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Vincemobile

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    Economie, finance, Bourse
  1. Vincemobile

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    Je ne viens quasiment plus ici : manque de temps, d'inspiration toussa. Je suis désormais uniquement sur Twitter qui a l'avantage de : la réactivité la simplicité (partage de sources, réactions à chaud…) la propagande facile via les RT notamment Pour des personnes souhaitant faire de l'activisme libéral, occuper le terrain, c'est à mon sens le meilleur outil, pour un temps finalement modéré par rapport à un écrit sur blog ou forum plus long à écrire.
  2. De mon côté, j'ai trouvé Bastiat : "ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas". Dommage, il n'est bizarrement pas disponible sur le store Apple. http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre19337.html
  3. Ca se discute Mais franchement, la polémique me semble disproportionnée. Même si BNP ou CNP devaient provisionner 300 millions de plus, ce ne serait pas un problème. Il y a d'autres sujets d'inquiétude sur les règles comptables (comme le hors-bilan). Cette attaque fait un peu écran de fumée, d'autant que les banques britanniques sont citées comme modèle dans l'histoire ce qui est amusant.
  4. Après le downgrade de la dette US, les fonds monétaires américains ont réduit leurs prêts court terme aux banques européennes. Ceci a limité le volume de dollards à disposition. Sur la liquidité, pour le moment l'EONIA est à un niveau normal (contrairement à l'époque post-Lehman), à priori le marché interbancaire continue à fonctionner. Bien entendu, tout ceci peut changer brutalement en cas de catastrophe. Sur la décote appliquée par BNPP et CNP, le procès est limite. Les deux établissements n'ont fait que suivre les recommandations de l'UE (qui peuvent être critiquées mais sur cettre histoire les établissements ont fait ce qu'on leur a dit de faire). On assiste à une petite guerre des nerfs avec Londres qui essaie de masquer les difficultés de ses banques en rejettant la faute sur la zone euro. On lira avec amusement le commentaire de l'Association des banquiers britanniques, soutenant l'appel à la recapitalisation de Lagarde tout en disant que seule la zone euro est concernée (comme si les banques britanniques étaient en pleine forme).
  5. Ben oui et non. En cas de défaut avec un haircut de 20%, ça resterait gérable d'un point de vue strictement financier. L'exposition des banques françaises aux obligations italiennes et espagnoles est de l'ordre de 50 milliards d'euros. Avec une perte de 20%, ça fait 10 milliards à provisionner. C'est beaucoup mais n'oublions pas que BNP Paribas fait à elle seule 7 milliards de bénéfices par an. D'ailleurs, la SG est exposée à hauteur de 10 milliards, c'est BNP qui prendrait le plus cher à cause de sa filliale BNL (expo de 24 milliards sur les bonds itaiens de mémoire). Enfin, je pense que les établissements ont partiellement couvert leur risque, la perte finale risquerait donc d'être plus limitée. Le problème est ailleurs : en cas de défaut d'un de ces pays, on risque la grosse panique sur les marchés avec assèchement du marché interbancaire et faillite d'établissements, faute de liquité. Le danger est là.
  6. L'intervention de la BCE a un peu rassuré. On verra sur la durée comment va réagir le marché. Mais tout ça devrait rester très vollatil. Le rendement du T Bond est stable, pas étonnant, les investisseurs n'ont pas beaucoup d'alternatives à leur disposition.
  7. Vincemobile

    Qui a dit ?

    C'est un truc d'ecrivain dépressif ça. Ça pourrait être du Houellebecq. Ou alors un écrivain un peu reac nostalgique de l'âge d'or et n'aimant pas le progrès. Mais qui alors ?
  8. Bien malin celui qui est capable de prédire les conséquences de la parte du AAA pour les États-Unis. On en parle depuis 6 mois, l'accord passé entre Républicains et Démocrates, notoirement insuffisant, a scellé le sort du AAA. A coté, la gestion budgétaire des États européens est un modèle… Quelques idées sur les conséquences de ce changement (certaines sont contradictoires mais je n'ai pas la prétention de prédire l'avenir): - il ne se passe rien. Les créanciers des USA ne changent pas leur politique d'allocation d'actif, faute d'alternative sûre et offrant une profondeur de marché suffisante - le taux des bons du trésor US augmente pour refléter le risque. Les investisseurs se tournent vers les AAA restants et redécouvrent les vertus des pays européens lances dans de vrais plans de rigueur - le taux des obligations corporate de bonne qualité baisse, les investisseurs se rendant compte que ce type de placement est moins risqué que les obligations d'Etat - au niveau politique, les gens de Washington pourraient enfin sortir de vrais plans de rigueur jouant à la fois sur les dépenses et les recettes. Sortir de cette situation sans augmentation d'impot me semble impossible. Les lobbys représentant le Big Business pourraient d'ailleurs faire pression sur les politiques pour qu'ils mettent au point un plan à 4000 milliards (ce qui était demandé par S&P). Il sera intéressant de voir quels seront les candidats soutenus par les grandes entreprises en 2012 d'ailleurs. Question subsidiaire : sur les marches les bons du Trésor sont le collatéral utilise par tous. A court terme, ça ne devrait pas changer mais à moyen terme je me demande par quoi cela va bien pouvoir être changé
  9. Non mais ils doivent être bien emmerdés. D'où la réaction de Pekin. Ils ont des centaines voire des milliers de milliards de bonds du trésors, il ne peuvent imaginer perdre leur mise et ne peuvent se permettre un plongeon de l'économie de leurs principaux clients. Ca va être sport. On notera par ailleurs que les politiques américains sont de nouveau totalement largués. Au lieu de se remettre au boulot et trouver de nouvelles économies/rentrées fiscales, ils se renvoient la responsabilité de la crise. C'est pathétique. Ces crises de la dette auront également eu un mérite : montrer la nullité du personnel politique des deux côtés de l'Atlantique.
  10. On verra bien quel scénario l'emportera. On peut aussi voir une intervention des Etats ayant accumulé des réserves de change (Chine, Russie, pays producteurs de pétrole…) pour acheter de la dette souveraine sous conditions. Ce n'est pas dans leur intérêt que les pays européens plongent, ce sont leurs exportations qui sont en jeu. Plus fondamentalement, on brise le mythe de "l'infaillibilité des Etats". Certains avaient émis l'hypothèse qu'une créance émise par un Etat était la meilleure signature possible. Sauf qu'en y réfléchissant il n'y a pas de collateral (comme sur un crédit hypothécaire. Si ça tourne mal, la banque vend le bien acheé) ou de covenants (comme ceux imposés aux entreprises lorsqu'une banque leur prête du cash). On ajoutera que les réglementations type Bâle 2 et Solvency 2 ont renforcé le mythe et poussé les établissements financiers à acheter des titres de dettes souveraines). Je vous invite à lire cet article pour plus de précision. On est en train d'assister à une réévaluation du risque et à la fin d'un mythe. Et on pourrait même voir apparaître des covenants sur les emprunts d'Etat (du type : interdiction de générer un deficit primaire des finances publiques, limitation du deficit à 1% du PIB…).
  11. On va espérer ne pas arriver à de telles extrémités. Si on a en plus du ralentissement de la croissance lié à la réduction des déficits une explosion du système bancaire, on est bon pour cultiver notre potager.
  12. Ca fait plusieurs semaines que NYSE Euronext a des problèmes lors de la clôture sur les indices. Je pense qu'il y a en effet des problèmes techniques liés à des évolutions logiciel, le tout exacerbé par la nervosité sur les marchés. Sur l'émission espagnole, l'année dernière également les émissions avaient été annulées en août.
  13. J'ai cherché, impossible de trouver la source. Et je pense que la Loi sur les précieux passera sans problème en septembre. Malheureusement…
  14. Et on voit en parallèle des strategistes nous expliquer les vertus du cash. Ce sont les mêmes qui croyaient à une hausse de 15% sur 2011… Bref. Finalement, la BCE se décide à racheter des titres de dettes souveraines sur le marché secondaire. On se demande pourquoi elle ne s'est pas bougée les fesses avant. Ça nous aurait évité la mini-panique actuelle. Enfin, pour voir le bon coté, toute cette histoire montre la force du marché pour réguler les économies : on va enfin revenir à un peu de rigueur budgétaire et assister au reflux de l'Etat. La victoire, tardive, de l'économie de marché finalement.
  15. Autre point sur le prix des matières premières : la fin des plans de de Quantitative Easing pourraient avoir un effet sur les prix. La plupart des observateurs s'accordent à dire que les QE1 et QE2 ont eu pour principal effet de relancer l'inflation et d'augmenter le prix des matières premières. Avec la fin de ces soutiens artificiels, les prix pourraient bien s'ajuster à la baisse, d'autant plus si la croissance mondiale ralentit. A suivre…
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