PABerryer Posté 2 mai 2017 Signaler Posté 2 mai 2017 Bonsoir, Pour ce sujet quelques pistes: - Quid du financement des universités? - Plus d'autonomie ou privatisation? - En ce qui concerne les grandes écoles: suppression, privatisation? - Fin du monopole de collation des grades universitaires par l'université publique? - Comment organiser la recherche publique et son financement?
Lancelot Posté 2 mai 2017 Signaler Posté 2 mai 2017 L'idéal serait la privatisation progressive des grandes écoles, universités et agences de recherches, avec au besoin des financements publics de la recherche via des bourses (pour des projets précis au cas par cas). Mais on ne peut pas s'y prendre n'importe comment parce que c'est un écosystème délicat.
Lancelot Posté 2 mai 2017 Signaler Posté 2 mai 2017 Oh et pour faire passer la pilule un truc facile, liberhallal et garanti d'être très populaire auprès des chercheurs : l'abolition de la loi Sauvadet. 1
Tramp Posté 2 mai 2017 Signaler Posté 2 mai 2017 Dans l'idéal il faudrait privatiser rapidement enseignement supérieur et lycée. L'université est la partie la plus visible de l'enseignement supérieur mais ce n'est pas celle qui fonctionne le mieux, loin de là. Perso, je suis assez favorable à briser tout le mythe lié aux études universitaires et donc à ne pas ménager plus que nécessaire les égos des gens qui en font partie. On peut passer par la creation de fondations pour la privatisation pour faire plaisir au côté but non lucratif. Les grandes écoles privées doivent être privatisées totalement sans remords (ce qui implique de privatiser les CCI qui devraient être des associations loi 1901). Pas besoin de recherche publique. Ce qu'il en reste doit simplement etre ce qui n'a pas été privatisé pour le moment. Ça ne doit pas être une nouvelle politique publique.
Flashy Posté 3 mai 2017 Signaler Posté 3 mai 2017 N'oublions pas qu'on parle d'un programme pour 2022, donc théoriquement réalisable en 5 ans en partant de l'existant. Privatiser rapidement l'enseignement supérieur et les lycées, est-ce réaliste, de ce point de vue? De même pour la privatisation totale de la recherche publique. Sinon, simple précision de votre pensée, quand vous parlez de "privatisation", qu'entendez-vous par là? A qui l'établissement serait vendu? Qui en serait propriétaire? Sinon, autres pistes : - Quid de l'ENA? - Quid de l'ENM? - Quid de la dichotomie université/grandes écoles? - Quid des classes préparatoires aux grandes écoles? - Quid de la sélection à l'entrée de l'université? Est-ce qu'on a des thésards sur ce forum? Ou chargés de TD? @Philiber Té? Un avis?
Escondido Posté 3 mai 2017 Signaler Posté 3 mai 2017 Première mesure : référendum pour la suppression du statut de fonctionnaire non régalien.
Lancelot Posté 3 mai 2017 Signaler Posté 3 mai 2017 3 hours ago, Flashy said: N'oublions pas qu'on parle d'un programme pour 2022, donc théoriquement réalisable en 5 ans en partant de l'existant. Privatiser rapidement l'enseignement supérieur et les lycées, est-ce réaliste, de ce point de vue? Les lycées non. L'enseignement supérieur ça dépend, il y a des organismes déjà plus ou moins indépendants comme les grandes écoles pour lesquels c'est juste une question d'arrêter les subventions (les prépas sont une anomalie due à la baisse du niveau du lycée et vouée à disparaître en cas de réforme du secondaire). L'université c'est plus compliqué. Quote De même pour la privatisation totale de la recherche publique. La recherche publique ne disparaîtra pas. On peut la rendre plus raisonnable à mon avis en finançant comme je le disais exclusivement des projets précis via des bourses, et en arrêtant donc de donner des chèques en blanc à des pontes pour faire ce qu'ils veulent durant le reste de leur carrière. En fait ça se recoupe avec la réforme du statut de fonctionnaire. Notons aussi que les financements privés via des entreprises ou des associations existent déjà, il faudrait les encourager. Quote Est-ce qu'on a des thésards sur ce forum? Il doit bien y en avoir un ou deux qui traînent.
Bisounours Posté 3 mai 2017 Signaler Posté 3 mai 2017 Avant de privatiser tout ça, déjà, ce serait bien si l'entrée en fac était soumise à une sélection sur dossier scolaire, avec attribution d'un système de bourses au mérite. Ça viderait tous les amphis peuplés de glandeurs ou pas au niveau qui rempilent pour choper des droits connexes. Contingenter le maximum de sections qui ne sont pas porteuses en termes d'emploi également. Reste le problème de la pseudo gratuité qui pourrait évoluer en introduisant du mécénat, la participation du monde de l'entreprise 1
Rincevent Posté 3 mai 2017 Signaler Posté 3 mai 2017 Pas besoin de contingenter les filières non porteuses si la fac est payante. Et elle peut être payante si elle est parfaitement autonome, ce qui lui permet aussi d'instaurer un concours d'entrée ou une autre organisation des études (majeure/mineure par exemple). Pour la recherche, supprimer le CNRS ou au minimum céder "par appartement" les unités de recherche aux organismes qui en veulent : la recherche, c'est un truc pour les universités, bordel (mais aussi pour les fondations, les entreprises et un tas d'autres institutions).
Bisounours Posté 3 mai 2017 Signaler Posté 3 mai 2017 il y a 33 minutes, Rincevent a dit : Pas besoin de contingenter les filières non porteuses si la fac est payante. Et elle peut être payante si elle est parfaitement autonome, ce qui lui permet aussi d'instaurer un concours d'entrée ou une autre organisation des études (majeure/mineure par exemple). Je suis bien évidemment d'accord avec toi. Mais je pars du principe que nous sommes dans un pays tellement habitué à la gratuité, à la dépendance aux subventions, que je crains qu'un programme qui parte d'emblée sur ce type de projets ne rencontre une opposition tellement forte que ce serait plié avant même d'avoir commencé à argumenter. Il suffit de voir ce qui s'est passé avec le projet sécu de Fillon où l'idée même de faire payer différemment a été insupportable... Plus globalement, je suis partisan d'une méthode douce afin de procéder progressivement à une désintoxication, sans trop chambouler l'émotivité de nos assistés. Par exemple, aujourd'hui, le tirage au sort devient la solution pour limiter l'affluence en fac. et les gens protestent largement devant cette débilité profonde, ils sont prêts à entendre qu'il est nécessaire de sélectionner, et l'idée du mérite parvient à leur entendement. Parallèlement, donner de l'autonomie peut aboutir à d'autres modes de financement et de paiement des frais de scolarité
Rincevent Posté 3 mai 2017 Signaler Posté 3 mai 2017 Il y a 2 heures, Bisounours a dit : Parallèlement, donner de l'autonomie peut aboutir à d'autres modes de financement et de paiement des frais de scolarité C'est précisément mon idée. Une vraie autonomie, avec les moyens d'assurer cette autonomie (i.e. pas comme la réforme Pécresse, sur laquelle F.mas a pas mal de choses négatives à dire). 1
0100011 Posté 4 mai 2017 Signaler Posté 4 mai 2017 Il faut que je réfléchisse un peu sur le sujet. Cependant un point majeur dont on doit parler ici : le bac qui est la porte d'entrée aux étuded supérieures qui a été fracturée par l'idéologie PS. Je ne sais pas trop comment revenir en arrière sur ce fait accompli qui est que le bac ne sanctionne pous un niveau d'étude mais discrimine 20% de la population. Pour la fac et l enseignement supérieur déjà simplement commencer par tuer le monopole de l'état serait un grand pas. Je ne sais pas si dans le cadre d'un projet présidentiel il serait opportun d'aller plus loin (sinon ça devient utopique).
PABerryer Posté 4 mai 2017 Auteur Signaler Posté 4 mai 2017 Tu parles de la fin du monopole de collation des grades universitaires ?
0100011 Posté 4 mai 2017 Signaler Posté 4 mai 2017 Oui la fin des monopoles en entrée (le bac) et en sortie (il n'y a pas que l'université qui pourrait délivrer des diplômes). Pour ne pas partir dans le décors complet il faudrait quand même respecter un type de norme style L/M/D. Mais plus généralement c'est l'approche générale française où tout le monde doit avoir un diplôme pour faire quoi que ce soit qu'il faut revoir. Je veux dire que, par exemple, pour faire de l'hotellerie ou de la restauration (ou coiffure ou autre) pas besoin d'avoir un diplôme sanctionné par l'éducation nationale : la formation par la pratique serait plus adaptée. Ce n'est pas directement un problème de l'enseignement supérieur mais le fait d'avoir un code du travail si orienté autour des diplômes a de fortes implications car cela oblige mécaniquement l'université à faire du garde chiourme pour parler vulgairement. C'est aussi lié au fait qu'une fois le bac obtenu les étudiants peuvent de droit s'inscrire dans n'importe quelle fac (même si dans ce cas, en réalité, c'est faux car on doit passer par APB qui est un exemple hallucinant de planification centralisée opaque). Si on veut être réaliste le sujet est très sensible (défiler dans les rues contre les réformes de l'université est quasiment une UE à part entière en fraonce) et trouver une manière concrète d'attaquer le problème me paraît complexe. On va avoir droit à des litanies sur "les droits à" et on risque d'être inaudible à la première phrase (faire partir les gens en live sur un mot tellement l'idée que l'accès aux études supérieures gratuites comme je veux sans contraintes est un droit de l'homme opposable). 1
PABerryer Posté 4 mai 2017 Auteur Signaler Posté 4 mai 2017 Tu sembles bien connaître ce milieu, si tu as des pistes de réformes je suis preneur !
0100011 Posté 4 mai 2017 Signaler Posté 4 mai 2017 C'est mon métier (je suis Maître de Conférences), mais pour les réformes c'est surtout d'arriver à délimiter ce qui est faisable en l'état qui est délicat. On a déjà eu beaucoup de discussion sur les sujet sur le forum. Il faudrait déjà délimiter les contours d'un programme (pour éviter de pondre 300 pages que personne ne va lire). Je pense qu'il est logique qu'il y ait un niveau d'éducation minimum imposé, car comme le faisait remarquer Hayek si on n'a pas reçu un minimum d'éducation on n'est pas capable de mesurer l'intérêt qu'on pourrait avoir à en acquérir (les anarcaps voir les minarchistes ne sont pas sur cette ligne par exemple). Si on suit cette logique pour moi il faudrait qu'il y ait un diplôme national sanctionnant ce niveau (en gros vous êtes un citoyen compétent : lire, écrire, parler et comprendre un francais correct, avoir une idée des institutions/lois basiques, histoire et géo de base etc.). Le reste devrait être plus ouvert à la concurrence (donc ça voudrait dire à terme arrêter le bac et changer l'âge de l'instruction obligatoire, qui est de 16 ans, par l'obtention de ce diplôme de base on dira certificat d étude 2.0 mais qui correspondrait à la fin de 3ème). Après avoir un cadre style L/M/D paraît normal histoire de pouvoir s'insérer dans monde et avoir un système compréhensible (capable d'interragir avec les autres pays). Donc concrètement : permettre immédiatement à des facs/Lycée privées d'ouvrir (donc de délivrer des diplômes et de gérer leur recrutement), un objectif de fin du bac en x ans, un renforcement du brevet (je veux dire de son importance institutionnelle pas de sa difficulté il suffit juste de repérer les personnes incapables d'une autonomie minimale et donc il faut prévoir quelque chose pour ceux qui n'y arrivent pas au même titre que pour des handicapés) des collèges ou du certificat d'étude qui deviendrait à terme l'unique diplôme d'état.
Tremendo Posté 4 mai 2017 Signaler Posté 4 mai 2017 Pour ma part je pense qu'il faut commencer par le plus facile: donner plus d'autonomie aux établissements publics d'enseignement supérieur (autonomie de recrutement, possibilité de sélection), supprimer le monopole de l'Etat de création d'universités, déréguler le secteur de l'enseignement supérieur de manière générale et vendre le cnrs par pièces. Dans un deuxième temps, il faut donner la pleine autonomie financière aux universités et leur donner un objectif de 10 ans vers l'indépendance financière totale. Leur permettre donc de trouver des financements extérieurs ou propres. Au bout de 10 ans l'Etat se charge lui-même de revendre les morceaux existants. Idem avec les écoles de commerce via les chambres de commerce, les subventions se réduisent graduellement sur 10 ans. Pour le bac et les lycées c'est un autre sujet. EDIT: indépendance financière ne veut pas dire nécessairement transfert de la propriété au privé, simplement les établissements supérieurs peuvent appartenir encore aux collectivités locales mais doivent s'auto-financer par des partenariats avec le privé et/ou des frais d'inscription.
Lancelot Posté 4 mai 2017 Signaler Posté 4 mai 2017 8 hours ago, Kassad said: C'est mon métier (je suis Maître de Conférences), mais pour les réformes c'est surtout d'arriver à délimiter ce qui est faisable en l'état qui est délicat. On a déjà eu beaucoup de discussion sur les sujet sur le forum. Il faudrait déjà délimiter les contours d'un programme (pour éviter de pondre 300 pages que personne ne va lire). Je pense qu'il est logique qu'il y ait un niveau d'éducation minimum imposé, car comme le faisait remarquer Hayek si on n'a pas reçu un minimum d'éducation on n'est pas capable de mesurer l'intérêt qu'on pourrait avoir à en acquérir (les anarcaps voir les minarchistes ne sont pas sur cette ligne par exemple). Si on suit cette logique pour moi il faudrait qu'il y ait un diplôme national sanctionnant ce niveau (en gros vous êtes un citoyen compétent : lire, écrire, parler et comprendre un francais correct, avoir une idée des institutions/lois basiques, histoire et géo de base etc.). Le reste devrait être plus ouvert à la concurrence (donc ça voudrait dire à terme arrêter le bac et changer l'âge de l'instruction obligatoire, qui est de 16 ans, par l'obtention de ce diplôme de base on dira certificat d étude 2.0 mais qui correspondrait à la fin de 3ème). Après avoir un cadre style L/M/D paraît normal histoire de pouvoir s'insérer dans monde et avoir un système compréhensible (capable d'interragir avec les autres pays). Donc concrètement : permettre immédiatement à des facs/Lycée privées d'ouvrir (donc de délivrer des diplômes et de gérer leur recrutement), un objectif de fin du bac en x ans, un renforcement du brevet (je veux dire de son importance institutionnelle pas de sa difficulté il suffit juste de repérer les personnes incapables d'une autonomie minimale et donc il faut prévoir quelque chose pour ceux qui n'y arrivent pas au même titre que pour des handicapés) des collèges ou du certificat d'étude qui deviendrait à terme l'unique diplôme d'état. Je suis d'accord sur le fait qu'on peut faire beaucoup de choses indirectement en s'attaquant à l'enseignement primaire et secondaire (voir ma réponse dans le thread concerné). Concernant les universités, est-ce que ça serait réaliste (i.e. pas trop violent) de viser dans un premier temps une plus grande autonomie des établissements existants et leur mise en concurrence (avec en objectif lointain que tout finisse par tendre vers le privé) ?
Tramp Posté 4 mai 2017 Signaler Posté 4 mai 2017 Je veux pas paraître rabat joie mais tout ressemble de plus en plus à un programme crony de droite. #regulatory capture
0100011 Posté 5 mai 2017 Signaler Posté 5 mai 2017 Par définition : si tu veux faire un programme présidentiel ça sert à rien de se lancer dans un exposé théorique/utopique qui serait inaudible dès la première phrase. 2
Bisounours Posté 5 mai 2017 Signaler Posté 5 mai 2017 Il y a ce vers quoi il faut tendre, l'objectif, et la façon d'y parvenir, la stratégie.
Tramp Posté 5 mai 2017 Signaler Posté 5 mai 2017 Mais pour ca il faudrait deja définir l'objectif : à quoi veut-on que ressemble l'Etat dans 5 ans et dans 10 ans.
0100011 Posté 5 mai 2017 Signaler Posté 5 mai 2017 1 hour ago, Tramp said: Mais pour ca il faudrait deja définir l'objectif : à quoi veut-on que ressemble l'Etat dans 5 ans et dans 10 ans. Non car notre candidat ne va pas gagner. L'objectif c'est d'influencer le discours de ceux qui vont gagner, du débat public, et dans nos rêves les plus fous voire une mesure (semi)-reprise du programme qu'on va présenter. 1
Bisounours Posté 5 mai 2017 Signaler Posté 5 mai 2017 Déjà, être plus visible et pouvoir exercer un peu d'influence, ce serait topissime ; alors, être élu..... dans tes rêves, Tramp
Lancelot Posté 5 mai 2017 Signaler Posté 5 mai 2017 1 hour ago, Tramp said: Mais pour ca il faudrait deja définir l'objectif : à quoi veut-on que ressemble l'Etat dans 5 ans et dans 10 ans. L'objectif on le connaît et on l'a donné dans les premiers messages, c'est la privatisation. Maintenant la question c'est qu'est-ce qu'on peut faire d'acceptable pour aller dans ce sens.
Bisounours Posté 5 mai 2017 Signaler Posté 5 mai 2017 La résistance au changement étant phénoménale, ça va être compliqué (cf les manifs loi travail, parmi des centaines d'autres)
Cara Posté 10 mai 2017 Signaler Posté 10 mai 2017 Je ne sais pas si ça va ici ou dans "apprentissage et formation continue", c'est peut-être un tout petit détail mais : Pas de conditions d'accès à l'examen du DAEU Actuellement les conditions sont : Citation Le candidat doit avoir 20 ans au moins au 1er octobre de l'année de délivrance du diplôme. Les candidats âgés de plus de 24 ans ne sont pas concernés par des conditions particulières Les stagiaires, de moins de 24ans et de plus de 20 ans, doivent pouvoir justifier d'une interruption continue d'études par rapport à la formation initiale de deux ans à l'obtention prévue du diplôme. Pour ces interruptions, il faut fournir les justificatifs (activité professionnelle et /ou inscription au Pôle Emploi, stages rémunérés, mère de famille, …). En outre, sont admis à s'inscrire les candidats étrangers (en dehors de ceux de la CEE) résidant en France, satisfaisant aux conditions définies ci-dessus et titulaires, soit d'un permis de séjour les autorisant à travailler en France, soit d'une carte de réfugié politique. Ça ne peut que pénaliser les décrocheurs.
Rincevent Posté 10 mai 2017 Signaler Posté 10 mai 2017 Justifier d'une interruption d'études. Putain, les cons.
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