s'il est agrégé, qu'il est marié à une prof d'université, et que le couple a en complément les revenus d'une activité privée, ça donne un train de vie qui fait rager la petite collègue certifiée.
  17. Avec ce tweet, il me semble que René Chiche n'est effectivement pas dans les clous du devoir de réserve : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F530 En gros, si au lieu de poster sur twitter "les députés qui voteront le #PasseVaccinal sont à mes yeux les dignes héritiers de ceux qui votèrent le statut des juifs. D'insignes lâches", il avait écrit quelque chose comme "les députés qui voteront le #PasseVaccinal souscrivent de mon point de vue à une vision autoritaire de la démocratie", il n'était pas attaquable.
  18. Il n'y a aucun problème de "légitimité", c'est même devenu parfaitement logique que tous ces bac+8 se développent compte tenu de la baisse de valeur intrinsèque du bac+5 (master et diplôme d'ingé). Il y a une quarantaine d'années, moins d'1/3 d'une classe d'âge obtenait le bac. Aujourd'hui, 1/3 d'une classe d'âge accède au niveau bac+3. On peut se bercer d'illusion et croire que la France est parvenue à fortement augmenter le niveau de qualification des jeunes. Ou alors on peut regarder les études de la DREES qui nous dit qu'aujourd'hui en France 7 emplois sur 10 sont en tension, alors qu'il y a toujours un taux de chômage élevé. On ne trouve plus sur le marché du travail de gens qui acceptent de faire serveur dans les cafés, on ne trouve plus d'analystes financiers, par exemple. Pour gonfler le nombre de bacheliers en France on a eu recours au bac pro. A sa création, le bac pro correspondait certainement à un vrai besoin : avec le recul du taylorisme, l'économie française avait besoin d'ouvriers et d'employés avec davantage de jugeotte, d'où l'idée de pousser les jeunes au-delà des CAP, BEP. Qui croit que le bac pro correspond au niveau du bac général ? Personne. Est-ce que ça rend le bac pro moins légitime que le bac général ? Certainement pas. D'ailleurs dans un post plus haut, je me désole qu'on fasse disparaitre les bac pro du domaine tertiaire. Quand j'étais jeune étudiant il y a une trentaine d'années, après un diplôme d'école de commerce (qui à l'époque était un bac+4), la pratique était de compléter sa formation avec un DESS : l'école de commerce donnait une formation généraliste solide, le DESS permettait de développer une réelle expertise dans un domaine précis. Aujourd'hui... c'est la merde. On envoie en master de gestion/management, des étudiants diplômés d'un premier cycle, dont le niveau a fortement baissé. Et en deux ans, on est censé les former solidement aux bases de la gestion tout en les spécialisant dans un domaine. C'est évidemment impossible. La réalité est qu'on perd sur les deux plans, on envoie sur le marché du travail des diplômés de master qui n'ont ni une bonne connaissance généraliste de la gestion, ni une réelle expertise dans un domaine précis. Alors, oui, c'est mécanique, on risque d'envoyer de plus en plus de gens en doctorat professionnalisé pour, en trois ans supplémentaires, tenter d'avoir des gens sensiblement du même niveau que les DESS d'il y a 20 ans. Revenons sur nos problèmes de tensions sur le marché du travail : On ne trouve plus sur le marché du travail de gens qui acceptent de faire serveur dans les cafés ? C'est logique puisque l'on donne à tout un tas de gens des licences alors qu'ils n'en ont pas vraiment le niveau ; on les a leurrés : ils refusent d'accomplir des boulots qu'ils estiment être en-dessous de leur niveau de qualification. On ne trouve plus d'analystes financiers ? C'est logique car les M2 n'ont plus la capacité de délivrer le niveau adéquat. Tout ça est le résultat d'une sacrée maladie de notre société : la diplômite, qui se caractérise par une inflation de diplômés et une dévaluation des diplômes. Et si on tente de faire un peu de prospective, il y a de quoi être inquiet : il y a de fortes chances qu'on connaisse de sacrés bouleversements avec le développement des IA : en tout cas dans les métiers du tertiaire, ça me semble évident. On risque d'avoir besoin soit de "petites mains" (coiffeurs, serveurs, manutentionnaires, etc.), soit de gens avec une expertise pointue et des capacités de prises de décision élevées. Pour l'heure, on se retrouve avec une cote mal taillée : l'EN et l'ESR forment surtout à des niveaux de qualification qui se trouvent entre les deux.
  19. Ah oui, voilà ! Il suffirait de mettre en place un "doctorat professionnel". D'ailleurs, ça existe déja dans ma discipline : le DBA. Dans le domaine de l'expertise-comptable, il y a aussi le DEC qui existe depuis belle lurette : ils m'ont toujours fait rire les experts-comptables qui se la pètent avec leur bac+8.
  20. Bien sûr, mais les phénomènes "générationnels" ne répondent pas à des "lois mathématiques". En bac+1, j'ai des étudiants nés en 2004-2005. Et il me semble que je n'ai déjà plus du tout les mêmes personnes devant moi qu'il y a 4 ou 5 ans en arrière. Plusieurs choses ont certainement joué pour accélerer le changement d'attitude, dont très certainement l'enfermement des gamins durant la crise Covid, le fait qu'on leur bourre le mou avec l'idée qu'ils risquent de vivre sur un planète invivable, ou la réforme du bac et la forte baisse de l'exigence.
  21. Et je crains qu'il va falloir s'y habituer. Je n'ai pas encore lu d'étude sur la génération alpha, mais, de ce que je vois ces deux ou trois dernières années, les profils d'étudiants sont très différents dans l'attitude : depuis que j'enseigne je n'avais jamais vu d'étudiants aussi hétéronomes. Pas dégoudis pour deux sous et très dociles (y compris les meilleurs étudiants qui ont un bon niveau de réflexion). Vous critiquez la génération Z ? Attendez de voir la génération alpha !
  22. C'est juste que le niveau master s'est effondré. Comme le reste. Il ne peut pas en être autrement puisque les niveaux du bac et du premier cycle universitaire se sont effondrés. Perso, je suis prêt à parier qu'un jour on va créer un bac+6.
  23. Non. Le travail de conseiller clientèle de banque est tellement standardisé qu'il correspond à un travail de CAP de Banque de dans le temps. Il faut juste savoir se servir d'un clavier pour rentrer les données clients dans l'ordi, et le logiciel fait le job. Je dirais même plus : ça demande nettement plus de compétences pour gérer à son compte une épicerie que d'être reponsable d'une agence bancaire.
  24. J'ai rien compris : ça sert à quoi les clous plantés dans les arbres... Sinon, ça a l'air de rameuter du monde, ces conneries.
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